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RUSSELL, George

 

[IRLANDE] (Lurgan, comté d’Armagh, 1867 – Bournemouth, 1935). George [William] Russell. Poète et prosateur mystico-visionnaire, peintre, économiste, sociologue et éditeur, il signait ses livres des initiales « AE. » (du grec Æon, signifiant « temps, durée »). Études à la Rathmines School et à la Metropolitan School of Art, où il devient l’ami intime de Yeats qui l’introduisit à la théosophie ; il fut avec celui-ci, l’un des grands acteurs de la Renaissance littéraire irlandaise. Il a publié de nombreux recueils de poèmes (Homeward : Songs by the Way, 1894 ; The Earth Breath and Other Poems, 1897 ; The Divine Vision and Other Poems, 1904 ; Collected Poems, 1913 ; Gods of War, With Other Poems, 1915 ; Voices of the Stones, 1925 ; Enchantment and Other Poems, 1930 ; Vale and Other Poems, 1931 ; The House of the Titans and Other Poems, 1934), et rapporté son expérience mystique ainsi que ses fréquentes visions dans plusieurs volumes de prose, parmi lesquels Le Flambeau de la vision (1918), ainsi que dans deux romans (The Interpreters, 1920 ; The Avatars, 1933). Co-fondateur l’Irish National Theatre Society, il écrivit lui aussi une version pour la scène de Deirdre, représentée en 1902 à l’Abbey Theatre. Parallèlement à son activité créatrice, il fut l’un des principaux animateurs du mouvement agricole coopératif en Irlande (IAOS). À ce titre, il fut rédacteur en chef des hebdomadaires The Irish Homestead, de 1905 à 1923 puis de The Irish Statesman, de 1923 jusqu’en 1930.

 

ANTHOLOGIES / REVUES

* Poèmes, dans Poésie 95,, n°60, 1995.

* Poèmes, dans Anthologie de la poésie irlandaise du XXe siècle (Lagrasse, Verdier, 1996).

 

LIVRES (Traductions)

Deirdre (Deirdre, 1902), théâtre, traduit de l’anglais dans Deirdre et la Renaissance celtique, publié sous la direction de Jacqueline Genet. [La Gacilly], Éditions Artus, Artus, n°38-39, 1990, 192 pages, épuisé.

 

Le Flambeau de la vision (The Candle of Vision, 1918), essais, traduit de l’anglais et préfacé par Léon-Gabriel Gros, présentation de Jacques Masui. [Paris], Éditions Les Cahiers du Sud, « Documents spirituels », 1952, 182 pages, épuisé.

* Rééditions :

Le Flambeau de la vision. [Lyon], Éditions Jean-Marie Laffont, « Demain et son double », 1980, XI-163 pages, épuisé.

Le Flambeau de la vision. [Gémenos], Éditions Les Portes du soleil, 2009, XI-163 pages.

* Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE]Le Flambeau de la vision, nouvelle traduction de l’anglais par Patrice Repusseau, postface de Georges Bataille. [Monaco / Paris], Éditions du Rocher, « Alphée », 2005, 236 pages.

Écrit par un être hors norme, sans cesse conscient de la beauté sublime qui imprègne ce monde, Le Flambeau de la vision est un livre assurément singulier où l’auteur décrit ses incursions dans d’autres mondes lumineux, ses saisissantes visions de clairvoyant, ses voyages dans l’astral et ses réminiscences de vies antérieures. Il explique aussi comment il s’est efforcé de remonter aux sources de l’être et à l’origine du langage humain. Comme le dit Georges Bataille lorsque parut la première traduction de ce livre en 1952 : « Ce petit livre d’un Irlandais, dont la traduction est aujourd’hui donnée au lecteur français, est tout à fait extraordinaire. Ce n’est pas seulement un chef-d’œuvre littéraire ; de ce dont il nous entretient, jamais, me semble-t-il, nous n’avons entendu parler. » (Présentation de léditeur)

 

Aux fontaines de l’inspiration ou Les sources de la poésie (Song and its Fountains, 1932), essais, traduit de l’anglais par Léon-Gabriel Gros. [Albeuve, Suisse], Éditions P. Castella, 1978, épuisé.

* Nouvelle édition sous le titre :

De source, les fontaines de l’inspiration, nouvelle traduction de l’anglais et présentation par Patrice Repusseau. [Paris], Éditions Les Deux océans, 2002, 120 pages.

AE, George William Russell, Irlandais aux dons multiples, peintre et poète, économiste et essayiste, clairvoyant et visionnaire, était un sage au robuste bon sens. D'ailleurs il fut chargé de promouvoir le mouvement coopératif agricole dans les campagnes d'Irlande. Nul besoin pour lui de chercher la lumière en Orient : « Si vous croyez en une Ame-Universelle, dit-il un jour à Paul Brunton qui fit sa connaissance en 1934, peu avant de retourner en Inde auprès de Ramana Maharshi, vous devriez pouvoir vous asseoir n'importe où, même dans une ville comme Dublin, et retourner votre regard au-dedans afin d'entrer en contact avec cette Ame-Universelle, et ainsi acquérir toute la lumière spirituelle que vous cherchez. » Au début du XXe siècle, alors que l'art moderne brisait les modèles existants et se lançait dans toutes sortes d'aventures, AE, imperturbable, continuait d'affirmer la toute présence du merveilleux. Par-delà les multiples horreurs – exploitation de l'homme par l'homme et conflits en tout genre – il croyait, et savait pour le vivre au quotidien, que l'Age d'Or n'avait pas déserté la planète mais continuait d'enchanter ceux qui cessaient un instant de souffrir de l'illusion dehors pour regagner le royaume au-dedans, seul réel. De source nous ouvre les portes de ce royaume du dedans, où ne cessent de couler, pour chacun d'entre nous, les fontaines de l'inspiration. (Présentation de léditeur)

 

ÉTUDE

Pamela Lyndon Travers, La mort de AE. Héros et mystique irlandais, traduit de l’anglais et présenté par Patrice Repusseau. [Paris], Éditions Les Deux océans, 2008, 56 pages.

Créatrice du personnage de Mary Poppins, Pamela Travers fut très proche du grand mystique irlandais George W. Russell (1867-1935, plus connu sous le nom de AE, que Jacques Masui comparait aux anciens sages, voyants et poètes. Dans ce témoignage simple et émouvant, Pamela Travers, qu'il considérait comme sa fille, nous fait goûter la présence de l'être hors norme que fut AE, jusqu'à ses tout derniers instants, qui évoquèrent pour certains la mort de Socrate. De son vivant, George Russell, cet « esprit innombrable », était également appelé « le Blake irlandais » et «l'anarchiste angélique ». (Présentation de léditeur)




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