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MOORE, George

 

[IRLANDE] (Moore Hall, Ballyglass, comté de Mayo, 1852 – Londres, 1933). George [Augustus] Moore. Issu d’une riche famille de propriétaires terriens, à dix-huit ans il s’installe à Paris pour étudier la peinture, mais il découvre assez rapidement que sa vraie vocation est la littérature. Pendant son long séjour, il acquiert une excellente culture française et de nombreuses amitiés parmi les écrivains et les peintres parisiens. En 1882, il s’installe en Angleterre et publie des poèmes, puis une série de romans influencés d’abord par le naturalisme et Zola (A Modern Lover, 1883 ; La Femme du cabotin, 1885 ; Esther Waters, 1894 ; A Drama in Muslin, 1886 ; A Mere Accident, 1887 ; Spring Days, 1888). Par la suite, attiré par le symbolisme, il évolue vers un idéalisme religieux et mystique à la Huysmans (Le Lac, 1905). Dès 1888, il dresse un premier bilan autobiographique dans Les Confessions d’un jeune anglais qui parait simultanément en français et en anglais. Au début du siècle, ne supportant plus le poids de l’Angleterre impérialiste et ultra-chauvine, il retourne en Irlande. Il y reste dix ans, participant activement à l’lrish Litterary Theatre avec AE, Synge, Lady Gregory et Yeats. Il écrit plusieurs pièces de théâtre dont une avec Yeats (Diarmuid and Grania, 1901), avant de se brouiller avec lui. En 1906, il publie un nouveau volume autobiographique, Mémoires de ma vie morte. Revenu en Angleterre en 1911, il s’installe à Londres et poursuit son abondante production littéraire avec Hail and Farewell (1911-1914), trilogie où sont rassemblés ses souvenirs d’Irlande, des romans, des pièces de théâtre, des essais de critique littéraire et de critique d’art. Les trois nouvelles contenues dans le volume français Albert Nobbs, sont tirées de Celibates Lives (1927), remaniement d’un recueil antérieur, In Single Strictness (1922), qui était lui-même une complète refonte du précédent Celibates (1885). La nouvelle-titre, publiée à son retour d’Irlande, a été adapté au théâtre par Simone Benmussa et interprété par Juliet Bertho (La Vie singulière d’Albert Nobbs. [Paris], Éditions des Femmes, 1977). « Albert Nobbs, c’était dans tout l’hôtel le domestique sur lequel on pouvait le mieux compter... Une vie étrange que la sienne. Et mystérieuse... À sa mort, nous avons appris qu’Albert était une femme. »

 

ANTHOLOGIES / REVUES

* « Le mal du pays » (Homesickness), nouvelle traduite de l’anglais par Jacques Emprin, dans Anthologie de nouvelles irlandaises (Publications de l’Université de Caen, 1987).

* « Un théâtre dans la lande » (A Play-House in the Waste), extrait du recueil Untilled Field (1903), traduit de l’anglais par Jean-Pierre Krémer, dans Les Fantômes des Victoriens (Corti, 2000).

 

LIVRES (Traductions)

La Femme du cabotin (A Mummer’s Wife, 1885 ; rééditions révisées, 1886, 1918 ; édition américaine sous le titre An Actors Wife, 1889), roman, sans nom de traducteur. [Paris], Éditions G. Charpentier, 1888, 404 pages, épuisé.

 

Terre d’Irlande (Parnell and His Island, 1887 ; d’abord publié en français dans Le Figaro), essais satiriques, traduit de l’anglais par Félix Rabbe. [Paris], Éditions G. Charpentier, 1887, V-285 pages, épuisé.

 

Les Confessions d’un jeune Anglais (The Confessions of a Young Man, 1888 ; d’abord publié en français dans la Revue indépendante, mars-août 1888 ; rééditions révisées, 1889, 1920, 1926). [Paris], Éditions Albert Savine, (texte révisé), 1889, XIX-287 pages, épuisé.

* Rééditions :

Les Confessions d’un jeune Anglais. [Paris], Éditions Stock, « Le Cabinet cosmopolite », 1925, 1935, 308 pages, épuisé.

[FICHE LIVRE]Les Confessions d’un jeune Anglais, préface de Gérard-Georges Lemaire. [Paris], Éditions Christian Bourgois, « Les derniers mots », 1986, 308 pages, épuisé.

[FICHE LIVRE]Les Confessions d’un jeune Anglais. [Paris], Éditions Stalker, « Autodafé », 2006, 284 pages.

 

Esther Waters (Esther Waters, 1894 ; rééditions révisées, 1899, 1920, 1926), roman, traduit de l’anglais par Firmin Roz. [Paris], Éditions Hachette, 1907, VI-380 pages, épuisé.

* Nouvelle édition :

Esther Waters, nouvelle traduction de l’anglais par Daniel Halévy et Mlle W. Laparra. [Paris], Éditions du Siècle, 1934, XII-420 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE]Albert Nobbs et autres vies sans hymen, trois nouvelles extraites du recueil Celibate (1895), traduites de l’anglais et préfacées par Pierre Leyris. [Paris], Éditions Mercure de France, « Domaine anglais », 1971, 240 pages.

 

Champ stérile (The Untilled Field, 1903 ; rééditions révisées, 1914, 1926, 1931), nouvelles, préface d’Edmond Jaloux. [Paris], Éditions Stock, Delamain, Boutelleau, 1923, épuisé.

 

Le Lac (The Lake, 1905 ; rééditions révisées, 1905, 1921), roman, traduit de l’anglais par Mlle W. Laparra. [Paris], Éditions Stock, Delamain, Boutelleau, « Bibliothèque cosmopolite », 1923, XXXV-311 pages, épuisé.


 

Mémoires de ma vie morte. Galanteries, méditations, souvenirs, soliloques et conseils aux amants, avec des réflexions variées sur la vertu et le mérite (Memoirs of My Dead Life, of Galanteries, Meditations and Remembrances. Soliloquies or Advice to Lovers, with many miscellaneous Reflections on Virtue and Merit, 1906 ; édition revue et augmentée, 1921), traduit de l’anglais par G. Jean-Aubry. [Paris], Éditions Grasset, « Les Cahiers verts », n°13, 1922, XII-250 pages. ; 1929, épuisé.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Mémoires de ma vie morte. [Paris], Éditions Grasset, « Les cahiers rouges », 2009, 256 pages.

Les Mémoires de ma vie morte de George Moore sortent enfin de l’oubli. Ressuscitant le Paris des années 1870, l’écrivain irlandais en laisse un tableau éblouissant, espiègle et profond. Montmartre, les grands boulevards, la Concorde, c’est toute la « ville païenne » qui saute aux yeux. Voici Verlaine, Huysmans, Villiers de L’Isle-Adam, mais aussi Cézanne et Manet. La partie anglaise est plus mélancolique, plus acérée. Moore sait tout dire, tout exprimer. Il sait être sensible comme Nerval et drôle comme Oscar Wilde. Les pages finales, consacrées à l’enterrement de sa mère en Irlande, composent une superbe méditation sur le temps. Heureusement, « nous n’avons du présent qu’une idée inconsciente, sans quoi nous ne pourrions pas vivre ». George Moore a bien vécu, et beaucoup ressenti. (Présentation de léditeur)

 

Solitude du Kerith (The Brook Kerith. A Syrian Story, 1916 ; rééditions révisées, 1916, 1921), roman, traduit de l’anglais par Philippe Neel. [Paris], Éditions G. Crès, 1927, 2 vol, épuisé.

 

ÉTUDES

— Georges-Paul Collet, George Moore et la France. [Genève], Éditions Droz / [Paris], Éditions Minard, 1957, 236 pages, épuisé.

 

— Jean C. Noël, George Moore, l’homme et l’œuvre. [Paris], Éditions Marcel Didier, « Études anglaises », n°24, 1966, XIII-706 pages, épuisé.

 

FILMOGRAPHIE : Esther Waters : (Grande-Bretagne, 1947), d’après le roman homonyme [1894], réal. Ian Dalrymple, avec Dirk Bogarde, Kathleen Ryan, Cyril Cusak / Esther Waters (Grande-Bretagne, 1977), téléfilm, réal. Jane Howell, avec Gabriel Llyod, James Laurenson, Alison Steadman.



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