> Votre panier (0 articles)
Vous êtes ici : Accueil > Catalogues > Les écrivains d'Irlande > Dictionnaire des auteurs > CLARKE, Austin
(Dublin, 1896 ? Dublin, 1974). Austin [Augustine
Joseph] Clarke. Avec Patrick
Kavanagh, il est considéré comme le plus important
poète irlandais, entre W. B. Yeats et la génération
des années soixant. Études chez les jésuites,
à Belvedere College puis à l'University College de
sa ville natale où, en 1917, il succède comme professeur
de littérature au poète-patriote Thomas
MacDonagh. Au début des années vingt, il quitte
l'Irlande pour travailler comme journaliste à Londres. En
1937, il regagne Dublin où il collabore à la radio et à
la page littéraire de l?Irish Times. Avec Robert Farren,
il fonde une société de poésie qui se transforme
en 1944 en compagnie de théâtre pour faire représenter
ses pièces et celles des autres. Après la guerre,
il préside l'Académie irlandaise des lettres et réside
aux États-Unis de 1954 à 1972. Il a écrit une
dizaine de pièces de théâtre en vers, notamment
The Flame (1930) et As the Crow Flies (1943), des
romans, tous censurés en Irlande (The Bright Temptation,
1932 ; The Singing Men at Cashel, 1936 ; The
Sun dances at Easter, 1953), des études critiques, deux
volumes d'autobiographie : Twice Round the Black Church
(1962) et A Penny in the Clouds (1968) et de nombreux recueils
de poésie depuis The Vengeance of Fionn (1917). « Dans
les derniers recueils, c'est même comme satiriste qu'il triomphe.
Et quel satiriste ! Il faudrait tout citer des morceaux féroces
que ce catholique d'éducation consacre à fustiger
le puritanisme et l'hypocrisie sexuelle de la pieuse Irlande /.../
On se gardera pourtant de vues trop simplistes. Cet anticlérical
est un écrivain religieux que hantent le problème
du péché et la présence de Dieu. Ce satiriste
est un dramaturge et aussi, et peut-être essentiellement,
un poète lyrique, au double sens du terme : un homme
qui n'exprime, en fin de compte, que lui-même, un musicien
d'une science et d'une subtilité extraordinaires en perpétuelle
quête d'expérimentation. Inspiré tantôt par
la tradition française, tantôt par l'exemple des poètes
gaéliques, torturant l'anglais à force d'ellipses
et de concentration, il arrive à donner ? et c'est là,
sans doute, sa réussite suprême ? l?impression du naturel
et jamais de l?artificialité. » (Patrick Rafroidi, 1973).
ANTHOLOGIES / REVUES : Poèmes
dans Lettres Nouvelles, 1973 ; Anthologie de la
poésie irlandaise du XXe siècle, Verdier, 1996.
Haut de page >
Haut de page >
“L’impasse dans laquelle les marchés financiers enferment l’économie européenne va jusqu’à remettre en cause les institutions mêmes du vivre-ensemble européen... “ Le regard que pose Gaël Giraud, chercheur en économie et jésuite, sur la démesure financière qui nous étrangle est un modèle de pédagogie et d’engagement.
27 avril 2013