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FREYRE, Gilberto

[BRÉSIL] (Recife, État de Pernambouc, 1900 – idem, 1987). Gilberto de Melo Freire. Après des études d’anthropologie et de philosophie aux États-Unis, il fonde et dirige de 1923 à 1928, le mouvement régionaliste et traditionaliste de Recife. En 1926, il organise le premier congrès régionaliste d’Amérique latine à l’occasion duquel il lance le fameux « Manifeste régionaliste » du Nordeste (« Manifesto regionalista », publié sous sa forme définitive seulement en 1952) marquant ses divergences d’avec le mouvement moderniste, et, en 1934, il organise le premier congrès d’études afro-brésiliennes. Sa carrière universitaire fut extrêmement brillante tant au Brésil qu’à l’étranger. II fut également député de 1946 à 1950 et le représentant de son pays à l’O.N.U. En 1933 il publie Maîtres et esclaves (Casa grande & senzala), ouvrage fondamental qui étudie comment depuis l’époque de l’esclavage est né le Brésilien moderne. Il poursuivra son investigation dans ses livres suivants : Sobrados e mocambos (1936), Terres du sucre (Nordeste, 1937) ; Região e tradição, 1941 ; Problemas brasileiros de antropologia (1943) ; Ordem e progresso (1959) ; New World in the Tropics (1959) ; Vida, forma e cor (1962), Bresil, brasis Brasilia (1968), etc. Outre de très nombreux articles de revues, il est également l’auteur d’un guide de la ville de Recife (1934), d’un hommage à Euclides da Cunha (1941) et d’un roman Dona Sinha e o filho padre (1964).

 

ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions françaises)

* « Manifeste régionaliste » [du Nordeste] (« Manifesto regionalista »), traduit du portugais (Brésil) par Vincent Wierinck, dans Modernidade, Paris, 1987.

 

LIVRES (Traductions françaises)

Maîtres et esclaves. La formation de la société brésilienne (Casa grande & senzala, 1933), traduit du portugais (Brésil) par Roger Bastide, préface de Lucien Febvre. [Paris], Éditions Gallimard, « La Croix du Sud », 1952, 552 pages, épuisé / « Bibliothèque des Histoires », 1974, 560 pages, épuisé.

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Maîtres et esclaves. [Paris], Éditions Gallimard, « Tel » n°34, 1978 ; 1997, 560 pages. 

« Maîtres et esclaves est le plus grand des livres brésiliens et le plus brésilien des essais. Pourquoi ? J’ai toujours été surpris et je le suis encore, de ce que Gilberto Freyre, tout en étant si étroitement réactionnaire sur le plan politique, ait pu écrire ce livre généreux, tolérant, beau et fort. Ce qui est certain, c’est que Maîtres et esclaves nous a appris, en particulier, à nous réconcilier avec notre “ancestralité” lusitanienne et nègre dont nous étions quelque peu honteux. Nous lui devons le fait d’avoir commencé à accepter, en tant qu’authentiques ancêtres, le peuple que nous avions l’habitude d’identifier à l’immigrant, bête de somme tirant les charrettes du marché, ou bien commerçant prospère et mesquin lorsqu’il s’était enrichi. Nous devons avant tout à Gilberto Frevre, d’avoir appris à reconnaître, sinon avec fierté, du moins avec sérénité, sur le visage de chacun de nous, sur celui de nos oncles et cousins, une bouche charnue, des cheveux crépus ou ces nez épatés d’origine incontestablement africaine et servile. » (Darcy Ribeiro, extrait du prologue à une réédition en 1979 du livre de Gilberto Freyre, traduit du portugais (Brésil) par Inês Oseki-Dépré, dans le Magazine littéraire n°187, 1982).

 

Terres de sucre (Nordeste, 1937), traduit du portugais (Brésil) par Jean Orecchioni. [Paris], Éditions Gallimard, « La Croix du Sud », 1956, 296 pages, épuisé

* Réédition :

ISBN — Terres de sucre, avec une préface de Jean Duvignaud. [Paris], Éditions Quai Voltaire, 1992, 244 pages. 

« Quand il écrit Terres du Sucre, Gilberto Freyre pénètre dans le labyrinthe de son propre univers, la région de Recife et d’Olinda, qui fut celle où se développa l’empire de la monoculture coloniale, du patriarcat et de l’esclavage. Lucien Febvre compare la démarche de Freyre à celle de Michelet, puisque l’un et l’autre tentent, à partir du présent, une reconstruction intégrale d’un passé qui se prolonge en diverses survivances. (...) Les chroniques, les légendes, les rites, les documents, l’iconographie, en somme les survivances, sont les étapes de ce chemin qui mène à la recomposition du monde perdu : travail proustien, archéologie utopique. (...) Toute œuvre, romanesque ou anthropologique, est un pari sur la vie, le passé, l’histoire, une insurrection du possible contre l’inéluctable, l’oubli ou la triste sclérose des idées mortes. L’évocation imaginaire et réelle de Terres du Sucre, comme celle du roman, nous arrache au confort. » (Jean Duvignaud)

 

Le Portugais et les Tropiques (O Luso e o Trópico, 1961). Considérations sur les méthodes portugaises d’intégration de peuples autochtones et de cultures différentes de la culture européenne dans un nouveau complexe de civilisation dans la civilisation luso-tropicale (Congrès international de l’histoire des découvertes, Lisbonne, 5-12 septembre 1960), traduit du portugais Jean Haupt, préface de José C. da Matta. [Lisbonne], Commission exécutive des commémorations du V° centenaire de la mort du prince Henri le Navigateur, 1961, XV-336 pages, épuisé.

 




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