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MACHADO de ASSIS, Joaquim Maria

[BRÉSIL] (Rio de Janeiro, 1839 – idem, 1908). Sa mère, une blanchisseuse portugaise meurt alors qu’il est encore un tout jeune enfant. Son père, un mulâtre peintre en bâtiment, se remarie alors avec une simple et généreuse métisse qui l’élèvera tendrement. Enfant solitaire, bègue, sujet à de fréquentes crises d’épilepsie, il se réfugie dans la lecture et acquiert seul une vaste culture. Il apprend le français et à seize ans publie son premier poème. Il devient typographe puis correcteur et, en 1860, entre au Diaro do Rio de Janeiro comme chroniqueur. En 1863, il se marie avec Carolina de Novais, Portugaise de bonne famille, fine et cultivée, malgré l’opposition de la famille. Il entre alors dans un grand ministère où il fera toute sa carrière. Dès lors, partagée entre son travail de bureaucrate et celui d’écrivain, sa vie se confond avec son œuvre. Père fondateur et premier président de l’Académie brésilienne des lettres, directeur général de son ministère, paré de toutes les gloires officielles il meurt d’un cancer dans la solitude à l’âge de 69 ans.

Machado de Assis a pratiqué tous les genres, poésie, théâtre, journalisme, critique, traduction. Il est cependant essentiellement un narrateur tout autant par ses nouvelles (168 au total, régulièrement réunis en anthologies par ses soins) que par ses neuf romans. On distingue trois périodes dans sa production romanesque. On pourrait appeler la première celle de la liquidation du romantisme. Elle irait de 1870 environ à 1880, avec deux recueils de nouvelles : Contos fluminenses (1870) et Historias da meia noite (1873), et quatre romans : Ressurreição (1872), A mão e a luva (1874), Helena (1876) et Iaiá Garcia (1878). Ses nouvelles, courtes, ironiques ou tendres sont de loin supérieurs à ses romans, dont les personnages, tout d’une pièce ne sont pas encore très riches d’un point de vue psychologique et dont le style n’a pas encore atteint cette perfection à laquelle il arrivera plus tard. Mais l’humour est déjà présent, désagrégeant d’un livre à l’autre le romantisme dont ils sont encore imprégnés.

Sa maladie, l’épilepsie, faisant sans cesse de nouveaux progrès, Machado sent la folie qui s’approche souterrainement de lui, des visions sombres le hantent et, désormais, une espèce de « terreur cosmique » ne cessera de l’habiter. C’est alors que commence la seconde série de ses romans, ceux que l’on a appelé « les romans crépusculaires » : Memoires posthumes de Braz Cubas (Memórias póstumas de Brás Cubas, 1881), Quincas Borba (Quincas Borba, 1891), Dom Casmurro (Dom Casmurro, 1899), Esaü et Jacob (Esaú e Jacó, 1904), et de nouvelles séries de nouvelles, infiniment plus amers que les premiers. Apparemment il continue... Mais ses procédés ont changé de signification. Il interrompt toujours le récit pour parler au lecteur, mais c’est comme une fuite panique. L’humour triomphe toujours mais il a changé de sens. Il est une méditation sur la folie. Esthétiquement, Machado de Assis est passé du romantisme au naturalisme. Le réalisme n’est chez lui encore qu’un moyen de lutter contre cette séduction de la déraison qui sourd du fond de son être. Ses personnages masculins ne font que le confesser. Il se met en eux, il est eux, ses livres deviennent une galerie de fous, Braz Cubas, l’aliéniste, Quincas Borba, Rubiào. Mais aussi, ils acquièrent une tout autre dimension : la psychologie s’enrichit de toutes les « intermittences du cœur », de l’émiettement du moi en sensations ou sentiments contradictoires. Une sombre dilection les habite. Les femmes, par contre, échappent à la folie et si elles ne connaissent les abîmes des hommes, elles n’en sont pas moins, elles aussi, mystérieuses. Elles hésitent entre le péché et les convenances, entre le sourire et la caresse. Elles passent, sensuelles, à travers les pages des romans et elles empêchent ces derniers de tomber dans une certaine sécheresse, contre laquelle Machado de Assis avait à se défendre. En 1904, il perd sa femme. Et ce fut comme s’il mourrait lui-même. Il lui faut avant de disparaître définitivement dire encore son amour pour celle qui l’a quitté. Et c’est en 1908, le Mémorial de Aires, œuvre très différente de toutes celles qui l’ont précédée, elle constitue à elle toute seule la dernière étape de cette ascension romanesque. Livre « nocturne », il est un chuchotement d’amour très doux dans la nuit qui tombe.

« Ce sont les œuvres de sa maturité qui devaient révéler le génie créateur de Joaquim Maria Machado de Assis : Mémoires posthumes de Brás Cubas (1880), Histoires sans date (1884), Quincas Borba (1891), La Cartomancienne. Histoires diverses (1896), Dom Casmurro (1900), Esaü et Jacob (1904), et enfin Ce que les hommes appellent amour. Mémorial de Aires (1908), qui est presque une autobiographie. Dans ces œuvres, Machado sut écarter la prose brésilienne du régionalisme (peinture du paysage et des mœurs) pour la rapprocher de l’homme, considéré d’un point de vue universel. Psychologue à la vie intérieure intense, pessimiste incurable, il réussit à fondre son amer sentiment de désillusion en un humour calme et subtil : il savait en outre découvrir les aspects les plus secrets de vies considérées comme ordinaires. Étranger à toute école, très personnel dans sa technique volontairement simple et digressive, il composait ses romans comme une série de tableaux et de réflexions ; son style concis, lapidaire, coloré d’expressions populaires, a fait de lui l’un des grands classiques de la langue portugaise. » (Mário Carelli).

Machado de Assis est toujours régulièrement adapté au cinéma et à la télévision (une trentaine de films ou téléfilms).

 

ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions françaises)

* Poèmes, dans Anthologie des poètes brésiliens, 1912 ; Poèmes du Brésil, Éditions Ouvrières, 1985.

* « L’infirmier » (« O enfermeiro »,1884), nouvelle extraite de Várias histórias (1896), traduit du portugais (Brésil) par Philéas Lebesgue et Manoel Gahisto, dans Les Mille nouvelles nouvelles n°14, Paris, La Renaissance du livre, mars 1911.

* « Un apologue » (« Um apólogo », 1885), nouvelle extraite de Várias histórias (1896), traduite du portugais (Brésil) par Luiz Annibal Falcão, dans Anthologie de quelques conteurs brésiliens, Éditions du Sagittaire, 1939 ** « Un apologue », nouvelle traduction par Didier Lamaison, dans Caravanes n°5, 1995.

* « Dona Bénédicte. Un portrait » (« D. Benedita »), nouvelle extraite du recueil Papéis avulsos (1882), traduite du portugais (Brésil) par Mário Carelli, Jacques et Teresa Thiériot, dans LAlphée n°1, 1979.

* « Chant nuptial » (« Cantiga de esponsais »), nouvelle extraite de Histórias sem datas (1884), traduite du portugais (Brésil) par Anne Marie Quint, dans Fleur, téléphone et jeune fille, L’Alphée, 1980.

* « Le miroir », (« O Espelho »), nouvelle extraite de Papéis avulsos (1882) traduite du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge-Pettorelli, dans Histoires étranges et fantastiques dAmérique latine, A-M. Métailié, 1989, 1997.

* « Des bras » (« Uns braços », 1885), nouvelle extraite de Várias histórias (1896), traduite du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge-Pettorelli, dans Histoires damour dAmérique latine, A-M. Métailié, 1992 + 2002.

* « Chanson des accordés » (« Cantiga de esponsais »), nouvelle extraite de Histórias sem datas (1884), traduite du portugais (Brésil) par Didier Lamaison, dans Caravanes n°5, 1995.

* « Nuit de pacha » (« Noite de Almirante »), nouvelle extraite de Histórias sem datas (1884), traduite du portugais (Brésil) par Didier Lamaison, dans Caravanes n°5, 1995.

* « Messe de minuit » (« Missa do galo », 1893), nouvelle extraite de Páginas Recolhidas (1899) traduite du portugais (Brésil) par Jacques Thiériot, dans Contes de Noël brésiliens, Éditions Albin Michel, 1997.

* « Note sur la littérature brésilienne actuelle. Instinct de nationalité » (1873), traduit du portugais (Brésil) par Florent Kohler, présenté et annoté par Michel Riaudel, dans Europe n°919-920, 2005.

 

 

LIVRES (Traductions françaises)

Mémoires posthumes de Braz Cubas (Memórias póstumas de Brás Cubas, 1881), roman, traduit du portugais et présenté par Adrien Delpech. [Paris], Éditions Garnier Frères, 1911, VI-492 pages, épuisé

* Nouvelle traduction sous le titre : Mémoires doutre-tombe de Braz Cubas, traduit du portugais (Brésil) par René Chadebec de Lavalade, préface d’Afranio Peixoto. [Rio de Janeiro], Atlântica Editora, « Les maîtres des littératures américaines », 1944, 250 pages, épuisé ; réédition : précédé d’une étude sur Machado de Assis par André Maurois et d’une préface d’Afranio Peixoto sur la traduction du général de Lavalade. [Paris], Éditions Émile-Paul, 1948, 272 pages, épuisé

** Rééditions sous le titre :

ISBN [FICHE LIVRE]Mémoires posthumes de Brás Cubas. [Paris], Éditions A.-M. Métailié, « Bibliothèque brésilienne », 1989, 268 pages.

ISBN 9791022603508 — Mémoires posthumes de Brás Cubas. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Suites. Suite brésilienne » n°33, 2000, 2015, 240 pages. 

« Et voyez maintenant avec quelle dextérité, avec quel art, jeffectue plus grande des transitions de ce livre. Voyez : mon délire commença en présence de Virgilia ; Virgilia fut mon grand péché de jeunesse ; il ny a pas de jeunesse sans enfance ; lenfance suppose la naissance : et voici comment nous arrivons sans effort au 20 octobre 1805, jour de ma naissance. Vous avez vu ? Aucun raccord apparent, rien qui puisse détourner et troubler lattention du lecteur : rien. Le livre offre ainsi tous les avantages de la méthode, sans en avoir la rigidité. Mais en vérité, il était temps. »

 

Enlevé à la vie par une pneumonie due à une idée fixe, Brás Cubas fait le récit posthume de sa vie. Dans un ultime délire, il se penche avec une distance amusée sur ce qu’il a été, en prenant le lecteur à témoin. Un texte subtil et drôle où la prose contenue permet les jeux formels les plus inattendus, écrit par un auteur dont le génie classique teinté de nihilisme préfigure l’exploitation moderne de l’inconscient. (Présentation de léditeur)


ISBN [FICHE LIVRE] — LAliéniste (O Alienista, tiré du recueil Papéis avulsos, 1882), traduit du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge Pettorelli ; présentation par Pierre Brunet. [Paris], Éditions A.-M. Métailié, « Bibliothèque brésilienne », 1984 ; 1995,96 pages.

* Rééditions :

ISBN [FICHE LIVRE] — LAliéniste / O alienista. Édition bilingue, traduit du portugais (Brésil) et présenté par Maryvonne Lapouge Pettorelli . [Paris], Éditions Gallimard, « Folio bilingue » n°25, 1992, 208 pages + 16 pages hors texte.

ISBN [FICHE LIVRE] — LAliéniste. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Suites. Suite brésilienne » n°101, 2005, 2012, 2015, 112 pages.

Simon Bacamarte, un aliéniste, s’installe dans une paisible bourgade brésilienne où il fonde une « Maison Verte » pour se livrer à des expériences scientifiques. Il commence par enfermer et classer les lunatiques, mais ne s’arrête pas là, son emprise sur la population ne cesse de croître et révolutionne la cité. Machado de Assis suit les aventures de ce savant en délire dans une comédie d’erreurs où l’humour s’attaque aux excès du scientisme et au dogmatisme politique. Une nouvelle qui, dès 1881, bien avant l’anti-psychiatrie, dénonce le pouvoir médical arbitraire. L’aliéniste est-il celui qui soigne la folie, celui qui la fabrique, ou celui qui la porte en lui ? (Présentation de léditeur)

** Adaptation en bande dessinée

ISBN — LAliéniste (O Alienista, 2007), scénario et dessins de Gabriel Bá et Fábio Moon, d’après la nouvelle éponyme de Machado de Assis, traduit du portugais (Brésil) par Marie-Hélène Torres. [Paris], Urban Comics, « Urban indies », 2014, 72 pages.

Dans cette adaptation de la nouvelle de Machado de Assis, Gabriel Bá et Fábio Moon réalisent une œuvre philosophique et touchante, interrogeant les dogmatismes scientifiques et politiques. Simon Bacamarte, aliéniste diplômé, s’installe dans une paisible bourgade brésilienne et, au nom de la science, fonde un asile d’aliénés. Il commence par enfermer et classer les lunatiques, mais ne s’arrête pas là. Son emprise sur la population est telle que bientôt toute la ville est internée. L’aliéniste est-il celui qui soigne la folie, celui qui la fabrique, ou celui qui la porte en lui ? (Présentation de léditeur)

Frères jumeaux, Fábio Moon et Gabriel Bá sont nés en 1976 à São Paulo, au Brésil, où ils vivent toujours actuellement et racontent des histoires sous forme de bandes dessinées depuis presque quinze ans.

 

— Quincas Borba (Quincas Borba, 1891), roman, traduit du portugais (Brésil) par Alain de Acevedo, préface de Roger Bastide. [Paris], Éditions Nagel, « Les grands romans étrangers » / Collection Unesco d’œuvres représentatives, « Série Ibérico-américaine » n°8, 1955, 272 pages, épuisé.

* Nouvelle traduction : Quincas Borba, traduit du portugais (Brésil) par Jean-Paul Bruyas. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Bibliothèque brésilienne », 1990, 308 pages, épuisé.

** Réédition sous le titre :

ISBN 9791022603522 — Quincas Borba. Le Philosophe ou le chien. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Suites. Suite brésilienne » n°4, 1997, 2005, 2015, 320 pages.

Rubião, modeste professeur hérite une fortune du philosophe Quincas Borba, sous réserve de prendre soin de son chien. Mais avec la richesse il hérite la folie de son ami. Sa fortune se disperse dans l’ostentation et l’entretien de parasites mais elle sert surtout de capital aux spéculations d’un arriviste marié à la belle Sofia. L’amour et la folie surgissent ici romantiquement la main dans la main, cependant la basse continue du roman est l’ambition économique dont le héros devient l’instrument. Machado de Assis suggère les choses les plus terribles de la manière la plus candide et établit un contraste entre la normalité sociale des choses et leur anormalité essentielle. (Présentation de léditeur)

 

— Quelques contes (Várias histórias, 1896), traduit du portugais et présenté par Adrien Delpech. [Paris], Éditions Garnier Frères, 1910, XXXIII-324 pages, épuisé

* Nouvelle édition sous le titre

ISBN [FICHE LIVRE] — La Cartomancienne. Histoires diverses, traduction d’Adrien Delpech revue et corrigée par l’éditeur pour cette édition. [Toulouse], Éditions Ombres, « Petite Bibliothèque Ombres », n°98, 1997, 192 pages.

[Contient : « La cartomancienne » (« A cartomante », 1884) ; « Entre saints » (« Entre santos », 1886) ; « Les bras » (« Uns braços », 1885) ; « Un homme célèbre » (« Um homem célebre », 1888) ; « La désirée » (« A desejada das gentes », 1886) ; « La cause secrète » (« A causa secreta », 1885) ; « Trio en la mineur », « I. Adagio cantabile », « II. Allegro mo nan troppo », « III. Allegro appassionato », « IV. Menuet » («Trio em lá menor », 1886) ; « Adam et Eve » (« Adão e Eva », 1885) ; « L’infirmier » (« O enfermeiro »,1884) ; « Le diplomate » (« O diplomático », 1884) ; « Mariana » (« Mariana », 1891) ; « Nouvelle d’écolier » (« Conto de escola », 1884) ; « Apologue » (« Um apólogo », 1885) ; « Dona Paula » (« D. Paula », 1884) ; « Vivre » (« Viver » », 1886) ; « La chanoine ou métaphysique du style » (« O cônego ou metafísica do estilo », 1885)].

 

ISBN [FICHE LIVRE] — Le Conte de lécole (Conto de escola, extrait du recueil Varias histórias, 1896). Édition bilingue, traduit du portugais (Brésil) par Michelle Giudicelli ; illustrations de Nelson Cruz. [Paris], Éditions Michel Éditions Chandeigne, « Lusitane », 2004, 48 pages.

Pilar, enfant rêveur et doué pour qui son père nourrit de grands projets, fréquente l’école de maître Policarpo. Mais voilà qu’un jour, le petit Raimundo, fils du maître, craintif et peu éveillé, lui propose un marché surprenant, sous les yeux d’un camarade prompt à la dénonciation... Les leçons ne sont pas toujours celles que l’on pourrait attendre : l’école est aussi l’un des premiers lieux d’apprentissage de la corruption, de la délation et du ressentiment. Machado de Assis est le plus grand romancier et nouvelliste brésilien du XIXe siècle. Son écriture, d’une grande finesse, empreinte d’humour, décline ici à merveille les tribulations de l’enfance et ses tentations. – Un conte d’inspiration autobiographique où la liberté et l’imaginaire sont les figures centrales et salvatrices de l’enfance. (Présentation de léditeur)

 

— Dom Casmurro (Dom Casmurro, 1899), roman, traduit du portugais et présenté par Francis de Miomandre, traduction revue et corrigée par Ronald de Carvalho ; préface de Afranio Peixoto. [Paris], Institut International de Coopération Intellectuelle, « Collection ibéro-américaine », 1936, 336 pages, épuisé. / [Paris], Éditions Albin Michel, 1956, 336 pages, épuisé / Éditions Albin Michel, « Bibliothèque Albin Michel poche », n°27, 1989 ; 1998, 336 pages. / présentation de Linda Lé. [Paris], LGF, « Le Livre de poche. Biblio-Romans », n°3268, 1997, 288 pages, épuisé.

Nouvelle traduction :

ISBN [FICHE LIVRE] — Dom Casmurro, traduit du portugais (Brésil) par Anne-Marie Quint. [Paris], Éditions A.-M. Métailié, « Bibliothèque brésilienne », 1983, 336 pages.

** Réédition sous le titre :

ISBN [FICHE LIVRE] — Dom Casmurro et les yeux de ressac. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Suites. Suite brésilienne » n°51, 2002, 336 pages. 

« Mes doigts frôlaient la nuque de la fillette ou ses épaules vêtues dindienne, et cétait une sensation délicieuse. Mais enfin, bien malgré moi, les cheveux tiraient à leur fin, alors que je les aurais voulus interminables. [...] Si cela vous parait emphatique, malheureux lecteur, cest que jamais vous navez coiffé une fillette, jamais vous navez posé des mains dadolescent sur la jeune tête dune nymphe... Une nymphe ! Me voilà tout mythologique. »

 

ISBN [FICHE LIVRE] — Esaü et Jacob (Esaú e Jacó, 1904), roman, traduit du portugais (Brésil) par Françoise Duprat ; préface de Jean-Paul Bruyas. [Paris], Éditions A.-M. Métailié, « Bibliothèque brésilienne », 1985. 

* Réédition :

ISBN 9791022603515 — Esaü et Jacob. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Suites. Suite brésilienne » n°104, 2005, 2015, 336 pages. 

À Rio de Janeiro, en 1879, naissent deux jumeaux qui, comme le raconte la Bible, se querellent dans le ventre de leur mère. Opposés par une haine farouche, Paulo l’admirateur de Robespierre et Pedro qui vante les vertus de Louis XVI tombent amoureux de la même femme, qui, incapable de choisir, en mourra. Sur ce thème banal, l’auteur donne libre cours à sa maestria littéraire, ironie, humour, interpellation du lecteur, sur le thème de l’impossibilité d’échapper au destin. (Présentation de léditeur)

 

ISBN — Un capitaine de volontaires (Um Capitão de Voluntários, 1905 ; recueillie dans Relíquias de Casa Velha, 1906), nouvelle traduite du portugais (Brésil) par Dorothée de Bruchard. [La Rochelle], Éditions Découvrance Les Arêtes, 2015, 32 pages.

 

ISBN [FICHE LIVRE] — Ce que les hommes appellent amour. Mémorial de Aires (Memorial de Aires, 1908), roman, traduit du portugais (Brésil) par Jean-Paul Bruyas. [Paris], Éditions A.-M. Métailié, « Bibliothèque brésilienne », 1985 ; 1995, 334 pages.

* Réédition :

ISBN 9791022603539 — Ce que les hommes appellent amour. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Suites. Suite brésilienne » n°104, 2005, 2007, 2015, 224 pages. 

Ce journal du conseiller Aires est fait de petites touches ironiques sur le vieillissement, l’amour, l’ambiguïté des sentiments, l’abolition de l’esclavage ; des personnages forts le traversent, les descriptions peuvent paraître idylliques mais comme toujours chez Machado de Assis, quelque chose grince. (Présentation de léditeur)

« En la revoyant, je ne lai pas trouvée moins piquante quau cimetière ou que la première fois, chez ma sœur, et pas moins belle non plus. [...]Elle a la peau délicate, le teint clair, avec aux joues à peine une touche de rouge, rien qui puisse paraître déplacé chez une veuve. Cest là tout ce qui ma frappé au premier abord, avec ses yeux et ses cheveux noirs ; le reste ma été révélé peu à peu au cours de la soirée, jusquà linstant de son départ [...] Après lavoir observée quelques instants, voici ce que jai pensé delle. Je ne lai pas pensé tout de suite en prose, mais en empruntant un vers à Shelley : “ I can give not what men call Love ”. Je me le suis donc dit en anglais, mais laveu du poète, je lai repris aussitôt en prose de chez nous, et avec une conclusion de mon cru : “ Je ne peux donner ce que les hommes appellent Amour.. et cest dommage ” »

 

 


Recueils français

ISBN — La Pantoufle turque, nouvelles traduits du portugais par Philippe Billé ; illustrations de Martín Pascual Beato. [Bordeaux], Éditions Pierre Mainard, 1999, 48 pages. 

[Contient : « La Pantoufle turque » (« A chinela turca », 1875), recueilli dans Papéis avulos » (1882) ; « L’Église du diable» (« A igrejado diabo», 1883), recueilli dans Historias sem data (1884)].

 

— La Montre en or. Choix de nouvelles extraites des recueils Papéis avulsos (1882), Histórias sem data (1884), Varias histórias (1896), traduit du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge Pettorelli ; précédé de « Machado de Assis : schéma » (conférence de 1968, recueillie dansVários escritos, 1970) par Antônio Cândido de Melo e Souza, traduit du portugais (Brésil) par Jorge Coli et Pierre Laurens. [Paris], Éditions A.-M. Métailié, « Bibliothèque brésilienne » / Collection Unesco d’œuvres représentatives, « Série brésilienne », 1987, 168 pages, épuisé.

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE] — La Montre en or. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Suites. Suite brésilienne » n°10, 1998, 168 pages, épuisé.

** Réédition dans La Montre en or et autres contes (voir ci-dessous).

 

ISBN [FICHE LIVRE] — La Théorie du médaillon. Choix de nouvelles et de chroniques, traduit du portugais et présenté par Florent Kohler. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Suites. Suite brésilienne » n°52, 2002, 160 pages, épuisé.

* Réédition dans La Montre en or et autres contes (voir ci-dessous).

 

ISBN 9791022603485 — La Montre en or et autres contes. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Suites. Suite brésilienne », n°188, 2015, 288 pages.

[Contient : Préface d’Antonio Candido de Mello e Souza ; « La montre en or » (« O relógio de ouro »), extrait du recueil Histórias da meia-noite(1873) ; « Des bras » (« Uns braços », 1885), extrait du recueil Varias histórias (1896) ; « Le miroir » (« O Espelho »), extrait du recueil Papéis avulsos (1882) ; « Une étrange coïncidence » ; « Une dame » (« Uma senhora ») ; « La cartomancienne » (« A cartomante », 1884), extrait du recueil Varias histórias (1896) ; « Un homme célèbre » (« Um homem célebre », 1888) extrait du recueil Varias histórias (1896) ; « Celle que l’on désire » (« A desejada das gentes », 1886) ; « Le mobile secret » (« A causa secreta », 1885), extrait du recueil Varias histórias (1896) ; « La messe de minuit » (« Missa do galo », 1893), extrait du recueil Páginas Recolhidas (1899) ; « L’anecdote du cabriolet » (« Anedota do cabriolet, extrait du recueil Relíquias da Casa Velha (1906). — Introduction de Florent Kohler ; « La théorie du médaillon » (« Teoria do Medalhão »), extrait du recueil Papéis avulsos (1882) ; « Le miroir » » (« O Espelho »), extrait du recueil Papéis avulsos (1882) ; « Le secret du bonze » (« O Segredo do Bonzo »), extrait du recueil Papéis avulsos (1882) ; « Dernier chapitre » (« Último capítulo »); « Fulano » (« Fulano »), extrait du recueil Histórias sem datas (1884) ; « Évolution » (« Evolução »), extrait du recueil Relíquias da Casa Velha (1906) ; « Seul ! » ; « Des idées de canari » (« Idéias de canário »), extrait du recueil Páginas Recolhidas (1889 / 1899) ; « 15 juillet 1883 » ; « 13 janvier 1885 » ; « 16 juin 1895 : auteur de ses jours » ; « 20 octobre 1895 »].

Nous avons décidé de réunir en un seul livre les 22 contes de Machado de Assis que nous avions publiés dans deux recueils parus respectivement en 1998 (La Montre en or) et 2002 (La Théorie du médaillon et autres contes), sous le titre commun d’un de ces contes. La première partie regroupe les portraits et les anecdotes ironiques qui sont la marque de l’auteur, et la deuxième partie s’intéresse aux contes philosophiques ou moraux qui retracent son cheminement. La préface d’Antonio Candido de Mello e Souza est une introduction à l’ensemble de l’œuvre, tandis que le texte d’introduction de la 2e partie de F. Kohler s’intéresse à l’évolution de sa pensée. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE] — Chasseur desclaves. Un père contre une mère (Pai contra mãe, recueilli dans Relíquias da Casa Velha, 1906), traduit du portugais (Brésil) par Anne-Marie Quint. [Paris], Éditions Michel Éditions Chandeigne, 2006, 44 pages.

Rio, XIXe siècle, la traite des esclaves est abolie (1850), mais l’esclavage et la contrebande sont toujours une réalité. Candido Neves, instable et paresseux, a fini par choisir comme gagne-pain la chasse aux esclaves fugitifs contre récompense. Mais la concurrence est grande et donc les revenus peu réguliers. Il épouse la jeune Clara, le couple vit dans une grande précarité. Cependant l’enfant arrive dans ce foyer misérable. Une nuit de désespoir, où Candido résigné va porter son fils au tour de l’orphelinat, dans l’ombre il identifie une esclave depuis longtemps recherchée contre grande récompense. L’esclave s’avère être enceinte... (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE] — Trois contes. Édition bilingue, préface de Dilson Ferreira da Cruz, traduit du portugais (Brésil) par Jean Briant. [Paris], Éditions Michel Éditions Chandeigne, 2010, 108 pages.

[Contient : « Lettre à terme échu » (« Letra vencida, 1882) ; « Le Machete » (« O Machete », 1878) ; « Chant nuptial » (« Cantiga de esponsais», 1884)].

 

SUR L’AUTEUR

— Machado de Assis, son œuvre littéraire. Préface d’Anatole France. Études littéraires, articles et discours sur l’œuvre de Machado de Assis, suivis de trois contes traduits par Victor Orban. [Paris], Éditions Garnier frères, 1917, 160 pages, illus., épuisé.

 

— H. Houwens Post, LAuteur brésilien Machado de Assis et le mystère de Sisyphe. [Napoli], Instituto universitario orientale, Annali, 1961, 16 pages, épuisé.

 

ISBN — Littérature et nation n°29 : « Machado de Assis en Europe latine ». Textes en français, espagnol, italien et portugais, réunis par Florent Kohler et Silvio Castro. [Tours], Université François Rabelais, 2004, 206 pages. 

 

ISBN — Florent Kohler, Schopenhauer, Machado de Assis, Italo Svevo, ou lhomme sans Dieu. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « Critiques littéraires », 2004, 406 pages. 

 

 


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  • Une rentrée en Sciences Humaines

    De la pensée philosophique à l’Histoire, et jusqu’aux préoccupations sociales, économiques et politiques les plus contemporaines, la rentrée des sciences humaines nous offre un automne particulièrement riche dans le domaine des essais, avec nombre d’ouvrages, classiques ou résolument novateurs, et toujours ambitieux.

    27 septembre 2019

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