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GULLAR, Ferreira

[BRÉSIL] (São Luís, État du Maranhão, 1930). José de Ribamar Ferreira Gullar. Venu très tôt à la poésie, il publie son premier recueil à l’âge de dix-neuf ans (Um pouco acimado chão, 1949). En 1954, il fait paraître A luta corporal, qui inaugure le mouvement concrétiste, dont il se détache par la suite pour fonder en 1959 le groupe néo-concrétiste. Il intègre le collectif « Violão de Rua » et collabore aux centres populaires de culture créés par l’Union nationale des étudiants en 1961. Membre du Parti communiste brésilien à partir de 1964, il est contraint de s’exiler en 1971 et c’est en Argentine, qu’il écrit le célèbre Poème sale (Poema sujo, 1976), un long chant d’exil de quelque deux mille vers. Il ne retourne au Brésil qu’en 1977 pour s’engager à nouveau dans la lutte culturelle. Outres ses nombreux recueils réunis dans Toda poesia (2000), on lui doit des pièces de théâtre (seul ou en collaboration), des adaptations (O Pai?s dos elefantes, version portugaise du Pays des éléphants, de Louis-Charles Sirjacq), des scénarios pour la télévision, des traductions (Rostand, Ionesco), un roman (Gamação, 1996), des essais ethétiques et sociologiques (Cultura posta em questão, 1963 ; Vanguarda e subdesenvolvimento, 1969 ; Argumentação contra a morte da arte, 1993 ; Relâmpagos. Dizer o ver, 2003) et une autobiographie (Rabo de foguete, 1998).

 

ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions françaises)

* Poèmes dans Europe n°640-641, 1982 ; Action poétique n°92, 1983 ; Poèmes du Brésil, Éditions Ouvrières, 1985 ; Braise n°1, 1985 ; Banana Split, 1987 ; La Quinzaine littéraire n°484, 1987 ; La Treizième n°3, 1987 ; Europe n°708, 1988 ; Anthologie de la nouvelle poésie brésilienne, Éditions de L’Harmattan, 1988 ; Liberté n°211, 1994 ; Vericuetos n°13, 1997. Anthologie de la poésie brésilienne, Éditions Chandeigne, 1998 ; En Vue, n°8, septembre/octobre 2005 ; Europe n°919-920, 2005 (précédé d’un essai sur son œuvre poétique : « La lumière et ses envers », par Alcides Villaça, traduit du portugais (Brésil) par Michel Riaudel) ; La Poésie du Brésil. Anthologie bilingue du XVIe au XXe siècle, Éditions Chandeigne, 2012.

* « Manifeste néo-concret », avec Amilcar de Castro, Franz Weissmann, Lygia Clark, Lygia Pape, Reynaldo Jardim, Theon Spanudis (Rio de Janeirio, mars 1959), traduit du portugais (Brésil) par Michel Riaudel, dans Modernidade, Paris, 1987.

* « Théorie du non-objet » (Teoria do não-objeto, 1959), traduit du portugais (Brésil) par Michel Riaudel, dans Modernidade, Paris, 1987.

* Entretien (propos recueillis par Michel Riaudel), dans Braise n°1, 1985 / repris dans La Quinzaine littéraire n°484, 1987.

 

LIVRES (Traductions françaises)

ISBN — Le Poème sale (Poema sujo, 1976). [Pantin, Seine-Saint-Denis], Éditions Le Temps des cerises, 2005, 128 pages.

« Jai écrit Poème sale en 1975, à Buenos Aires, après plusieurs années dexil. Il ne sagissait pas dévoquer simplement lenfance et la ville lointaine. Je voulais sauvegarder la vie vécue (une manière, peut-être de me sentir vivant), descendre les labyrinthes du temps, qui sait, peut être pour faire de ma terre natale un refuse affectif... Je dois à Poème sale la fin anticipée de mon exil. » (Ferreira Gullar)

 

Rio de Janeiro. Photographies de Bernard Hermann, textes de Ferreira Gullar et Vinicius de Moraes, traduit du portugais (Brésil) par Michel-Claude Touchard. [Papeete, Tahiti], Éditions du Pacifique, 1977, 160 pages, épuisé.

 

ISBN — Dans la nuit véloce. Édition bilingue, choix de poèmes (1950-2001), par Ferreira Gullar et Roberto Viana Batista, traduit du portugais (Brésil) par L. Gonçalves et D. Lamaison, présentés et révisés par Didier Lamaison. [Paris], Éditions Eulina Carvalho, « Cultures du Brésil. Poésie », 2003, 302 pages, épuisé.

[Contient des poèmes tirés des recueils : La lutte corporelle (A lutta corpora, 1950-1953) ; Le vil métal (O vil metal, 1954-1960) ; Bruits (Barulhos, 1980-1987) ; Voix nombreuses (Muitas vozes, 1999)].

Ferreira Gullar est sans doute, comme s’accordent à le dire respectivement Vinicius de Moraes et le critique Pedros Dantas “le dernier grand poète brésilien”, “la grande voix significative de la poésie brésilienne”. Poète engagé, persécuté et exilé à Paris et à Buenos Aires après le coup d’État militaire de 1964, sa poésie devient alors, pour un temps, une poésie militante, “au lyrisme tragique et subversif”. – Mais il y a aussi une autre poésie, celle du Gullar de la maturité, largement représentée dans cette anthologie : la poésie d’un poète-philosophe qui excède tous les partis pris de l’esthétique ou du politique ; poésie intense où s’exprime une philosophie de la perception et de la vie ; poésie-réflexion sur la condition humaine et la condition des choses, portée par un extraordinaire lyrisme à la fois tactile, concret et distancié (“Les poires, sur le plat / pourrissent. / L’horloge, au-dessus d’elles, / mesure / leur mort ?”). Poésie de haute mer, qui s’ouvre à l’universel. Où Gullar rejoint sans conteste les plus grands poètes de la poésie mondiale. (Présentation de léditeur)

 




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