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FONSECA, Rubem

[BRÉSIL] (Juiz de Fora, État du Minas Gerais, 1925). José Rubem Fonseca. Avocat spécialisé en droit criminel et administratif. Critique de cinéma et scénariste. Il a publié une trentaine de livres depuis son premier recueil de nouvelles, Os prisioneiros, paru en 1963 et son premier roman, A coleira do Cão, paru en 1965. Promoteur avec Joâo Antonio du « réalisme féroce », il donne dans ses récits une vision décapante de la société brésilienne, en particulier Un été brésilien (Agosto, 1990), à travers des ouvrages à la limite du roman noir, parfois conçus comme des thrillers : Du grand art (A grande arte, 1983), avec des intrigues ravageuses mêlant le sexe, la violence, la folie autour d’un curieux personnage d’écrivain Bufo & Spallanzani (Bufo & Spallanzani, 1985). Vastes émotions et pensées imparfaites (Vastas emoções e pensamentos imperfeitos, 1988) montre un personnage de scénariste poursuivi par des voleurs de pierres précieuses alors qu’il faisait de fréquents allers et retours entre Rio et de l’opéra Berlin pour récupérer un manuscrit d’Isaac Babel. Le Sauvage de l’opéra (O selvagem da Ópera, 1994), occupe une place à part dans son œuvre. Il s’agit d’une chronique romancée de l’opéra à l’époque vériste à travers la biographie de Carlos Gomes (1836-1896), seul compositeur brésilien de son époque à avoir atteint une véritable notoriété en Europe, notamment avec son opéra, O Guarani, inspiré du roman de José Alecar, qui fut représenté à la Scala de Milan en 1870. Il a également écrit l’adaptation de plusieurs de ses romans au cinéma : Lúcia McCartney, uma garota de programa (réal. Davi Neves, 1971), Relatório de um homen casado (réal. Flávio Tambellini, 1974), A grande arte (réal. Walter Salles, 1991), d’après le roman éponyme (1983), Bufo & Spallanzani (réal. Flávio Tambellini, 2001), Cobrador (réal. Paul Leduc, 2005).

 


ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions françaises)

* « L’autre » (« O Outro »), nouvelle extraite du recueil Feliz Ano Novo (1975), traduite du portugais (Brésil) par Daisy da Conceição Elísio et Mariangela dos Santos Paulo, dans Europe n°640-641, 1982. ** « L’autre », nouvelle traduction par Jacques Thiériot, dans Contes de Noël brésiliens, Éditions Albin Michel, 1997.

* « La force humaine » (« A força humana »), nouvelle traduite du portugais (Brésil) par Pierre Clemens Germain, dans Dérives n°37-38-39, 1983.

* « Constat », nouvelle traduite du portugais (Brésil) par Luiz Carlos de Brito Rezende, dans Lettre internationale n°20, 1989.

* « Gazelle » (« Gazela », 1963), nouvelle traduite du portugais (Brésil) par Lyne Strouc, dans Anthologie de la nouvelle latino-américaine, Éditions Pierre Belfond, 1991.

* « Compte rendu de circonstances où toute ressemblance n’est pas pure coïncidence » (« Relato de ocorrência em que qualquer semelhança não é mera coincidência », 1970), nouvelle traduite du portugais (Brésil) par Jean-Claude Vignol, dans Menaces, L’Atalante, 1993.

* « Regard », nouvelle extraite du recueil Romance negro e outras histórias (1992), traduite du portugais (Brésil) par Kathrin H. Rosenfield, dans Liberté n°211, 1994.

* « Le ballon fantôme » (« O balão fantasma »), nouvelle extraite du recueil O buralo na parade (1996), traduite du portugais (Brésil) par Philippe Bilé, dans Des nouvelles du Brésil, A-M. Métailié, 1998.

* « Déjeuner à la montagne un dimanche de carnaval » (« Almoço na Serra no Domingo de Carnaval »), nouvelle extraite du recueil O cobrador (1979), traduite du portugais (Brésil) par Florent Kohler, précédée de « Littérature et bricolage », par Florent Kohler, dans Europe n°919-920, 2005.

 

LIVRES (Traductions françaises)

ISBN — Le Cas Morel (O caso Morel, 1973), suivi de Bonne et heureuse année (Feliz Anno Novo, 1975), romans, traduit du portugais (Brésil) par Marguerite Wünscher. [Paris], Éditions Flammarion, 1979, 408 pages, épuisé.

 

ISBN — Du grand art (A grande arte, 1983), roman, traduit du portugais (Brésil) par Philippe Billé. [Paris], Éditions Grasset, 1986, 298 pages. 

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Du grand art. [Paris], LGF, « Le Livre de poche » n°13694, 1995, 320 pages, épuisé.

Le narrateur – et personnage principal de Du grand art – est un avocat de Rio de Janeiro, surnommé Mandrake. Il reçoit un jour la visite d’un milliardaire à qui une prostituée a volé une cassette vidéo. Peu après, la prostituée est assassinée, la cassette disparaît, et Mandrake se fait agresser par des hommes qui croient que la cassette est en sa possession. L’avocat se lance alors dans une enquête mouvementée qui lui fait traverser tout le Brésil et lui permet de découvrir une vaste organisation de trafic de cocaïne. Thriller à la Raymond Chandler, Du grand art possède tous les ingrédients du genre : poursuites, suspense, coups de théâtre, sexe et violence. Mais c’est aussi un vrai roman littéraire aux nombreuses références artistiques, au style original, aux dialogues drôles et brutax. Un roman à la fois divertissant et ambitieux, qui nous offre la peinture inoubliable et cruelle de la société brésilienne d’aujourd’hui. (Présentation de léditeur)

 

ISBN — Bufo & Spallanzani, (Bufo & Spallanzani, 1985), roman, traduit du portugais (Brésil) par Philippe Billé. [Paris], Éditions Grasset, 1989, 272 pages.

Le sexe, la violence, la dérision et la folie sont les épices ordinaires des romans de Rubem Fonseca, et celui-ci ne fera pas exception. On y rencontre, en effet, un homme de notre temps, correctement névrosé, obnubilé par une sensualité compulsive, et qui essaie vainement de se libérer d’une histoire d’amour qu’il vit parfois sur le mode de l’idéal, et parfois sur le mode d’une vaste blague. A partir de l’apparent suicide de la richissime Delfina Delamare, Rubem Fonseca va donc construire un récit dont les arcanes n’en finissent pas de révéler de mystérieuses perspectives qui, toutes, se prolongent dans la géographie de Rio de Janeiro et dans de singuliers monologues intérieurs. Par son aptitude à magnifier le ridicule et le pathétique, par son art du court-circuit entre le drame et la farce, Fonseca atteint ici le rang – très peu fréquenté – des métaphysiciens du grotesque. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Vastes émotions et pensées imparfaites (Vastas emoções e pensamentos imperfeitos, 1988), traduit du portugais (Brésil) par Philippe Billé. [Paris], Éditions Grasset, 1990, 286 pages.

Quelle sensation ambiguë de peur et d’euphorie, que de se sentir poursuivi par un tueur ! Comme il est bon d’avoir une base réelle pour sa propre paranoïa ! A ce point de mon raisonnement, je me mis à élaborer un script : Un type obtient par hasard des bijoux qui sont le produit d’un crime et il est poursuivi par une bande de malfaiteurs. L’homme ne veut pas garder les bijoux, il n’a rien à en faire (ce qui n’est pas exactement mon cas), mais tant qu’il les garde en sa possession, les bandits le pourchassent. Et comme il ne veut pas que la poursuite s’arrête, il provoque ses poursuivants, etc. Au fil des pages, le lecteur devient chasseur, constamment provoqué, aiguillonné par Rubem Fonseca. De Rio à Berlin, des voleurs, des femmes, des diamants, des manuscrits forment sous la plume de ce grand écrivain brésilien un ballet frénétique et envoûtant. (Présentation de léditeur)

 

ISBN — Un été brésilien (Agosto, 1990), roman, traduit du portugais (Brésil) par Philippe Billé. [Paris], Éditions Grasset, 1993, 312 pages.

* Réédition :

ISBN — Un été brésilien. [Paris], LGF, « Le Livre de poche » n°13969, 1996, 348 pages, épuisé.

Un été brésilien est le récit d’une enquête policière autour d’un meurtre, puis d’un attentat manqué et de quelques autres morts violentes, dans le cadre des événements qui, en août 1954, conduisirent au suicide de Getulio Vargas, chef du gouvernement brésilien. Le commissaire Alberto Mattos qui mène l’enquête est un personnage très attachant, avec son incorruptibilité foncière dans une société de ripoux, son ulcère à l’estomac, ses conceptions humanitaires envers les prisonniers de droit commun et ses amours un peu dérisoires. Il donne une dimension romanesque à cet ouvrage qui évoque des faits réels et historiques de ce mois d’août 1954 au Brésil. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Le Sauvage de lopéra (O selvagem da Ópera, 1994), roman, traduit du portugais (Brésil) par Philippe Billé. [Paris], Éditions Grasset, 1998, 298 pages.

Le Sauvage de lopéra nous conte la vie d’Antonio Carlos Gomes, un musicien brésilien du XIXe siècle, compositeur d’opéras. D’origine modeste, métis, il reçut cependant l’appui de l’empereur dom Pedro II, grâce à qui il put s’établir en Italie, où il fit carrière, et où il passa la plus grande partie de sa vie. Il fut, de son vivant, le personnage le plus honoré de l’histoire du Brésil, avant de mourir malade, criblé de dettes... et de tomber dans l’oubli. Cet ouvrage n’est donc pas une simple fiction, mais la reconstitution romancée d’une biographie, très documentée. Les dialogues sont en fait des extraits de correspondance. Le texte est divisé en douze parties composées de brefs tableaux de une à trois pages, où Gomes est mis en scène, avec une belle virtuosité littéraire, dans les instants mouvementés de son existence. (Présentation de léditeur)

 

 



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