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WILSON, Robert MacLiam

 

[IRLANDE] (Belfast, Irlande du Nord, 1964). Né à Belfast ouest, quartier ouvrier catholique de la ville, il s’expatrie à Londres où, après des débuts difficiles, il obtient une bourse d’études à l’Université de Cambridge, qu’il quitte au bout de deux ans pour se consacrer à l’écriture. Écrivain en résidence à l’University of Ulster, Coleraine (1991-94). Le héros de son premier roman, Rippley Bogle (1989), un jeune sans-abri, moitié Gallois, moitié Irlandais, narre son existence à la fois comique et tragique dans les rues de Londres où il a échoué, après avoir connu celles de Belfast. « Au terme de son récit chaotique en apparence, “progressif et digressif” comme Tristram Shandy, Ripley déclare qu’il n’y a rien de vrai dans ce qu’il a raconté. Wilson s’amuse avec le langage et avec son texte lui-même dont il souligne le caractère fictif, aléatoire. Sa verve poétique semble inépuisable. On songe à Joyce et à John Banville. » (Claude Fiérobe). Dans La Douleur de Manfred (1992), il décrit avec une concision clinique les derniers jours d’un vieil homme qui souffre d’un certain nombre de douleurs : physiques – qu’il refuse désormais de confier aux médecins –, morales, liées au souvenir de la Seconde Guerre mondiale et à son mariage avec Emma, une rescapée des camps de la mort, dont il vit séparé depuis vingt ans. La même année, il publie The Dispossessed (1992), un récit documentaire, illustré de photograhies, consacré aux laissés-pour-compte de l’ère Thatcher. Son troisième roman, Eureka Street (1997) entremêle avec virtuosité, les destins d’habitants de Belfast qui tentent de survivre dans une ville où la menace terroriste est permanente. En 1997, il a réalisé un documentaire sur les sévices des groupes paramilitaires aussi bien nationalistes que loyalistes (The Baseball Bat in Irish History).

 

LIVRES (Traductions)

[FICHE LIVRE]Ripley Bogle (Ripley Bogle, 1988), roman, traduit de l’anglais par Brice Matthieussent. [Paris], Éditions Christian Bourgois, « Fictives », 1996, 450 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Ripley Bogle. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°2935, 1998, 464 pages.

 

[FICHE LIVRE]Les Dépossédés, texte de Robert McLiam Wilson, photographies de Donovan Wylie, traduit de l’anglais par Brice Matthieussent. [Paris], Éditions Christian Bourgois, « Fictives », 2005, 348 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Les Dépossédés, nouvelle préface inédite de l’auteur. [Paris], Éditions Points (Le Seuil), « Points », n°1711, 2007, 338 pages.

Lorsque Robert McLiam Wilson et le photographe Donovan Wylie, aujourd’hui membre de la prestigieuse agence Magnum, entreprennent en 1990 cette enquête sur la pauvreté en Grande-Bretagne, ils sont à peine âgés d’une vingtaine d’années. Dans un contexte politique désastreux marqué par l’ultra libéralisme de la « Dame de Fer », ils décident de jeter aux orties doctrines et théories : à Londres, à Glasgow ou à Belfast, l’auteur de Ripley Bogle raconte ce qu’il voit, sent et entend. L’essai projeté sur « les dépossédés » est en fait un récit à la première personne, toute distance journalistique abolie au profit d’une empathie, d’une proximité de l’écrivain avec les gens qu’il rencontre dans les cités, les squats, les foyers d’accueil. Parfois, même, l’auteur perd pied et le lecteur comprend soudain que Les Dépossédés constitue non seulement une sorte d’autobiographie déguisée de McLiam Wilson, mais sans doute le centre secret de son œuvre, comme une préfiguration de La Douleur de Manfred et d’Eureka Street. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]La Douleur de Manfred (Manfred’s Pain, 1992), roman, traduit de l’anglais par Brice Matthieussent. [Paris], Éditions Christian Bourgois, « Fictives », 2003, 276 pages.


 

* Réédition :

[FICHE LIVRE]La Douleur de Manfred. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », 2005, 262 pages.

Dans son deuxième roman, l’auteur d’Eureka Street décrit avec une concision clinique les derniers jours d’un vieil homme, Manfred, qui souffre d’un certain nombre de douleurs : physiques – qu’il refuse de confier aux médecins et dont McLiam Wilson évoque les effets avec une minutie extraordinaire –, morales, liées au souvenir de la Seconde Guerre mondiale et a son mariage avec Emma, une rescapée des camps de la mort. C’est dans les rapports entre Emma et Manfred que se noue le roman : pourquoi un mari bat-il sa femme bien-aimée ? Le sait-il seulement ? Pourquoi, vingt ans après leur séparation, les deux époux (ils n’ont pas divorcé) continuent-ils de se voir chaque mois sur un banc de Hyde Park, à Londres ? Pourquoi Manfred n’a-t-il pas le droit de regarder le visage de sa femme ? McLiam Wilson nous fait partager les tourments, les joies et les indignations d’une fin de partie parfois beckettienne, où le tragique et le burlesque s’entremêlent en un savant dosage. Et personne, sinon Dickens, ne décrit avec autant d’amour un Londres fuligineux, détrempé ou mouillé de bruine, ses soleils brouillés, son pavé luisant de pluie, les fastes de certains crépuscules et l’ennui gris de l’aube. (Présentation de léditeur)

 

[FICHE LIVRE]Eureka Street (Eureka Street, 1996), roman, traduit de l’anglais par Brice Matthieussent. [Paris], Éditions Christian Bourgois, « Fictives », 1997, 552 pages.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Eureka Street. [Paris], Éditions 10-18, « 10-18. Domaine étranger », n°3047, 1999, 544 pages.

Un roman foisonnant, à la fois tragique et hilarant. Qu’a donc trouvé Chuckie Lurgan, gros protestant picoleur et pauvre, qui à trente ans vit toujours avec sa mère dans une maisonnette d’Eureka Street ? Une célébrité cocasse et quelques astuces légales mais immorales pour devenir riche. Que cherche donc son ami catholique Jake Jackson, orphelin mélancolique, ancien dur et cœur d’artichaut ? Le moyen de survivre et d’aimer dans une ville livrée à la violence terroriste aveugle. Et qu’a donc trouvé Peggy, la mère quinquagénaire de Chuckie ? Le bonheur, tout simplement, grâce à une forme d’amour prohibée, donc scandaleuse dans son quartier protestant. Et, pendant ce temps-là, un inconnu couvre les murs de Belfast d’un mystérieux graffiti : OTG, écrit-il, OTG. (Présentation de léditeur)

 

FILMOGRAPHIE : Eureka Street (Irlande, 1999), série télévisée en quatre épisodes, d’après le roman homonyme [1996], réal. Adrian Shergold, avec Vincent Regan, Mark Brenton, Elizabeth Rohm. 



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