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CAMINHA, Adolfo

 [BRÉSIL] (Aracati, État du Ceará, 1867 – Rio de Janeiro, 1897). Adolfo Ferreira Caminha. Mort de tuberculose à l’âge de trente ans. Il a participé en 1892 à la création du mouvement littéraire « Padaria espiritual » [boulangerie spirituelle], inspiré de l’école réaliste. Il a publié des romans naturalistes dont les thèmes firent scandale : inceste et adultère, dans A Normalista (1893) ou la passion éprouvée par un marin pour un jeune mousse dans Rue de la Miséricorde / Un amour débène (O Bom-Crioulo, 1895).

 

LIVRES (Traductions françaises)

ISBN [FICHE LIVRE]Rue de la Miséricorde (O Bom-Crioulo, 1895), roman, traduit du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge-Pettorelli, préface de Clélia Piza. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Bibliothèque brésilienne », 1996, 160 pages.

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Rue de la Miséricorde. [Paris], Éditions A-M. Métailié, 2007, « Suites. Suite brésilienne », 168 pages.

« De telles pensées métamorphosaient Bom-crioulo de façon prodigieuse, le désir lui fouaillait les chairs comme un aiguillon. Pareil à la pointe dun compas de marine, aux piquants dune ortie sauvage – une soif de tantale, titanesque, du plaisir interdit, qui semblait lui brûler les nerfs et les viscères. »

Une histoire de passion et de mort au cœur de Rio au XIXe siècle. Enfermés dans l’univers clos d’une corvette, Bom-Crioulo, grand Noir au physique troublant, et Aleixo, jeune mousse charmeur, courent vers une aventure hors du commun. Ce roman écrit en 1895 surprend par sa modernité. L’exigence naturaliste d’objectivité, d’observation s’accompagne de scènes dramatiques et violentes visant à montrer les inclinations contradictoires qui poussent les hommes à des actes déterminés par l’instinct et les circonstances. (Présentation de léditeur)

** Nouvelle traduction sous le titre :

ISBN — Un amour débène (O Bom-Crioulo, 1895), roman, traduit du portugais (Brésil) par Alexis Pereira de Gamboa ; postface de Jean-Claude Féray. Éditions Quintes-Feuilles, 2010, 224 pages.

En effet, l’année même où Oscar Wilde fut condamné aux travaux forcés, en 1895, un écrivain de vingt-huit ans osa traiter ouvertement, dans un roman, d’un sujet qui avait fait reculer Émile Zola et frémir d’effroi ou d’indignation toute l’école naturaliste française. Un sujet honteux que l’on commençait à peine à désigner sous le nom d’homosexualité ou d’uranisme. Cet auteur brésilien, Adolfo Caminha (1867-1897), s’est hasardé à décrire – avec quelle maestria ! – une passion, telle qu’il a pu en observer dans la marine impériale où il avait quelque temps servi : l’amour exalté, possessif, d’un matelot noir, Amaro, un athlète au caractère trempé, pour un blondinet d’une grande beauté, un jeune mousse de quinze ans prénommé Aleixo. À la peinture du bonheur paisible des deux amants va succéder celle des affres de la jalousie suscitée par l’intérêt soudain du mousse pour une femme mûre, experte en volupté, la plantureuse Carolina. Le cadre sublime du roman (Rio de Janeiro, l’océan Atlantique, les navires militaires ou marchands) et les différents thèmes abordés en dehors du thème central (les rapports de classes, de races et de sexes dans la société brésilienne post-abolitionniste ; l’inhumanité des sanctions disciplinaires dans la marine ; les ravages de l’alcoolisme…) font de ce roman un classique de la littérature universelle. (Présentation de léditeur)

 




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  • Huysmans et les écrivains "fin-de-siècle"

    On désigne par l’expression “fin de siècle” des mouvements culturels et artistiques français comme le symbolisme, le décadentisme ou encore l’Art nouveau émergeant à la fin du XIXe siècle. Ce que l’on peut nommer comme un esprit ou une sensibilité commune fait souvent référence aux marqueurs culturels qui ont été reconnus comme prégnants au début des années 1880 et 1890, notamment l’ennui, le cynisme, un sentiment de finitude et une forme de mélancolie engendrées par les angoisses lié au progrès technique.

    30 novembre 2019

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