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TELLES, Lygia Fagundes

[BRÉSIL] (São Paulo, 1923). Après des études de droit, elle a occupé différents postes administratifs. Elle publie son premier livre de nouvelles en 1944 et le premier de ses quatre romans en 1954 (Ciranda de Pedra). Elle a vécu une quinzaine d’année à Paris, lorsque son mari Paulo Emilio Sales Gomes travaillait à la Cinémathèque française aux côtés d’Henri Langlois. Présidente de l’Académie brésilienne des lettres, elle a reçu le prix Camões 2005. Ses recueils de nouvelles ont été constamment réédités, leurs titres ont parfois changé. Certains ne figurent plus dans la bibliographie qu’elle propose aux lecteurs, car un livre n’est vivant, écrit-elle, que s’il est disponible en librairie.

« Sa littérature est toute de légèreté et d’ironie. Dans ses romans, comme dans ses nouvelles, Lygia Fagundes Telles, qui se considère comme un écrivain engagé, propose, comme recours à l’“ absurdité rigide et misérable de la vie ” la force du rêve. Les faux héros existentiels de La Nuit obscure et moi se débattent dans une réalité cruelle et perverse, douloureuse, ambiguë, celle d’un monde où la cruauté tient lieu de mystique. Dans un entretien donné il y a plus de vingt ans, en un temps où elle passait par un “ stade féministe strictement personnel ”, elle attribua à l’écrivain une fonction qui reste d’actualité : “ être témoin du monde où il vit ”. Ce souci esthétique et politique, Lygia Fagundes Telles en témoigne dans ces nouvelles, avec froideur et concision. Chez elle, rien n’est jamais banal et tout fait frémir. Les sentiments ne sont jamais simplement décrits, car l’être humain change trop souvent de peau. Les angles de vue multiples sont nécessaires à qui veut faire un portrait approchant de tant d’êtres inexacts, fragiles, peu protégés qu’ils sont par les bulles de savon dans lesquelles ils vivent. La littérature selon Lygia Fagundes Telles a peu de versants paisibles. Comme la vie, elle dérange, se montre incommode, fait découvrir des détails en apparence inoffensifs, mais qui rendent la vie d’autant plus inquiétante qu’ils semblent allusifs. Le Brésil de Lygia Fagundes Telles est implacable : derrière une face calme et lisse, inexpressive, tout n’est que cris, violences, débordements ; seul semble compter le combat pour la survie. » (Gérard de Cortanze, Magazine littéraire n°363, mars 1998)

 

ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions françaises)

* « Avant le bal vert » (« Antes do baile verde »), nouvelle extraite du recueil éponyme (1970), traduite du portugais (Brésil) par Georgette Tavarés-Bastos, dans Bicéphale, n°10, 1983.

* « W. M. » (« W. M. »), nouvelle extraite du recueil Seminário dos ratos (1977), traduite du portugais (Brésil) par Lyne Strouc, dans Anthologie de la nouvelle latino-américaine, Éditions Pierre Belfond, 1991.

* « Tigrela » (« Tigrela »), nouvelle extraite du recueil Seminário dos ratos (1977), traduite du portugais (Brésil) par Mário Carelli, dans Bicéphale n°10, 1983 / repris dans Histoires damour dAmérique latine, A-M. Métailié, 1992 ; 2002.

* « Noël en barque » (« Natal na Barca »), nouvelle extraite du recueil Antes do baïle verde (1970), traduite du portugais (Brésil) par Jacques Thiériot, dans Contes de Noël brésiliens, Éditions Albin Michel, 1997.

* « La rose verte » (« A rosa verde »), nouvelle extraite du recueil A noite escura e mais eu (1996), traduite du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge-Pettorelli, dans Des nouvelles du Brésil, A-M. Métailié, 1998.

* Entretien (propos recueillis par Mário Carelli), dans La Quinzaine littéraire n°484, 1987.

 

LIVRES (Traductions françaises)

Un thé bien fort et trois tasses (Antes do baile verde, 1970), contes et nouvelles traduites du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge-Pettorelli. [Aix-en-Provence], Éditions Alinéa, 1989, 200 pages, épuisé.

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Un thé bien fort et trois tasses. [Paris], Éditions Le Serpent à plumes, « Motifs » n°17, 1995, 260 pages.

[Contient : « Un thé bien fort et trois tasses » (« Um Cha? Bem Forte e Três Xi?caras ») ; « Le jardin sauvage » (« O Jardim Selvagem ») ; « Le choix » (« A Ceia ») ; « Le garçon au saxophone » (« O Moço do Saxofone ») ; « Seulement un saxophone » (« Apenas um Saxofone ») ; « Les perles » (« As Pe?rolas ») ; « Minuit juste à Shanghai » (« Meia-Noite em Ponto em Xangai ») ; « Avant le bal vert » (« Antes do Baile Verde ») ; « Le petit garçon » (« O Menino ») ; « Helga » (« Helga ») ; « Noël dans la barque » (« Natal na Barca ») ; « Viens voir le coucher de soleil » (« Venha Ver o Pôr-do-Sol ») ; « J’étais muet et seul » (« Eu Era Mudo e So? ») ; « La fenêtre » (« A Janela ») ; « La chasse » (« A Caçada ») ; « La clef » (« A Chave ») ; « Vert lézard jaune » (« Verde Lagarto Amarelo »)].

Un saxophoniste regarde passer les amants de sa femme, une cantatrice se perd dans la nuit trouble de Shanghai, une jeune fille se prépare pour le bal... Deux par deux, trois par trois, les êtres se rencontrent, s’aiment, s’affrontent, et se tournent le dos, se déchirent et se tuent, sous le scalpel acéré et patient de Lygia Fagundes Telles. Avec une élégance que ne dément jamais le trouble qu’ils provoquent, les récits se déploient, à la fois très simples et construits comme d’implacables machines de mort. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Les Pensionnaires (As meninas, 1973), roman, traduit du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge-Pettorelli. [Paris], Éditions Stock, « La Cosmopolite », 2005, 420 pages.

Publié pendant les années noires de la dictature militaire au Brésil, Les Pensionnaires met en scène le destin de trois étudiantes dans un foyer catholique pour jeunes filles de São Paulo au début des années 1970. Chacune incarne à sa façon les aspirations et les doutes d’une génération qui a grandi à une époque partagée entre censure politique, ordre moral et libération sexuelle. Leurs récits croisés, où réalité, souvenirs et fantasmes s’enchevêtrent, font la chronique d’une société en pleine mutation qui rêve de liberté. Mais ce roman d’apprentissage raconte également ce que c’est d’avoir vingt ans, d’aimer à la folie, sans limites ni raison, d’être prêt à mourir pour ses idées et d’avoir peur d’un monde dont on commence tout juste à percevoir le chaos. Lygia Fagundes Telles, en digne héritière de Virginia Woolf, signe ici une œuvre polyphonique, oscillant entre violence, sensualité et innocence. (Présentation de léditeur)

 

La Stucture de la bulle de savon (Filhos pródigos, 1978), contes et nouvelles traduites du portugais (Brésil) par Inês Oseki-Dépré. [Aix-en-Provence], Éditions Alinéa, 1986, 184 pages, épuisé. / réédition : [Paris], « Presses Pocket », n°3769, 1992, 184 pages, épuisé.

* Dernière réédition :

La Stucture de la bulle de savon. [Paris], Éditions Le Serpent à plumes, « Motifs » n°68, 2000, 256 pages.

[Contient : « Le médaillon » (« A medalha ») ; « Le doigt » (« O dedo ») ; « Le témoin » (« A testemunha ») ; « Le corset » (« O espartilho ») ; « La fuite » (« A fuga ») ; « La confession de Léontina » (« A confissa?o de Leontina ») ; « Messe de minuit » (« Missa do galo ») ; « Gaby » (« Gaby ») ; « La structure de la bulle de savon » (« A estrutura da bolha de saba?o »)].

Neuf nouvelles de l’auteur de Un thé bien fort et trois tasses, qui nous dépeint ici des relations humaines au plus fort de leurs tensions. Les héros et héroïnes de Lygia Fagundes Telles se déchirent, sciemment, avec la haine qui les pousse au pire, mais en conscience et jusqu’au terme. Presque dans le calme. L’écriture de la première dame des Lettres brésiliennes est limpide, précise. Chacun de ses personnages prend vie avec une force particulière, un profil singulier. Et familles, amitiés, amours, tous ces liens sont tressés avec minutie pour former la toile vivante du peuple de São Paolo. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]La Discipline de lamour (A disciplina do amor. Fragmentos, 1980), traduit du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge-Pettorelli. [Paris], Éditions Rivages, « Littérature étrangère », 2002, 168 pages. 

Ces textes – ou fragments comme les appelle Lygia Fagundes Telles – ne sont ni des extraits d’un journal ni des nouvelles. Certains sont nés d’une simple phrase ou d’une image, quelque chose que l’auteur a vu et retenu. D’autres sont nés d’un rêve. Selon ses propres termes, la plupart de ses travaux « ont probablement leur origine dans les labyrinthes de l’inconscient – zone vague et obscure comme le fond d’une mer : impossible de déterminer la frontière entre le créateur et la création. Entre l’imaginaire et le réel ». Impressions de voyage, souvenirs enfouis, interrogations, rencontres insolites, ces fragments sont autant de petits joyaux qui témoignent d’une sensibilité hors du commun. Ils constituent un texte vibrant d’émotion et d’humanité, car Lygia Fagundes Telles, dit un critique est « capable de donner du relief aux mouvements du cœur les plus imperceptibles ». (Présentation de léditeur)

 

LHeure nue (As horas nuas, 1989), roman, traduit du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge-Pettorelli. [Aix-en-Provence], Éditions Alinéa, 1991, 266 pages, épuisé.

* Réédition :

ISBN — LHeure nue. [Paris], Éditions Le Serpent à plumes, « Motifs » n°36, 1996, 2001, 392 pages.

Sous le regard de son chat Rahul et dans le cabinet d’Ananta, la psychanalyste, Rosa Ambrósio effeuille ses heures nues, son passé d’actrice adulée et tous les êtres chers qu’ont éloignés d’elle peu à peu ses éclats et son égoïsme. Son mari Gregorio s’est suicidé après son séjour dans les prisons d’État, son amant Diogo s’est volatilisé, sa fille Cordelia s’éprend de vieillards... jusqu’à Ananta elle-même qui disparaît mystérieusement après une réunion de militantes contre la torture. Dans un Brésil propice aux disparitions, un roman intimiste, empreint d’une élégante nostalgie, sur les femmes, la mémoire et la vieillesse, sur les liens ténus qui retiennent les êtres au monde. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]La Nuit obscure et moi (A noite escura e mais eu, 1996), contes et nouvelles traduites du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge-Pettorelli. [Paris], Éditions Rivages, « Littérature étrangère », 1998, 144 pages.

[Contient : « Dolly » (« Dolly ») ; « Tu ne trouves pas que le temps a refroidi ? » (« Voce? na?o acha que esfriou ? ») ; « Le badge entre les dents » (« O cracha? nos dentes ») ; « Bonne nuit, Maria » (« Boa noite, Maria ») ; « Le secret » (« O segredo ») ; « Mes pavots en feutre noir » (« Papoulas em feltro negro ») ; « La rose verte » (« A rosa verde ») ; « Une blanche ombre pâle » (« Uma branca sombra pa?lida ») ; « Le nain de jardin » (« Ana?o de jardim »)].

 « Dans ses romans, comme dans ses nouvelles, Lygia Fagundes Telles, qui se considère comme un écrivain engagé, propose, comme recours à l’“ absurdité rigide et misérable de la vie ” la force du rêve. Les faux héros existentiels de La Nuit obscure et moi se débattent dans une réalité cruelle et perverse, douloureuse, ambiguë, celle d’un monde où la cruauté tient lieu de mystique. Dans un entretien donné il y a plus de vingt ans, en un temps où elle passait par un “ stade féministe strictement personnel ”, elle attribua à l’écrivain une fonction qui reste d’actualité : “ être témoin du monde où il vit ”. Ce souci esthétique et politique, Lygia Fagundes Telles en témoigne dans ces nouvelles, avec froideur et concision. Chez elle, rien n’est jamais banal et tout fait frémir. Les sentiments ne sont jamais simplement décrits, car l’être humain change trop souvent de peau. Les angles de vue multiples sont nécessaires à qui veut faire un portrait approchant de tant d’êtres inexacts, fragiles, peu protégés qu’ils sont par les bulles de savon dans lesquelles ils vivent. La littérature selon Lygia Fagundes Telles a peu de versants paisibles. Comme la vie, elle dérange, se montre incommode, fait découvrir des détails en apparence inoffensifs, mais qui rendent la vie d’autant plus inquiétante qu’ils semblent allusifs. Le Brésil de Lygia Fagundes Telles est implacable : derrière une face calme et lisse, inexpressive, tout n’est que cris, violences, débordements ; seul semble compter le combat pour la survie. » (Gérard de Cortanze, Magazine littéraire n°363, mars 1998) 




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    24 octobre 2019

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