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[BRÉSIL] (Petrópolis, État de Rio de Janeiro, 1896 – Rio de Janeiro, 1958). Cornélio de Oliveira Pena. Peintre et dessinateur expressionniste, journaliste et critique d’art, il a commencé à écrire en 1930. Après un roman fantastique (Fronteira, 1936), il évolue ensuite des problèmes de la personne et de l’identité (Dois romances de Nico Horta, 1939) à une inspiration plus sociale, tout en gardant une perspective psychologique et intimiste. Paru en 1954, La Petite morte (A menina morta) lui a été inspiré par un tableau trouvé dans sa famille. L’auteur a été à l’époque comparé à François Mauriac.

 

LIVRES (Traductions françaises)

ISBN [FICHE LIVRE]La Petite morte (A menina morta, 1954), roman, traduit du portugais (Brésil) par Cécile Tricoire. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Bibliothèque brésilienne », 1993, 432 pages. 

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]La Petite morte. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Suites », 2009, 432 pages. 

Dans une opulente fazenda du centre du Brésil une fillette est morte, son image omniprésente cristallise les angoisses de toute la maisonnée. Loin de la capitale et de ses débats sur l’abolition, la plantation de café vit emmurée dans un ordre ancien, loin des soubresauts politiques qui la condamnent. Côtoyant les serviteurs noirs que leur statut entrave plus sûrement que des chaînes, les blancs sont, eux, prisonniers de leurs peurs et les maîtres aliénés par leur faute. Le roman tout entier est une métaphore de l’esclavage. L’atmosphère étouffante transforme la fazenda en un lieu hanté, oppressant, figé autour du fantôme de la petite morte. C’est Carlota, la sœur aînée fraîchement sortie de pension, qui découvrira le secret si bien enfoui, brisera cet univers carcéral en refusant le mariage imposé et affranchira les esclaves. Un roman étrange sur la somptueuse agonie d’un monde condamné. La petite fille est morte, la petite dernière qui remplissait l’immense fazenda de ses rires, de ses cris, de sa compassion, l’enfant qui était ce que la vie de tous avait de meilleur. Les esclaves pleurent. Dona Mariana, la maîtresse de la maison, s’enfuit. Le Commandeur, le maître de tout et de tous, tente d’assassiner l’esclave Florencio, pour mieux dissimuler une vérité insoutenable. Une menace pèse sur la plantation de café, sourde, informulée, insidieuse. Les bruits du monde extérieur n’arrivent que par bribes, incompréhensibles pour ceux qu’isole la géographie tropicale. À son retour de pension, Carlota, la sœur aînée de l’enfant, découvre une maison où tout a changé, jusqu’aux laissés pour compte de la famille et de la vie, vieilles cousines attentives aux détails d’une étiquette rigide ; jusqu’aux esclaves terrorisées mais détentrices des secrets familiaux. Les hommes partent à la ville, la récession frappe le commerce du café, on parle d’abolir l’esclavage. L’enfant morte, comme un présage ne cesse de hanter les esprits. La fazenda, le somptueux domaine, s’effondre miné de l’intérieur, comme sous le poids d’un double péché. (Présentation de léditeur)




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  • Une rentrée littéraire

    524 romans dont 336 français et 188 étrangers sont attendus en librairie entre la mi-août et la fin octobre pour la rentrée littéraire la plus resserrée depuis 20 ans. A cette occasion, nous vous proposons un petit tour d’horizon des livres qui ont déjà retenu notre attention et qui pour certains se trouveront dès la fin de l’été sur notre table conseils.

    28 août 2019

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