Newsletter







Identifiez-vous




La librairie

    • La librairie Compagnie
    • 58, rue des Ecoles
      75005 Paris
    • Téléphone
    • 01 43 26 45 36
    • Fax
    • 01 46 34 63 37
    • Horaires
    • du lundi au samedi de 10h30 à 20h15

TÓIBÍN, Colm

 

[IRLANDE] (Enniscorthy, comté de Wexford, 1955). Après des études à l’University College, à Dublin, il entre comme journaliste au Sunday Independant et collabore à Esquire à Londres. Un long séjour en Espagne lui inspire Hommage to Barcelona (1989) et son premier roman, Désormais notre exil (1990). Outre les romans suivants, tous traduits en français, il a publié une sélection de ses articles parus dans la presse (The Trial of Generals, 1990), des livres de voyage illustrés de photographies de Tony O’Shea (Bad Blood. A Walk Along the Irish Border, 1987 ; Dubliners) et des essais (Seing is Believing. Moving Statues in Ireland, 1985 ; Martyrs and Metaphors, 1987 ; New Writings from Ireland, 1994 ; The Sign of the Cross, 1994).

 

ANTHOLOGIES / REVUES

* Préface : Irlande. Au rivage de lEurope / Ireland. On the Edge of Europe, photographies d’Agnès Pataux (Paris, Cinq Continents, « Imago mundi », 2003).

 

LIVRES (Traductions)

[FICHE LIVRE]Bad Blood. Pérégrination le long de la frontière irlandaise (Bad Blood. A Walk Along the Irish Border, 1987), récit de voyage, traduit de l’anglais par Anna Gibson. [Paris], Éditions Flammarion, 1996, 268 pages.

 

[FICHE LIVRE] Désormais notre exil (The South, 1989), roman, traduit de l’anglais par Anna Gibson. [Paris], Éditions Flammarion, 1993, 228 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Désormais notre exil. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°3404, 2002.

Le 24 octobre 1950, Katherine Proctor est partie laissant derrière elle un fils, un mari et un pays déchiré. À Barcelone, ville d’asile, elle se promène dans le Barrio Gático, rencontre Miguel, peintre catalan et Michael, Irlandais, en exil comme elle. Sa vie commence. Elle oublie le passé. Mais pour Miguel, les souvenirs sont à vif : la Guerre civile, les républicains contre les franquistes. Passé prêt à surgir, à nier le présent. Peut-on échapper à ses ombres ? De la rivière de Newtownbarry à la fontaine de la Plaza San Felipe Neri, au terme d’un itinéraire où l’espérance le dispute à l’exigence, Katherine trouvera-t-elle la paix ? Entre Miguel et Michael, la Catalogne et l’Irlande, Colm Tóibín peint dans toute leur complexité l’oppression historique et la beauté naturelle de ces deux terres. La grâce qui flotte dans ces pages. rayonne au-delà de la douleur. Roman d’émotion, Désormais notre exil est une merveille de finesse. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]La Bruyère incendiée (The Heather Blazing, 1992), roman, traduit de l’anglais par Anna Gibson. [Paris], Éditions Flammarion, 1996, 278 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]La Bruyère incendiée. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°3806, 2005, 278 pages.

Au fil des années, Eamon Redmond, magistrat à Dublin – que tous au village appellent le Juge –, observe la marne tendre de la falaise de Cush céder sous la pression du vent et de la mer. Saison après saison, cette étrange disparition d’un contour remplacé par un autre le fascine jusqu’à l’osmose. Pourtant, si la fuite du temps est inéluctable, si l’amour entre Eamon et sa femme semble s’en être allé et si les enfants ne sont plus que de lointaines connaissances, restent les souvenirs indélébiles : après-guerre en camionnette sous une pluie battante et sans essuie-glaces ; fleur rose de l’églantier sur le treillage ; moulières à quai tels des vieux sabots auxquels on aurait ajouté des treuils et des grues ; brusque coup de vent qui emporte les copies « examen » que le père corrige à l’ombre du jardin. Instantanés bleu ardoise à l’image du ciel d’Irlande, mais aussi pages. où l’histoire, gronde – rébellion de 1916, adolescence militante au Fianna Fail –, et où rayonne la ferveur religieuse. Géologue mémorialiste, Colm Tóibín mêle strates et passé d’un homme de loi pour peindre l’Irlande tout entière, terre déchirée entre justice et foi, entre raison et passion. D’une beauté crépusculaire, La bruyère incendiée capture l’âme gaélique, en plongeant au cœur même de l’Eire. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]Histoire de la nuit (The Story of the Night, 1996), roman, traduit de l’anglais par Anna Gibson. [Paris], Éditions Flammarion, 1997, 388 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Histoire de la nuit. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°3264, 2001, 388 pages.

 

[FICHE LIVRE]Finbars Hotel (Finbar’s Hotel, 1997), œuvre collective de Dermot Bolger, Roddy Doyle, Anne Enright, Hugo Hamilton, Jennifer Johnston, Joseph O’Connor, Colm Tóibín, traduit de l’anglais par Florence Lévy-Paolini. [Paris], Éditions Joëlle Losfeld, 1999, 264 pages.

Une nuit à l'hôtel. Dans les années 20, le Finbar's Hotel à Dublin abritait derrière une façade respectable les rencontres furtives entre prostituées, membres du clergé et politiciens. Le soir de sa fermeture, l'hôtel est le théâtre d'événements imprévus qui réunissent entre autres : un gangster dublinois, un homme cachant dans sa valise une cargaison vivante, une jeune fille aux rêves d'hommes roux, une femme au seuil de la mort ivre d'amour. Pour écrire cette histoire drôle et émouvante, Dermot Bolger a enfermé à l'hôtel sept écrivains puis assemblé leurs travaux dont ce roman est le fruit inattendu et savoureux. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]Le Bateau-phare de Blackwater (The Blackwater Lightship, 1999), roman, traduit de l’anglais par Anna Gibson. [Paris], Éditions Denoël, « Denoël & d’ailleurs », 2001, 272 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Le Bateau-phare de Blackwater. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°3520, 2003, 268 pages.

« Mais nous nen sommes pas encore là, nous en sommes treize heures après la mort de Fern et voici que le social refait son apparition quand lhomme de lart ouvre à la bonne page son catalogue de cercueils : Jeanne veut ce quil y a de mieux, on ne va pas mégoter, on ne va tout de même pas enterrer Maman dans un cercueil en pin ! »

Lassée par les rapports conflictuels qu’elle entretient avec sa mère, Helen a coupé les ponts. Mais son patient échafaudage de mise à distance est balayé d’un coup. Son frère, Declan, atteint d’une maladie incurable, souhaite qu’elle annonce la nouvelle à leur mère. Pire encore, il veut se retirer quelques jours avec elles dans la maison de famille. Deux amis, qui ne quittent pas son chevet, seront du voyage.

De la rencontre improbable de ces personnages, Tóibín tire un huis clos à la fois bouleversant et teinté d’humour. Il y a d’un côté le clan douloureux des femmes et de l’autre le clan drôle et tendre des hommes, Declan se trouvant à l’intersection. Du gris ardoise au gris-vert, à l’image de ces paysages du comté de Wexford, cette chronique d’une mort annoncée se déploie de retournements d’alliances en affinités inattendues avec une émotion incomparable. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]Le Maître (The Master, ), roman, traduit de l’anglais par Anna Gibson. [Paris], Éditions Robert Laffont, « Pavillons », 2005, 428 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Le Maître. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°4107, 2008, 428 pages.

Le roman s’attache à cinq années de l’existence du romancier Henry James, de 1895 à 1899. Il commence par l’un des événements les plus douloureux de l’existence de James : l’échec retentissant de sa pièce de théâtre, Guy Domville, à Londres en janvier 1895. Lors de la première, les applaudissements des amis de James sont noyés sous les sifflements du public. Dans un théâtre voisin, en revanche, la nouvelle pièce d’Oscar Wilde fait un triomphe. Après ce fiasco, James décide de retourner au roman, mais d’abord il accepte les invitations de quelques-uns de ses amis de la noblesse installés en Irlande, espérant ainsi échapper aux échos de son échec londonien – cette visite permet à Colm Tóibín de s’attarder avec ironie sur les abus de l’occupation anglaise, sujet qui lui tient davantage à cœur qu’à James, peu préoccupé par ses lointaines origines irlandaises. Les quatre années suivantes traitent chacune d’un événement qui ravive la mémoire de James et le contraint à se rappeler quelque incident de son passé : l’épouvantable procès intenté à Oscar Wilde et qui rappelle à James ses propres incertitudes sexuelles ; la mort de sa sœur Alice, esprit caustique ; l’achat d’une maison dans la campagne anglaise où James se voit contraint de renvoyer un couple de serviteurs ; le suicide de son amie de cœur ; un voyage en Italie où il tombe amoureux du sculpteur Henrik Andersen. Enfin, pour conclure, la visite de son frère aîné, le philosophe Williams James, avec lequel James se réconcilie après un long éloignement. Durant ces cinq années, James écrit, entre autres, Ce que savait Maisie, Le Tour d’écrou et Les Ambassadeurs. Tóibín, en un constant mouvement d’oscillation, embrasse à la fois l’intimité de son héros et les instants décisifs qui l’ont amené à créer les situations et les personnages de ses romans – tous inspirés de sa vie privée. Cependant, plus qu’une brillante biographie, Le Maître est l’interrogation passionnée et effrayée d’un artiste face au talent d’un pair. Pour Colm Tóibín, l’apparente froideur de Henry James, le vide émotionnel de son existence tout entière vouée à l’art, pose une question vertigineuse. Pour être un tel génie littéraire, Henry James devait-il nier sa sexualité, refuser tout engagement amoureux, censurer ses émotions, en bref, passer à côté de la vie ? Peut-on penser, comme Henry James, qu’il y a dans l’art quelque chose que jamais une émotion réelle ne saurait atteindre ? Tel est le sujet réel du roman, par-delà l’exploration de l’intimité de Henry James : la place de l’art dans la vie d’un artiste. (Présentation de léditeur)


 

[FICHE LIVRE]LÉpaisseur des âmes (Mothers and Sons, ), nouvelles, traduites de l’anglais, par Anna Gibson. [Paris], Éditions Robert Laffont, « Pavillons », 2008, 300 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]LÉpaisseur des âmes. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », 2010.

En exhumant de vieux 33-tours, un fils oblige sa mère à se remémorer un passé qu’elle préfère oublier ; dans un pub irlandais, un fils revoit sa mère qui l’a abandonné dix-neuf ans auparavant ; une mère attend la visite de son fils, prêtre accusé de pédophilie... Les neuf histoires qui composent LÉpaisseur des âmes s’attachent à décrire cette relation élémentaire et si singulière entre les mères et leurs fils. Dans ces neuf face-à-face d’une subtilité rare, chacun se livre une bataille cernée de silences et de non-dits, qui modifie fondamentalement leur perception de la vérité. Ces mères et ces fils se sont caché leur vérité intime. Alcoolisme, remords, homosexualité les ont enfermés dans des silences qu’ils ne savent plus rompre... et, alors qu’éclatent la douleur ou la colère, ils passent à côté l’un de l’autre. Un thème commun pour des nouvelles à la portée universelle. Comme dans Le Maître, le thème central est l’obsession de la dissimulation et l’incommunicabilité entre les êtres. Dans un style délicat au rythme envoûtant, Tóibín explore comme personne l épaisseur des âmes. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]Brooklyn (Brooklyn, 2009), traduit de l’anglais. [Paris], Éditions Robert Laffont, « Pavillons », à paraître en janvier 2011. 



Haut de page >

Dictionnaire des auteurs

Dictionnaire

Haut de page >

L'actualité de la librairie RSS FEED TWITTER FEED FACEBOOK FEED

Le billet de la librairie

  • Proust, toujours vivant

    On n’en finit jamais avec Proust. “A la recherche du temps perdu” continue de susciter de nombreux commentaires et interprétations comme si cette oeuvre majeure de la littérature était inépuisable et d’une inlassable modernité. A l’occasion du centenaire du prix Goncourt attribué à “A l’ombre des jeunes filles en fleurs” en Décembre 1919, plusieurs publications témoignent de cette passion sans cesse renouvelée pour la cathédrale proustienne.

    13 juin 2019

    >> Lire la suite

Facebook