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TREVOR, William

 

[IRLANDE] (Mitchelstown, comté de Cork, 1928). William Trevor Cox. Né dans une famille protestante. Après ses études (St Columba’s College ; histoire à Trinity College, Dublin), il enseigne et se consacre avec succès à la sculpture. En 1954, il quitte l’Irlande pour l’Angleterre, travaille comme rédacteur dans une agence de publicité et publie son premier roman (A Standard of Behaviour, 1958). Écrivain prolifique et protéiforme, il a écrit des romans, de nombreuses nouvelles, une dizaine de pièces pour le théâtre, la radio et la télévision, des scénarios de films tirés de ses œuvres (souvent filmés par Pat O’Connor). En outre, il a publié une anthologie de nouvelles irlandaises (The Oxford Book of Irish Stories, 1991) et une autobiographie (Excursions in the Real World, 1993). Largement traduit en français.

« Quand William Trevor parle de ses nouvelles, de la nouvelle, forme rêvée pour aller à l’essentiel, il y a pour lui quelque chose d’athlétique dans cet objet littéraire. Il évoque “une course brève”, “un sprint” qui impose de “garder la même vitesse du début à la fin” tout en tirant le “meilleur parti de la distance”. (...) “Je suis un nouvelliste qui écrit des romans pas le contraire. J’en écrivais déjà à l’âge de quatorze-quinze ans. Et puis j’ai tout arrêté pour me mettre à sculpter.” (...) Lorsqu’il écrit un roman, il s’avoue, au bout de trois ans, lassé de ses personnages. Le temps d’une nouvelle, au contraire, ceux-ci deviennent si “parfaitement réels” qu’il n’est pas rare que l’auteur lui-même “découvre quelque chose sur leur psychologie”. Mieux : l’exercice agit sur lui de façon cathartique : “Au lieu de me disputer avec quelqu’un, ce que déteste, j’écris une nouvelle, je mets tout ça en scène.” Ainsi, à force de “sculpter” ses amis et ses ennemis, les inconnus et les proches, les infimes fêlures et les grandes détresses, Trevor a édifié discrètement, en quarante ans, un colossal musée vivant des passions et des regrets. Quelque trois cents nouvelles au total qui témoignent du savoir-faire éblouissant d’un grand styliste : une manière unique de conjuguer intensité et art du peu. » (Florence Noiville, Le Monde, 7 juillet 2000).

 

ANTHOLOGIES / REVUES

* « Un charmant petit garçon » (Miss Smith), traduit de l’anglais par Michel Deutsch, dans Fiction spécial, n°14 (n°182 bis), 1969.

* « Une rencontre de l’âge mûr » (A Meeting in Middle Age), traduit de l’anglais par Jean-Louis Chevalier, dans Anthologie de nouvelles irlandaises, Publications de l’Université de Caen, 1987.

* « Events at Drimaghleen » (Grand Street, 1987), traduit de l'anglais par Bernard Hœpffner, avec la collaboration de Catherine Goffaux, dans Petits romans noirs irlandais (Paris, Joëlle Losfeld, 1997 ; rééd. Paris, Rivages, « Rivages-Noir », n°505, 2004).

* « Le champ de Kathleen », traduit de l’anglais par Jean-Pierre Kremer, dans Trésor de la nouvelle de la littérature irlandaise, tome 2, Les Belles Lettres, 2002.

* Textes dans Caravane, n°8. [Paris], Éditions Phébus, 2003.

 

LIVRES (Traductions)

Les Statues de sel (The Old Boys, 1964), roman, traduit de l’anglais par Yvonne De Henseler. [Paris], Éditions Plon, 1966, 230 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE]Secrets intimes (News from Ireland, 1986), nouvelles, traduites de l’anglais par Thérèse Thala. [Aix-en-Provence], Éditions Alinéa, 1991, 234 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE]Les Splendeurs de l’Alexandra (Nights at the Alexandra, 1987), roman, traduit de l’anglais par Angélique Levi. [Aix-en-Provence], Éditions Alinéa, « Novella », 1989, 104 pages, épuisé.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Les Splendeurs de l’Alexandra. [Paris], Éditions Joëlle Losfeld, 1999, 128 pages.

Dans une petite ville d’Irlande, Harry, propriétaire d’un cinéma désaffecté, L’Alexandra, vit du souvenir d’une femme, Frau Messinger, qui l’a ébloui, adolescent. À la mort prématurée de la jeune femme, il a hérité du cinéma que son mari avait fait construire pour elle. Mais ce qui palpite et brille à jamais aux yeux de Harry, ce sont, mêlées aux robes rouges, aux conversations et au sourire énigmatique de Frau Messinger, les images qui défilaient dans les années 40 sur l’écran de L’Alexandra. (Présentation de léditeur)


 

[FICHE LIVRE]Coup du sort (Fools of Fortune, 1983), roman, traduit de l’anglais par Renée Kérisit. [Paris], Éditions Marval, « Kaer. Domaine irlandais », 1995, 240 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Coup du sort. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°3108, 1999, 288 pages.

 

[FICHE LIVRE]Le Silence du jardin (The Silence in the Garden, 1988), roman, traduit de l’anglais et préfacé par Katia Holmes. [Paris], Éditions Phébus, « D’aujourd’hui. Étranger », 1995, 224 pages.

 

Péchés de famille (Family Sins, and Other Stories, 1990), nouvelles, traduites de l’anglais par Catherine Barret. [Besançon], Éditions La Manufacture, « Les Étrangères », 1991, 250 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE]En lisant Tourgueniev (Reading Turgenev, 1991), roman, traduit de l’anglais par Cyril Veken. [Paris], Éditions Phébus, « D’aujourd’hui. Étranger », 1993, 236 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]En lisant Tourgueniev. [Paris], Éditions Phébus, « Libretto », n°13, 2001, 256 pages.

 

[FICHE LIVRE]Ma maison en Ombrie (My House in Umbria, 1991), roman, traduit de l’anglais par Cyril Veken. [Paris], Éditions Phébus, « D’aujourd’hui. Étranger », 1994, 224 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE] Ma maison en Ombrie. [Paris], Éditions Phébus, « Libretto », n°75, 2001, 192 pages.

Les lecteurs de langue française ont vraiment découvert Trevor à la parution de En lisant Tourgueniev, premier volet d’un diptyque dont Ma maison en Ombrie se trouve être le roman-miroir – l’ensemble publié en anglais sous le titre générique Two Lives. La première de ces deux vies était vouée à la frustration et à la folie. La seconde, ici, se trouve placée sous le signe du succès et presque du bonheur. Mais le bonheur, chez Trevor, est pire encore que la déprime... Humour, cruauté lucide, intelligence des êtres et des choses – et une infinie tristesse – sont au rendez-vous. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]Le Voyage de Felicia (Felicia’s Journey, 1994), roman, traduit de l’anglais par Katia Holmes. [Paris], Éditions Phébus, « D’aujourd’hui. Étranger », 1996, 256 pages.

 

[FICHE LIVRE]Mourir l’été (Death in Summer, 1998), roman, traduit de l’anglais par Katia Holmes. [Paris], Éditions Phébus, « D’aujourd’hui. Étranger », 1999, 234 pages.

 

[FICHE LIVRE]Mauvaises nouvelles (Collection of Short Stories, 1999), nouvelles, traduites de l’anglais par Katia Holmes. [Paris], Éditions Phébus, « D’aujourd’hui. Étranger », 2000, 256 pages.

 

[FICHE LIVRE] Très mauvaises nouvelles (The Collected Stories, 1992), nouvelles, traduites de l’anglais par Katia Holmes. [Paris], Éditions Phébus, « D’aujourd’hui. Étranger », 2001, 256 pages.

À l’heure où il décidait de se consacrer plus particulièrement au roman (En lisant Tourgueniev, Ma maison en Ombrie, Le Silence du jardin, Le Voyage de Felicia, Mourir lété), le New Yorker lui adressait l’un de ces compliments qui vous collent pour longtemps à la peau, saluant en lui, de façon un peu décalée dans le temps, « le plus grand auteur vivant de nouvelles en langue anglaise ». Dont acte. Un premier volume des récits brefs de Trevor avait paru l’an passé sous le titre Mauvaises nouvelles – et regroupait surtout des textes de la veine « triste ». Le présent recueil – sous le titre Très mauvaises nouvelles – fait une large place aux textes les plus « vachards », ou les plus grinçants (qualificatifs euphémiques en l’occurrence). On aura prévenu les âmes sensibles. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]Lucy (The Story of Lucy Gault, 2002), roman, traduit de l’anglais par Katia Holmes. [Paris], Éditions Phébus, « D’aujourd’hui. Étranger », 2003, 288 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Lucy. [Paris], Éditions Phébus, « Libretto », 2004, 288 pages.

Une gamine qui refuse de suivre ses parents à l’heure de s’exiler hors d’Irlande disparaît… puis revient dans la maison vide, désertée par ses habitants d’hier. Elle comprend bientôt qu’elle a voulu cette vie orpheline, que quelque chose en elle refuse ce que les autres appellent le bonheur – et finit par dire non à l’amour lorsqu’un jour il frappe à sa porte. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE] Les Anges dînent au Ritz (Angels at the Ritz and other stories), nouvelles, traduites de l’anglais par Katia Holmes. [Paris], Éditions Phébus, « D’aujourd’hui. Étranger », 2004, 246 pages.

Derrière la porte de la respectabilité petite-bourgeoise, des hommes et des femmes, seuls ou en couple, tentent de dissimuler leurs pauvres secrets. On repeint le décor en rose pour tenter de cacher qu’on a raté sa vie, on boit des cocktails, on célèbre des anniversaires – et l’on marche sans moufter vers la mort grise. Onze nouvelles composées pour l’essentiel dans la tonalité d’En lisant Tourgueniev, marquées par un désespoir tranquille, paisible presque, et d’autant plus terrifiant. Autant de drames qui refusent toute grandeur, mais non toute horreur. Trevor une fois de plus ne nous donne pas de bonnes nouvelles de l’humanité, et s’arrange d’assez diabolique façon pour nous intéresser à ses tristes héros comme s’ils étaient nos frères, nos sœurs. Comme s’ils étaient d’autres nous-mêmes. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]Hôtel de la Lune oisive, nouvelles, traduites de l’anglais par Katia Holmes. [Paris], Éditions Phébus, « D’aujourd’hui. Étranger », 2005, 234 pages.

Dix nouvelles qui, une fois de plus, ne nous donnent pas de. très bonnes nouvelles de cette planète. Cynisme, calculs mesquins, sourires hypocrites et dureté de cœur chez les uns ; désolante candeur ou franche balourdise chez les autres ; incompréhension et solitude pour tous... Trevor, décidément en grande forme, ne nous épargne rien. « Le plus grand auteur vivant de nouvelles de langue anglaise » nous sert ici une grande rasade de son cocktail favori : cruauté et compassion à parts égales, mais à dose généreuse. Un remède de cheval dans la grande tradition irlandaise. (Présentation de léditeur)

 

FILMOGRAPHIE : The Ballroom of Romance (Irlande, 1982), scénario de William Trevor d’après sa nouvelle [1972], réal. Pat O’Connor, avec Brenda Fricker, John Kavanagh, Cyril Cusack – Fools of Fortune (Irlande, 1990), d’après le roman homonyme [1983], réal. Pat O’Connor, avec Iain Glen, Mary Elizabeth Mastrantonio, Julie Christie, Sean T. McClory – Felicia’s Journey (Canada/Grande-Bretagne, 1999), d’après le roman homonyme [1994], réal. Atom Egoyan, avec Bob Hoskins, Arsinée Khanjian – My House in Umbria (2003), téléfilm, d’après le roman homonyme [1991], réal. Richard Loncraine, avec Maggie Smith, Chris Coper. En outre, William Trevor a signé une vingtaine de scénarios ou d’adaptations pour la télévision. 



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