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[BRÉSIL] (Île d’Itaparica, État de Bahia, 1941 – Rio de Janeiro, 2014). João Ubaldo Osório Pimentel Ribeiro. Après avoir été professeur de sciences politiques, puis journaliste, il se consacra essentiellement à la littérature à partir du milieu des années 80. Il a publié une dizaine de romans : Setembro não tem sentido (1968), Sergent Getúlio (Sargento Getúlio, 1971), Vila Real (Vila Real, 1979), Vive le peuple brésilien (Viva o povo brasileiro, 1984), Le Sourire du lézard (O sorriso do lagarto, 1989), O feitiço da Ilha do Pavão (1997), Ô luxure ou La maison des bouddhas bienheureux (A Casa dos Budas Ditosos, 1999), Miséria e grandeza do amor de Benedita (2000), Diário do Farol (2002), O Albatroz Azul (2009), deux recueils de nouvelles : Vencecavalo e o outro povo (1974), Livro de histórias (1981 ; rééd. augmentée sous le titre Já podeis da pátria filhos,, 1991) et six de chroniques (de 1988 à 2008), un essai politique (en 1981) et trois livres pour la jeunesse : Vida e paixão de Pandonar, o cruel (1983), A vingança de Charles Tiburone (1990), Dez bons conselhos de meu pai (2011).

 

ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions françaises)

* Entretien (propos recueillis par Alice Raillard), dans La Quinzaine littéraire n°484, 1987.

* « L’irruption des ours » (« O estouro da boiada », 1990), nouvelle extraite du recueil Já podeis da pátria filhos (1991), traduite du portugais (Brésil) par Lyne Strouc, dans Anthologie de la nouvelle latino-américaine, Éditions Pierre Belfond, 1991.

* « Le bœuf maniganceux », nouvelle extraite du recueil Livro de historias (1981), traduite du portugais (Brésil) par Jacques Thiériot dans Liberté n°211, 1994.

* « Pourquoi et comment protéger les arts », traduit du portugais (Brésil) par Jacques Thiériot dans Le Serpent à plumes n°25, 1994.

* « Jingobell, jingobell. Une histoire de Noël » (« Jingobell, jingobell. Una historia de Natal »), nouvelle publiée dans la revue Status Plus de décembre 1981, traduite du portugais (Brésil) par Jacques Thiériot dans Contes de Noël brésiliens, Éditions Albin Michel, 1997.

* « Le pouvoir de l’art et de la parole », traduit du portugais (Brésil) par Jacques Thiériot dans Mégapoles / Petite Planète, nouvelles et photographies, Le Serpent à plumes, hors-série, 1998.

* « Allez, les canaris, enfants de la patrie », traduit du portugais (Brésil) par Jacques Thiériot, dans le recueil Olà ! Onze écrivains en stade, Paris, Le Serpent à plumes, 1998.

* « Le bêtisier des cinq cents ans », chronique parue dans le quotidien A Tarde, le 26 avril 2000, précédé de « Écriture et construction identitaire », par Rita Olivieri-Godet, dans Europe n°919-920, 2005.

 

LIVRES (Traductions françaises)

Sergent Getúlio (Sargento Getúlio, 1971), roman, traduit du portugais et préfacé par Alice Raillard (Brésil). [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1978, 168 pages, épuisé.

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Sergent Getúlio. [Paris], Éditions Gallimard, « L’imaginaire » n°489, 2004, 180 pages. 

Sergent de la police militaire, Getúlio est aussi, comme la plupart des fonctionnaires en ces terres misérables et arriérées du sertão brésilien, à la solde d’un grand propriétaire terrien. Le voici chargé par celui-ci de conduire un « prisonnier », indésirable à ses yeux, d’un village à un autre, pour le livrer à la justice. C’est ce voyage, en compagnie du chauffeur qui conduit la vieille Hudson, que le sergent Getúlio nous raconte ici comme une épopée, en un monologue hallucinatoire. Le narrateur est un anti-héros par excellence : fanfaron, roublard, c’est un ancien déserteur et il a tué sa femme adultère. Pourtant, sa fidélité, son sens naïf du courage et sa volonté de mener à bien, coûte que coûte, la « mission » qui lui est confiée lui confèrent une dimension exemplaire : Getúlio apparaît comme l’Incarnation du destin des gens du sertão, victime et complice d’un code d’honneur qui résume les vertus, les drames et les idéaux des siens. Il finira par désobéir même à son chef, ayant fait de sa « mission » une affaire personnelle, et sera abattu par des mercenaires à la solde de celui-ci. À travers cette équipée riche en péripéties, nous sont contés toute la violence de ces hommes primitifs, la fabuleuse nature du sertão, le climat de luttes politiques ou des vengeances personnelles qu’on règle à coups de cadavres. La voix du narrateur est ici collective. Elle emprunte son rythme et ses images à la poésie populaire traditionnelle et aux chants de la région. L’un des mérites – et non le moindre – de João Ubaldo Ribeiro est d’avoir su transmettre cette sensibilité à vif d’hommes en voie de civilisation. (Présentation de léditeur)

 


ISBN [FICHE LIVRE]Vila Real (Vila Real, 1979), roman, traduit du portugais (Brésil) par Alice Raillard (Brésil). [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1986, 176 pages. 

Un récit de veille d’armes, figé dans une étrange attente. La naissance de l’Iliade sur les terres de la misère brésilienne, quand les combattants ne sont pas des héros, mais des miséreux en marge de l’Histoire. Une épopée des hommes du sertão qui va mettre face à face deux troupes inégales – les errants dépossédés de leur sol, de leurs moyens d’existence, de leur vie, par le Droit de Propriété, et la phalange des représentants de ce droit. Vila Real, une étape royale, une bourgade fantomatique sur les terres du Nordeste, est soudain devenue le centre d’un de ces combats de survie. Les lieux, les gens sont bien réels : des paysans démunis devenus la proie des hommes d’une société minière dont le seul but est de faire place nette. Pour les victimes, c’est « la Caravane Mystérieuse » qui arrive – et dans ce nom, dans cette rumeur, entrent les dangers de l’histoire quotidienne du Brésil et la menace qui pèse, avec une force mythologique, sur cette région du précaire. Tout ce récit, comme ceux du cinéaste Glauber Rocha, se passe dans une zone immobile, comme restée en suspens. Le soleil y engendre des mirages, la faim des hallucinations, les mots des déshérités jamais ne s’ajustent à la rhétorique des spoliateurs. Le peuple, éternel et désorienté, s’en remet, comme dans toutes les légendes du sertão, à une grande figure, valeureuse et voyante : c’est, ici, Argemiro, l’incarnation de la Résistance. On ne connaîtra pas l’issue de l’affrontement. La légende, telle qu’on la rapporte aujourd’hui, a retenu seulement l’essentiel : les scènes esquissées, les vues parcellaires, les mots qui achoppent sur des liaisons difficiles à qui n’a pas la maîtrise du monde, les combats incertains de leur cible, l’obscure germination séculaire de la révolte, l’attente d’un peuple prêt à livrer sa bataille – et que guette la mort, peut-être une gloire lointaine. (Présentation de léditeur)

 

ISBN — Vive le peuple brésilien (Viva opovo brasileiro, 1984), roman, traduit du portugais (Brésil) par Jacques Thieriot. [Paris], Éditions Pierre Belfond, 1989, 554 pages, épuisé.

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Vive le peuple brésilien. [Paris], Éditions Le Serpent à plumes, « Fiction étrangère », 1999, 588 pages.

La véritable Histoire n’est pas seulement celle qui est écrite dans les livres, car « ce qui pour l’un est noir comme du charbon est blanc comme un jasmin pour un autre ». Et personne ne peut tout connaître de l’Histoire, qui est enfouie dans la conscience des hommes. Pourtant, aussi sûrement que Dieu existe dans le ciel, tout est vrai dans ce récit. Parce que, au-dessus de la baie de Salvador, sur le « Perchoir des âmes », il se trouva un jour un témoin : au cours de plus de trois cents ans de réincarnations successives, une « petite âme » opiniâtre apprit à connaître et à aimer le peuple brésilien qui est le héros de ce livre. En 1647, pendant l’occupation hollandaise, cette âme était celle du caboco Capiroba, cannibale de son état, friand de la chair blanche et tendre de l’envahisseur. Après bien des aventures, elle remontera au « Perchoir des âmes » lorsqu’en 1939 le général Tico Macario, centenaire, rendra son dernier souffle. Au cours de ce périple, passant du moulin à sucre aux salons de Lisbonne ou de Rio, d’une partie de chasse au tatou à une cérémonie païenne, le lecteur rencontrera des maîtres et des esclaves, des poètes phtisiques et des banquiers, le perfide baron de Pirapouama, le vieil anarchiste Stalin José, les Noirs de la grande Fraternité, et surtout la très belle et légendaire Maria da Fé. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Le Sourire du lézard (O sorriso do lagarto, 1989), roman, traduit du portugais (Brésil) par Jacques Thieriot. [Paris], Éditions Le Serpent à plumes, « Fiction étrangère », 1998, 412 pages.

Alors qu’Angelo Marcos Barreto, médecin et politicien corrompu, apprend qu’il est atteint d’un cancer, sa jeune femme, Ana Clara, confie à son amie Bebel ses frustrations sexuelles et se lance dans une équipée amoureuse avec João Pedroso, biologiste devenu pêcheur. Cependant, le docteur Lucio Nemesio est soupçonné de s’être livré à des manipulations génétiques sur des embryons humains. Roman prophétique, roman total, Le Sourire du lézard pose la question de l’homme et de son avenir, des turpitudes morales et sexuelles, mêle de brillantes considérations sur la foi et sur la science, et s’inscrit dans la lignée des grands romans latino-américains. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Ô luxure ou La Maison des bouddhas bienheureux (Luxùria. A casa dos budas ditosos, 1999), roman, traduit du portugais (Brésil) par Jacques Thiériot. [Paris], Éditions Le Serpent à Plumes, « Fiction étrangère », 2001, 204 pages. 

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Ô luxure ou La Maison des bouddhas bienheureux. [Paris], Éditions Le Serpent à plumes, « Motifs » n°192, 2004, 248 pages. 

Dans Ô luxure ou La Maison des bouddhas bienheureux, court roman dans l’œuvre-fleuve de João Ubaldo Ribeiro, l’auteur feint (jeu littéraire ?) d’avoir reçu la confession dactylographiée, à partir de cassettes, d’une femme au crépuscule de sa vie, qui s’est adonnée sans restriction aucune aux plaisirs de la chair. Livre ludique, plein de santé et sans tabous, Ô luxure est une ode à une sexualité libre et joyeuse – à la brésilienne – où João Ubaldo Ribeiro mêle avec maestria lyrisme, ironie et réflexion. (Présentation de léditeur)

« Je trouve stupides ou faux-jetons ceux ou celles qui se scandalisent parce que j’ai forniqué, ils ont de ces mots, avec mon frère et mon oncle, sans parler des cousins, beaux-frères et collatéraux. Je me repens de ne pas avoir couché avec mon père, aujourd’hui je le regrette, je suis sûre qu’il aurait suffi d’un attrape-nigaud classique pour y parvenir, lui aussi était normal et je l’adorais et j’aurais parfaitement pu contrecocufier ma mère, ça aurait fait du bien à toute la famille tuyau de poêle, même à l’oncle Afonso, qui sait ? »

 

SUR L’AUTEUR

ISBN [FICHE LIVRE] — Rita Olivieri-Godet, João Ubaldo Ribeiro. Littérature brésilienne et construction identitaire. [Rennes], Presses Universitaires de Rennes (PUR), Interférences, 2005, 246 pages. 

João Ubaldo Ribeiro est né dans l’île de Itaparica, espace qui nourrit son univers littéraire. La dimension sociale de son œuvre, ancrée dans le Nordeste du Brésil, se manifeste dans sa relecture de la formation de la société brésilienne et du processus, souvent douloureux, de métissage ethnique et culturel. Cette première étude monographique de l’œuvre de Ribeiro se consacre aux romans, aux nouvelles et aux recueils de chroniques de cet écrivain. À travers une œuvre foisonnante, Rita Olivieri-Godet propose un questionnement sur la problématique identitaire dans la littérature contemporaine. (Présentation de léditeur)



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    24 octobre 2019

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