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HILST, Hilda

[BRÉSIL] (Jaú, État de São Paulo, 1930 – Campinas, État de São Paulo, 2004). Auteur d’une œuvre d’une ampleur et d’une diversité rares, elle a publié une vingtaine de volumes de poèmes (premier recueil, Presságio, 1950) et une douzaine de proses (premier recueil, Fluxo-Floema, 1970), neuf pièces de théâtre (O verdugo, 1969), des essais (Provas de muito amor para um amado senhor, 1960), des romans (L’Obscène Madame D. / A obscena senhora, 1982) et des chroniques. Largement traduite en français.

 

ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions françaises)

* Poèmes dans Infos Brésil n°96, 1994 ; Vericuetos n°13, 1997 ; La Postmodernité au Brésil, Vericuetos, 1998 ; Anthologie de la poésie brésilienne, Éditions Chandeigne, 1998; La Poésie du Brésil. Anthologie bilingue du XVIe au XXe siècle, Éditions Chandeigne, 2012.

* « Sur ta grande face » (« Sobre a tua grande face », 1986), poèmes, traduit du portugais (Brésil) et présenté par Michel Riaudel, dans Pleine Marge n°25, 1997.

* Entretien (propos recueillis par Metchthild Blumberg), dans Infos-Brésil n°167, mars-avril 2001.

* « Du désir », poème, traduit du portugais (Brésil) et présenté par Michel Riaudel, dans la Nouvelle Revue Française n°573, 2005.

* « L’âme de retour » (1992) ; « As-tu été touché ? » (1993), chroniques (et poèmes) recueillies dans Cascos e carícias, crônicas reunidas (1992-1995), 1998, 2000), traduites du portugais (Brésil) par Michel Riaudel, précédé de « Le cas littéraire Hilda Hilst », par Alcir Pécora, traduit par Ilda Mendes dos Santos, dans Europe n°919-920, 2005.

 

LIVRES (Traductions françaises)

ISBN [FICHE LIVRE]LObscène Madame D. (A obscena senhora, 1982), suivi de Le Chien (Com os meus olhos de cão, 1986), traduit du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge-Pettorelli. [Paris], Éditions Gallimard, « L’Arpenteur », 1997, 176 pages. 

 « Je me suis écartée du centre dune chose que je ne sais comment nommer, mais ce nest certes pas une raison pour que, moi Hillé, théophage incestueuse dite également par Ehud Madame D, moi Néant, Nom de Personne, je sacrifie aux autels après soixante années vécues en quête de la lumière, soixante années dans une cécité silencieuse, employées à chercher le sens des choses. Déréliction, me disait Ehud, Déréliction – une fois pour toutes, Hillé – signifie abandon, détresse, pourquoi le redemandes-tu chaque jour que Dieu fait et tu ne retiens jamais, à dater de ce jour, Hillé, tu seras Madame D, D de Déréliction, tu as compris ? Abandon, détresse, lâme désaffectée depuis des lustres je cherchais des noms, je palpais les angles, les recoins, je caressais les ourlets, cherchais dans, allez savoir, les frises, la trame, les torsades, dans le fond des pantalons, dans lincertain, le visible des jours, dans labsurde, linfime, le minime : la lumière un jour, ce que cest que notre destin à tous, Ehud, vais-je un jour le comprendre ? la vie, la mort, ces pourquoi écoute Madame D, si au lieu de commercer avec le divin, au lieu de ces luxes de la pensée, tu me faisais un café, hein ? Et il palpait, faisait courir ses doigts sur mes hanches, mes cuisses, appuyait ses lèvres sur les poils au plus intime en moi, fermes les lèvres dEhud et souvrant souples humides à peine il me touchait, je disais écoute attends, je voudrais tant te parler, non, Ehud, non, pas maintenant, je ten prie, je voudrais te parler de la mort dIvan Ilitch, de la solitude de cet homme, de ces multiples riens du quotidien qui vont consumant la meilleure part en nous, je voudrais te parler du fardeau lorsque vient la vieillesse, de la disparition de cette chose qui nexiste pas mais qui est crue, qui est vivante, le Temps. À présent quEhud nest plus, il va mêtre plus difficile de vivre dans mon réduit sous lescalier, il vivait encore il y a un an quand je me suis adjugé ce coin dans la maison, il me disait encore quelques petites choses pendant quil montait les escaliers : cest définitif de tinstaller comme tu fais sous lescalier, Madame D ? » (Première page)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Contes sarcastiques. Fragments érotiques (Contos descárnio. Textos grotescos, 1990), traduit du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge-Pettorelli. [Paris], Éditions Gallimard, « L’Arpenteur », 1994, 154 pages. 

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Contes sarcastiques. [Paris], Éditions Le Serpent à plumes, « Motifs » n°75, 1999.

[Contient : « Hiatus de Crassus dans son récit » (« Hiatos de Crasso no relato ») ; « Lisa » (« Lisa ») ; « Petites recettes et suggestions surprenantes en guise de remède-à-l’ennui pour maîtres et maîtresses de maison » ; « Petite scène de théâtre, n°1 » (« Teatrinho nota 0, nº1 ») ; « Petite scène de théâtre, n°2 » (« Teatrinho nota 0, nº2 ») ; « Petite scène de théâtre, n°3 » (« Teatrinho nota 0, nº3 ») ; « nouvelle posthume de Hans Haeckel » (« O Pétala Conto póstumo de Hans Haeckel ») ; « nouvelle de Hans Haeckel » (« Conto de Hans Haeckel ») ; « nouvelle de Crassus en pleine dépression » (« Conto de Crasso em depressão ») ; « nouvelle de Hans Haeckel » (« Conto de Hans Haeckel ») ; « nouvelle de Crassus » (« Conto de Crasso »)].

L’écriture d’Hilda Hilst est crue, vibrante, et nous promène sans rupture du roman au théâtre et de la fable au conte. En suivant le héros de cette farce réjouie, le bon Crassus, un sexagénaire qui ne manque ni de souvenirs, ni de perspectives, nous découvrons les dessous de toute une confrérie de doux acharnés pour lesquels la quête du plaisir est à la fois la plus joyeuse des fêtes et la plus heureuse des métaphysiques. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Rutilant néant (Ficções, 1977 ; Rútilo nada, 1993), dix petits textes, précédés d’une nouvelle, traduits du portugais et postfacés par Ilda Mendes dos Santos, suivi d’une notice bio-bibliographique. [Paris], Éditions Caractères, « Ailleurs, là-bas », 2005, 128 pages.

[Contient : « Rutilant néant » « Rútilo nada » – « Petits discours et un grand » (« Pequenos Discursos. E um grande ») : « Le projet » (« O Projeto ») ; « Gestalt » (« Gestalt ») ; « Ébauche » (« Esboço ») ; « Théologie naturelle » (« Teologia Natural ») ; « Aimable mais indomptable » (« Amável mas indomável »), ; « Ad majora nato sum » (« Ad Majora Nato Sum ») ; « Vicieux Kadek » (« Vicioso Kadek ») ; « Lucas, Naïm » (« Lucas, Naim ») ; « Un vif in extremis » (« Um cálido In Extremis ») ; « Le grand-petit Jozu » (« O Grande-Pequeno Jozú ») – Suivi de « Le charme du rat » et « Notice bio-bibliographique », par Ilda Mendes dos Santos].

« Les sentiments vastes nont pas de nom. Pertes, éblouissements, catastophes de lesprit, cauchemars de la chair, les sentiments vastes nont pas de bouche, fond lugubre, égarement muet, obsures énigmes habitées de vie mais sans résonance, ainsi moi en cet instant devant ton corps mort. Inventer les mots, les briser, les recomposer, majuster dignement devant tant de blessure, cela aurait été nécessaire, Lucas mon amour, mes trente-cinq ans de vie collés à un indescriptible bourreau, quelquun dHumain, et il y a tant dindescriptibles Humains faits de fureur et de désespoir, qui nexistent que pour nous faire connaître le nom de la bassesse et de lagonie. Mais indigne et désespéré je me jette sur cette glace qui recouvre ton visage, et plusieurs mains, damis ? de ma fille adolescente ? de mon père ? ou, qui sait, les mains de tes jeunes amis tirent sur ma chemise immonde pour me repousser en arrière et je colle ma bouche en direction de ta bouche et un filet décume voile cette scintillance qui a été ton visage. » (Extrait de la nouvelle « Rutilant néant »)

 

ISBN — Da morte, odes minimas / De la mort, odes minimes. Cinquante poèmes. Édition bilingue, traduit du portugais (Brésil) par Alvaro Faleiros, illustrations de Hilda Hist. [São Paulo], Nankin Editorial / [Saint-Hyppolyte, Canada], Éditions Le Noroît, 1998, 136 pages.

 

ISBN [FICHE LIVRE]De lamour (Do amor, 1999), précédé de Poèmes maudits, jouissifs et dévots (Poemas malditos, gozosos e devotos, 1984), Anthologie poétique, traduit du portugais et présenté par Catherine Dumas. [Paris], Éditions Caractères, « Planètes », 2005, 138 pages. 

La thématique de la lyrique amoureuse déclinée sous tous ses aspects, de l’érotisme au mysticisme, en passant par des formes plus classiques comme le sonnet, lie ces deux recueils en un même ouvrage. (Présentation de léditeur)

 




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