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BARRETO, Lima

 [BRÉSIL] (Rio de Janeiro, 1881 – idem, 1922). Afonso Henriques de Lima Barreto. Ses déboires familiaux, sa mère meurt lorsqu’il a sept ans et il se retrouve dans un hospice de fous, son complexe racial, il est un métis d’humble origine, font de lui un alcoolique précoce, motivant souvent son internement. Journaliste puis fonctionnaire, grand lecteur de romans russes et français, il s’enthousiasme pour la révolution d’Octobre et devient un socialiste militant, auteur de manifestes et d’écrits engagés. Les romans et les nouvelles de ce « Gogol de faubourg sud-américain » où apparaissent tous les thèmes du roman citadin sont d’impitoyables critiques parfois maximalistes d’une société qu’il juge ratée : une République oligarchique et arrogante, une urbanisation à outrance, l’effrayante réalité des humbles et des pauvres, la discrimination raciale... mais aussi l’émancipation des femmes, et l’avènement du football. Sous la banière étoilée de la Croix du Sud (Triste fim de Policarpo Quaresma, 1915), est l’histoire d’un homme idéaliste et chauvin dont les projets se heurtent à l’indifférence et à l’incompréhension. Roman réaliste par le thème (la critique sociale et politique, la description de la banlieue populaire) et par la forme (l’utilisation du langage parlé et du style journalistique), il annonce le roman social des années trente. Son cycle littéraire (dix-sept ouvrages) s’achève par la poignante description des humiliations subies par une femme de couleur (Clara dos Anjos, 1923) et la chronique (inachevée) d’un asile de fous (O cemitério dos vivos).

 

ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions françaises)

* « Son excellence » (« Sua excelência »), nouvelle extraite du recueil Histórias e sonhos (1920), traduite du portugais (Brésil) par Catherine Orfila, dans Fleur, téléphone et jeune fille, L’Alphée, 1980.

 

LIVRES (Traductions françaises)

ISBN Souvenirs dun gratte-papier (Recordações do Escrivão Isaías Caminha, 1909), roman, traduit du portugais (Brésil) et postfacé par Monique Le Moing et Marie-Pierre Mazeas ; préface de Silviano Santiago. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « L’autre Amérique », 1989 ; 2010, 224 pages.

« Au poste de police, je fus pris dune folle envie de rire de satisfaction et dorgueil pour avoir enfin compris que, dans ce bas monde, il faut employer la violence, les coups de pieds pour empêcher les salauds et les lâches de nous écraser complètement. Jusqualors, javais été la douceur en personne, la bonté et la timidité mêmes et je compris bien que je ne pouvais, je ne devais ni ne voulais pas être ainsi le reste de mes jours. Je riais tout seul davoir découvert quelque chose que personne nignore. Par chance il nétait pas trop tard. »

 

ISBN Sous la banière étoilée de la Croix du Sud. Triste fin de Policarpo Quaresma (Triste fim de Policarpo Quaresma, 1915), roman, traduit du portugais et préfacé par Monique Le Moing et Marie-Pierre Mazeas. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « L’autre Amérique », 1992, 224 pages. 

Dans la Rio de Janeiro de la fin du XIXe siècle, ce roman narre le destin tragi-comique du major Policarpo Quaresma, saisi par un nationalisme extrême et ingénu, et voulant lutter contre la corruption des politiciens. Sa vision sublime du Brésil ne lui procure que dédain et ironie. Amateur de livres de voyage, défenseur de la langue tupi et grand lecteur de manuels d’agriculture, Policarpo incarne l’idéal romantique d’un nationalisme tardif : il se heurte ainsi au pouvoir autoritaire du président Floriano Peixoto que ce dernier maintient beaucoup moins par la force que par l’inefficacité des résistances qu’on lui oppose. (Présentation de léditeur)

« Les prisonniers sentassaient dans les anciennes salles de classes et les logements des aspirants… il y avait là des gens sans maturité politique, sans volonté propre, simples automates entre les mains de chefs et de supérieurs qui les avaient abandonnés à la merci du vainqueur… La patrie dont il avait rêvé nétait quun mythe ; cétait un phantasme quil avait créé de toutes pièces dans le silence de son cabinet de travail. Ni laspect physique, ni la consistance morale, ni la richesse intellectuelle, ni la démarche politique quil pensait exister nétaient là… »

 

ISBN Vie et mort de Gonzaga de Sá (Vida e morte de M. J. Gonzaga de Sá, 1919), roman, traduit du portugais (Brésil) par Monique Le Moing et Marie-Pierre Mazeas ; préface de Monique Le Moing. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « L’autre Amérique », 1994, 160 pages.

Alors que Souvenirs dun gratte-papier était centré sur la thématique du pouvoir et du racisme, et Sous la Bannière étoilée de la Croix du Sud sur le nationalisme socioculturel et les dangers que représentent les idéologies stériles et meurtrières, Vie et Mort de Gonzaga de Sá est le roman de la compassion, de l’individu face au doute métaphysique. La similitude étonnante entre la vie de Lima Barreto, et celle de ses héros – la mort de l’auteur elle-même semble un écho de celle de Gonzaga de Sá – fait de son œuvre un témoignage humain inestimable. (Présentation de léditeur)

« En arrivant dans le jardin de sa maison... il contempla la mer insondable, se baissa pour cueillir une fleur pour me loffrir, mais il seffondra, mort… Pour comprendre un homme, il ne faut pas chercher à savoir comment il a officiellement vécu. Il faut savoir comment il est mort, comment il a eu le doux plaisir dembrasser la Mort et comment Elle la embrassé. »

 

Un amer tourment et trois autres nouvelles, tirés du recueil História e Sonhos (1920), traduit du portugais (Brésil) par Monique Le Moing. [Cherves], Éditions Rafael de Surtis, « Pour une fontaine de feu », 1998, 68 pages, illus., épuisé.

 

Le Fils de GabrielaO filho da Gabriela ») et deux autres nouvelles, tirés du recueil História e Sonhos (1920), traduit du portugais (Brésil) par Monique Le Moing. [Cherves], Éditions Rafael de Surtis, « Pour une fontaine de feu », 1998, 68 pages, illus., épuisé.

 

La Nouvelle CalifornieA Nova Califórnia ») et trois autres nouvelles, tirés du recueil História e Sonhos (1920), traduit du portugais (Brésil) par Monique Le Moing. [Cherves], Éditions Rafael de Surtis, « Pour une fontaine de feu », 1998, 68 pages, illus., épuisé.

 

ISBN [FICHE LIVRE]LHomme qui parlait javanais et autres nouvelles. Édition bilingue, nouvelles choisies et préfacées par Dilson Ferreira da Cruz ; traduit du portugais (Brésil) et postfacé par Monique Le Moing. [Paris], Éditions Chandeigne, 2012, 148 pages

[Contient : « L’homme qui parlait javanais » (« O homem que sabia javanés ») ; « Livia » (« Lívia ») ; « Son excellence » (« Sua excelência ») ; « Adélia » (« Adélia ») ; « Mon carnaval » (« O meu carnaval ») ; « Cló (« Cló)].

Sur les six nouvelles livrées dans cet ouvrage trois nous décrivent des femmes qui rêvent de s’affranchir de leur condition, et qui pour cela n’ont que le mariage ou... la prostitution. Les trois autres nous dépeignent un naïf, un opportuniste prêt à tout pour sortir du lot et un petit politicien pétri d’orgueil et de suffisance. En somme, Lima Barreto, à travers ces portraits qu’il dresse avec génie et dans un style qui a fait de lui un des maîtres de la littérature brésilienne, nous livre la satire d’un Brésil tout juste sorti de l’esclavagisme, où les pauvres vivent de l’espoir d’une vie meilleure tandis que les riches s’adonnent aux joies de la Belle Époque... (Présentation de léditeur)

 

SUR L’AUTEUR

— Monique Le Moing, « Entre ‘‘Histoires et Songes’’. Aspect social des contes de Lima Barreto », dans « Le Conte en langue portugaise », Cahiers du CREPAL (Centre de recherche sur les pays lusophones), n°6, éd. Anne-Marie Quint,1999.

 

ISBN (Tome 1) / ISBN (Tome 2) — Jorge P. Santiago, Rio et la ville clandestine. Anthropologie et littérature de Lima Barreto. [Paris], Éditions Le Manuscrit, 2009, 2 vol., 306 et 298 pages.

Cet ouvrage sur Rio se situe à la croisée de la littérature et de l’histoire, à travers le regard d’un écrivain brésilien, et de l’anthropologie réalisée par Jorge Santiago. Il y explore la ville et le quotidien de ses habitants en revenant sur les traces de Lima Barreto en effectuant les mêmes trajets vers ces quartiers qui résonnent des noms magiques de Cinelândia, Botafogo, Copacabana, mais aussi vers ceux d’un Rio populaire, voire clandestin. Ce premier volume s’attache, par le biais de l’articulation entre l’approche anthropologique et la littérature, à analyser la ville à partir des « traces » que les différents groupes sociaux y impriment. Après être entré dans la ville à travers ses rues, en suivant les traces de Lima Barreto, on pénètre, dans ce second volume, plus profondément encore dans Rio, jusque dans ses marges et ses espaces clandestins, faisant ainsi de la ville un terrain. (Présentation de léditeur)

 




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