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FELINTO, Marilene

[BRÉSIL] (Recife, État de Pernambouc, 1957). Journaliste (chronique dans le journal Folha de São Paulo) et traductrice (Sam Shepard, John Fante, Patricia Highsmith, Thomas Wolfe, entre autres), elle a publié un essai sur Graciliano Ramos (1983), des romans (O lago encantado de Grongonzo, 1987) et des nouvelles (Postcard, 1991). « Elle s’inscrit dans une tradition brésilienne d’écrivains féministes, combattantes, issues, comme elle, du peuple des favelas ou des plateaux arides du Sertao. Son écriture complexe et parfois difficile a été saluée par la critique comme un effort réussi d’expression de la violence latente dans sa région d’origine, le Nordeste ».

 

ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions françaises)

* « Vision de Bagasse » (« Visão da Bagaceira »), nouvelle extraite du recueil Postcard (1991), traduite du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge-Pettorelli, dans Des nouvelles du Brésil, A-M. Métailié, 1998.

 

LIVRES (Traductions françaises)

ISBN [FICHE LIVRE]Les Femmes de Tijucopapo (As mulheres de Tijucopapo, 1982), roman, traduit du portugais (Brésil) par Selda Carvalho et Véronique Basset. [Paris], Éditions Eulina Carvalho, « Cultures du Brésil », 1998, 160 pages. 

Le temps. C’est justement le temps que je ne supporte pas. Je ne supporte pas le temps. Le temps, de deux choses l’une : ou il ne passe pas, ou il passe trop vite. Tu me fais un horaire, un pense-bête, une horloge, un réveil pour que je puisse aller et venir dans le temps ? Parce que je ne peux vraiment pas supporter ce temps comme il est, d’un bloc, compact, le monstre, la peur, la mort. Dis-moi « demain » ou « à dans un mois », mais ne me dis pas « peut-être ». « Peut-être » me largue dans le temps, « peut-être » me tue. Ne me dis pas « jamais » non plus. « Jamais » délimite un chemin, je ne veux pas de ce chemin. « Jamais » est le chemin de la mort. Je n’en peux plus de la mort, mon vieux, cette mort qui n’en finit pas de me tomber ainsi, choquante, pesante, entre les mains. De quoi crois-tu donc qu’elles sont faites mes mains ? De fer ? De bois ? De ciment ? Elles sont faites de chair, mon vieux. Je suis humaine, mon vieux. Faut-il le crier ? Je suis humaine. Tu m’entends ? Je suis humaine. Mes mains sont faites de la chair que deux clous peuvent perforer jusqu’à les planter dans le bois de la croix. Mes mains sont faites de la chair qui éjacule du sang, je suis humaine, mon vieux. Mon Dieu, je vais mourir.

 




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Le billet de la librairie

  • Homère, notre contemporain

    On n’en finit jamais avec Homère. Composées au VIIIè siècle avant notre ère, l’Iliade et l’Odyssée continuent de susciter de nouvelles traductions et des interprétations toujours renouvelées n’épuisant pas le sens et la richesse du texte homérique. De nombreux ouvrages témoignent de cette actualité d’Homère dont on ne cesse de découvrir de nouveaux visages qui entrent en résonance avec notre actualité.

    24 octobre 2019

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