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RODRIGUES, Nelson

[BRÉSIL] (Recife, État de Pernambouc, 1912 – Rio de Janeiro, 1980). Nelson Rodrigues Falcão. L’un des plus importants auteurs dramatiques brésiliens du XXe siècle. Auteur de dix-sept pièces, on lui doit aussi des chroniques journalistiques, des feuilletons, des romans publiés sous le nom de Suzana Flag, ainsi que des nouvelles. Sa seconde pièce, Robe de mariée (Vestido de noiva, 1943), mise en scène à Rio de Janeiro par Zbigniew Ziembinski, dans des décors de Santa Rosa, inaugura le 28 décembre 1943 le théâtre brésilien moderne, aussi bien comme texte que comme spectacle. « La pièce joue sur trois plans – la réalité, la mémoire et l’hallucination – avec une technique d’actions simultanées d’intérêt certain. » Son théâtre est nourri tant de l’expressionnisme que des théories freudiennes, où les rapports déchirés de la famille et les préjugés sociaux occupent une place importante. « Très peu d’auteurs révèlent, comme Nelson Rodrigues, un imaginaire cohérent et original, qui couvre un spectre très large de préoccupations psychologiques, existentielles, sociales et stylistiques. » (Sábato Magaldi)

« Son parcours théâtral accidenté tient à ses pièces elles-mêmes, qualifiées par l’auteur de “ désagréables ”. En rompant la censure de la conscience, en allant sans détour vers le fond de la misère existentielle, le théâtre de Rodrigues peut d’autant plus facilement choquer que, comme point de départ, il se fonde habituellement sur un fait divers ou une anecdote qui, dans leur banalité, nous sont familiers. Situés souvent dans un monde régi par l’absurde, en dehors de tout espace référentiel, les personnages procèdent en règle générale de façon obsessionnelle, paroxystique. Cependant, dans leur éternelle et douloureuse approche de l’interdit, soutenus par un langage cristallin, il émane de ses créatures aussi une force de séduction telle que certains critiques n’hésitaient pas à utiliser la métaphore de la maladie mortelle pour en décrire le potentiel de contamination. C’est dans cette efficacité que réside probablement un des aspects les plus fascinants et novateurs du travail dramaturgique de Nelson Rodrigues : comme nul autre, il maîtrise l’art de l’économie au point de passer, au détour d’une phrase, du sentiment profond au kitsch incontestable, du sacré au profane, dans une gestuelle qui, au-delà de son exigence morale s’avère aussi profondément poétique. » (Patrick Straumann, Infos Brésil n°148, juin 1999)

* Théâtre (la date d’écriture est suivie de la date de la création) : A mulher sem pecado [La femme sans péché] (1941/1942) ; Robe de mariée (Vestido de noiva, 1943) ; Álbum de família [Album de famille] (1946/1967) ; LAnge noir (Anjo negro, 1946/1948) ; Dame des noyés (Senhora dos afogados, 1947/1953) ; Dorotéia [Dorothée] (1949/1950) ; Valse n°6 (Valsa n°6, 1951) ; La Défunte (A falecida, 1953) ; Perdoa-me por me traíres [Pardonne-moi de m’avoir trahie] (1957) ; Viúva, porém honesta [Veuve, mais honnête] (1957) ; Os sete gatinhos [Les sept petits chats] (1958) ; Boca de ouro [Bouche d’or] (1959/1960) ; Le Baiser sur lasphalte (O Beijo no Asfalto, 1960/1961) ; La Phrase d’Otto (Otto Lara Resende ou Bonitinha mas ordinária, 1962) ; Toda Toute nudité sera châtié (Toda nudez será castigada, 1965) ; O anti-Nelson Rodrigues [L’anti-Nelson Rodrigues] (1974) ; A serpente [Le serpent] (1978/1980). Par ailleurs, l’adaptation au cinéma et à la télévision de l’œuvre dramatique et romanesque de ce Tennessee Williams carioca a suscité un véritable sous genre, mêlant parfum de scandale et critique de mœurs (une quarantaine de films et de téléfilms depuis 1950).

* Tapuscrits : La Défunte (A falecida, 1953), théâtre, traduit du portugais (Brésil) par Jacques et Teresa Thiériot. — La Phrase d’Otto (Otto Lara Resende ou Bonitinha mas ordinária, 1962), théâtre, traduit du portugais (Brésil) par Jacques Thiriot. Atelier de création théâtrale des prémontrés, août 1987.

 

ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions françaises)

* Entretien, dans Art-press n°151, octobre 1990.

* Robe de mariée (Vestido de noiva, 1943), pièce de théâtre, traduite du portugais (Brésil) par Jacques et Teresa Thiériot, dans le recueil Théâtre latino-américain contemporain, présenté par Osvaldo Obregón. [Arles], Éditions Actes Sud / Papiers, 1998.

* « O reacionário » [le réactionnaire], chronique publiée dans Correiro da Manhã, recueillie dans O reacionário (1977), traduit du portugais (Brésil) par Angela Leite-Lopes, dans Théâtre/Public n°146, 1999.

* « La générale » [de Robe de mariée, 1943], traduit du portugais (Brésil) par Angela Leite-Lopes, dans Théâtre/Public n°146, 1999.

* « Trop laide » (« Feia demais »), nouvelle publiée dans le journal Última Hora, recueillie dans A vida como ela é (1992), traduite du portugais (Brésil) par Marie-Pierre Mazeas, dans la Nouvelle Revue Française n°573, 2005.



LIVRES (Traductions françaises)

ISBN — LAnge noir (Anjo negro, 1946/1948), tragédie en trois actes, traduit du portugais et adapté par Jacques Thiériot, précédé de « La race sous une perspective mythique », par Sabato Magaldi, essai traduit du portugais (Brésil) par Marcia Fiani. [Paris], Éditions des Quatre-Vents, 1988,96 pages.

* Nouvelle édition :

ISBN — LAnge noir, traduction révisée par le traducteur. [Paris], Éditions des Quatre-Vents, 1996,96 pages.

Ismaël est noir. II a honte de sa couleur. Il a maudit sa mère, et épousé une femme blanche, mais rien n’apaise sa haine, d’autant que son frère Elias est blanc. Aucune réconciliation n’est possible entre les deux races. Nelson Rodrigues refuse toute concession au problème du métissage, et pose dans cette pièce le problème fondamental du Brésil. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Valse n°6 (Valsa n°6, 1951), suivi de Dame des noyés (Senhora dos afogados, 1947/1953), théâtre, traduit du portugais (Brésil) par Angela Leite-Lopes, préface de Louis Charles Sirjacq. [Paris], Éditions Christian Bourgois, « Le Répertoire de saint Jérôme », 1990, 192 pages.

 

ISBN [FICHE LIVRE]Toute nudité sera châtié (Toda nudez será castigada, 1965) suivi de Le Baiser sur lasphalte (O Beijo no Asfalto, 1960/1961), théâtre, traduit du portugais (Brésil) par Angela Leite-Lopes. [Arles], Éditions Actes Sud, « Papiers », 1999, 128 pages.

Toute nudité sera châtiée. Quand Herculano rentre chez lui, Geni a laissé une bande magnétique sur laquelle elle lui annonce qu’elle vient de se donner la mort et lui en explique les raisons. La suite est un long retour en arrière : Herculano, veuf inconsolable, rencontre Geni, une prostituée. Serginho, son fils de dix-huit ans, se refuse à toute union sexuelle ; il passe ses journées sur la tombe de sa mère. Herculano, se croyant amoureux de Geni, tente d’éloigner son fils. Mais celui-ci ne veut pas partir, se soûle et passe la nuit en prison, où il se fait violer par un voleur bolivien. Herculano et Geni se marient, mais celle-ci est amoureuse de Serginho, qui finalement est parti avec son Bolivien. C’est ce qui conduit au suicide de Geni, instrument et victime d’une vengeance mûrement préparée.

Le Baiser sur lasphalte. Le commissaire Cunha a de bonnes raisons de se plaindre du journaliste Amado Ribeiro : à cause de ses articles, il a perdu toute crédibilité et sa carrière est compromise. Mais Amado vient lui proposer une nouvelle affaire : l’après-midi même, un bus a renversé un jeune homme. Un passant s’est jeté sur la victime et l’a embrassée sur la bouche avant qu’elle ne meure. N’y a-t-il pas là matière à une enquête délicieusement scandaleuse, qui réunirait tout le monde dans une belle unanimité contre l’homosexuel présumé ? Celui-ci est marié, il s’appelle Arandir et il était accompagné de son beau-père, Aprigio, lors de l’accident. Progressivement se dessinent les ravages que provoque la presse à scandale dans la vie d’Arandir. (Présentation de léditeur)

 

SUR L’AUTEUR

Théâtre/Public n°146, mars-avril 1999. [Contient un dossier « Nelson Rodrigues » (p.3-42). Textes rassemblés par Angela Leite-Lopes et Alain Ollivier : Alain Ollivier, « Nelson Rodrigues, un théâtre “désagréable” » ; « Repères chronologiques » ; Nelson Rodrigues, « O reacionário » ; Sabáto Magaldi, « Le mauvais tour que joue la vie » ; Angela Leite-Lopes, « Nelson Rodrigues et les enjeux de la traduction » ; Henry Thorau, « Nelson Rodrigues sur les scènes allemandes » ; Nelson Rodrigues, « La générale », traduit du portugais (Brésil) par Angela Leite-Lopes ; Joel Ruffino dos Santos, Alain Ollivier, « Blanc et négre, maître et esclave » ; Alain Ollivier, « La vie des morts, c’est notre inconscient » ; Alain Ollivier, « Toute nudité sera châtié »].

 

ISBN — Glauber Rocha. Anthologie du cinéma brésilien des années 60 aux années 80. Nelson Rodrigues. Sous la direction de Dominique Bax. [Bobigny], Magic cinéma, « Théâtre au cinéma », 2005, 216 pages, illus. 



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