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MURDOCH, Iris

 

[IRLANDE] (Dublin, 1919 – 1999). Dame [Jean] Iris Murdoch est née dans une famille anglo-irlandaise. Ses parents quittent l’Irlande peu après sa naissance pour fuir le « protestantisme noir ». Études de lettres classiques à Oxford puis de philosophie à Cambridge après la guerre, notamment avec Ludwig Wittgenstein. De 1948 à 1963, elle enseigne la philosophie à l’Université d’Oxford. En 1953, elle écrit l’essai Sartre. Romantic Rationalist et l’année suivante parait son premier roman, Sous le filet, qui la classe dans le mouvement des « jeunes gens en colère ». Depuis, elle a publié avec une remarquable régularité près de trente romans (tous traduits en français), des pièces de théâtre et des essais philosophiques. Elle était mariée au critique et romancier britannique John Bayley, qui lui a consacré trois ouvrages (voir ci-dessous).

LIVRES (Traductions)

Dans le filet (Under the Net, 1954), roman, traduit de l’anglais par Clara Malraux. [Paris], Éditions Plon, « Feux croisés », 1957, II-306 pages, épuisé.

* Réédition sous le titre :

[FICHE LIVRE]Sous le filet. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio », n°1642, 1985, 352 pages.

Le Séducteur quitté (The Flight from the Enchanter, 1956), roman, traduit de l’anglais par Arax der Nersessian. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1964, 372 pages, épuisé.

[FICHE LIVRE]Le Château de sable (The Sandcastle, 1957), roman, traduit de l’anglais par Georges Magnane. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1984, 324 pages.

Les Eaux du péché (The Bell, 1958), roman, traduit de l’anglais par Jérôme Desseine. [Paris], Éditions Plon, « Feux croisés », 1961, 336 pages, épuisé.

* Réédition sous le titre :

[FICHE LIVRE]Les Cloches. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio », n°1650, 1985, 416 pages.

Les cloches sont celles de l’abbaye bénédictine anglicane proche du manoir d’Imber que la grande romancière peuple d’une faune singulière : Paul, archéologue délaissé par sa femme Dora ; Michael, le seigneur des lieux ; Nick, jeune encore et déjà alcoolique ; Toby, dix-huit ans, troublé par la belle Dora ; Catherine, sœur de Nick, petite sainte en puissance, mais dont les charmes ne laissent pas indifférent... Curieuse et pittoresque farandole. (Présentation de léditeur)

Une tête coupée (A Severed Head, 1961), roman, traduit de l’anglais par Yvonne Davet. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1966, 256 pages, épuisé.

* Rééditions :

Une tête coupée. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio », n°1989, 1988, 320 pages.

[FICHE LIVRE]Une tête coupée. [Paris], Éditions Gallimard, « L’Imaginaire », n°573, 2009, 320 pages.

Martin, le narrateur, coulait une vie paisible entre sa fidèle épouse Antonia et sa jeune maîtresse Georgie. Ce riche négociant en vins considérait que, dans son ménage, il s’était de bonne heure avéré être celui qui reçoit plutôt qu’il ne donne. Mais un beau jour, Antonia lui fait part de son désir de divorcer pour épouser son psychanalyste, et ami, Palmer Anderson. Entre alors en scène Honor, demi-sœur de Palmer, qui révèle à Antonia l’existence de Georgie et présente à cette dernière le frère de Martin, Alexander, lequel finit par tomber amoureux… de Honor ! Et Martin est pris avec les cinq autres personnages dans une suite de chassés-croisés amoureux, quiproquos, coups de théâtre, retournements de situations tragi-comiques dont Iris Murdoch tire avec brio les ficelles. L’élégance ironique du ton, la précision du trait et l’inventivité de ce roman en font une satire sociale des grands de ce monde et une satire morale des sentiments amoureux. Iris Murdoch y fait à la fois leçon d’absurde et de lucidité. Et avec quel humour ! (Présentation de léditeur)

Une rose anonyme (An Unofficial Rose, 1962), roman, traduit de l’anglais par Anne-Marie Soulac. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1966, 384 pages, épuisé.

Le Château de la licorne (The Unicorn, 1963), roman, traduit de l’anglais par Anne-Marie Soulac. [Paris], Éditions Mercure de France, « Parallèles », 1965, 320 pages, épuisé.

La Gouvernante italienne (The Italian Girl, 1964), roman, traduit de l’anglais par Léo Lack. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1967, 224 pages, épuisé.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]La Gouvernante italienne. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio », n°1310, 1981, 224 pages.

Après des années d’absence, Edmund Narraway revient pour les obsèques de sa mère dans le domaine familial du nord de l’Angleterre. Il se rend compte que sa famille, et plus particulièrement son frère Otto et sa femme Isabel, lui est devenue étrangère. Une suite de curieuses révélations sur les relations complexes qui unissent certains membres de son étrange famille à David, l’apprenti sculpteur, à sa sœur, et à la gouvernante italienne, le retiendront dans sa maison natale. 

Pâques sanglantes (The Red and the Green, 1965), roman, roman, traduit de l’anglais par Anne-Marie Soulac. [Paris], Éditions Mercure de France, « Parallèles », 1967, 296 pages, épuisé.

* Rééditions :

[FICHE LIVRE]Pâques sanglantes. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio », n°2033, 1989, 416 pages, épuisé.

[FICHE LIVRE]Pâques sanglantes. [Paris], Éditions Gallimard, « L’Imaginaire », n°466, 392 pages.

Dublin, 1916. La rébellion irlandaise gronde. Dans la famille Bellman, deux générations s’affrontent : les aînés, Christopher et sa sœur Kathleen ; les jeunes patriotes intransigeants, catholiques et nationalistes, Frances et son fiancé Andrew. Et, entre eux, la belle Millie. Femme libre dans ses mœurs comme dans son langage, elle se donne à tous les hommes de la famille et tisse sa toile destructrice. (Présentation de léditeur)

Les Angéliques (The Times of the Angels, 1966), roman, traduit de l’anglais par Anne-Marie Soulac. [Paris], Éditions Mercure de France, 1969, 264 pages, épuisé.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Les Angéliques. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio », n°1918, 1988, 320 pages.

Un presbytère à Londres. Carel Fisher, le pasteur, y vit comme un reclus, n’ouvre pas le courrier, inspire une inquiétude grandissante. Il enferme chacun dans le réseau de ses peurs : Pattie, la domestique noire qui l’aime et qui est dépositaire de mille secrets ; Muriel, sa fille, qui croit le haïr ; Elisabeth, sa nièce ou prétendue telle, atteinte d’une maladie énigmatique. Dans l’antichambre du mystère évoluent le concierge Eugène Peshkov, la bonté même, et son « mauvais fils » Léo. Du dehors, Marcus, le frère du pasteur, et Anthéa Bartow tentent d’entrer au presbytère, c’est-à-dire de savoir. En vain d’abord. Puis ils sauront. Et chaque personnage saura aussi la vérité, mais seulement quand il aura démêlé l’inextricable enchevêtrement de ses liens avec Carel. Fisher, quant à lui, est-ce le diable en personne ? Ou a-t-il, lui aussi, sa part d’angélisme ? (Présentation de léditeur)

Les Demi-justes (The Nice and the Good, 1968), roman, traduit de l’anglais par Lola Tranec. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1970, 384 pages.

Ce livre qui n’est pas un roman policier commence par un meurtre aux relents d’espionnage. L’intrigue se noue autour de l’enquête. Parvenus à un tournant de leur vie, les personnages réunis dans des circonstances tragiques ont l’occasion de faire le point. Ils s’aperçoivent tous plus ou moins consciemment qu’ils sont des « demi-justes » atteints du mal responsable de la souffrance humaine : l’égoïsme. Cependant la vie et l’amour leur offrent de merveilleuses consolations. (Présentation de léditeur)

 

— Le Rêve de Bruno (Bruno’s Dream, 1969), roman, traduit de l’anglais par Jean Quéval. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1971, 336 pages, épuisé.

Réédition :

[FICHE LIVRE] — Le Rêve de Bruno. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio », n°2093, 1989, 416 pages.

Londres, pour le rendez-vous des morts et des vivants, organisé par la grande romancière anglaise Iris Murdoch. Rendez-vous de l’humour, de la finesse, de la verve, et de cet ineffable charme victorien... Bruno est un vieux gentleman à l’article de la mort, entouré de Nigel qui prévient ses désirs, de la femme de chambre Adélaïde, de son gendre Danby. Près de la fin, les remords l’assaillent : il a délaissé sa femme, il a contraint son fils Miles à l’éloignement, il voudrait faire la paix avec tous, avec lui-même. Mais la grande beauté de Diana, seconde épouse de Miles, et la singulière séduction de sa sœur Lisa bouleversent ses projets. Voici que se produisent des événements inattendus, comme une escalade amoureuse sur les toits, un duel au pistolet au bord de la Tamise, à l’aube... Mais Bruno rêve. Il rêve, c’est sûr... (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE] — Une défaite assez honorable (A Fairly Honourable Defeat, 1970), roman, traduit de l’anglais par Yvonne Davet. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1972, 504 pages, épuisé.

Des situations complexes, indécentes, des personnages compliqués, des dialogues caustiques, épicés, où l’on retrouve le style vif, entraînant, plein de verve, souvent drôle et parfois amer d’Iris Murdoch. La scène se passe à Londres entre un couple tendrement uni, leur fils contestataire, un ménage homosexuel, un jeune philologue, et surtout, le personnage de Julius, mystérieux et cynique, qui joue avec les êtres et les situations, brouille les cartes et s’amuse du gâchis qu’il provoque. (Présentation de léditeur)

[FICHE LIVRE] — La Souveraineté du Bien (The Sovereignty of Good, 1970), essai, traduit de l’anglais et présenté par Claude Pichevin. [Combas], Éditions de l’Éclat, « Tiré à part », 1994, 128 pages. Les trois essais réunis sous le titre La Souveraineté du Bien ont été écrits et publiés indépendamment sous forme d’articles par Iris Murdoch au cours des années soixante. Ils forment cependant un tout, dont le lecteur peut saisir clairement l’unité et la progression. Malgré l’affirmation de la modestie de l’entreprise (inscrire une simple « note » en marge d’une tradition considérable et familière), il s’agit en fait d’un dessein ambitieux. L'idée directrice du livre est de montrer comment les confusions et les perplexités qui hypothèquent la philosophie morale contemporaine résultent principalement de l’ensemble de traits séduisants et illusoires à l'aide desquels des conceptions comme l'empirisme, l'idéalisme post-kantien, l'utilitarisme, l'existentialisme, le béhaviorisme et la philosophie linguistique cernent l’identité de l'agent moral et le statut des normes. (Présentation de léditeur)


Un homme à catastrophes (An Accidental Man, 1971), roman, traduit de l’anglais par Yvonne Davet. [Paris], Éditions Gallimard, 1974, 472 pages.

Un homme à catastrophes est la brebis galeuse d’une grande famille londonienne dont Iris Murdoch nous fait suivre, sur trois générations, les activités mondaines et professionnelles, les moments de crise et les décisions. Au premier plan deux amoureux qui semblent promis au bonheur, mais qui peu à peu s’éloigneront l’un de l’autre. Parallèlement, le conflit des oncles de la jeune fille : celui qui réussit et celui qui est un raté, l’homme à catastrophes qui a choisi le côté des vaincus. Tout finira (presque) bien dans cette comédie humaine où Iris Murdoch nous offre une peinture cruelle de l’incommunicabilité entre les êtres et une satire mordante des hypocrisies familiales et mondaines. (Présentation de léditeur)

Les Trois flèches, suivi de Les Serviteurs et la neige (The Three Arrows ; The Servants and the Snow, 1973), théâtre, traduit de l’anglais par Jacqueline Genet et Jean-Louis Le Chevalier. [Paris], Éditions Gallimard, « Le manteau d’Arlequin. Théâtre français et du monde entier », 1984, 272 pages.

Le Prince noir (The Black Prince, 1973), roman, traduit de l’anglais par Yvonne Davet. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1976, 456 pages, épuisé.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Le Prince noir. [Paris], Éditions Gallimard, « L’imaginaire », n°491, 2004, 532 pages.

Écrivain infécond d’un certain âge, Bradley Pearson a pour meilleur ami un autre écrivain, plus jeune que lui, Arnold Baffin, auteur médiocre et prolifique qui plaît au public. Pearson est entouré d’amis et de parents rapaces : son ex-femme qui voudrait le reconquérir, son beau-frère, un homosexuel qui pêche en eau trouble, la femme d’Arnold qui s’offre à lui, et surtout Julian, vingt ans, dont il tombe éperdument amoureux. La jalousie, la peur, l’amour, la haine et les malentendus entraînent ces personnages dans des situations de plus en plus complexes. De rebondissements en suspenses psychologiques, Iris Murdoch met en place les éléments d’une tragédie de facture peu classique, où le destin intervient avec autant de force que dans le théâtre de Shakespeare. (Présentation de léditeur)

[FICHE LIVRE]Amour profane, amour sacré (The Sacred and Profane Love Machine, 1974), roman, traduit de l’anglais par Yvonne Davet. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1978, 456 pages.

[FICHE LIVRE]Un enfant du verbe (A World Child, 1975), roman, traduit de l’anglais par Suzanne Mayoux. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1979, 444 pages.

[FICHE LIVRE]Henry et Caton (Henry and Caton, 1976), roman, traduit de l’anglais par Suzanne Mayoux. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1980, 420 pages.

[FICHE LIVRE] La Mer, la mer (The Sea, The Sea, 1978), roman, traduit de l’anglais par Suzanne Mayoux. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1982, 552 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]La Mer, la mer. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio », n°2390, 1992, 704 pages.

Célèbre metteur en scène et acteur britannique, Charles Arrowby, la soixantaine, couvert de femmes, vient de tourner le dos à Londres, à sa vie brillante pour se retirer face à la mer, loin de tout, dans une petite maison isolée sur les rochers. À l’écart des artifices, il s’agit, dans son esprit, d’un retour à la simplicité, à l’innocence perdue, à la solitude. Divers incidents viennent bientôt troubler la sérénité de ses bains quotidiens dans la mer, « son élément naturel », de ses repas de célibataire théoricien et praticien d’un hédonisme culinaire bien à lui, de son observation de la nature. Il guette des phoques et voit un monstre marin ; sa maison semble hantée. Incapable, par nature et par éducation, de supporter l’oisiveté, il entreprend la rédaction de ses Mémoires. Par la force de la nouveauté de sa vie présente, ceux-ci prennent la forme d’un journal entrecoupé de réminiscences. Il se complaît, entre autres, à évoquer ses compagnes avec une bonne mysogynie classique d’homme à femmes. On ne rompt pas si facilement avec une existence dans le siècle : la retraite de Charles est bientôt visitée par un certain nombre de personnages de son passé, proche ou lointain... (Présentation de léditeur)

[FICHE LIVRE]Les Soldats et les nonnes (Nuns and Soldiers, 1980), roman, Paule Guivarch. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1988, 576 pages.

[FICHE LIVRE]L’Élève du philosophe (The Philosopher’s Pupil, 1983), roman, traduit de l’anglais par Alain Delahaye. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1985, 612 pages.

[FICHE LIVRE]L’Apprenti du bien (The Good Apprentice, 1985), roman, traduit de l’anglais par Anny Amberni. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1987, 600 pages.

 

[FICHE LIVRE] — Acastos. Deux dialogues platoniciens sur l’art et la religion (Acastos. Two Platonic Dialogues, 1986), traduit de l’anglais par Camille Cantoni-Fort. [Paris], Éditions de L’Arche, « Tête-à-tête », 2000, 110 pages.

Ces deux dialogues ont été écrits à la fin des années soixante-dix et furent d’ailleurs joués au National Theatre de Londres. Après une soirée au théâtre dans un cas, une fête religieuse dans l’autre, Socrate, Platon et quelques autres dont Acastos, un jeune homme particulièrement avide de réponses, se retrouvent chez un ami. Et engagent un dialogue très mouvementé sur l’art et la religion. Sommes-nous donc à Athènes au cinquième siècle av. J.-C. ? Seulement en apparence. Car les problèmes soulevés sont entièrement les nôtres. La richesse des arguments qui s’entrecroisent donne au lecteur une belle possibilité de faire le tour de deux sujets capitaux pour notre société : l’art et la religion. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE] — Les Compagnons du livre (The Book and the Brother Hood, 1988), roman, traduit de l’anglais par Paule Guivarch. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1990, 624 pages.

C’est dans une atmosphère de Songe d’une nuit d’été qu’Iris Murdoch présente au lecteur les protagonistes du drame : un groupe de femmes et d’hommes plus très jeunes, anciens étudiants de l’université d’Oxford, unis non seulement par les liens de l’amitié mais par la fascination qu’exerce sur eux l’un des leurs, le brillant et charismatique Crimond auquel, voilà maintenant plusieurs années, ils ont « commandé » un ouvrage de philosophie politique, s’engageant en même temps à le soutenir financièrement dans sa longue entreprise. Mais le temps, les hommes et les mentalités ont changé, et, en face d’un Crimond resté fidèle à ses idéaux marxistes, se dresse à présent un groupe qui n’éprouve plus pour l’écrivain qu’incompréhension et crainte, sentiments exacerbés par la personnalité de Crimond, individu sinistre, incarnation du Mal qui sème autour de lui le malheur et la mort. Si Les Compagnons du livre est un roman polémique, c’est avant tout dans les arcanes de la psychologie humaine et de ses horreurs que nous entraîne Iris Murdoch : horreur de la solitude, terreur de vieillir, nostalgie d’un passé qui n’a pas tenu ses promesses, frustrations de tous ordres, exaspérées par un profond sentiment de culpabilité. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE] — Le Message à la planète (The Message to the Planet, 1989), roman, traduit de l’anglais par Paule Guivarch. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1992, 696 pages.

Le Message à la planète, comme les précédents romans d’Iris Murdoch, centre son intrigue sur une personnalité hors du commun. Autour de Marcus Vallar, ancien génie mathématique devenu mi-philosophe mi-gourou, gravite une nébuleuse de personnages tourmentés, parmi lesquels un prêtre défroqué et mélancolique, un peintre insatisfait de son art, une femme bafouée « en danger de sainteté » et le disciple du gourou, un jeune historien hypocondriaque. Marcus Vallar, obsédé par l'idée de la souffrance - celle de l'Holocauste en particulier -, du mal et de la mort, cherche désespérement un antidote, une formule magique, bref, le message à la planète. Cette quête douloureuse s’inscrit sur une trame faite des jeux de l’amour et du hasard, d’échos, de références au théâtre shakespearien et au monde enchanté de Lewis Carroll. On a également l’impression d’une immense partie d’échecs dans laquelle un démiurge cruel pousserait les « pions » d’une main capricieuse. Le Message à la planète est un livre envoûtant. Il dérange par les questions cruciales qu’il pose sur l’homme et sa responsabilité, et touche par la profonde empathie d’Iris Murdoch pour ses personnages. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]L'Attention romanesque. Écrits sur la philosophie et la littérature (Metaphysics as a Guide to Morals. Writings on Philosophy and Literature, 1992), traduit de l'anglais par Denis-Armand Canal, avant-propos de George Steiner. [Paris], Éditions La Table Ronde, « Contretemps », 2005, 384 pages.

« Nous ne sommes pas les maîtres souverains de tout ce que nous embrassons du regard, mais des créatures plongées dans les ténèbres de l’ignorance. Habitant une réalité que nous sommes constamment tentés de déformer par caprice, nous avons besoin d’un sens renouvelé de la complexité de la vie morale. Et de davantage d’outils à l’aide desquels peindre la substance de notre être. C’est là que la littérature est si importante, surtout depuis qu’elle s’est chargée de certaines tâches qu’assumait autrefois la philosophie. » Ces mots d’Iris Murdoch définissent ce recueil, composé d’entretiens et d’articles, où la grande romancière mesure l'art à l'idée, la littérature à la pensée, le roman au concept, afin de marquer les limites inhérentes à toute approche abstraite et systématique du monde. Car c’est dans une totale ouverture à l'altérité et dans l'infinie patience de l'attention que l'écrivain creuse l’énigme de la condition humaine, sans jamais céder à la tentation de prétendre la résoudre. (Présentation de l'éditeur)

 

[FICHE LIVRE] — Le Chevalier vert (The Green Knight, 1993), roman, traduit de l’anglais par Paule Guivarch. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1996, 576 pages.

Réédition :

[FICHE LIVRE] — Le Chevalier vert. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio », n°3275, 1999, 740 pages.

« Commencez par être heureux, puis rendez les autres heureux », tel est le conseil que reçoit Bellamy James au moment où, renonçant au monde afin d’atteindre l’illumination, il décide de se faire moine. Autour de ce personnage mélancolique, Louise Anderson que préoccupe le sort de ses trois filles adolescentes Aleph, Sefton et Moy ; Joan, belle alcoolique désespérée, flanquée de Harvey, son fils, qui sous des allures de prince du quattrocento cache lui aussi un profond mal de vivre ; Tessa Millen, qui dirige un hospice pour femmes ; et, surtout, les deux frères Graffe : Lucas, un universitaire arrogant et solitaire, meurtrier de surcroît, et Clement, un acteur bon et sensible, lié à Lucas par un sentiment masochiste... La soudaine apparition d’un visiteur étrange, armé d’un parapluie vert, va bouleverser ce petit cercle : qui est Peter Mir, la victime supposée de Lucas Graffe ? Ce revenant, qui a étudié la psychanalyse et le bouddhisme, va-t-il pouvoir transformer, grâce à son propre cheminement intérieur, la vie des êtres qui l’entourent ? Ce roman, imprégné, comme Le Songe d’une nuit d’été, d’une atmosphère sensuelle et onirique, pose les questions chères à Iris Murdoch : comment, de nos jours, inventer une nouvelle éthique ? Comment l’homme peut-il effectuer son salut alors qu’il est prisonnier d’un monde déchu, d’un monde privé de Dieu et dominé par le Mal ? (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE] — Le Dilemme de Jackson (Jackson’s Dilemma, 1995), roman, traduit de l’anglais par Paule Guivarch. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 2001, 360 pages.

Benet, un riche fonctionnaire retraité, prépare joyeusement le mariage de la belle Marian, une amie de la famille, avec son séduisant voisin, Edward Lannion. Un avenir radieux s’annonce, jusqu’au moment où le malheur s’abat sur Edward, sous la forme d’un billet écrit à la main de Marian, lui annonçant qu’elle ne peut plus l’épouser. Puis, silence. Est-elle morte ou vivante, a-t-elle été kidnappée, s’est-elle suicidée ? Ici le conte de fée se mue en un thriller psychologique aux multiples rebondissements. En réalité, le vrai drame n’est pas tant le naufrage du mariage des deux jeunes gens que l’obscure passion qui lie et oppose à la fois Benet et son domestique, le mystérieux Jackson, dont personne ne connaît les origines. Qui est Jackson ? Après quel choix torturant parviendra-t-il à résoudre les problèmes qui se posent ? Le Dilemme de Jackson est une fable mystique, aussi divertissante et terrible qu’une comédie de Shakespeare. Nul mieux qu’Iris Murdoch ne sait évoquer chez ses personnages la richesse des motivations et la plénitude d’une vie intérieure. Une fois encore, elle se plaît à peindre le chaos apparent de la vie pour mieux nous montrer la vérité sous-jacente. (Présentation de léditeur)

 BIBLIOGRAPHIE

— Colette Charpentier, Le Thème de la claustration dans The Unicorn d’Iris Murdoch. [Paris], Éditions Marcel Didier, « Études anglaises », n°60, 1976, 224 pages, épuisé.

 — Rencontres avec Iris Murdoch. C. R. D. P. de Caen (Centre de recherches de littérature et linguistique des pays de langue anglaise de l’Université de Caen, 1978, 96 pages, épuisé.

 [FICHE LIVRE] — John Bayley, Iris Murdoch, le dénouement (Iris. A Memoir of Iris Murdoch, 1998), traduit de l’anglais par Michèle Lévy-Bram. [Paris], Éditions Bayard, 2001, 250 pages.

Le 8 février 1999 mourait la célèbre romancière anglaise Iris Murdoch, des suites de la maladie d’Alzheimer. Chaque soir, quand elle était endormie, son mari a écrit ce que tous les deux vivaient, elle dans l’abîme de la mémoire, lui dans l’exaltation de cette dernière. Le poignant récit d’un homme modeste et érudit, généreux et brillant. Un témoignage d’amour et de chagrin, qui transcende l’épilogue d’une union. (Présentation de léditeur)

 [FICHE LIVRE] — John Bayley, Élégie pour Iris (Elegy for Iris. A Memoir, 1999), traduit de l’anglais par. [Paris], Éditions de L’Olivier, 2001, 266 pages.

« Sous la sombre escorte d’Alzheimer, Iris est arrivée quelque part. Moi aussi. » Ainsi parle John Bayley dans Élégie pour Iris, étonnante évocation de quatre années (1994-1997) dans la vie d’une des plus grandes romancières anglaises du XXe siècle, Iris Murdoch. Avec un dévouement peu commun, John Bayley accompagne Iris dans sa descente vers les ténèbres, prévenant à chaque instant les désirs et les demandes d’un être angoissé en quête de caresses et de réconfort. Le dernier chapitre est une ultime promenade en compagnie des deux époux, en ce matin de Noël 1997, dans un Londres ensoleillé, désert et paisible, à travers les jardins de Kensington où Peter Pan, symbole de l’éternelle jeunesse, semble délivrer un surprenant message d’optimisme et d’espoir.

Né en Inde en 1925, John Bayley a fait ses études à Eton et Oxford et servi dans les Grenadier Guards pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1956 il épouse Iris Murdoch. En 1973, il est nommé professeur à St. Catherine’s College. John Bayley est l’auteur de nombreux essais et études littéraires. Il collabore régulièrement à la New York Review of Books et vit à Oxford. (Présentation de léditeur)

 

FILMOGRAPHIE : A Severed Head (Grande-Bretagne, 1970), d’après le roman et la pièce homonymes [1961], réal. Dick Clement, avec Lee Remick, Richard Attenborought, Ian Holm, Claire Bloom – An Unofficial Rose (Grande-Bretagne, 1974), téléfilm, d’après le roman homonyme [1962], réal. Basil Coleman, avec Maurice Denham, Ruth Dunning – The Bell (Grande-Bretagne, 1982), série télévisée, d’après le roman homonyme [1958] – Printul negru(Roumanie, 1988), téléfilm, d’après le roman The Black Prince [1973], réal. Doina Teodoru, avec Cornel Todea.




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