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DOURADO, Autran

[BRÉSIL] (Patos, État du Minas Gerais, 1926 – Rio de Janeiro, 2012). Valdomiro Freitas Autran Dourado. Journaliste, homme politique, il fut notamment attaché de presse du président Kubitscheck. Membre du groupe rassemblé autour de la revue Edificio (1945), il est l’auteur de sept recueils de nouvelles, d’essais (Uma poética de romance : matéria de carpintaria, 1976), de mémoires (A Gaiola Aberta, 2000).et d’une quinzaine de romans « faulkneriens » qui déploient une stucture narrative complexe, évoquant le climat de décadence du Minas (de Teia,1947 à Monte da Alegria, 2003)

« Le Brésil de L’Opéra des morts (Ópera dos mortos, 1967) n’était pas celui, rutilant et joyeux, du carnaval, de la fête, de la désinvolture, mais celui d’une petite bourgade poussiéreuse du Nordeste ; tout comme celui de La Mort en effigie (Os sinos da agonia, 1974), dans lequel des personnages chargés de bruits et de fureurs finissaient par se retrouver seuls, de plus en plus seuls, comme si la destinée profonde de l’homme était le retour à une détresse primordiale, ontologique contre laquelle il ne peut rien. Avec Le Portail du monde (O risco do bordado, 1970), l’angle de vue n’a guère changé. Comme l’énonce la phrase d’Héraclite placée en exergue à LOpéra des morts : “ Le dieu qui sexprime par loracle de Delphes ne dit ni ne cache rien : il signifie. ” Ceci est sans doute la leçon essentielle donnée par l’œuvre d’Autran Dourado. Son Brésil est gris, fermé, pathologique, en proie à la fatalité de la naissance et de la société dans laquelle on grandit. Il n’y a pas d’issue, le temps qu’on pense pouvoir arrêter ne fait que revenir infiniment sur lui-même, et le Brésil décrit dans les livres d’Autran Dourado est comme l’envers de celui que nous offrent les dépliants touristiques. » (Gérard de Cortanze, Magazine littéraire n°363, mars 1998)

 

LIVRES (Traductions françaises)

La Barque des hommes (A barca dos homens, 1961), roman, traduit du portugais (Brésil) par Jean-Jacques Villard. [Paris], Éditions Stock, 1966, 228 pages, épuisé.

 

ISBN [FICHE LIVRE]LOpéra des morts (Ópera dos mortos, 1967), roman, traduit du portugais (Brésil) par Jacques Thiériot. [Paris], Éditions du Seuil, « Cadre vert », 1986, 252 pages, épuisé.

 

ISBN [FICHE LIVRE]Le Portail du monde (O risco do bordado, 1970), roman, traduit du portugais (Brésil) par Jacques Thiériot. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Bibliothèque brésilienne », 1994, 240 pages. 

La maison du Pont, le monde fermé, le royaume défendu... Teresinha Virado en peignoir rouge, les cheveux défaits d’un blond lustré, l’enveloppait dans un parfum doux, nonchalant, pénétrant... Une odeur qui resterait à jamais une odeur de femme. C’est ainsi que Joao quitte le monde de l’enfance pour l’adolescence et sa découverte du monde des adultes. Un monde où des comportements déroutants aboutissent à la folie et au désespoir. Un monde où les tantes célibataires sont vertueuses et ambiguës, où les cirques amènent des trapézistes de quinze ans. Un monde d’hommes extraordinaires, bandits, voleurs de chevaux qui résistent à la douleur, mais ont d’étranges faiblesses. Et Joao va nous faire partager une vision très subtile des failles de la virilité. Un roman né au Brésil dans le Minas Gerais, la terre de l’or, des secrets, des poètes et des folies. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]La Mort en effigie (Os sinos da agonia, 1974), roman, traduit du portugais (Brésil) par Geneviève Leibrich et Nicole Biros. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Bibliothèque brésilienne », 1988, 320 pages.

Au XVIIIe siècle, au cœur du Brésil colonial, les cloches sonnent pour l’exécution de Januario, accusé d’avoir assassiné le représentant de l’autorité royale. Ce jeune mulâtre, bâtard d’un grand fazendeiro, avait osé aimer Malvina, l’épouse de sa victime... Dans ce grand succès de la littérature brésilienne, Autran Dourado évoque la société du Minas Gerais à la fin du Cycle de l’Or. Cette décadence exacerbe les fureurs et les silences du désir et de la passion qui traversent des personnages toujours prêts à dépasser leur nature et irrémédiablement voués à la solitude. (Présentation de léditeur)

 




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  • Une rentrée en Sciences Humaines

    De la pensée philosophique à l’Histoire, et jusqu’aux préoccupations sociales, économiques et politiques les plus contemporaines, la rentrée des sciences humaines nous offre un automne particulièrement riche dans le domaine des essais, avec nombre d’ouvrages, classiques ou résolument novateurs, et toujours ambitieux.

    27 septembre 2019

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