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SCLIAR, Moacyr

[BRÉSIL] (Porto Alegre, État du Rio Grande do Sul, 1937 – idem, 2011). Moacyr Jaime Scliar. D’origine juive russe, médecin de formation, il est l’un des écrivains les plus novateurs apparus au Brésil dans les années 70. Son attrait pour la fable, son goût de l’humour le rapprochent parfois du courant des écrivains juifs new yorkais. Mais le monde qu’il met en scène vient de la rencontre de son imaginaire et de la réalité brésilienne. « Jécris à cause dune contradiction, à la fois conflit et source dinspiration ; ma double condition de Brésilien et de juif... Raconter des histoires a été ma façon de me dissoudre dans le grand peuple de ce grand pays. »

Écrivain prolifique, il a publié plus d’une centaine de livres : des nouvelles (seize titres de Histórias de um Médico em Formacinéma ção, 1962 à A Poesia das Coisas Simples, 2012), des essais (quinze de Do Éden ao Divã, 1991 à Enigmas da Culpa, 2007), des recueils de chroniques (douze titres de Minha mãe não dorme enquanto eu não chegar, 1996, 2001 à A Banda na garagem, 2014), des livres pour la jeunesse (trente-six titres; de Memórias de um aprendiz de escritor, 1984 à Deu no jornal, 2009), des romans (vingt-deux titres de A guerra no Bom Fim, 1972 à Eu vos abraço, Milhões, 2010 et deux volumes d’entretiens : Amor em texto, amor em contexto. Um diálogo entre escritores, avec Ana Maria Machado (2009), Rubem Alves e Moacyr conversam sobre o corpo e a alma, avec Luiz Odorico Monteiro de Andrade e Rubem Alves), 2011.

 

ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions françaises)

* « En mangeant du papier » (« Comendo papel »), nouvelle extraite du recueil A Balada do Falso Messias (1976), traduite du portugais (Brésil) par Jacqueline Penjon et al, dans Contes et chroniques dexpression portugaise, « Pocket », n°2216, 1986 ; 2004.

* « La ballade du faux Moïse » (« A balada do falso Messias »), nouvelle extraite du recueil éponyme(1976), traduite du portugais (Brésil) par Lyne Strouc, dans Anthologie de la nouvelle latino-américaine, Éditions Pierre Belfond, 1991.

* « Le cours magistral », extrait du roman Sonhos tropicais (1992), traduit du portugais (Brésil) par Ricardo Iuri Canko et Robert Ponge, dans Liberté n°211, 1994.

* « La nuit où les hôtels affichaient “complet” » (« A noite em que os hotéis estavam cheios »), nouvelle extrait du recueil de chroniques A massagista japonesa (1982), traduit du portugais (Brésil) par Jacques Thiériot dans Contes de Noël brésiliens, Éditions Albin Michel, 1997.

* « Dans ma sale caboche, l’Holocauste » (« Na minha suja cabeça, o Holocausto »), nouvelle extraite du recueil O olho enigmático (1986), traduite du portugais (Brésil) par Geneviève Leibrich, dans Des nouvelles du Brésil, Éditions A-M. Métailié, 1998.

* « Le sourire de Lucifer » (« O sorriso de Lúcifer »), traduit du portugais (Brésil) par Aurélien Merceron Laubus, dans Europe n°919-920, 2005.

* « Avant-propos », traduit du portugais (Brésil) par Claire Varin, dans Ellipse, n°84-85, Brésil-Canada, 2010.

 

LIVRES (Traductions françaises)

ISBN [FICHE LIVRE]Le Carnaval des animaux (O carnaval dos animais, 1976 ; recueil composé de 23 nouvelles, dont les 14 premières ont d’abord fait l’objet d’une édition en 1968), traduit du portugais (Brésil) par Rachel Uziel et Salvatore Rotolo. [Paris], Éditions des Presses de la Renaissance, « Nouvelles étrangères », 1987, 120 pages, épuisé.

* Réédition :

ISBN — Le Carnaval des animaux. [Paris], Éditions Le Serpent à plumes, « Motifs » n°53, 1998, 176 pages, épuisé.

[Contient : « Les lions » (« O leão ») ; « Les ourses » (« As ursas ») ; « Les lapins » (« Coelhos ») ; « La vache » (« A vaca ») ; « Un chien » (« Cão ») ; « Shazam » (« Shazam ») ; « Tournoi de pêche » (« Torneio de pesca ») ; « Nous, pistolero, ne devons jamais avoir pitié » (« Nós, o pistoleiro, não devemos ter piedade ») ; « L’aveugle et son ami Gédéon au bord de la route » (« Cego e amigo Gideão à beira da estrada ») ; « Pause » (« Pausa ») ; « Cannibale » (« Canibal ») ; « Le vieux Marx » (« O velho Marx ») ; « Leo » (« Leo ») ; « Une maison » (« Uma casa ») ; « Train-fantôme » (« Trem fantasma ») ; « Le jour où nous avons tué James Cagney » (« O dia em que matamos James Cagney ») ; « Règne végétal » (« Reino Vegetal ») ; « Plan de navigation » (« Carta de navegação ») ; « Écologique » (« Ecológica ») ; « Avant l’investissement » (« Antes do investimento ») ; « Communication » (« Comunicação ») ; « Allô Allô » (« Alô Alô ») ; « Le docteur Shylock » (« O doutor Shylock »)].

Où l’on se persuade, si ce n’est déjà fait, qu’il est peut-être souhaitable de préférer les animaux aux hommes... Voyez ce qui arrive à ces millions de lions qui errent à travers l’Afrique et qui vont jusqu’à « menacer » l’Europe et l’Amérique ! Il faut les détruire ! Une explosion nucléaire les tue presque tous... à l’exception d’un seul qui, dans un zoo, succombera aux coups de feu tirés par un fou. « Le lendemain, commença la guerre de Corée », conclut laconiquement l’auteur. Plus que la cruauté et la bêtise des hommes, Le Carnaval des animaux révèle, à la manière d’un fabuliste moderne, l’angoisse de l’holocauste. Avec une ironie digne de Swift, Scliar sait faire, des bourreaux comme des victimes, la cible de tous les rires. Sous l’humour noir, se dissimule une vertigineuse terreur en laquelle nous reconnaissons les périls les plus redoutables de notre temps. » (Présentation de léditeur)

** Nouvelle traduction :

ISBN [FICHE LIVRE]Le Carnaval des animaux (O carnaval dos animais, 1968 ; 1976), nouvelles traduites du portugais (Brésil) par Philippe Poncet. [Montreuil], Éditions Folies d’encre, « Fictions», 2010, 128 pages.

« Les lions sont morts ! hurlait un militaire ivre, maintenant nous serons heureux ! » Les hommes, lorsqu’ils se crurent maîtres de dame nature, pensèrent approcher de l’avenir radieux. Mais le XXe siècle émietta quelques peu ces rêves. À travers ces 23 nouvelles, Moacyr Scliar, écrivain brésilien d’origine juive russe, à la manière d’un fabuliste médiéval, raconte les espoirs, les dérapages, les peurs et les drames des hommes face à la modernité: les larmes de la vache Carole, les mondes cruels de l’enfance, la vieillesse du capitaine Marvel, le lapin au coït rapide, le dressage – contre les vagabonds – du tout petit chien ultra moderne japonais, Karl Marx au Brésil et les trains immobiles qui se souviennent de destinations effroyables, de l’Holocauste. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]La Guerre de Bom Fim (A guerra no Bom Fim, 1972), roman, traduit du portugais (Brésil) par Philippe Poncet. [Montreuil], Éditions Folies d’encre, Fictions, 2010, 182 pages.

Le Bom Fim de Joël et sa bande est un pays imaginaire, celui de Kafka et de Marc Chagall, des super-héros de BD ou encore, celui d’une jument qui rêve de centaures. Bom Fim, c’est aussi le quartier de l’enfance, dans la villle de Porto Alegre, un shtetl en plein Brésil, où le quotidien traditionnel des habitants est sans cesse menacé : la guerre et les nazis tout d’abord, puis « le progrès » et l’inévitable assimilattion dans l’immense creuset brésilien. Insolite, drôle et sarcastique, La Guerre de Bom Fim plonge le lecteur dans un univers onirique, à la fois carnavalesque et tragique. (Présentation de léditeur)

 

Le Centaure dans le jardin (O centauro no jardim, 1980), roman, traduit du portugais (Brésil) par Rachel Uziel et Salvatore Rotolo. [Paris], Éditions des Presses de la Renaissance, « Romans étrangers », 1985, 288 pages, épuisé. Réédition : [Paris], UGE, « 10-18. Domaine étranger » n°2313, 1992, 278 pages, épuisé.

* Nouvelle traduction :

ISBN [FICHE LIVRE]Le Centaure dans le jardin, traduit du portugais (Brésil) par Philippe Poncet. [Montreuil], Éditions Folies d’encre, Fictions, 2011, 368 pages.

Le Centaure dans le jardin est le récit des aventures extraordinaires et “mythiques”, de Guédali le centaure, moitié homme, moitié cheval, engagé dans une bataille sans merci qu’il devra livrer, contre les autres et contre lui-même, pour réconcilier sa double nature et se rendre maître de sa liberté. (Présentation de léditeur)

« Nouvelle philosophique mi-drôle mi-tragique, ce roman est une pure merveille. Son écriture mêle avec bonheur le souffle épique sud-américain et l’humour juif, le lyrisme et la dérision, la vie quotidienne au Brésil et le merveilleux. L’univers de Chagall et la puissance corrosive de Voltaire. Une œuvre surprenante, savoureuse, passionnante et fabuleuse. » (Olivier Cena, Télérama).

 

ISBN [FICHE LIVRE]Max et les chats (Max e os felinos, 1981, 2001), traduit du portugais (Brésil) par Rachel Uziel et Salvatore Rotolo. [Paris], Éditions des Presses de la Renaissance, « Romans étrangers », 1991, 112 pages, épuisé

* Nouvelle traduction sous le titre :

ISBN — Max et les félins, traduit du portugais (Brésil) par Sylvie Gajevic. [Québec], Éditions Les Intouchables, 2003, 100 pages, épuisé.

** Nouvelle traduction sous le titre :

ISBN [FICHE LIVRE]Max et les fauves, traduit du portugais (Brésil) par Philippe Poncet. [Montreuil], Éditions Folies d’encre, « Fictions », 2009,96 pages.

Jeune berlinois contraint de fuir l’Allemagne pour échapper aux nazis, Max s’embarque dans un cargo en route pour le Brésil avec à son bord les pensionnaires d’un zoo. Max échappe in extremis au naufrage du navire en sautant dans un canot. Dans ce canot, un autre passager s’impose, inattendu et menaçant : un jaguar. Max et le jaguar vont devoir cohabiter en pleine mer. Chef d’œuvre du « réalisme magique » sud-américain, aujourd’hui classique de la littérature brésilienne contemporaine, l’aventure de Max conduit le lecteur de Berlin jusqu’au Brésil, mais bien loin d’une tranquille épopée ensoleillée : qui sont ces fauves auxquels Max, toute sa vie, sera confonté ? Max sortira-t-il vainqueur de ce combat ? Aussi court et efficace que Cacao de Jorge Amado, Max et les fauves est un écho romanesque aux Origines du totalitarisme de Hannah Arendt, visité par l’imaginaire d’un Italo Calvino. (Présentation de léditeur)

 

ISBN — LÉtrange naissance de Rafael Mendes (A estranha nação de Rafael Mendes, 1983), roman, traduit du portugais (Brésil) par Rachel Uziel et Salvatore Rotolo. [Paris], Éditions des Presses de la Renaissance, « Romans étrangers », 1986, 320 pages, épuisé

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]LÉtrange naissance de Rafael Mendes. [Paris], UGE, « 10-18. Domaine étranger » n°2314, 1992, 426 pages, épuisé.

 

ISBN [FICHE LIVRE]LŒil énigmatique (O ohlo enigmático, 1986), nouvelles traduites du portugais (Brésil) par Rachel Uziel et Salvatore Rotolo. [Paris], Éditions des Presses de la Renaissance, « Nouvelles étrangères », 1990, 116 pages, épuisé.

[Contient « L’œil énigmatique » (« O olho enigmático » ; « L’Holocauste, dans mon esprit pervers » (« Na minha suja cabeça, o Holocausto ») ; « Cinq anarchistes » (« Cinco anarquistas ») ; « Entre sages » (« Entre os sábios ») ; « Conspiration » (« Conspiração ») ; « L’oncle prodigue » (« O tio prodigo ») ; « Traitement de racines » (« Tratamento de canal ») ; « L’interprète » (« O intérprete ») ; « Atlas » (« Atlas ») ; « Petite histoire du capitalisme » (« Pequena historia do capitalismo ») ; « Acte public » (« Ato público ») ; « Des anges brûlent » (« Queimando anjos ») ; « Sujets libres » (« Tema livres ») ; « Le mot de passe » (« A senha ») ; « L’émissaire » (« O emissário ») ; « Le candidat » (« O candidato ») ; « Poste restante » ; « Au restaurant sous-marin » ; « Paix et guerre » ; « Lacune » ; « Très loin au-dessus du bien et du mal » ; « Diagnostics » (O Prognosticos ») ; « Transactions immobilières » (« Transações imobiliarias ») ; « Vie et mort d’un terroriste » (« Vida e morte de um terrorista ») ; « Résurrection » (« Ressurreição ») ; « Genèse » (« Gênesis »)].

 

ISBN [FICHE LIVRE]LOreille de Van Gogh (A orelha de Van Gogh, 1989), nouvelles traduites du portugais (Brésil) par Rachel Uziel et Salvatore Rotolo. [Paris], Éditions des Presses de la Renaissance, « Nouvelles étrangères », 1992, 112 pages, épuisé.

[Contient : « Les plaies » (« Encontramos As Pragas ») ; « N’y pense pas, Jorge » (« Não Pensa Nisso, Jorge ») ; « L’oreille de Van Gogh » (« A Orelha de Van Gogh ») ; « Fragment » (« Fragmento ») ; « Arbre décisionnel » (« Árvore de Decisões ») ; « Casse-tête » (« Quebra-Cabeças ») ; « La marche du soleil dans les régions tempérées » (« Marcha do Sol Nas Regiões Temperadas ») ; « Journal d’un mangeur de lentilles » (« Diário De Um Comedor de Lentilhas ») ;« Misereor » (« Misereor ») ; « Le Syndicat des Calligraphes » (« O Sindicato dos Calígrafos ») ; « Actualités françaises » (« Atualidades Francesas ») ; « Un emploi pour l’Ange de la Mort » (« Um Emprego Para o Anjo da Morte ») ;« L’heure juste » (« Hora Certa ») ; « L’ennemi public » (« O Inimigo Público ») ; « Message » (« Mensagem ») ; « Inédits » (« Inéditos ») ; « Minute de silence » (« Minuto de Silêncio ») ; « Le prince » (« O Príncipe ») ; « Problème » (« Problema ») ; « Dans le monde des lettres » (« No Mundo das Letras ») ; « Peau sensible » (« Pele Sensível ») ; « Surprise » (« Surpresa ») ; « Le vainqueur. Vision alternative » (« O Vencedor. Uma Visão Alternativa ») ; « Mémoires d’une anorexique » (« Memórias de Uma Anoréxica »)].

 

ISBN [FICHE LIVRE]Oswaldo Cruz, le magnifique (Sonhos tropicais, 1992), roman, traduit du portugais (Brésil) par Rachel Uziel et Salvatore Rotolo. [Paris], Éditions Pierre Belfond, 1994, 244 pages, épuisé.


 

ISBN [FICHE LIVRE]Sa Majesté des Indiens (A majestade do Xingu, 1997), roman, traduit du portugais (Brésil) par Severine Rosset. [Paris], Éditions Albin Michel, « Les Grandes traductions », 1998, 224 pages. 

« Sa Majesté des Indiens manifeste un souffle d’une particulière ampleur. II s’agit d’un unique monologue intérieur auquel l’auteur parvient à donner une grande variété de ton, de couleur, une particulière vivacité grâce au mélange de deux histoires et à l’imbrication de deux personnalités. Le narrateur, couché dans un lit d’hôpital, raconte sa vie à son docteur qui prend des notes, comme sans doute Moacyr Scliar, qui est médecin. Ce mourant, petit propriétaire d’une boutique à Sao Paulo, n’a vécu que par procuration, s’identifiant presque à Noël Nutels, le médecin des Indiens admiré et vénéré de tous, et dont il pouvait suivre l’existence dévouée et passionnée, le combat politique et humain, à travers les journaux. Le narrateur mêle donc au récit de sa propre vie celle de cet ami avec lequel il n’a jamais partagé qu’une traversée, celle qui les a menés, jeunes adolescents juifs russes, de la Bessarabie au Brésil où leur famille fuyait les pogroms. Le souvenir de ce voyage sur le Madère nourrit l’imaginaire du narrateur pendant tout le cours de sa vie dont les petites peines, les vrais malheurs (le départ de sa femme) le laissent presque indifférent : il vit dans les livres, et sa boutique périclite. II existe dans le rêve qu’il reverra son ami Noël et suit l’aventure et les conflits du Brésil de son époque à travers le regard de son héros. (…) À travers ce roman, Moacyr Scliar continue à montrer avec brio le mélange constant à l’intérieur d’une même existence, du réel et de l’imaginaire, du concret et du mythique, dans l’interpénétration des personnalités, des origines et des civilisations à l’intérieur de ce creuset qu’est le Brésil. » (Aliette Armel, Magazine littéraire n°363, mars 1998)

 

ISBN [FICHE LIVRE]La Femme qui écrivit la Bible (A mulher que escreveu a Bíblia, 1999), roman, traduit du portugais (Brésil) par Séverine Rosset. [Paris], Éditions Albin Michel, « Les Grandes traductions », 2003, 280 pages. 

« La laideur est, fondamentale, tout au moins pour la compréhension de cette histoire. Elle est laide, celle qui vous parle. Très laide. Laide convenable ou laide déchaînée, laide honteuse ou laide assumée, laide modeste ou laide orgueilleuse, laide triste ou laide joyeuse, laide frustrée ou laide satisfaite – mais laide, toujours laide… »

Ainsi commence le récit de la fille d’un chef de tribu d’Israël, dotée par ailleurs d’un corps superbe, d’un tempérament de feu, et qui sait lire et écrire, privilège rare à cette époque. Appelée à la cour du roi Salomon pour y devenir sa 701° épouse, elle s’éprend immédiatement de lui, concevant moult plans tragi-comiques pour attirer dans son lit ce « serial husband » passablement surmené. Ce sont ses talents d’écrivain qui lui vaudront finalement les attentions de son célèbre époux. Mais trop tard... Tour à tour cocasse et poignante, cette relecture farceuse de la Bible est aussi l’occasion pour l’un des plus grands écrivains brésiliens contemporains de donner libre cours à une sensualité littéraire débordante de drôlerie et d’imagination. Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Le Manuel de la passion solitaire (Manual da paixão solitária, 2008), roman,traduit du portugais (Brésil) par Philippe Poncet. [Montreuil], Éditions Folies d’encre, « Fictions », 2012, 232 pages.

À soixante-sept ans, le professeur Haroldo – un homme grand, mince, chevelure fournie, barbe énorme, un regard que ses rivaux, nombreux, n’hésitent pas à qualifier de dément – est réputé pour son caractère excentrique et sa prodigieuse culture. Il maîtrise l’hébreu, l’araméen, l’arabe, le latin, le grec ainsi que six autres langues, peut citer par cœur n’importe quel passage de l’Ancien Testament. Le professeur entame, lors du congrès d’études bibliques, une conférence magistrale à propos d’un manuscrit tout juste découvert, dit « le manuscrit de Shéla » et tout aussi exceptionnel que ceux de la mer Morte. Le professeur, dramaturge à ses heures, organise sa communication sous la forme du « je » : la voix de Shéla, frère de Er et d’Onan, fils de Juda et d’Hira, s’exprime depuis un âge reculé de l’histoire. Et cette voix livre son témoignage sur une expérience de vie singulière faite de rêves, d’amour, d’écriture, de terre, de violence et de sexe. (Présentation de léditeur)

 

SUR L’AUTEUR

ISBN — Gilda Salem Szklo, Une pensée juive au Brésil : Moacyr Scliar (O bom fim do Schtell. Moacyr Scliar, 1990), traduit du portugais (Brésil) par Monique Le Moing et Marie-Pierre Mazéas, préface de Michel Löwy. [Paris], Éditions de L’Harmattan, « Recherches et documents », 1996, 166 pages. 

Une lecture de l’œuvre de l’e?crivain juif bre?silien et une re?flexion qui se situe a? la jonction entre la re?alite? bre?silienne et la tradition judai?que, s’inscrivant dans un re?cit entremêle? de nouveau et d’e?ternel. (Présentation de l’éditeur)



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  • Homère, notre contemporain

    On n’en finit jamais avec Homère. Composées au VIIIè siècle avant notre ère, l’Iliade et l’Odyssée continuent de susciter de nouvelles traductions et des interprétations toujours renouvelées n’épuisant pas le sens et la richesse du texte homérique. De nombreux ouvrages témoignent de cette actualité d’Homère dont on ne cesse de découvrir de nouveaux visages qui entrent en résonance avec notre actualité.

    24 octobre 2019

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