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YEATS, W. B.

[IRLANDE] (Sandymount, faubourg de Dublin, 1865 – Roquebrune-Cap-Martin, France, 1939). William Butler Yeats. Il passe la majeure partie de son enfance tantôt à Londres, tantôt en Irlande (Dublin où dans le comté de Sligo), puis, de 1883 à 1886, il suit les cours de la Metropolitan School of Art, à Dublin, où il se lie d’amitié avec George Russell (AE) qui partage avec lui son intérêt pour le mysticisme. Il donne alors dans la théosophie et toutes les formes d’occultisme (il fut, lui aussi, membre de la société hermétique de la Golden Dawn). Il publie son premier recueil de poèmes en 1889, The Wanderings of Oisin et, la même année, il tombe éperdument amoureux et pour longtemps (elle refusera toujours de l’épouser), de l’actrice Maud Gonne, la belle révolutionnaire qui l’entraîne dans l’action nationaliste (pour elle, il écrit sa première pièce, La Comtesse Cathleen, 1892). Premiers essais où il proclame son attachement â l’Irlande et à la renaissance de la littérature et de la scène irlandaise. En 1896, il rencontre Lady Gregory qui aura sur lui une grande influence sociale et littéraire. Avec elle, constamment associée à son œuvre de promotion culturelle, il fonde l’lrish National Theatre Society en 1901 et participe en 1904 à la direction du célèbre Abbey Theatre de Dublin. Il multiplie ses activités : aux côtés de son œuvre poétique et théâtrale, il écrit des essais et des ouvrages autobiographiques, compose des anthologies de poèmes et de contes traditionnels, édite les textes de Synge et fait des tournées de conférences, marquant de sa forte personnalité et de son génie poétique la plupart des écrivains de sa génération et de celles qui suivirent. Nommé sénateur de l’État libre d’Irlande en 1922, il reçoit le Prix Nobel de littérature en 1923. Attiré par le fascisme italien qu’il jugeait hautement préférable au régime républicain de De Valera il fut horrifié par les crimes de l’Allemagne nazie et se réfugia dans le scepticisme politique le plus sombre. L’essentiel de son œuvre a été traduite en français.

« William Butler Yeats est l’initiateur du mouvement du théâtre irlandais et de l’Abbey Theatre de Dublin. Mécontent de ce qui se passe sur scène, il s’oppose au réalisme et à la prédominance de la narration. Yeats cherche à transgresser la surface physique qui se présente à nos yeux et à nos oreilles comme critère premier de la perception, comme base principale de notre système de pensée. Ses idées rejoignent celles des symbolistes français, comme Villiers de l’Isle-Adam, mais aussi le concept du théâtre total de Wagner. Le spectateur n’est plus invité à vivre une histoire qui aurait pu se passer au coin de la rue, avec sa psychologie plus ou moins complexe. Yeats cherche à communiquer un autre message : il puise dans les mythes celtiques, mêle la simplicité de la vie paysanne à la grandeur de la nature irlandaise, pour rappeler au spectateur « les grandes passions, le flou des temps passés, toutes les chimères qui hantent les abords de l’extase ». (L’Arche)


ANTHOLOGIES / REVUES

* Poèmes dans le Magazine international, n°6, mai 1896 ; L’Humanité nouvelle, décembre 1899 ; Études Irlandaises IX, 1984 / X, 1985 ; Cahiers du Centre d’Études Irlandaises 9, 1984.

* Poèmes, dans Anthologie de la poésie irlandaise du XXe siècle (Lagrasse, Verdier, 1996).

* Contes et légendes :

« La tristesse du berger ». Trois légendes populaires d’Irlande, extrait de Fairy and Folk Tales of Irish Peasantry (1888), traduit de l’anglais par Henry D. Davray, dans L’Hermitage, juillet 1896 ; « Les inlassables », extrait de The Celtic Twilight (1893), traduit de l’anglais par René Philipon, dans le Magazine international, n°6, mai 1896 ; « Le crépuscule celtique », extrait de The Celtic Twilight (1893), traduit de l’anglais par Claude Dravaine, dans la Revue politique et littéraire, 18 novembre 1933 ; « Rosa Alchemica », extrait de The Secret Rose (1897), traduit de l’anglais par Henry D. Davray, dans le Mercure de France, octobre 1898 ; « Hitoires de Harahan le Rouge » (Stories of Red Hanrahan, 1904), traduit de l’anglais par Jeanne Lichnerowicz, dans la Revue politique et littéraire, de décembre 1923 à février 1924 / réédition, avec une introduction d’André Malvil, dans Le Monde nouveau, 15 octobre 1928

* Autobiographie :

« Souvenirs parisiens », traduit de l’anglais par Pierre Leyris, dans Le Nouveau Commerce, n°3, 1964

* Théâtre :

extraits de la pièce Cathleen Ni Houlihan, traduit de l’anglais et présenté par Jacqueline Genet, dans Anthologie du théâtre irlandais d’Oscar Wilde à nos jours, Presses universitaires de Caen, 1998.


LIVRES (Traductions)

La Comtesse Cathleen (The Countess Cathleen, 1892), théâtre, traduit de l’anglais par Madeleine Gibert, dans Théâtre. [Paris], Éditions Denoël, « Jaune », 1954, épuisé ; réédition : [Paris], Éditions Rombaldi, « Prix Nobel de littérature », 1962, épuisé.

* Nouvelle édition :

La Comtesse Cathleen, nouvelle traduction de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Premières pièces. Théâtre 1. [Paris], Éditions de L’Arche, 1997, 224 pages.

Le Crépuscule celtique (The Celtic Twilight, 1893), anthologie de contes et légendes, traduit de l’anglais et présenté par Jacqueline Genet. Presses universitaires de Lille, 1983, 132 pages.

La Terre du désir du cœur (The Land of Heart’s Desire, 1894), théâtre, traduit de l’anglais par Jeanne Lichnerowicz, dans Europe V, juin 1924, épuisé.

* Nouvelle édition :

La Terre du désir du cœur, nouvelle traduction de l’anglais par Madeleine Gibert, dans Théâtre. [Paris], Éditions Denoël, « Jaune », 1954, épuisé ; réédition : [Paris], Éditions Rombaldi, « Prix Nobel de littérature », 1962, épuisé.

* Nouvelle édition :

La Terre du désir du cœur, nouvelle traduction de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Premières pièces. Théâtre 1. [Paris], Éditions de L’Arche, 1997, 224 pages.

La Rose secrète (The Secret Roses Stories, 1897), anthologie de contes et légendes, traduit de l’anglais et présenté par Jacqueline Genet. Presses universitaires de Lille, 1984, 170 pages.

* Nouvelle édition :

La Rose secrète, suivi de Les Histoires d’Hanrahan Le Roux (Stories of Red Hanrahan, 1904), de Rosa alchemica (Rosa, 1896), de Les Tables de la loi (The Tables of the Law, 1897) de L’Adoration des mages (The Adoration of the Magi, 1897), traduit de l’anglais par Pierre Leyris. [Paris], Éditions Corti, « Romantique », n°56, 1995, 230 pages.

Le Vent parmi les roseaux (The Wind Among the Reeds, 1899), poèmes, édition bilingue, traduit de l’anglais par André Pieyre de Mandiargue. [ ], Éditions Fata Morgana, 1984, 64 pages.

Les Eaux d’ombres (The Shadowy Waters, 1900), théâtre, traduit par Jeanne Lichnerowicz. [S.l.n.d.], épuisé.

* Nouvelle édition sous le titre :

Les Ombres de la mer, nouvelle traduction de l’anglais par Madeleine Gibert, dans Théâtre. [Paris], Éditions Denoël, « Jaune », 1954, épuisé ; réédition : [Paris], Éditions Rombaldi, « Prix Nobel de littérature », 1962, épuisé.

* Nouvelle édition :

Les Ombres sur la mer, nouvelle traduction de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Premières pièces. Théâtre 1. [Paris], Éditions de L’Arche, 1997, 224 pages.

Cathleen Ni Houlihan (Cathleen Ni Houlihan, 1902), théâtre, traduit de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Premières pièces. Théâtre 1. [Paris], Éditions de L’Arche, 1997, 224 pages.

Le Sablier (The Hour-Glass, 1903), théâtre, traduit de l’anglais par Jeanne Licherowicz, dans Les Écrits Nouveaux, février 1922, épuisé.

* Nouvelle édition :

Le Sablier, nouvelle traduction de l’anglais par Claude Dravaine, dans Jeux, tréteaux et personnages, [Paris], Éditions Billaudot, septembre-octobre 1947, épuisé.

* Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE]Le Sablier, nouvelle traduction de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Dix pièces. Théâtre 2. [Paris], Éditions de L’Arche, 2000, 256 pages.

Sur le rivage de Baile (On Baile’s Strand, 1904), théâtre, traduit de l’anglais par Yves de Baiser, dans Le Cycle de Cuchulain. [Paris], Éditions Obliques, « Théâtre Oblique », 1973, épuisé.

* Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE]Sur le rivage de Baile, nouvelle traduction de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Dix pièces. Théâtre 2. [Paris], Éditions de L’Arche, 2000, 256 pages.

La Sagesse du roi (The King’s Threshold, 1904), théâtre, traduit de l’anglais par Claude Dravaine, dans la Revue politique et littéraire, 7 octobre 1923, épuisé / réédition (texte révisé) le 16 avril 1927, épuisé.

* Nouvelle édition sous le titre :

Le Seuil du palais du roi, nouvelle traduction de l’anglais par Yves de Baiser, dans Les Cahiers de l’Herne, n°40, 1981.

* Nouvelle édition :

Le Seuil du palais du roi, nouvelle traduction de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Premières pièces. Théâtre 1. [Paris], Éditions de L’Arche, 1997, 224 pages.

Le Pot de bouillon (The Pot of Broth, 1905), théâtre, traduit de l’anglais par Claude Dravaine, dans Jeux, tréteaux et personnages, [Paris], Éditions Billaudot, n°112, novembre-décembre 1946, épuisé.

* Nouvelle édition :

Le Pot de bouillon, nouvelle traduction de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Premières pièces. Théâtre 1. [Paris], Éditions de L’Arche, 1997, 224 pages.

Deirdre (Deirdre, 1907), théâtre, traduit de l’anglais par F. Roger-Cornaz, dans Les Écrits Nouveaux, août-septembre 1921, épuisé.

* Nouvelle édition :

Deirdre, nouvelle traduction de l’anglais par Jacqueline Genet et Élizabeth Hellegouarch, dans Deirdre et la Renaissance celtique, publié sous la direction de Jacqueline Genet. [La Gacilly], Éditions Artus, Artus, n°38-39, 1990, 192 pages, épuisé.

* Réédition :

Deirdre, dans Premières pièces. Théâtre 1. [Paris], Éditions de L’Arche, 1997, 224 pages.

Explorations (Discoveries, 1907), essais, traduit de l’anglais et présenté par Jacqueline Genet. Presses universitaires de Lille, 1981, 428 pages.

[FICHE LIVRE]La Licorne des étoiles (The Unicorn from the Stars, 1908), théâtre, traduit de l’anglais et annoté par Jacqueline Genet, dans Dix pièces. Théâtre 2. [Paris], Éditions de L’Arche, 2000, 256 pages.

Le Heaume vert (The Green Helmet, 1910), théâtre, traduit de l’anglais par Yves de Baiser, dans Le Cycle de Cuchulain. [Paris], Éditions Obliques, « Théâtre Oblique », 1973, épuisé.

* Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE]Le Heaume vert, nouvelle traduction de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Dix pièces. Théâtre 2. [Paris], Éditions de L’Arche, 2000, 256 pages.

La Taille d’une agate et autres essais (The Cutting of an Agate, 1912), traduit de l’anglais par Jacqueline Genet, préface de P. Chabert. [Paris], Éditions Klincksieck, « L’Esprit et les formes », 1984, 288 pages.

Enfance et jeunesse resongées. Autobiographie I (Reveries Over Childhood and Youth, 1914 ; réédition dans Autobiographies, édition définitive, 1926), traduit de l’anglais par Pierre Leyris. [Paris], Éditions Mercure de France, « Domaine anglais », 1965 ; nlle édition, 1990

Tome I. 220 pages. ISBN 2715216300.

Tome II. 216 pages. ISBN 2715208340.

Au puits de l’épervier (At the Hawk’s Well, 1917 ; recueilli dans Four Plays for Dancers, 1921), théâtre, traduit de l’anglais par François-Xavier Jaujard, dans Empreintes, juin 1978, épuisé ; réédition dans Polyphonies, n°15, été-automne 1992, épuisé.

* Nouvelle édition sous le titre :

À la source du faucon, nouvelle traduction de l’anglais par Pierre Leyris dans Trois Nôs irlandais. [Paris], Éditions Corti, « Romantique », n°48, 1994, 116 pages.

* Nouvelle édition sous le titre :

[FICHE LIVRE]À la source de l’épervier, nouvelle traduction de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Dix pièces. Théâtre 2. [Paris], Éditions de L’Arche, 2000, 256 pages.

Per Amica Silentia Lunae (Per Amica Silentia Lunae, 1918), essai, traduit de l’anglais par Georges Garnier, édition de Jacqueline Genet et Pamela Zeini. Presses universitaires de Lille, 1979, 70 pages.

 

— Les Cygnes sauvages à Coole (The Wild Swans at Coole, 1917, 1919), poèmes, édition bilingue, traduit de l’anglais, annoté et présenté par Jean-Yves Masson. [Lagrasse], Éditions Verdier, 1991, 184 pages.

— Ce que rêvent les os (The Dreaming of the Bones, 1919 ; recueilli dans Four Plays for Dancers, 1921), théâtre, traduit de l’anglais par Pierre Leyris dans la Nouvelle Revue Française, n°481, février 1993, épuisé ; réédition dans Trois Nôs irlandais. [Paris], Éditions Corti, « Romantique », n°48, 1994, 116 pages.

Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE] — Ce que rêvent les os, nouvelle traduction de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Dix pièces. Théâtre 2. [Paris], Éditions de L’Arche, 2000, 256 pages.

— L’Unique rivale d’Emer (The Only Jealousy of Emer, 1919 ; recueilli dans Four Plays for Dancers, 1921), théâtre, traduit de l’anglais par Madeleine Gibert, dans Théâtre. [Paris], Éditions Denoël, « Jaune », 1954, épuisé ; réédition : [Paris], Éditions Rombaldi, « Prix Nobel de littérature », 1962, épuisé.

Nouvelle édition sous le titre :

— La Seule jalousie d’Emer, nouvelle traduction de l’anglais par Yves de Baiser, dans Le Cycle de Cuchulain. [Paris], Éditions Obliques, « Théâtre Obliques », 1973, épuisé.

Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE] — La Seule jalousie d’Emer, nouvelle traduction de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Dix pièces. Théâtre 2. [Paris], Éditions de L’Arche, 2000, 256 pages.

[FICHE LIVRE] — Le Calvaire (Calvary, 1920 ; recueilli dans Four Plays for Dancers, 1921), théâtre, traduit de l’anglais et annoté par Jacqueline Genet, dans Dix pièces. Théâtre 2. [Paris], Éditions de L’Arche, 2000, 256 pages.

— Michael Robartes et la danseuse (Michael Robartes and the Dancer, 1921), suivi de Le Don de Haround Al-Rachid (The Gift of Haroun Al-Rachid, 1924), poèmes, édition bilingue, traduit de l’anglais, annoté et présenté par Jean-Yves Masson. [Lagrasse], Éditions Verdier, 1994, 96 pages.

— L’Actrice reine (The Player Queen, 1922), théâtre, traduit de l’anglais par Cecil Georges-Basile, dans les Annales politiques et littéraires, 31 août et 7 septembre 1924, épuisé.

Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE] — L’Actrice reine, nouvelle traduction de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Dix pièces. Théâtre 2. [Paris], Éditions de L’Arche, 2000, 256 pages.

— Le Frémissement du voile. Autobiographie II (The Trembling of the Veil, 1922 ; réédition dans Autobiographies, édition définitive, 1926), traduit de l’anglais par Pierre Leyris. [Paris], Éditions Mercure de France, « Domaine anglais », 1970, 1974, 304 pages, ISBN 2715209223.

; nlle édition, 1995, 304 pages. ISBN 271521913X.

« À l’exception de quelques détails insignifiants, pour lesquels je suis couvert par une vieille amitié, je n’ai pas, sans permission, cité les propos ou mis à contribution la vie privée de personnes vivantes nommées ou reconnaissables. Je ne me suis pas senti moins libre pour autant, car la plupart des amis de ma jeunesse sont morts et, sur les morts, j’ai les droits de l’historien. C’étaient des artistes et des écrivains, parfois des hommes de génie, et la vie d’un homme de génie, à cause de sa plus grande sincérité, constitue souvent une expérience qui mérite qu’on l’analyse et qu’on en rende compte. Du moins ma génération prisait-elle assez la personnalité pour le penser. J’ai dit tout le bien et tout le mal que je savais : je n’ai rien celé de ce qui était nécessaire pour qu’on comprît. » (W. B. Yeats, 1922.)


 

 

— Le Chat et la lune (The Cat and the Moon, 1924), théâtre, traduit de l’anglais par Jacqueline Genet et Elisabeth Hellegouarc’h, dans Les Cahiers de l’Herne, n°40, 1981.

Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE] — Le Chat et la lune, nouvelle traduction de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Dix pièces. Théâtre 2. [Paris], Éditions de L’Arche, 2000, 256 pages.

— Visions (A Vision, 1925 ; édition revue 1937 et en 1956), essai, traduit de l’anglais par Léon-Gabriel Gros. [Paris], Éditions Fayard, « Documents spirituels », 1979, 304 pages.

[FICHE LIVRE] — La Tour (The Tower, 1928), poèmes, édition bilingue, traduit de l’anglais, présenté et annoté par Jean-Yves Masson. [Lagrasse], Éditions Verdier, 2002, 154 pages.

[FICHE LIVRE] — Œdipe roi, d’après Sophocle. Version pour la scène moderne (Sophocles’ King Œdipus, 1928), théâtre, traduit de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Dernières pièces. [Paris], Éditions de L’Arche, 2003, 224 pages..

[FICHE LIVRE] — Œdipe à Colone, d’après Sophocle. Version pour la scène moderne (Sophocles’ Œdipus t Colonus, 1928), théâtre, traduit de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Dernières pièces. [Paris], Éditions de L’Arche, 2003, 224 pages..

— La Résurrection (The Resurrection, 1931), théâtre, traduit de l’anglais par Yves Bonnefoy, dans Quarante-cinq poèmes. [Paris], Éditions Hermann, 1989, épuisé.

Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE] — La Résurrection, nouvelle traduction de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Dernières pièces. [Paris], Éditions de L’Arche, 2003, 224 pages.

[FICHE LIVRE] — L’Escalier en spirale et autres poèmes, (The Winding Stair and Other Poems, 1933), édition bilingue, traduit de l’anglais, présenté et annoté par Jean-Yves Masson. [Lagrasse], Éditions Verdier, 2008, 224 pages.

L’Escalier en spirale est un livre de transition: à près de 70 ans, Yeats contemple sa vie passée, multipliant les échos avec les recueils précédents ; mais aussi, sentant monter en lui une révolte irrépressible contre la vieillesse qui vient, il tente et réussit un ultime renouvellement de son art, au prix d’une remise en question qui aboutira aux Derniers poèmes, posthumes. Ce livre dont la genèse fut longue (de 1922 à 1933) contient quelques-uns des poèmes et des cycles les plus célèbres de Yeats, dont plusieurs sont traduits ici en français pour la première fois, comme les chansons intitulées « Paroles à mettre en musique (peut-être) ". Le poète les a ordonnés de telle manière que les souvenirs des lieux marquants de sa vie aient pour contrepoint l’évocation d’une série de lieux idéaux: ainsi le célèbre poème intitulé « Byzance »est-il moins une rêverie sur l’héritage byzantin qu’une préparation à la mort. L’ésotérisme de Yeats change ici de nature : sans se préoccuper de trouver des explications aux rêves qui le hantent, il laisse son imagination se déployer en visions fantastiques, et bâtir une sorte d’« éloge de la folie »en réponse aux troubles de l’Histoire. Les poèmes de L’Escalier en spirale imposent ainsi au fil des pages. la souveraine évidence de leur imaginaire. Ce septième et dernier volume achève la première traduction complète en français de la poésie de W. B. Yeats (1863-1939) (Présentation de léditeur)

— Les Mots sur la vitre (The Words upon the Window Pane, 1934), théâtre, traduit de l’anglais par Madeleine Gibert, dans Théâtre. [Paris], Éditions Denoël, « Jaune », 1954, épuisé ; réédition : [Paris], Éditions Rombaldi, « Prix Nobel de littérature », 1962, épuisé.

Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE] — Les Mots sur la vitre, nouvelle traduction de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Dernières pièces. [Paris], Éditions de L’Arche, 2003, 224 pages.

— Pleine lune en mars (A Full Moon in March, 1935), théâtre, traduit de l’anglais par Alain de Gourcuff, dans L’Alphée, n°3, novembre 1980, épuisé.

Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE] — Pleine lune de mars, nouvelle traduction de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Dernières pièces. [Paris], Éditions de L’Arche, 2003, 224 pages.

[FICHE LIVRE] — Le Roi de la Tour du Gros-Horloge (The King of the Great Clock-Tower, 1935), théâtre, traduit de l’anglais par Jacqueline Genet, dansDernières pièces. [Paris], Éditions de L’Arche, 2003, 224 pages.

— Dramatis Personae. Autobiographie III (Dramatis Personae, 1935 ; réédition dans Autobiographies, 1955), suivi de Alienation (Alienation) et de La Mort de Synge (The Death of Synge), préface de R. Maguire, traduit de l’anglais par Pierre Leyris. [Paris], Éditions Mercure de France, « Domaine anglais », 1974, 200 pages.

— L’Œuf de héron (The Herne’s Egg, 1938), théâtre, traduit de l’anglais par Roger Giroux. [Paris], Éditions Premières, « L’Âge d’Or », 1949, épuisé ; réédition dans les Cahiers Renaud-Barrault. [Paris], Éditions René Julliard, 1962, épuisé.

Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE] — L’Œuf de héron, nouvelle traduction de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Dernières pièces. [Paris], Éditions de L’Arche, 2003, 224 pages.

— Purgatoire, (Purgatory, 1938), théâtre, traduit de l’anglais par Pierre Leyris dans Trois Nôs irlandais. [Paris], Éditions Corti, « Romantique », n°48, 1994, 116 pages.

Nouvelle édition :

— Le Purgatoire, nouvelle traduction  de l’anglais par Jacques Darras, dans Poésie 95, n°60, 1995.

Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE] — Purgatoire, théâtre, nouvelle traduction de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Dernières pièces. [Paris], Éditions de L’Arche, 2003, 224 pages.

— La Mort de Cuchulain (The Death of Cuchulain, 1939), théâtre, traduit de l’anglais par Madeleine Gibert, dans Théâtre. [Paris], Éditions Denoël, « Jaune », 1954, épuisé ; réédition : [Paris], Éditions Rombaldi, « Prix Nobel de littérature », 1962, épuisé.

Nouvelle édition :

— La Mort de Cuchulain, nouvelle traduction de l’anglais par Serge Fauchereau, dans Les Lettres Nouvelles, mars, 1973, épuisé.

Nouvelle édition :

— La Mort de Cuchulain, nouvelle traduction de l’anglais par Yves de Baiser, dans Le Cycle de Cuchulain. [Paris], Éditions Obliques, « Théâtre Oblique », 1973, épuisé.

Nouvelle édition :

[FICHE LIVRE] — La Mort de Cuchulain, nouvelle traduction  de l’anglais par Jacqueline Genet, dans Dernières pièces. [Paris], Éditions de L’Arche, 2003, 224 pages.


ÉDITIONS FRANÇAISES

— Théâtre, traduit de l’anglais par Madeleine Gibert. [Paris], Éditions Denoël, « Jaune », 1954, épuisé ; réédition : [Paris], Éditions Rombaldi, « Prix Nobel de littérature », 1962, épuisé.

— Poèmes, édition bilingue, traduit de l’anglais par M. L. Casamian. [Paris], Éditions Aubier, « Collection bilingue des classiques étrangers », 1954, 1969, épuisé.

— Poèmes, édition bilingue, traduit de l’anglais par Alliete Audra, préface d’Edmond Jaloux. [Paris], Éditions du Vieux Colombier, « La Colombe », 1955, épuisé.

— Le Cycle de Cuchulain, théâtre, traduit de l’anglais par Yves de Baiser. [Paris], Éditions Obliques, « Théâtre Obliques », 1973, épuisé.

— Dix-sept poèmes, édition bilingue, traduit de l’anglais par Fouad El-Etr. [Paris], Éditions La Délirante, 1973, 1978, 48 pages, illus.

[FICHE LIVRE] — Choix de poèmes, édition bilingue, traduit de l’anglais par René Frechet. [Paris], Éditions Aubier, 1975, 1992, 392 pages.

— Essais et introductions, édition de Jacqueline Genet. Presses universitaires de Lille, 1985, 254 pages.

[FICHE LIVRE] — Quarante-cinq poèmes, suivi de La Résurrection, édition bilingue, traduit de l’anglais et préfacé par Yves Bonnefoy. [Paris], Éditions Hermann, 1989, épuisé.

Réédition :

[FICHE LIVRE] — Quarante-cinq poèmes, suivi de La Résurrection. [Paris], Éditions Gallimard, « Poésie/Gallimard », n°273, 1993, 1995, 228 pages.

— Mythe, folklore, religion et occultisme. Prose inédite de W. B. Yeats I, éd. John P. Frayne et Colton Johnson, traduit de l’anglais par Jacqueline Genet et Elizabeth Hellegouarc’h. Presses universitaire de Caen 1988, 248 pages.

— Vie publique et nationalisme. Prose inédite de W. B. Yeats II, éd. John P. Frayne et Colton Johnson, traduit de l’anglais par Jacqueline Genet et Elizabeth Hellegouarc’h. Presses universitaire de Caen 1989, 256 pages.

— Critique littéraire et artistique. Prose inédite de W. B. Yeats III, éd. John P. Frayne et Colton Johnson, traduit de l’anglais par Jacqueline Genet et Elizabeth Hellegouarc’h. Presses universitaire de Caen 1990, 422 pages.

[FICHE LIVRE] — Critique théâtrale. Prose inédite de W. B. Yeats IV, éd. John P. Frayne et Colton Johnson, traduit de l’anglais par Jacqueline Genet et Elizabeth Hellegouarc’h. Presses universitaire de Caen, 1991, 256 pages.

— Byzance et autres poèmes, édition bilingue, traduit de l’anglais par Fouad El-Etr, illustrations de Olivier O. Olivier. [Paris], Éditions La Délirante, 1990, 64 pages.

[FICHE LIVRE] — Trois Nôs irlandais, précédé de « Yeats et le Nô » par Kathleen Raine, théâtre, traduit de l’anglais par Pierre Leyris. [Paris], Éditions Corti, « Romantique », n°48, 1994, 116 pages.

Tel est le renom de Yeats poète (Prix Nobel en 1923) qu’on oublie souvent qu’il a été toute sa vie un homme de théâtre – militant, au début, car destiné à créer puis développer la conscience nationale ; puis « théâtre d’art » et non de « commerce ». En fait, le théâtre poétique de Yeats reçut sa forme caractéristique et aboutie lorsqu’il découvrit par l’intermédiaire de son ami Ezra Pound, qui lui servait de secrétaire à temps partiel, le nô japonais – cadre parfaitement adéquat à une expression de l’âme où le naturel et le surnaturel se rejoignent dans une rencontre dramatique concentrant « Tous les éléments – costumes, mouvements, poésie et musique – pour produire une impression unique clarifiée ». À la source du Faucon (1917), Ce que rêvent les os (1917), Purgatoire (1939), montrent bien que Yeats apprit du théâtre ce qui donne sa splendeur à toute sa poésie – écrire pour l’oreille et non pour l’œil : « Chaque pièce incarne une relation ou une émotion humaine fondamentale, et son charme poétique, ou sa poignante intensité, est porté à son plus haut degré par l’exclusion de tout élément obstructeur, comme ceux qu’exigeraient un réalisme mimétique ou un sensationnalisme vulgaire ». Pour Yeats, À la source du Faucon « prend place dans les profondeurs de l’âme, et l’un des antagonistes ne porte pas une forme comme en ce monde et ne parle pas une langue mortelle : c’est la lutte d’un rêve avec le monde ». Les trois pièces sont précédées d’une importante préface de Kathleen Raine sur Yeats et le Nô, traduite elle aussi par Pierre Leyris. =

[FICHE LIVRE] — Derniers poèmes (Last Pœms), précédé de Nouveaux poèmes (New Pœms, 1938), édition bilingue, traduit de l’anglais, présenté et annoté par Jean-Yves Masson. [Lagrasse], Éditions Verdier, 1994, 192 pages.

Réédition :

[FICHE LIVRE] — Derniers poèmes. [Lagrasse], Éditions Verdier, « Verdier Poche », 2008, 192 pages.

Les ultimes années de la vie de Yeats sont peut-être les plus fécondes et les plus novatrices; les poèmes composés entre 1936 et 1939 (le dernier, quelques jours seulement avant sa mort) témoignent d’une inventivité musicale et thématique, d’une audace verbale proprement extraordinaire. Les grands symboles qui traversent et structurent les recueils antérieurs sont ici l’objet d’une remise en question, d’un doute anxieux dont la plus célèbre expression est le poème intitulé La Désertion des animaux du cirque. En même temps, c’est toute la violence de Yeats, sa révolte contre le grand âge, son tempérament moins apaisé que jamais, qui trouvent ici leur plus pathétique expression. L’audace quasi surréaliste de certaines images, la concentration extrême des vers, la crudité des allusions sexuelles, firent que ces poèmes déconcertèrent ceux qui, à l’époque, les découvrirent en revue. Réunis en volume après la mort de Yeats, ils n’ont commencé d’être appréciés à leur juste valeur que dans les années soixante. Si certains d’entre eux figurent dans des anthologies et sont souvent étudiés en France, la plupart n’ont jamais été traduits. Ils sont ici proposés pour la première fois dans leur intégralité.(Présentation de léditeur)

— Introduction générale à mon œuvre, traduit de l’anglais. [Paris], Éditions L’Herne, « Confidences », n°40, 1997, 72 pages.

[FICHE LIVRE] — Cinquante et un poèmes, édition bilingue, choix, présentation et traduction de l’anglais par Jean Briat. [Bordeaux], Édition William Blake, 1998, 240 pages.

ISBN 2-85181-394-3 — Premières pièces (1892-1911). Théâtre 1, traduit de l’anglais par Jacqueline Genet. [Paris], Éditions de L’Arche, 1997, 224 pages.

[Contient : La Comtesse Cathleen, La Terre du Désir du Cœur, Cathleen Ni Houlihan, Le Pot de bouillon, Le Seuil du palais du roi, Les Ombres sur la mer, Deirdre].

[FICHE LIVRE] — Dix pièces. Théâtre 2, traduit de l’anglais et annoté par Jacqueline Genet. [Paris], Éditions de L’Arche, 2000, 256 pages.

[Contient : À la source de l’épervier, Le Heaume vert, Sur le rivage de Baile, La Seule Jalousie d’Emer, Le Sablier, La Licorne des étoiles, L’Actrice Reine, Ce que rêvent les os, Le Calvaire, Le Chat et la Lune].

[FICHE LIVRE] — Dernières pièces. Théâtre 3, traduit de l’anglais par Jacqueline Genet. [Paris], Éditions de L’Arche, 2003, 224 pages.

[Contient : Œdipe roi, d’après Sophocle, Œdipe à Colone, d’après Sophocle, La Résurrection, Les Mots sur la vitre, Pleine lune en mars, Le Roi de la Tour du Gros-Horloge, L’Œuf du héron, Purgatoire, La Mort de Cuchulain].

Plein d’admiration pour des penseurs politiques du XVIIIe siècle descendant eux aussi de la tradition protestante comme Jonathan Swift ou Edmund Burke, Yeats sent que le renouveau nécessaire vient peut-être du côté du parler et des mythes celtiques de l’Irlande. Et les mythes sont pour lui des métaphores de la vie secrète intérieure. Il est significatif que Yeats s’intéresse plus à la magie qu’à la science. À l’âge de dix-huit ans déjà, il fait partie d’un groupe dévoué aux puissances occultes – la Dublin Hermetic Society. Et quelques années plus tard, de retour à Londres, il devient membre d’une société théosophique dans laquelle il cherche sagesse et fraternité par le moyen du mysticisme. Au vu de sa biographie, on comprend que l’œuvre de Yeats soit à des années-lumière de Brecht. Et en même temps, il est frappant de voir que les deux auteurs si opposés sont finalement à la recherche de la même chose : la compréhension et le changement du monde par la poésie dramatique. (Présentation de léditeur)

— Poèmes de jeunesse, édition bilingue, traduit de l’anglais, présenté et annoté par Jacqueline Genet et François-Xavier Jaujard. [Lagrasse], Éditions Verdier, à paraître.

[FICHE LIVRE] — Les Errances d’Oisin, poésie, édition bilingue, traduit de l’anglais et présenté par Jacqueline Genet, avec la collaboration de François-Xavier Jaujard. [Lagrasse, Aude], Éditions Verdier, 2003, 304 pages.

Avant de devenir, des Cygnes sauvages à Coole aux Derniers poèmes, l’un des fondateurs de la modernité poétique, W B Yeats a d’abord été, ainsi qu’il l’écrira en 1931 dans L’Escalier en spirale, l’un des « derniers romantiques ". Sous le double signe de la Renaissance celtique et du symbolisme préraphaélite, le jeune Yeats s’est rapidement imposé, dès avant le tournant du siècle, comme l’un des poètes majeurs de sa génération. Les quatre recueils réunis dans ce volume, parus entre 1889 et 1899, le montrent déjà maître dans son art, même s’il se cherche encore. « Errant »comme son double mythique Oisin, héros de son premier poème narratif, le premier Yeats voudrait parvenir à faire la synthèse entre sa tentation de fuir le monde (pour s’évader dans l’imaginaire antique, oriental ou celtique), son goût des recherches occultes, et son engagement politique au service de l’Irlande en quête d’indépendance. Le voici, ainsi que le dit un titre adopté en 1895, à La Croisée des chemins. Il trouvera d’abord dans la Rose, emblème à la fois de la femme aimée, de l’Irlande, et de l’unité du divers, l’un des symboles-clés de sa poésie. Mais c’est en approfondissant l’expérience de l’amour qu’il parvient, avec Le Vent dans les roseaux, à écrire le premier d’une longue série de chefs d’œuvre (Présentation de léditeur)

[FICHE LIVRE] — Responsabilités, poésie, édition bilingue, traduit de l’anglais et présenté par Jacqueline Genet, avec la collaboration de François-Xavier Jaujard. [Lagrasse, Aude], Éditions Verdier, 2003, 304 pages.

Publiés par W B. Yeats entre 1903 et 1914, les ouvrages rassemblés dans ce volume sont autant d’étapes sur le chemin de la maturité. Si des poèmes narratifs comme La Vieillesse de la reine Maeve ou Baile et Ailinn portent encore la marque crépusculaire de la « Renaissance celtique ", les recueils Dans les sept bois (1904) et Le Heaume vert (1910) traduisent une évolution décisive. En renonçant au vague de la rêverie romantique, en resserrant ses vers, en portant sur le monde un regard plus soucieux du détail concret, Yeats est déjà sur la voie de ses œuvres majeures. L’amitié d’Olivia Shakespear ou de Lady Gregory, l’influence bénéfique de Synge et de Pound y ont contribué. Quittant la tour d’ivoire du symbolisme, Yeats affirme sa volonté de descendre dans l’arène. En même temps qu’elle devient plus ouvertement autobiographique, sa poésie se fait ainsi le miroir des événements contemporains – non sans amertume, car c’est aussi par sa capacité d’indignation face à la médiocrité de la vie publique que Yeats interpelle ses contemporains. Le titre du recueil qui paraît en 1914, Responsabilités, entend ainsi signifier que le poète a un rôle à jouer dans l’avènement d’un nouvel âge où l’art saura réveiller en l’homme la puissance endormie de l’imagination créatrice (Présentation de léditeur)

[FICHE LIVRE] — La Rose et autres poèmes, édition bilingue, traduit de l’anglais par Jean Briat. [Paris], Éditions Points (Le Seuil), « Points Poésie », 2008.

William Butler Yeats est considéré comme le plus grand poète irlandais du XXe siècle. Les poèmes qui constituent cette anthologie illustrent la prodigieuse capacité de renouvellement de son œuvre : depuis les premiers vers de jeunesse, proches du romantisme et imprégnés du folklore irlandais, jusqu’à ceux de l’âge mûr résolument tournés vers la modernité. (Présentation de léditeur)


ETUDES (par ordre alphabétique d’auteur)

— Denis Donoghue, William Butler Yeats (Yeats, 1971), essai, traduit de l’anglais par C. Guillot. [Paris], Éditions Seghers, « Poètes d’aujourd’hui », n°208, 1973, épuisé.

[FICHE LIVRE] — Jacqueline Genet, William Butler Yeats. Les fondements et l’évolution de la création poétique. Presses universitaires de Lille, 1976, 768 pages.

[FICHE LIVRE] La poétique de W. B. Yeats [Broché]

— La Poétique de William Butler Yeats. Presses universitaires de Lille, 1989, 1995, 452 pages.

[FICHE LIVRE] — Jacqueline Genet, Le Théâtre de William Butler Yeats. Presses universitaires du Septentrion, « Études irlandaises », 1995, 494 pages, illus.

[FICHE LIVRE] — Jacqueline Genet, William Butler Yeats. [Croissy-Beaubourg], Éditions Aden, « Le cercle des poètes disparus », 2003, 266 pages.

« Je jette mon cœur dans mes vers ", écrit Yeats. Vie et art se confondent chez lui en une image unique ; ce qui importe dans sa biographie est son impact poétique. Cet ouvrage veut cerner ce génie multiforme – poète, dramaturge, prosateur – qui s’inscrit dans la tradition alliant folklore, mythes celtiques, néoplatonisme, occultisme et pensée orientale et dont il trouve confirmation dans la philosophie idéaliste du XVIIIe siècle. C’est dans cette tradition de l’imagination que s’insèrent sa poésie et son théâtre. Il la trouve dans le comté de Sligo qui devient le décor d’un paysage intérieur. L’Irlande est aussi une société : la Grande Maison est enserrée dans un réseau symbolique ; l’unité politico-religieuse recherchée est fondée sur la littérature – par le folklore communient paysan, aristocrate et poète. En élevant au niveau de symboles des sites irlandais et des souvenirs légendaires. Yeats permet l’épanouissement de la renaissance littéraire irlandaise. Plusieurs poèmes ou pièces sont les regards qu’il pose sur la situation politique de son pays. À l’histoire, il donne sa place dans les annales de l’imagination, en élaborant sa conception cyclique. Dans sa création artistique, il recherche la même unité que dans sa quête personnelle (Présentation de léditeur)

[FICHE LIVRE] — Jacqueline Genet, La Poésie de William Butler Yeats. Presses universitaires du Septentrion, « Irlande », 2007, 330 pages.

[FICHE LIVRE] — Jacqueline Genet, Words for music perhapsLe new art de Yeats, édition bilingue. Presses universitaires du Septentrion, « Irlande », 2010, 224 pages. Pour Yeats, la conception de la musique dans son rapport avec les mots est née de son intérêt pour la diction qui, insistant sur le rythme, se rapproche de la psalmodie. Parallèlement, il associe la musique à l’œuvre littéraire, incitant les poètes à écrire, « comme ils le faisaient tous naguère, non pas pour être imprimés mais pour être chantés ". Son « art nouveau »évoque le parlé- chanté de l’époque, le Sprechgesang. Il importe que la musique n’étouffe pas le mot, que la relation musique- parole retrouve l’art ancien du file, du rhapsode ou du ménestrel. Ses compositeurs œuvrent en ce sens. F. Farr compose des partitions, s’accompagnant du psaltérion de Dolmetsch qui met en valeur le rythme de sa voix incantatoire et respecte l’intonation des mots sans nuire à leur intelligibilité. Dulac laisse les musiciens libres d’improviser ; la pratique musicale d’Antheil s’accorde, lui semble-t-il, avec sa propre analyse des inflexions d’un discours en quarts de ton. Rummel recherche une énonciation vocale entre discours et chant. Pour autant, il ne faut pas délaisser la musique traditionnelle ; J.F. Larchet s’en inspire. Yeats est séduit par l’approche littéraire de la musique d’A. Duff ou par celle d’A. Darley qui rappelle « un art jadis répandu et maintenant perdu ". Ce livre rassemble des partitions choisies par Yeats, jusqu’alors dispersées, voire non publiées, une partie de celles de Larchet ; celle de Partch, qui utilise des ratios mathématiques pour diviser une octave en 43 microtons qu’il indique sur sa viole – l’emploi d’instruments nouveaux pose ici de sérieux problèmes. Tous ces compositeurs n’ont pas plaqué une musique sur un texte, mais l’ont mis en valeur en jouant de la durée des sons, du rythme et d’autres techniques musicales. Yeats qui regrettait le divorce de la musique et de la poésie réunit parole et chant, contribue à l’Unité de Culture. (Présentation de léditeur)

[FICHE LIVRE] — Pierre Joannon, Un poète dans la tourmante. W. B. Yeats et la révolution irlandaise. [Rennes], Éditions Terre de brume, « Terres d’ailleurs », 2010, 144 pages.

[FICHE LIVRE]— Joanny Moulin, Introduction à la poésie de W.B. Yeats [], Éditions Paradigme, « Univers anglophone », 2007, 202 pages.

William Butler Yeats est un poète hermétique, allusif, d’accès souvent difficile. Ses poèmes sont néanmoins d’une grande beauté, qu’une compréhension plus approfondie de leurs significations peut encore rehausser. Le présent ouvrage se propose d’amener le nouveau lecteur à une familiarité éclairée avec cette poésie. Il fournit des clés, il apporte les connaissances contextuelles indispensables. Mythologie celtique, hermétisme rosicrucien, philosophie néoplatonicienne, occultismes divers, histoire d’Irlande, circonstances de la vie du poète, symbolisme et cosmologie propres à W. B. Yeats, sont autant de domaines dont les grandes lignes nous sont succinctement et utilement rappelées. Cette étude s’attache à l’analyse de poèmes choisis dans l’édition de J. M. Dent, en restant au plus près des textes afin de suivre l’évolution de l’œuvre de Yeats. (Présentation de léditeur)

[FICHE LIVRE] — Kathleen Raine, W. B. Yeats ou le pouvoir de l’imagination, traduit de l’anglais par Jacqueline Genet avec la collaboration de Wynne Hellegourc’h. [Paris], Éditions Hermann, « Savoir. Lettres », 2002, 144 pages.

[FICHE LIVRE] — W. B. Yeats, sous la direction de Jacqueline Genet, Les Cahiers de l’Herne, n°40 : 1981, 450 pages, épuisé.

Réédition :

[FICHE LIVRE] [Paris], Les Cahiers de l’Herne / Éditions Fayard, 1999, 450 pages.

FILMOGRAPHIE : The Words upon the Window Pane (Irlande, 1994), d’après la pièce homonyme [1934], réal. Mary McGuckian.

 


 

 


 


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Dictionnaire des auteurs

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