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CABRAL, Astrid

[BRÉSIL] (Manaus, État de l’Amazonas, 1936). Astrid Cabral Félix de Sousa. Veuve du poète Afonso Félix de Sousa. Très tôt elle intègre le mouvement moderniste littéraire amazonien, connu sous le nom de Clube da Madrugada. Diplomée de Lettres néo-latines, elle enseigne à Rio la littérature brésilienne puis à l’Université de Brasília la langue et la littérature portugaise du Moyen Âge. Dans cette université, dont elle est l’un des membres fondateurs, elle travaille de 1962 à 1966, jusqu’au coup d’état militaire où elle démissionne. A l’amnistie, plus de vingt ans plus tard, elle réintègrera l’Université. Critique littéraire et traductrice (Henry David Thoreau), elle a publié des nouvelles Allée (Alameda, 1963), un livre pour enfants, Zé Pirulito (1982) et près d’une vingtaine de recueils de poèmes depuis le premier paru en 1979, Ponto de cruz, jusqu’à Palavra na berlinda, paru en 2011.

* Traductions françaises (plaquettes à tirage limité, épuisées) : Doigts dans leau, peintures de Béa Jomelli-Robert, poèmes, traduit du portugais (Brésil) par Sophie Lesage et Annie Combe. [La Rochelle], Éditions Les Arêtes, « Poèmes de la nuit », 2008. — Partout le fleuve, poème, dessin de Béa Jomelli-Robert. [La Rochelle], Éditions Les Arêtes, « Page ».

 

ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions françaises)

* Poèmes dans Vericuetos n°13, 1997.

 

LIVRES (Traductions françaises)

ISBN — Allée (Alameda, 1963), nouvelles, traduites du portugais (Brésil) par Astrid Cabral et Sandrine Pot ; postface de Sandrine Poy. [La Rochelle], Éditions Les Arêtes, 2014, 110 pages.

Monsieur Sátiro était le coiffeur attitré des manguiers. Avec leur perpétuelle recherche des hauteurs et des cieux, ceux-ci croissaient touffus. Ils voulaient porter les nuages bas en écharpe, et goûter chaque jour aux pluies. S’embrassant avec effusion, les branches servaient, comme à l’église, de poutres pour la voûte solennelle. Au-delà, le ciel se retaillait en tranches bleues et la pluie descendait paresseuse et lente. Mais la maison s’assombrissait. Des branches fouineuses s’introduisaient par les brèches des fenêtres ou brossaient avec insistance les rebords. La menace de serpents et de chenilles s’installait. Que Monsieur Sátiro vienne dès le premier jour de soleil faire de la clarté dans le bastion des ombres. Sur les étrangères humides les livres se couvraient de taches. Dans les tiroirs les draps moisissaient. Tous demandaient le soleil. Monsieur Sátiro était un homme tranquille, respecté pour sa bonté. Mais certains jours, il se troublait. En bras de chemise, les muscles gonflés et fibreux tels des morceaux de bois de chauffage, il brandissait sa furieuse machette. (Présentation de léditeur)

Il y a cinquante ans, en 1963, Astrid Cabral a tracé un nouveau chemin, une Allée, à l’autre bout de la terre, dans son Brésil natal, par de courts récits poétiques dont les plantes, les arbres, les fruits sont les personnages principaux. Dans ses contes végétaux, à travers l’évocation du monde naturel, par sa sensibilité, sa sensualité, son lyrisme, sa fantaisie elle est retournée à la racine naturelle commune au Vivant. Suivant un chemin de vibrations, sans plan prédéterminé elle est remontée au monde originel, monde de l’enfance où la plus petite chose vit, respire. Mais cette évocation contient sa propre tragédie, celle du paradis perdu. Et si la main travaillant le plus activement à sa perte est celle de l’homme, si celui-ci peut se dresser devant la plante, tel un Dieu, dans le chemin remonté jusqu’aux origines, l’homme et la plante se retrouvent aussi démunis devant le vent, ou le déluge, auxquels personne ne commande. (Sandrine Poy)

 

ISBN — Cœur sans frein / Coraçao a solta. Édition bilingue, poèmes, traduit du portugais (Brésil) par l’auteur. [La Rochelle], Éditions Les Arêtes, Les fruits étranges, 2012, 106 pages.

Cœur sans frein, suite de poèmes assemblés par elle-même est le premier long recueil d’Astrid Cabral, traduit du portugais en français. Poèmes correspondant à différentes époques, ils ont en commun une profonde immédiateté qui s’enracine dans le vécu quotidien. Celle procédant d’un cœur aux sentiments vifs, d’une prise de conscience de l’expérience unique que fait la femme de ce que l’on appelle « réalité intérieure ». Explorer les arcanes du cœur ne saurait se faire en faisant l’économie de son corps. Comme il est nécessaire de pouvoir endosser d’autres JE que le sien. Le tout, sans façon. Il suffit de la suivre…dans Le Feu, Ce jardin secret, Désastres d’amour, Cécité, Voiles paralytiques, Le don d’amour, Le bon ange et autres poèmes... où la femme nous fait part de son expérience quotidienne de l’intérieur, entre désirs, passion et réalité. De ce conflit qui la coupe en deux quand son corps ne lui appartient plus, dominé par la raison, les raisons. (Présentation de léditeur)

 




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