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SYNGE, J. M.

 

[IRLANDE] (Rathfarnham, comté de Dublin, 1871 – Dublin, 1909). [Edmund] John Millington Synge. Né dans une famille anglo-irlandaise protestante. Après ses études à Trinity College, à Dublin, il va d’abord poursuivre des études musicales en Allemagne, puis les abandonne pour se consacrer à la littérature à Paris. C’est là qu’il rencontre W. B. Yeats qui lui conseille de quitter le monde littéraire parisien : « Allez aux îles d’Aran. Vivez là-bas comme si vous étiez vous-même un habitant du pays. Soyez le peintre d’une vie qui n’a pas encore trouvé d’interprète. » Synge devait passer cinq étés dans les îles et comme Yeats l’avait pressenti, il trouvera l’inspiration de toute son œuvre (entièrement traduite en français). Co-directeur avec Lady Gregory et W. B. Yeats de l’Abbey Theatre, il y crée sa pièce la plus célèbre Le Baladin du monde occidental (1907), dont les premières représentations donnèrent lieu à de violentes manifestations. Le titre français consacré est à la fois magnifique et sans rapport avec le titre anglais, The Playboy of Western World, pour lequel Françoise Morvan propose plus justement « Le Beau parleur des terres de l’Ouest »).

« J’ai rencontré John Synge pour la première fois pendant l’automne de 1896, alors que j’avais trente et un ans et lui vingt-quatre. (…) Quelqu’un dont j’oublie le nom m’annonça qu’il y avait un Irlandais pauvre sous les toits de l’hôtel et nous présenta l’un à l’autre. Synge était venu récemment d’Italie, il avait joué du violon pour les paysans de la Forêt Noire – six mois de voyage à raison de cinquante livres – et il étudiait à présent la littérature française tout en écrivant des poèmes morbides et mélancoliques. Il me dit qu’il avait appris l’irlandais à Trinity College, sur quoi je le pressai d’aller aux îles d’Aran pour y trouver une vie qui n’eût pas été exprimée en littérature, au lieu d’une vie où tout avait été exprimé. (…) Plus d’une année devait s’écouler avant qu’il n’allât s’établir pour un temps dans une chaumière d’Aran et ne trouvât le bonheur, ayant enfin échappé, comme il l’écrivit, à la sordidité des pauvres et à la nullité des riches. » (William Butler Yeats)

 

ANTHOLOGIES / REVUES

* Poèmes dans Études Irlandaises XII-1, 1987.

* Poèmes, dans Anthologie de la poésie irlandaise du XXe siècle (Lagrasse, Verdier, 1996).

* « L’autobiographie de J. M. Synge », traduit de l’anglais et présenté par Pierre Leyris, dans Le Nouveau Commerce, n°8, 1966

* « Le passeur de Dinish Island » et « Nuit d’Autome dans les collines », extraits de Dans le Wicklow, l’Ouest du Kerry et le Connemara, traduit de l’anglais par Bernard Hoepffner, dans Trésor de la nouvelle de la littérature irlandaise, tome 1 (Paris, Les Belles Lettres, 2002).

* Extrait de la pièce Le Baladin du monde occidental, traduit de l’anglais par Françoise Morvan et présenté par René Agostini, dans Anthologie du théâtre irlandais d’Oscar Wilde à nos jours (Presses universitaires de Caen, 1998).

 

LIVRES (Traductions)

L’Ombre de la ravine (In the Shadow of the Glen, 1903), théâtre, traduit de l’anglais par Maurice Bourgeois, dans Théâtre. [Paris], Éditions Gallimard, 1942, épuisé.

* Réédition :

L’Ombre de la ravine. [Paris], Librairie théâtrale, « Éducation et théâtre. Théâtre de répertoire », n°17, 1954, 1978, 16 pages, épuisé.

* Nouvelle édition sous le titre :

L’Ombre de la vallée, nouvelle traduction de l’anglais par Fouad El-Etr, illustrations. [Paris], Éditions La Délirante, 1978, 42 pages.

* Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE]L’Ombre de la vallée (avec Cavaliers vers la mer), nouvelle traduction de l’anglais par Françoise Morvan, illustrations de Jack B. Yeats. [Bédée] Éditions Folle avoine, 1993, 96 pages.

 

À cheval vers la mer (Riders to the Sea, 1903 ; 1904), théâtre, traduit de l’anglais par Maurice Bourgeois, dans Théâtre. [Paris], Éditions Gallimard, 1942, épuisé.

* Réédition :

À cheval vers la mer. [Paris], Librairie théâtrale, « Éducation et théâtre. Théâtre de répertoire », n°18, 1954, 1978, 16 pages, épuisé.

* Nouvelle édition sous le titre :

Cavaliers à la mer, nouvelle traduction de l’anglais par Fouad El-Etr, illustrations de Roland Topor. [Paris], Éditions La Délirante, 1975, 1978 ; édition revue, illustrations de Sam Szafran, 1982, 48 pages.

* Nouvelle édition sous le titre :

[FICHE LIVRE]Cavaliers vers la mer (avec L’Ombre de la vallée), nouvelle traduction de l’anglais par Françoise Morvan, illustrations de Jack B. Yeats. [Bedée] Éditions Folle avoine, 1993, 96 pages.

 

La Fontaine aux saints (The Well of the Saints, 1905), théâtre, traduit de l’anglais par Maurice Bourgeois, dans Théâtre. [Paris], Éditions Gallimard, 1942, épuisé.

* Réédition :

La Fontaine aux saints. [Paris], Librairie théâtrale, « Éducation et théâtre. Théâtre de répertoire », 1954, 1978, 46 pages, épuisé.

* Nouvelle édition sous le titre :

Le Puits des saints, nouvelle traduction de l’anglais par Fouad El-Etr, illustrations. [Paris], Éditions La Délirante, 1989

* Nouvelle édition sous le titre :

[FICHE LIVRE]La Fontaine aux saints, suivi de La Moralité de l’aveugle et du boiteux, préface de William Butler Yeats, nouvelle traduction de l’anglais par Françoise Morvan, illustrations de Jack B. Yeats. [Bedée] Éditions Folle avoine, 1995, 138 pages.

 

Le Baladin du monde occidental (The Playboy of the Western World, 1907), théâtre, traduit de l’anglais par Maurice Bourgeois. [Paris], Éditions La Sirène, 1920, 152 pages, épuisé.

* Rééditions :

Le Baladin du monde occidental. [Paris], Librairie théâtrale, « Éducation et théâtre. Théâtre de répertoire », n°15, 1954, 1978, 86 pages, épuisé.

* Nouvelle édition sous le titre :

[FICHE LIVRE]Le Baladin du monde occidental, nouvelle traduction de l’anglais par Fouad El-Etr, illustrations de Roland Topor. [Paris], Éditions La Délirante, 1974 ; édition revue, 1982, 96 pages.

* Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE]Le Baladin du monde occidental, nouvelle traduction de l’anglais par Jean-Michel Déprats. [Paris], L’Avant-Scène Théâtre, n°859, 1989, 56 pages, illus.

* Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE]Le Baladin du monde occidental, nouvelle traduction de l’anglais et postfacé par François Regnault. [Carrouge-Genève], Éditions Zoé, 1993, 128 pages.

* Nouvelle édition sous le titre :

Le Beau parleur des terres de l’Ouest, précédé de « J. M. Synge et l’Irlande de son temps », par William Butler Yeats, nouvelle traduction de l’anglais par Françoise Morvan, illustrations de Jack Butler Yeats. [Bedée], Éditions Folle avoine, 1993, 160 pages.

Dans une auberge isolée, au milieu d’une île perdue de l’archipel irlandais, surgit un homme, Christophe Mahon, qui fuit la justice. Il vient de tuer son père, colosse autoritaire qui voulait le marier à une vieille fermière. Aux yeux de ces gens simples, le parricide devient rapidement un héros, la fille de l’aubergiste en oublie son fiancé, et la veuve Quin le couve d’un œil concupiscent. Christy, notre héros, prend goût à l’admiration des foules, il enjolive son récit, jusqu’au moment où son père apparaît... car il l’avait mal assommé ! Le vieux a la vie dure. Il est ressuscité... et tend les bras à son fils maintenant digne de lui. C est lui qui ira chanter la gloire du baladin à travers le monde gaélique. (Présentation de léditeur)

 

Les Îles d’Aran (The Aran Islands, 1907), récit de voyage, traduit de l’anglais par Léon Bazalgette, préface de Maurice Bourgeois. [Paris], Éditions Rieder, 1921, épuisé.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Les Îles d’Aran, présentation par Pierre Leyris. [Rennes], Éditions Terre de Brume, « Terres étrangères. Bibliothèque irlandaise », 2000, 144 pages.

* Nouvelle édition :

Les Îles d’Aran, nouvelle traduction de l’anglais par Hubert Comte. [Paris], Éditions maritimes et d’outremer, 1979, 224 pages, épuisé.

* Nouvelle édition :

Les Îles d’Aran, nouvelle traduction de l’anglais par Pierre Leyris, illustrations de Jack Butler Yats. [Grenoble-Paris], Éditions Arthaud, « Terre écrite », 1981, 186 pages, épuisé.

* Rééditions de la traduction de Pierre Leyris :

[FICHE LIVRE]Les Îles d’Aran, illustrations de Jack Butler Yeats, photographies de Bill Doyle. [Castelnau-le-Lez], Éditions Climats, « Arc-en-ciel », 1990, 2000, 224 pages.

[FICHE LIVRE]Les Îles d’Aran. [Paris], Éditions Payot, « Petite bibliothèque Payot. Voyageurs », n°302, 1996, 182 pages.

* Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE]Les Îles d’Aran, nouvelle traduction de l’anglais par Béatrice Vierne, photographies de Bill Doyle, préface de Tim Robinson. [Paris], Éditions Anatolia, 1995, 260 pages.

 

Les Noces du ferblantier (The Tinker’s Wedding, 1908), théâtre, traduit de l’anglais par Céline Zins (avec Deirdre des douleurs). [Paris], Éditions Gallimard, « Le Manteau d’Arlequin. Théâtre français et du monde entier », 1982, 112 pages, épuisé.

* Nouvelle édition sous le titre :

Les Noces du rétameur, nouvelle traduction de l’anglais par Fouad El-Etr, illustrations de Gérard Barthélémy. [Paris], Éditions La Délirante, 1985, 48 pages.

 

Deirdre des douleurs (Deirdre of the Sorrows, posth, 1910), théâtre, traduit de l’anglais par Marie Amouroux. [Paris], Éditions Figuière, 1921, épuisé.

* Réédition :

Deirdre des douleurs. [Paris], Éditions O. Lieutier, 1946, 106 pages, épuisé.

* Nouvelle édition :

Deirdre des douleurs, nouvelle traduction de l’anglais par Céline Zins (avec Les Noces du ferblantier). [Paris], Éditions Gallimard, « Le Manteau d’Arlequin. Théâtre français et du monde entier », 1982, 112 pages, épuisé.

* Nouvelle édition :

Deirdre des douleurs, nouvelle traduction de l’anglais par Fouad El-Etr, illustrations de Raymond Mason. [Paris], Éditions La Délirante, 1982, 72 pages.

* Nouvelle édition :

Deirdre des douleurs, dans Deirdre 2. Variations sur le mythe, édition de Jacqueline Genet. [La Gacilly], Éditions Artus, Artus, n°51-52, 1992, 384 pages, épuisé.


 

* Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE]Deirdre des douleurs, préface de W. B. Yeats, nouvelle traduction de l’anglais et présentation par Françoise Morvan. [Bedée] Éditions Folle avoine, 1994, 128 pages.

* Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE]Deirdre des douleurs, nouvelle traduction de l’anglais par Malika B. Durif. [Seyssel], Éditions Comp’act, « L’acte même », 1994, 64 pages.

* Nouvelle édition sous le titre :

[FICHE LIVRE]Deirdre des chagrins, nouvelle traduction de l’anglais par Henri Ronse et René Zahnd. [Lausanne], Éditions L’Âge d’homme, « Mobiles », n°37, 1996, 104 pages.

 

[FICHE LIVRE]Dans le Wicklow, l’Ouest du Kerry et le Connemara (In Wicklow, West Kerry and Connemara, posth, 1911), récit de voyage, traduit de l’anglais par Bernard Hoepffner, illustrations de Jack Butler Yeats. [Castelnau-le-Lez], Éditions Climats, « Arc-en-ciel », 2000, 200 pages.

 

Quand la lune sera couchée (When the Moon Has Set, écrit en 1901 ; posth, 1968), théâtre, traduit de l’anglais par Serge Fauchereau, dans Les Lettres Nouvelles, n°spécial, mars 1973, épuisé.

* Nouvelle édition sous le titre :

Quand la lune s’est couchée, nouvelle traduction de l’anglais par Fouad El-Etr, illustrations de Gérard Barthélemy. [Paris], Éditions La Délirante, 1994, 36 pages.

 

ÉDITIONS FRANCAISES :

Théâtre, traduit de l’anglais et préfacé par Maurice Bourgeois. [Paris], Éditions Gallimard, « Blanche », 1942, 280 pages, épuisé.

[Contient : L’Ombre de la ravine, À cheval vers la mer, La Fontaine aux saints, Le Baladin du monde occidental].

 

Poèmes, choix, édition bilingue, traduit de l’anglais par François-Xavier Jaujard, illustrations de Gérard Barthélémy. [Paris], Éditions La Délirante, 1991, 64 pages.

 

Sachant toute solitude, choix de poèmes, édition bilingue, traduit de l’anglais et présenté par Renée Agostini, suivi d’extraits de la préface de W. B. Yeats. [Paris], Éditions La Différence, « Orphée », n°208, 1995, 128 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE]Théâtre complet, traduit de l’anglais et présenté par Françoise Morvan. [Arles], Actes Sud, « Babel », n°199, 1996, 324 pages.

Les personnages de Synge vivent dans un air immense, l’air sans fin ni fond des îles, et ils lui résistent par la parole, qui les porte parfois dans un élan de jubilation, avant de les restituer à l’angoisse du vide. Traduire Synge, c’est d’abord traduire des scansions, des modulations d’air. Cela signifie que son théâtre repose sur un travail de poésie – et qu’il est nécessaire pour le placer dans sa juste lumière de travailler toutes les pièces ensemble, comme un long poème, dans la constellation qu’elles forment, avec ces récurrences de mots semblables unissant les farces et les tragédies, amenant la vieille Maurya des îles d’Aran à faire écho à la servante de la reine Deirdre, dans un même palais de terre, avec cette même sonorité humide et sombre qui porte les poèmes de Villon et cette même douceur ensoleillée qui passe de Pétrarque aux paroles d’amour de Christy Mahon. (Présentation de léditeur)

* Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE]Théâtre complet, traduit de l’anglo-irlandais, présenté et annoté par Françoise Morvan. [Besançon], Éditions Les Solitaires intempestifs, « Traductions du XX° siècle », 2005, 444 pages.

[Contient : Cavaliers de la mer ; L’Ombre de la vallée ; La Fontaine aux saints ; Les Noces du rétameur ; Le Baladin du monde occidental ; Deirdre des douleurs].

Le théâtre de John Millington Synge (1871-1909), le plus célèbre dramaturge irlandais avec Yeats et Beckett, est né, bien loin des milieux littéraires, d’une expérience de vie dans les îles d’Aran, à l’extrême ouest de l’Irlande, et d’une langue duelle, l’anglais pensé en gaélique tel que le parlaient les pêcheurs. Transposée au théâtre, cette langue devait faire scandale : de véritables émeutes accueillirent la création du Baladin du monde occidental en 1907 et Synge mourut sans pouvoir achever sa dernière pièce, Deirdre et des douleurs. Pour la première fois, le pari a été fait de traduire tout son théâtre comme un long poème, sans normaliser sa langue mais, au contraire, en la transposant dans un français influencé par les structures du breton qui en restitue la dualité, le rythme et la vigueur. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]Douze poèmes, choisis, présentés et traduit de l’anglais par Jérôme Thélot. [Montpellier], Éditions Grèges, 2002, 36 pages.

 

ÉTUDE

— Sidsel Cornier, John Millington Synge et Arne Garborg. L’homme et son milieu naturel (agressivité, passivité et harmonie). [Caen], Faculté des lettres de Caen (Presses universitaires de Caen), 1971, 200 pages, épuisé.

 

FILMOGRAPHIE : Riders to the Sea (Grande-Bretagne, 1935), d’après la pièce homonyme [1903], réal. Brian Desmond Hurst, avec Sara Allgood, Kevin Guthrie, Denis Johnstone – une dizaine de versions pour la télévision de la pièce The Playboy of the Western World [1907] (Grande-Bretagne, Allemagne, Pays nordiques, etc.), dont Le Balladin du monde occidental (France, 1957), réal. Marcel Bluwal, avec Roger Crouzet, Lucien Raimbourg, Rosy Varte, Nadine Basile.



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  • Proust, toujours vivant

    On n’en finit jamais avec Proust. “A la recherche du temps perdu” continue de susciter de nombreux commentaires et interprétations comme si cette oeuvre majeure de la littérature était inépuisable et d’une inlassable modernité. A l’occasion du centenaire du prix Goncourt attribué à “A l’ombre des jeunes filles en fleurs” en Décembre 1919, plusieurs publications témoignent de cette passion sans cesse renouvelée pour la cathédrale proustienne.

    13 juin 2019

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