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CARVALHO, Bernardo

 [BRÉSIL] (Rio de Janeiro, 1960). Bernardo Teixeira de Carvalho. Correspondant à New York et à Paris du quotidien Folha de São Paulo. Critique littéraire dans ce même journal, il est l’auteur de nouvelles baroques, puisant leur inspiration dans l’histoire, le roman policier ou le fantastique : Aberration (Aberração, 1993) et de romans très introspectifs, à l’univers sombre et à la langue travaillée (pour la plupart traduits en français) : Les Ivrognes et les somnambules (Os bêbados e os sonâmbulos, 1996), Les Initiales (As iniciais, 1999), Neuf nuits (Novo noites, 2002),Mongolia (Mongolia, 2003), Le Soleil se couche à São Paulo (O Sol se Põe em São Paulo, 2007), Ta mère (O filho da mãe, 2009), Reproduction (Reprodução, 2013). On lui doit aussi des pièces de théâtre : Onze. Uma historia, 1995 ; Dire ce quon ne pense pas dans des langues quon ne parle pas (Dizer o que você não pensa em línguas que você não fala, 2014).

 

ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions françaises)

* « L’Allemande » (« A alemã »), nouvelle extraite du recueil Aberration (Aberração, 1993), traduite du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge-Pettorelli, dans Des nouvelles du Brésil, A-M. Métailié, 1998.

* « L’enfer de Pascal » (« O inferno de Pascal »), traduit du portugais (Brésil) par Geneviève Vilnet, dans la Nouvelle Revue Française n°573, 2005.

* « La danse de Bernanos au paradis » (« Bernanos dançano paraíso »), conte de Noël paru dans la Folha de São Paulo, le 24 décembre 1995, recueilli dans O mundo fora dos eixos. Crônicas, resenhas e ficções (2005), traduit du portugais (Brésil) par Aurélien Merceron Laubus, dans Europe n°919-920, 2005.

* « À propos du commencement », dans meeting n°3, « L’invention du livre », 2005.

* « Quatre mouvement progressifs de la chaleur » (« Quatro movimentos progressivos do calor »), texte paru dans la Folha de São Paulo, le 3 mars 1996, recueilli dans O mundo fora dos eixos. Crônicas, resenhas e ficções (2005), traduit du portugais (Brésil), dans meet n°9, « São Paulo / Le Cap », 2005.

* « C’est juste une répétition » (« Estão apenas ensaiando »), nouvelle publiée dans Ficções, II, n°4, 2e semestre 1999, recueillie dans Os Cem Melhores Contos Brasileiros do Século, éd. Ítalo Moriconi, 2000), traduite du portugais (Brésil) par Geneviève Leibrich, dans Brésil. 25 Nouvelles 2000-2015, Éditions A.-M. Métailié, 2015.

 

LIVRES (Traductions françaises)

ISBN [FICHE LIVRE]Aberration (Aberração, 1993), nouvelles traduites du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge-Pettorelli. [Paris], Éditions Rivages, « Littérature étrangère », 1997, 196 pages.

[Contient : « Aberration » (« Aberração ») ; « L’Allemande » (« A alemã ») ; « L’architecte » (« O arquiteto ») ; « Paix » (« Paz ») ; « L’œil dans le vent » (« O olho no vento ») ; « Quittes » (« Quites ») ; « La valorisation » (« A valorização ») ; « L’astronome » (« O astrônomo ») ; « La musique » (« A música ») ; « Acteurs » (« Atores ») ; « Une civilisation » (« Uma civilização ») ].

Onze personnages à la recherche d’une vérité, emmêlant le passé et le présent à coup de coïncidences que l’on croit obscures. Bernardo Carvalho joue avec le lecteur au jeu du mensonge et de la vérité. À partir d’un événement apparemment quelconque, l’auteur et avec lui le lecteur ont à reparcourir les différents moments liés à cet événement et à en rétablir la logique. À chaque voyage, le cercle des personnages et des connaissances s’élargit et, quand le lecteur approche d’une révélation, c’est pour découvrir de nouvelles énigmes. Comme dans une cité parfaite, il existe un point aveugle, un vide, le moment où rien n’a plus de sens. Bernardo Carvalho nous propose alors un apprentissage de la solitude, une sorte de stoïcisme contemporain. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Les Ivrognes et les somnambules (Os bêbados e os sonâmbulos, 1996), roman, traduit du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge-Pettorelli. [Paris], Éditions Rivages, « Littérature étrangère », 1998, 164 pages. 

« L’imagination débordante de Bernardo Carvalho, son anti-cartésianisme, cet art d’emmêler le vrai et le faux se retrouvent évidemment dans le roman publié aujourd’hui. Les Ivrognes et les somnambules est une grande allégorie morbide sur cette question éternelle : qui suis-je ? Écrit sur le mode de l’introspection, il se déroule dans un monde périlleux, menaçant, en proie aux tornades et aux séismes, qui n’est évidemment que l’image symbolique, le décor approprié, d’une réalité plus inquiétante encore, celle de la perte de soi-même. “ Le neurologue, écrit Bernardo Carvalho, m’a dit que la tumeur (...) allait modifier (...) mon comportement, ma personnalité ; elle allait faire de moi une autre personne avant de me tuer. ” Cette démence programmée sert de prétexte à une intrigue dense, toute en mouvements. Une des caractéristiques de ce livre bizarre est de prendre le contre-pied d’une tradition solidement installée dans la littérature, et qui consiste à décrire une initiation, un perfectionnement de son être intérieur. Mais au fond, cette dégradation inéluctable n’est-elle pas le lot de chacun ? Je n’est-il pas déjà un autre, ou même plusieurs ? Allez savoir... » (Serge Sanchez, Magazine littéraire n°363, mars 1998)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Les Initiales (As iniciais, 1999), roman, traduit du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge-Pettorelli. [Paris], Éditions Rivages, « Littérature étrangère », 2002, 160 pages. 

Sur une île où douze personnes sont réunies autour d’un dîner dans un vieux monastère, l’un des invités – le narrateur, qui est journaliste et écrivain – se voit remettre une petite boîte en bois dont le couvercle est gravé de quatre initiales. Dès lors, il vivra dans l’obsession d’en déchiffrer le sens. Dix ans plus tard, à l’autre bout du monde, il croit reconnaître l’un des convives du monastère, celui qui, peut-être, détient la clef de l’énigme… Bernardo Carvalho s’amuse à brouiller les pistes. Il se livre à un jeu complexe d’identités et, en désignant tous les lieux et les personnages de ce roman par leurs initiales, il entraîne le lecteur dans un véritable labyrinthe. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Neuf nuits (Novo noites, 2002), roman, traduit du portugais (Brésil) par Geneviève Leibrich. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Bibliothèque brésilienne », 2005, 192 pages.

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Neuf nuits. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Suite brésilienne », 2012, 192 pages.

En août 1939, l’anthropologue nord-américain Buell Quain se suicide au cours d’un de ses séjours chez les Indiens Kraho, en Amazonie. Il avait vingt sept ans, venait de recevoir une lettre qu’il a brûlée et en a laissé quelques autres. Les circonstances exactes du suicide n’ont jamais été élucidées. Obsédé par cette information, l’auteur commence une enquête. Un impressionnant réseau de coïncidences s’accumule autour de lui au fur et à mesure qu’il progresse, se mêlant au souvenir de son père qui commerçait avec les Indiens de ces régions où il emmenait le petit garçon pendant les vacances scolaires. En contrepoint, on peut lire les lettres d’un ami de Buell Quain, témoin de son désespoir. Il y révèle les contradictions et les désirs d’un homme seul sur un territoire étranger, confronté à ses propres limites ainsi qu’à une altérité absolue. Le lecteur ne peut éviter la référence au Conrad du Cœur des ténèbres. Dans un style lumineux, ce roman exceptionnel est construit en une série de glissements constants entre fiction, invention, souvenirs et réalité. Ses personnages, prisonniers des circonstances, entretiennent des liens précaires et névrotiques avec une réalité imprévisible. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE] Mongolia (Mongolia, 2003), roman, traduit du portugais (Brésil) par Geneviève Leibrich. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Bibliothèque brésilienne », 2004, 204 pages. 

Comme dans beaucoup de récits de voyage, comme dans Le Cœur des ténèbres de Conrad, un homme est ici à la recherche d’un autre homme. Un diplomate est envoyé en Mongolie sur les traces d’un très jeune photographe disparu en plein hiver dans la région de l’Altaï. Surnommé « l’Occidental » par les guides mongols qui avaient baptisé le photographe « l’Inadapté », il suit l’itinéraire indiqué dans le journal de voyage abandonné par le photographe et écrit lui-même des carnets qui seront lus par un narrateur critique qui découvrira au lecteur la totalité du puzzle.

C’est de la lecture des trois textes que naît le roman d’un voyage à l’intérieur d’un monde distordu, opaque et fermé sur lui-même, révélateur de la difficulté d’entrer en relation avec ce que l’on ne connaît pas. La Mongolie de Bernardo Carvalho n’est pas une réalité mais une hallucination, ses voyageurs ne sont pas des aventuriers mais des créatures littéraires qui avancent dans un monde totalement étranger. Malgré ou à cause de sa volonté de fiction, ce roman est aussi un magnifique récit de voyage dans un univers totalement exotique. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Le Soleil se couche à São Paulo (O Sol se Põe em São Paulo, 2007), roman, traduit du portugais (Brésil) par Geneviève Leibrich. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Bibliothèque brésilienne », 2008, 176 pages.

A Sao Paulo, un soir la propriétaire d’un restaurant japonais aborde l’un des derniers clients et lui demande : « Vous êtes écrivain ? » Cette question inattendue va transformer le client en narrateur d’une histoire vertigineuse qui débute dans le Japon de la Seconde Guerre mondiale et se poursuit aujourd’hui au Brésil. Setsuko raconte d’abord un banal triangle amoureux : une danse de mort entre Michiyo une jeune fille de bonne famille, Jokichi, le fils d’un industriel et Masukichi, un acteur ambigu et obscur. Peu à peu, en s’approchant tortueusement de son centre secret, l’intrigue cède le pas à une autre intrigue d’arrogance et d’humiliation dont les racines plongent dans l’histoire du Japon en guerre et ses conséquences sur l’émigration japonaise au Brésil. Peu à peu le narrateur prend conscience de ce que ce récit,qui concerne un paria, un cousin de l’empereur et l’écrivain Junichiro Tanizaki est aussi sa propre histoire d’émigré japonais de deuxième génération faite d’humiliation et d’exil. Il s’obstinera à aller jusqu’au bout de cette narration qui est aussi sa seule chance de rédemption. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Ta mère (O filho da mãe, 2009), roman, traduit du portugais (Brésil) par Geneviève Leibrich. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Bibliothèque brésilienne », 2010, 212 pages.

Trois jeunes gens et leurs mères, des pères absents et des fils égarés : un conscrit en proie aux mauvais traitements de l’armée russe, un jeune Tchétchène à la recherche de sa mère, un voyou de bonne famille. Puis la rencontre d’une âme sœur, une chimère. Une poignée de femmes essaient de sauver leurs fils de la guerre, de la solitude et du crime. Le tout à Saint-Pétersbourg, à la veille du tricentenaire de la ville, sur fond de guerre de Tchétchénie. Les personnages semblent n’être à leur place nulle part dans leur famille ou dans leur pays, ce qui donne toute sa force à la figure de la chimère, aberration rejetée par la nature et par l’homme, projetée dans des amours absolues. Les histoires s’entrelacent, Bernardo Carvalho orchestre une multiplicité de points de vue et de voix sans jamais perdre l’axe récurrent de la maternité et de son revers, le sentiment d’être orphelin, sans protection, déplacé, dont la guerre est la représentation la plus crue. (Présentation de léditeur)


 

ISBN 9791022601443 — Reproduction (Reprodução, 2013), roman, traduit du portugais (Brésil) par Geneviève Leibrich. [Paris], Éditions Métailié, « Bibliothèque brésilienne », 2015, 208 pages.

Au moment où il embarque dans un avion pour Pékin, un homme, l’Étudiant de chinois, se trouve pris dans un étrange imbroglio avec son ancienne professeur de chinois. Il est arrêté et se met à exposer une série de préjugés racistes contre les noirs, les arabes, les juifs, les homosexuels, les pauvres, les gros... Ce personnage paranoïaque apparaît comme un des produits de notre époque contemporaine : lecteur de magazines, blogueur et producteur de commentaires vitupérant en lettres capitales contre les minorités, aux connaissances encyclopédiques pêchées dans Wikipédia, il incarne un archétype anti-intellectuel qui se développe sur l’espace de relative liberté du Net. Il étudie le chinois pour pouvoir faire partie des cadres dominants lorsque la Chine aura envahi le Brésil. Cela n’arrange pas ses relations avec la police. Nous n’entendons de ce personnage que le discours véhément qu’il tient en réponse à des questions que nous devons déduire. Puis laissé seul dans un bureau il va entendre à travers la cloison une voix féminine qui s’adresse au commissaire. Il y apparaît que le commissaire lui-même est coincé dans une histoire de paternité bizarre, que la professeur de chinois repart pour la Chine accompagnée d’une fillette dont les parents ont été assassinés, qu’elle va avec l’orpheline reproduire sa propre enfance dévastée. Ces personnages magnifiquement construits dont nous n’entendons que les monologues céliniens sont tous à la recherche d’une identité et d’un sens dans un monde détruit. Chacun expose sa version de la réalité, et c’est le choc de ces versions que Bernardo Carvalho nous raconte avec un humour corrosif et troublant. Avec une série de “reproductions” (du discours de la presse aux sites Internet, de la reproduction sexuelle à l’imitation de la vie), ce roman révèle sa puissance littéraire à travers des voix à la fois tragiques et pathétiques nées de la plume cruelle de l’auteur. (Présentation de léditeur)

 

ISBN — Dire ce quon ne pense pas dans des langues quon ne parle pas (Dizer o que você não pensa em línguas que você não fala, 2014), théâtre, traduit du portugais (Brésil) par Pauline Alphen. [Besançon], Les Solitaires intempestifs, « Bleue », 2014, 88 pages.

Ne faites pas de quartier ! Ne permettez plus jamais que quelquun vous représente. Plus jamais ! Coupez les mains de la représentation ! Amputez les mains des voleurs, pour que plus personne ne vous représente ! Plus jamais ! Ne vous laissez plus jamais tromper par les représentants de la représentation ! Soyez, chacun dentre vous, vos propres représentants !

C’est à Bruxelles qu’errent, perdus, les deux personnages principaux de la pièce. Le père y a vécu lorsqu’il dut fuir la dictature dans son pays. Il y revient pour accompagner sa fille, économiste, qui doit donner une conférence. Elle espère aussi provoquer un choc qui fera sortir son père du mutisme complet dans lequel il est plongé depuis la mort de son épouse. Mais tous deux vont se perdre dans cette ville qu’ils ne reconnaissent plus. Pas seulement physiquement : ses habitants aussi sont méconnaissables. Comment la politique a-t-elle été peu à peu gagnée par les discours sécuritaires et identitaires ? Comment les repères et les valeurs se sont-ils aussi rapidement effondrés ? (Présentation de léditeur)

 



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  • Huysmans et les écrivains "fin-de-siècle"

    On désigne par l’expression “fin de siècle” des mouvements culturels et artistiques français comme le symbolisme, le décadentisme ou encore l’Art nouveau émergeant à la fin du XIXe siècle. Ce que l’on peut nommer comme un esprit ou une sensibilité commune fait souvent référence aux marqueurs culturels qui ont été reconnus comme prégnants au début des années 1880 et 1890, notamment l’ennui, le cynisme, un sentiment de finitude et une forme de mélancolie engendrées par les angoisses lié au progrès technique.

    30 novembre 2019

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