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ROSA, Joao Guimaraes

[BRÉSIL] (Cordisburgo, État du Minas Gerais, 1908 – Rio de Janeiro, 1967). João Guimarães Rosa. Poète usant d’une langue qui mêle néologismes et archaïsmes dialectaux, il a transformé l’épopée du sertão en métaphore universelle, transcendant ainsi la prose d’une réalité régionaliste, ouvrant une voie au roman brésilien moderne. Guimarães Rosa empruntera à sa région natale son folklore et ses personnages dans une œuvre qu’il écrira en grande partie entre 1956 et 1967. Après une vingtaine d’années de voyages et de représentation diplomatique (à Hambourg, Bogotá, Paris), il s’établit en 1953 à Rio où il se consacre à la littérature ; il avait fait paraître en 1946 un recueil de nouvelles Sagarana. En 1956 paraît Corpo de Baile, cycle de nouvelles où il raconte son pays, sept nouvelles poétiques s’articulant en une sorte de vaste rétable du sertão où les mystères de l’homme et de la nature atteignent la dimension de l’universel. La même année paraît Diadorim, où un homme âgé et respecté raconte sa vie de jeune bandit, auprès de Diadorim, chef de bande idéalisé, au travers d’un monologue infini déployant la fresque colorée, sauvage du Nordeste. Cet unique roman sera suivi dans les années 60 de plusieurs recueils de nouvelles très courtes où le sertão sert de cadre, de matière au développement de subtils et étranges jeux de langages par lesquels Guimarães Rosa se rapproche encore de Joyce. En 1961, il a publié dans le journal O Globo des poèmes sous les pseudonymes anagrammatiques Soares Guiamar, Sá Araújo Segrim et Meuriss Aragão. Entièrement traduit en français : Sagarana(Sagarana, 1946), Buriti, Les Nuits du sertão et Hautes plaines (extraits de Corpo de Baile, 1956), Diadorim(Grande Sertão. Veredas, 1956), Mon oncle le jaguard (Meu tío iauareté, 1961 ; 1969), Premières histoires (Primeiras Estórias, 1962), Toutameia (Tutaméia. Terceiras Estórias, 1967). Très largement adapté au cinéma et à la télévision.

« Lors même qu’il décrit les hommes sous le jour le plus cru, et leurs gestes les plus quotidiens, Guimarães Rosa n’est pas plus un écrivain réaliste que Goya n’est un peintre réaliste, au sens habituel et démagogique du terme. Il s’enracine dans cette tradition latine au tréfonds de laquelle on découvrirait une nappe incandescente de mythes. “ Tomber ” dans la tentation “ Cosmique ” ou “ Océanique ” en laquelle l’homme trouve à la fois la Libération et le Rien, tel est le prix de l’universalité des écrivains de cette race-là. L’originalité profonde de G. Rosa, c’est d’avoir ressuscité dans la littérature latino-américaine ce réalisme panique – le vrai, le seul. C’est d’avoir réappris que l’écriture est gnose, et d’avoir découvert que le sertão c’est le tout. » (Xavier Domingo)

« L’exégèse de cette œuvre reste en grande partie à faire. Elle est, par son essence même, déroutante en même temps que fascinante. La genèse en est significative : de Sagarana à Grande Sertão : Veredas, c’est la découverte et l’approfondissement d’un univers, d’une pensée et d’une expression d’une totale originalité. Les recueils suivants sont des plongées dans les profondeurs obscures de ce monde. Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que les critiques divergent dans leurs interprétations. Pour les uns Guimarães Rosa est un pur platonicien, pour d’autres c’est un existentialiste, pour d’autres son œuvre a une signification ésotérique, et Riobaldo, le héros de Grande Sertão : Veredas, est un initié. Cette interprétation nous paraît fort vraisemblable, ce qui donne à ce roman à la fois régionaliste, épique, poétique et métaphysique une dernière dimension, qui est proprement religieuse, et permet de découvrir dans l’obscure polysémie de son titre une ultime signification : dans l’immensité du “ Grand Sertão ” de la vie, le héros découvre finalement les veredas (ce mot, en portugais classique, signifie “ sentiers ”) qui conduisent à la Délivrance. » (Paul Teyssier)

 

ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions françaises)

* « L’heure et la chance d’Augusto Madraga » (« A hora e vez de Augusto Matraga »), nouvelle extraite du recueil Sagarana (1946), traduite du portugais (Brésil) par Antonio et Georgette Tavares Bastos, dans Les Vingt meilleures nouvelles de lAmérique latine, Éditions Seghers, 1958.

* « Légendaire » (« Famigerado »), nouvelle extraite du recueil Premières histoires (Primeiras Estórias, 1962), traduite du portugais (Brésil) par Inês Oseki-Dépré, dans le Magazine littéraire n°187, 1982.

* « La troisième rive du fleuve » (« A terceira margem do rio »), nouvelle extraite du recueil Premières histoires (Primeiras Estórias, 1962), traduite du portugais (Brésil) par Inês Oseki-Dépré, dans Histoires étranges et fantastiques dAmérique latine, A-M. Métailié, 1989, 1997 et dans Des nouvelles du Brésil, A-M. Métailié, 1998.

* « Dénouement » (« Desenredo »), nouvelle extraite du recueil Tutaméia. Terceiras Estórias (1967), traduite du portugais (Brésil) par Jacques Thiériot, dans Liberté n°211, 1994.

 

LIVRES (Traductions françaises)

ISBN [FICHE LIVRE]Sagarana (Sagarana, 1946), nouvelles traduites du portugais (Brésil) par Jacques Thiériot. [Paris], Éditions Albin Michel, « Les Grandes traductions », 1997, 392 pages.

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Sagarana. [Paris], « 10-18. Domaine étranger » n°3082, 1999, 392 pages.

[Contient : Note du traducteur ; Lettre à João Condé ; « Le petit âne jaspé » (« O burrinho pedres ») ; « Le retour du mari prodigue » (« A volta do marido pro?digo ») ; « Sarapalha » (« Sarapalha ») ; « Duel » (« Duelo ») ; « Les miens » (« Minha gente ») ; « São Marcos » (« Sa?o Marcos »); « Corps cousu » (« Corpo fechado »); « Conversation de bœufs » (« Conversa de bois »); « L’heure et le tour d’Augusto Matraga » (« A hora e vez de Augusto Matraga »); Glossaire].

Après la publication de ce recueil, en 1946, João Guimarães Rosa ne cessa, jusqu’en 1960, d’y apporter des retouches, ce qui montre assez l’importance qu’il lui accordait. De la transhumance d’un troupeau de bœufs à un périple initiatique en passant par une course-poursuite dictée par la vengeance, ces neuf récits sont en quelque sorte le laboratoire où l’auteur brésilien expérimenta les divers chemins d’écriture qu’il ne cessa de parcourir. Il y célèbre la terre âpre du Minas Gerais, la richesse infinie de sa faune et de sa flore, et met en scène ses habitants, gens de la campagne « sans convention ni pose » qui, estime-t-il, « fournissent les meilleurs personnages de parabole ». (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Buriti (extrait de Corpo de Baile (1956), traduit du portugais (Brésil) par Jean-Jacques Villard, préface de Xavier Domingo. [Paris], Éditions du Seuil, « Cadre Vert », 1961, 1987, 256 pages, épuisé.

[Contient : « Dao Lalalao » (« Dão-Lalalão ») ; « Le message du Morne » (« O recado do morro ») ; « La fête à Manuel Zão » (« Uma estória de amor »)].

 

ISBN [FICHE LIVRE]Les Nuits du sertão (Noites do sertão, extrait Corpo de Baile, 1956), traduit du portugais (Brésil) par Jean-Jacques Villard. [Paris], Éditions du Seuil, « Cadre Vert », 1962, 192 pages.

Voici un nouveau volet de ce cycle de romans que Guimarães Rosa a placé sous le signe du Buriti, ce palmier géant qui est le génie tutélaire du sertão. Dans la fazenda de iô Liodoro, au milieu des bois et des marais, trois femmes entourent le maître de maison : Behu, sa fille aînée, qui passe ses jours en prières ; Gloria, la cadette, amazone nostalgique, impatiente d’aimer ; Lalinha, épouse séparée du fils de iô Liodoro, qui rêve aux plaisirs de la ville mais se laisse peu à peu subjuguer par ce paysage qu’elle craint. Autour d’eux, le sertão déploie ses rudes sortilèges, la vie, radieuse et sauvage, éclate en formes sans pareilles, en couleurs neuves, en fièvres végétales, en ces millions de cris d’oiseaux ou d’insectes que dénombre, chaque nuit, l’énigmatique Chef Zequiel. Toutes les folies sont possibles ici – et chacune trouve sa place dans la sagesse d’une nature maternelle. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Hautes plaines (extrait de Corpo de Baile, 1956), nouvelles, traduites du portugais (Brésil) par Jean-Jacques Villard. [Paris], Éditions du Seuil, « Cadre Vert », 1969 ; 1989, 256 pages.

[Contient : « Lélio et Lina » (« A estória de Lélio e Lina ») ; « Face de bronze » (« “Cara-de-Bronze” » ; « Miguilim » (« Campo Geral »)].

 

Diadorim (Grande Sertão : Veredas, 1956), roman, traduit du portugais (Brésil) par Jean-Jacques Villard. [Paris], Éditions Albin Michel, « Les Grandes traductions », 1965, 448 pages, épuisé.

* Nouvelle traduction :

ISBN [FICHE LIVRE]Diadorim, traduit du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge-Pettorelli, précédé de « Épopée du sertão, tour de Babel ou manuel du satanisme », par Mario Vargas Llosa, traduit de l’espagnol par Annie Morvan. [Paris], Éditions Albin Michel, « Les Grandes traductions », 1997, 2006, 502 pages.

** Réédition :

ISBN — Diadorim. [Paris], « 10-18. Domaine étranger » n°2609, 1995, 2006; 628 pages. 

À travers amours et guerres, envoûté par l’énigmatique Diadorim, évoquant toutes les aventures qui firent de lui un preux jagunço, un gardien de troupeaux, Riobaldo raconte les journées encore brûlantes passées de bataille en bataille, les longues chevauchées à méditer sur la vie et la mort, dans le décor aride du sertão, lieu de l’épreuve, de la révélation et de la confrontation à l’infini. Unique roman et chef-d’œuvre du plus grand écrivain brésilien du XXe siècle, Diadorim apparaît d’ores et déjà, au même titre que Don Quichotte, La Chanson de Roland ou Faust pour la tradition européenne, comme une œuvre mythique de dimension universelle. « Un véritable tour de force sur le plan de la langue. Une des œuvres formellement les plus abouties du XXe siècle. » (Mario Vargas Llosa).

 


ISBN [FICHE LIVRE]Mon oncle le jaguard (Meu tío iauareté, 1961 ; 1969), récit, traduit du portugais (Brésil) par Jacques Thiériot. [Paris], Éditions Albin Michel, « Les Grandes traductions », 1998, 112 pages.

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Mon oncle le jaguard. [Paris], « 10-18. Domaine étranger » n°3176, 2000, 112 pages.

Ce conte hybride, sauvage et éblouissant représente la quintessence de l’art de cet explorateur de langues et de mondes qu’était ce grand styliste, linguiste et polyglotte, mais aussi médecin, spécialiste de géographie, d’ésotérisme et de botanique.

Un chasseur à demi indien reçoit dans sa cabane la visite inattendue d’un voyageur égaré. La langue déliée par l’alcool, il parle sans discontinuer, raconte ses chasses au jaguar, célèbre la férocité et la beauté du fauve et son remords d’avoir à le traquer pour vivre du commerce de sa peau. Peu à peu, verre après verre et au fil d’un monologue de plus en plus haletant, les intentions perfides du chasseur se précisent, la métamorphose commence... La prose syncopée de ce récit, métissée de mots tupis et de cris d’animaux, apparaît comme une tentative pour renouer avec cette oralité primitive par laquelle se transmettent les rites et les légendes. Mais aussi comme une célébration quasi magique de la nature et de la faune, semblable à l’invocation d’un sorcier doté d’un fabuleux don de langue. L’original du texte (histoire ? récit ? nouvelle ?) de João Guimarães Rosa a été publié pour la première fois dans la revue Senhor, n°25, mars 1961, puis repris dans le recueil (posthume) Estas estorias (1969). Selon une note de l’auteur, portée sur le manuscrit original dactylographié, ce texte aurait été écrit avant Grande Sertâo : Veredas (Diadorim), publié en 1956. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Premières histoires (Primeiras Estórias, 1962), nouvelles traduites du portugais (Brésil) par Inês Oseki-Dépré. [Paris], Éditions A-M. Métailié, « Bibliothèque brésilienne », 1982, 228 pages.

[Contient : « Les bords de la joie » (« As margens da alegria »); « Légendaire » (« Famigerado ») ; « Soroco, sa mère, sa fille » (« Sorôco, sua mãe, sua filha ») ; « La fille de là-bas » (« A menina de lá ») ; « Les frères Dagobé » (« Os irmãos Dagobé ») ; « Le troisième rivage du fleuve » (« A terceira margem do rio ») ; « Perlimpsycherie » (« Pirlimpsiquice ») ; « Aucune, aucune » (« Nenhum, nenhuma ») ; « Fatalité » (« Fatalidade »); « Séquence » (« Seqüência ») ; « Le miroir » (« O espelho »); « Rien et notre condition » (« Nada e a nossa condição ») ; « Le cheval qui buvait de la bière » (« O cavalo que bebia cerveja ») ; « Un jeune homme très blanc » (« Um moço muito branco ») ; « Lunes-de-miel (« Luas-de-mel ») ; « Départ du Hardi Navigateur » (« A partida do audaz navegante ») ; « La bienfaitrice » (« A benfazeja ») ; « Darandina » (« Darandina ») ; « Substance » (« Substância ») ; « Taranton, mon patron » (« Tarantão, meu patrão ») ; « Les sommets » (« Os cimos »)].

Un enfant et un dindon, un tueur à gages, deux folles, une vendetta familiale, une représentation théâtrale, une poursuite, une énigme, un jeune homme très blanc, un aveugle, un enlèvement, un miracle. L’amour. La diversité des protagonistes et des situations projette le lecteur dans un Brésil étrange aux antipodes des stéréotypes exotiques. L’écriture multiplie les perspectives du récit et mêle sensations et sentiments en une incantation métaphorique. Jeu de mots, allitérations, néologismes, apports des parlers indiens et africains, rimes internes, la re-création de la langue suscite une irrésistible jubilation. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Toutameia. Troisièmes histoires (Tutaméia. Terceiras Estórias, 1967), traduit du portugais (Brésil) par Jacques Thiériot, glossaire de Francis Uteza. [Paris], Éditions du Seuil, « Cadre vert », 1994, 282 pages.

[Contient : – 1. Préface : « Alétrie et herméneutique » (« Aletria e Hermenêutica »). « Antipériplée » (« Antiperipléia »), « Arroyo-das-Antas » (« Arroio-das-Antas »), « Le cierge au diable » (« A vela ao diabo »), « Amirale destinée » (« Azo de almirante »), « Barra da Vaca » (« Barra da Vaca »), « Comment attaque l’anaconda » (« Como ataca a sucuri” »), « Biveau » (« Curtamão »), « Dénouement » (« Desenredo »), « Dépétroche » (« Droenha »), « Foutus Lopes » (« Esses Lopes »), « Histoire n° 3 » (« Estória nº 3 »), « Histoiriette » (« Estorinha »), « Pharaon et l’eau du fleuve » (« Faraó e a água do rio »), « Hiatus » (« Hiato »). – 2. Préface : « Hyppothrélique » (« Hipotrélico »). « Entrave » (« Intruge-se »), « Joâo Quoique, l’éleveur de dindons » (« João Porém, o criador de perus »), « Grand Gédéon » (« Grande Gedeão »), « Réminission » (« Reminisção »),« Là-bas, dans les savanes » (« Lá, nas campinas »), « Meccémoi » (« Mechéu »), « Méli-Mielleux » (« Merlim-Meloso »), « Pour s’ensuivre » (« No prosseguir »). – 3. Préface : « Nous, les soûlards » (« Nós, os temulentos »). « L’ostrogot ou l’ostrogot » (« O outro ou o outro »), « Orientation » (« Orientação »), « Les trois hommes et le bœuf » (« Os três homens e o boi »), « Pitre à la bouche verte » (« Palhaço da boca verde »), « Crèche » (« Presepe »), « Petit encadré d’histoire » (« Quadrinho de estória »), « Requinque, le bon » (« Rebimba, o bom »), « Portrait de cheval » (« Retrato de cavalo »), « Ripuaire » (« Ripuparia »), « Si je serait-i personnage » (« Se eu seria personagem »), « M’Dame Tarie » (« Sinhá Secada »). – 4. Préface : « De la brosse à dents et du doute » (« Sobre a escova e a dúvida »). « Sous et au vent » (« Sota e barla »), « Tapiirajaguar » (« Tapiiraiauara »), « Trisaventure » (« Tresaventura »), « – Quoi, moi ? » (« – Uai, eu ? »), « Quelques formes » (« Umas formas »), « Vie endestinée » (« Vida ensinada »), « Zingaresque » (« Zingaresca »)].

Ce recueil, le dernier publié par João Guimarães Rosa de son vivant, contient quarante histoires courtes ponctuées de quatre préfaces. Nous sommes dans le sertão brésilien, au cœur d’une structure rurale archaïque, peuplée des personnages chers à l’auteur : bouviers, chasseurs, pêcheurs, bandits, mendiants, prostituées, tous animés de sentiments et de croyances d’un autre temps et soumis aux figures emblématiques du curé et du fazendeiro. Dans ces fables où le naturel et le mystique prennent une dimension ontologique, où la narration conventionnelle est pulvérisée par une éblouissante fusion de styles et les jeux poétiques les plus osés, le lecteur retrouvera le Brésil incomparable de João Guimarães Rosa, où convergent les traditions métaphysiques d’Orient et d’Occident. Toutaméia est l’œuvre d’un orfèvre de la langue au sommet de son art. (Présentation de léditeur)

 

SUR L’AUTEUR

ISBN [FICHE LIVRE] — Marcelo Marinho, João Guimarães Rosa. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « Classiques pour demain », 2003, 160 pages, illus.

 

ISBN — Francis Utéza, Les Mystères du grand sertao. Métaphysique de Joao Guimaraes Rosa. [Montpellier], Presses universitaires de la Méditerranée (PULM), « Voix des Suds », 2012, 540 pages.

Écrivain majeur de la littérature brésilienne, João Guimarães Rosa a toujours défini ses écrits par rapport aux grandes traditions spirituelles – la Gnose Hermétique et l’Alchimie occidentale, le Taoïsme oriental et le Zen-bouddhisme. Son unique roman, Grande Sertão : Veredas, met en scène une épopée initiatique de dimension universelle. Sous les apparences régionalistes d’une chevauchée de bandits, le héros y revit les mythes de l’Égypte ancienne, de Babylone, des Hébreux et des Grecs, en symbiose avec les paraboles des Évangiles, dans un décor brésilien animé par des personnages à clef, adeptes d’Hermès Trismégiste, incarnations de figures de l’Ancien et du Nouveau Testament, ainsi que des arcanes du Tarot, ou porteurs de la sagesse orientale mêlée à la tradition maçonnique. De plus, l’accès aux mystères est compliqué par un langage codé, fondé sur des spéculations qui, par le biais des étymologies et des analogies sonores, prétendent remonter au Verbe primordial. Ainsi, João Guimarães Rosa trouve sa place parmi les émules d’Orphée dont le chant répercute dans la caverne des hommes l’écho sonore des voix du Grand Ser Tao. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]João Guimarães Rosa. Mémoire et imaginaire du sertão-monde, sous la direction de Rita Olivieri-Godet et Luciana Wrege-Rassier [Rennes], Presses Universitaires de Rennes (PUR), Interférences, 2012, 338 pages.

João Guimarães Rosa a construit une œuvre monumentale par la singularité de son univers imaginaire. Cet ouvrage, publié à l’occasion du centenaire de sa naissance, revisite cette œuvre ancrée dans l’imaginaire du sertão de Minas Gerais, « un lieu de la taille du monde ». Il met en relief le caractère dense, poétique et pluriel de l’écriture de João Guimarães Rosa qui nourrit ses contes, nouvelles et son roman Diadorim, que Mario Vargas Llosa considère comme « l’une des œuvres formellement les plus abouties du XXe siècle ». (Présentation de léditeur)



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    On désigne par l’expression “fin de siècle” des mouvements culturels et artistiques français comme le symbolisme, le décadentisme ou encore l’Art nouveau émergeant à la fin du XIXe siècle. Ce que l’on peut nommer comme un esprit ou une sensibilité commune fait souvent référence aux marqueurs culturels qui ont été reconnus comme prégnants au début des années 1880 et 1890, notamment l’ennui, le cynisme, un sentiment de finitude et une forme de mélancolie engendrées par les angoisses lié au progrès technique.

    30 novembre 2019

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