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MELO, Patricia

[BRÉSIL] (São Paulo, 1962). Elle a commencé par écrire des scénarios originaux et des adaptations de romans brésiliens pour la télévision dès l’âge de dix-huit ans. Outre ses huit romans (traduits en français, à l’exception de Jonas, o Copromanta, 2008) et un recueil de nouvelles (Escrevendo no escuro, 2011), elle a également écrit pour le théâtre et le cinéma, cosignant notamment en 2001, l’adaption du roman de Rubem Fonseca, Bufo & Spallanzani et celui de Jó Soares, O xangô de Baker Street. Son style brutal, son angoissante peinture de la violence donne une nouvelle dimension au roman urbain brésilien. Elle est mariée au chef d’orchestre brésilien John Neschling et vit en Suisse .

 

ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions françaises)

* « Je t’aime » (« Eu te amo »), nouvelle extraite du recueil Escrevendo no escuro (2011), nouvelle traduite du portugais (Brésil) par Sébastien Roy, dans Brésil 25 Nouvelles 2000-2015, Éditions A.-M.Métailié, 2015.

 

LIVRES (Traductions françaises)

ISBN [FICHE LIVRE]Acqua Toffana (Acqua Toffana, 1994), roman, traduit du portugais (Brésil) par Sofia Laznik-Galves. [Arles], Éditions Actes Sud, « Lettres latino-américaines », 2003, 174 pages.

Au commissariat de Rio, une jeune femme vient déballer les déboires d’un couple en dérive, entré dans l’ère de l’amour « industriel ». Parcourue d’un frisson érotique, elle établit d’effroyables similitudes entre un serial killer et son mari volage. Pendant ce temps, un rond-de-cuir tout droit sorti des romans de Courteline voit rouge quand on trouble sa routine et se convertit en dangereux psychopathe. Venue jouer les trouble-fête, l’imprudente voisine du septième lui devient biologiquement insupportable. Replète, cheveux d’un auburn démoniaque, cellulite en pagaille : tout en elle manifeste l’irrépressible envie d’être tuée par lui. Tout en lui exhale la volupté d’accéder à son attente. Si un poison Renaissance sert avec raffinement l’art de la mort violente dans lequel l’auteur excelle, ce roman de Patricia Melo fait la satire des innombrables variations de la violence urbaine. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]O Matador (O Matador, 1995), roman, traduit du portugais (Brésil) par Cécile Tricoire. [Paris], Éditions Albin Michel, « Les Grandes traductions », 1996, 296 pages.

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]O Matador. [Paris], Éditions J’ai lu, « J’ai lu. Nouvelle generation » n°5361, 1999, 248 pages.

« Neno ma dit : pour lamour de Dieu me tue pas. Mais moi je croyais plus en Dieu. Je croyais aux ulcères. Je vais te tuer, fils de pute, je vais te tuer, parce quà partir de maintenant, je suis le tueur. Je suis la grille, le chien, le mur, les tessons de bouteille tranchants. Je suis le fil de fer barbelé, la porte blindée. Je suis le Tueur. Bang. Bang. Bang. »

Dans une extrême tension verbale – mais avec un humour noir abrasif –, Patricia Melo, retrace le parcours hallucinant d’un jeune homme de São Paulo, devenu à la suite d’un pari perdu un tueur à gages sans états d’âme, à la botte d’une classe moyenne gouvernée par la peur. Roman noir et sanglant de l’apprentissage de la haine, rythmé comme un vidéo-clip, O Matador entraîne le lecteur dans une course folle et sans filet, au cœur de la violence et du désespoir. (Présentation de léditeur)


ISBN 9782-7427-2733-9 — Éloge du mensonge (Elogio da Mentira, 1998), roman, traduit du portugais (Brésil) par Marie M. Abdali. [Arles], Éditions Actes Sud, 2000, 238 pages.

* Rééditions :

ISBN 9782-7427-3422-1 — Éloge du mensonge. [Arles], Éditions Actes Sud, « Babel » n°501, 2001, 240 pages.

ISBN [FICHE LIVRE]Éloge du mensonge. [Paris], Éditions « J’ai lu » n°6467, 2002, 224 pages. 

Sous des pseudonymes américains, José Guber propose à son éditeur des synopsis de ces œuvres que l’on dit incontournables. Tous sont pourtant écartés en raison de la faiblesse de leur trame narrative : il ne s’agit guère, en effet, que de LÉtranger ou de Crime et Châtiment... En quête de documentation pour un prochain best-seller, l’impénitent plagiaire fait la connaissance d’une biologiste aussi ravissante que mariée, qui exerce la profession de nutritionniste pour serpents. S’installe alors un fatal chassé-croisé amoureux tandis que naît entre eux la tentation du meurtre parfait. Loin d’accepter de disparaître, le mari encombrant se montre étonnamment rétif et sa mauvaise volonté n’ira pas sans contrarier les plans des amants diaboliques. La trame de l’apparent thriller semble simple, le crime évident, les intérêts communs. Mais, dans cette allègre ronde de la mort, victime et bourreau ne sont pas là où on les attend. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Enfer (Inferno, 2000), roman, traduit du portugais (Brésil) par Sofia Laznik-Galves. [Arles], Éditions Actes Sud, « Lettres latino-américaines », 2001, 398 pages.

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Enfer. [Arles], Éditions Actes Sud, « Babel » n°657, 2004, 396 pages.

Tel un Enée moderne, ghetto blaster en main, aux portes de l’enfer, Petit Roi, enfant des favelas de Rio, cherche sa route dans un royaume qui n’a pas de chemin pour les vivants. Acides, hip-hop et violence à tous les étages. À la maison, la rage de l’amour maternel laisse quelques ecchymoses, la frustration fait son lit dans une pauvreté tyrannique, les feuilletons à l’eau de rose font le reste. Dans la rue, le code de l’honneur, l’odeur de l’argent, la voix des armes. Si, au faîte du pouvoir, Petit Roi se pose en trafiquant aguerri qui contrôle les variables et fait parler la poudre – celle des lignes comme celle des armes –, il demeure un colosse aux pieds d’argile qui offre un temple à sa mère pour que, enfin, elle aime son fils. Des profondeurs de cet antre mythologique parviennent, à un train d’enfer, des déflagrations de mots, de sentiments, de chairs, qui mettent à mal tout sens de l’équilibre. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Le Diable danse avec moi (Valsa negra, 2003), roman, traduit du portugais (Brésil) par Sofia Laznik-Galves. [Arles], Éditions Actes Sud, « Lettres latino-américaines », 2005, 256 pages.

« Le diable danse avec moi » : tels sont les cris de douleur qui griffent la partition de la Dixième Symphonie de Mahler, anéanti par la trahison de celle qu’il a soumise à son despotisme de compositeur. Ils offrent à cette polyphonie contemporaine de Patricia Melo une ardente résonance. L’auteur sonde ici les ténèbres de la jalousie, mettant en scène l’amour pathogène d’un chef tyrannique pour une violoniste de son orchestre, de trente ans sa cadette. Dans un cycle névrotique, le doute s’installe, à la faveur de quelque vétille ou méprise, qui vient rompre une à une les écluses de la raison. L’art et la paranoïa scellent alors un pacte démoniaque. Conflit israélo-palestinien, psychanalyse, judaïsme, misère existentielle, solitude du pouvoir, vicissitudes du quotidien d’un orchestre sont autant d’harmonies dissonantes qui, sous la baguette enlevée de Patricia Melo, finissent par trouver le même diapason. Musique, maestro ! (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Monde perdu (Mundo perdido, 2006), roman, traduit du portugais (Brésil) par Sébastien Roy. [Arles], Éditions Actes Sud, « Lettres latino-américaines », 2008, 206 pages.

Après dix ans de cavale, le tueur professionnel Máiquel, « comme Máiquel Jackson, l’artiste », revient à São Paulo pour enterrer la vieille tante qui constituait sa seule famille. Plus solitaire que jamais, il réalise qu’il lui reste au monde sa fille Samanta, tombée aux mains des évangélistes. Grâce au pécule hérité de tante Rosa, il entreprend un road movie effréné à travers le Brésil des hors-la-loi pour retrouver l’enfant qu’il n’a pas vue grandir. D’un bout à l’autre du pays, il multiplie les rencontres, les cadavres et les amours sans lendemain. Paysans sans terre, abattoirs clandestins, déforestation sauvage, caïds du narcotrafic, sectes qui délestent surtout les crève-la faim : un monde en perdition, loin du mythique Rio qui « en jette ». Si toute la compassion dont il est capable va au chien famélique qui l’accompagne, les épreuves du périple avivent la détermination de Máiquel. Malgré ses désirs de vengeance, il en vient à concevoir la possibilité d’un avenir meilleur : une vie tranquille, un travail honnête. L’issue de sa course folle lui fera perdre ses dernières illusions. Dans ce monde perdu, point de salut hors de la devise tatouée sur son bras droit : « Rien à foutre ». Et l’auteur d’élargir, en incisive analyste, le spectre d’une dérive du Brésil contemporain qui nourrit toute son œuvre. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Le Voleur de cadavres (Ladrão de cadáveres, 2010), roman, traduit du portugais (Brésil) par Sébastien Roy. [Arles], Éditions Actes Sud, « Actes Noir », 2012, 224 pages.

Après un revers professionnel, un homme quitte São Paulo pour se mettre au vert dans une petite ville tranquille aux portes du paradis écologique du Pantanal. Il somnole sur une berge du Paraguay quand le fracas de l’explosion d’un avion privé qui plonge dans le fleuve le sort de sa torpeur. Se portant charitablement au secours de la victime, il trouve dans le cockpit le corps sans vie du pilote et, sur le siège du passager, un sac à dos avec une bonne mesure de cocaïne. Faut-il signaler le cadavre aux autorités ou se tirer avec la blanche ? La décision s’impose mais elle comporte son lot de désagréments car, même si « trouver n’est pas voler », notre bon Samaritain commence à explorer en pente douce les chemins sinueux de la corruption de l’âme pour s’enfoncer dans l’immoralité la plus vile, entraînant dans sa chute une faune haute en couleur. Substituant à la jungle urbaine l’exubérance naturelle d’un éden tropical, Patrícia Melo complète ici un panorama implacable du Brésil contemporain et de ses petits arrangements avec la morale ; une bassesse ordinaire qui franchit allégrement la ligne de l’équateur. (Présentation de léditeur)


 



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  • Homère, notre contemporain

    On n’en finit jamais avec Homère. Composées au VIIIè siècle avant notre ère, l’Iliade et l’Odyssée continuent de susciter de nouvelles traductions et des interprétations toujours renouvelées n’épuisant pas le sens et la richesse du texte homérique. De nombreux ouvrages témoignent de cette actualité d’Homère dont on ne cesse de découvrir de nouveaux visages qui entrent en résonance avec notre actualité.

    24 octobre 2019

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