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[BRÉSIL] (São Paulo, 1893 – idem, 1945). Mário Raul de Morais de Andrade. Musicologue, musicien, folkloriste, historien de l’art, journaliste, critique littéraire, romancier, conteur et poète, « la vraie conscience du modernisme brésilien », dont il fut une des personnalités les plus riches et les plus complexes. Encore parnassien à ses débuts (Há uma gota de sangue em cada poema, 1917), il fait un saut qualitatif avec les vers « harmoniques », les consonances, les dissonances, les allitérations de Paulicéia desvairada (1922) contenant vingt-deux poèmes et une « préface intéressantissime », et de A escrava que não é Isaura (1925). Il est un des animateurs de la fameuse semaine d’art moderne de São Paulo (février 1922) et collabore aux principales publications d’avant-garde, comme Klaxon (1922) et A Revista (1924). À partir de Losango cáqui (1926) et Clà do jabuti (1927) il commence à « brésilier » sa langue par l’introduction d’éléments tirés du parler quotidien et du folklore pour arriver au superbe « roman-rapsodie » indigéniste Macounaïma ou Le héros sans aucun caractère (Macunaíma, 1928), filmé en 1969 par Joaquim Pedro de Andrade. Outre d’autres recueils de poèmes (Lira paulistana, 1946 ; Le carro da miséria, 1946) et plusieurs livres de nouvelles (Primeiro andar, 1926 ; Belazarte, 1933 ; Contos novos, posth., 1947), on lui doit aussi des études et des ouvrages de musicologie, d’histoire de l’art ou de critique littéraire (Aspectos da literatura brasileira, 1943 ; O empalhador de passarinhos, 1944).

 

ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions françaises)

* Poèmes dans Introduction à la poésie ibéro-américaine, Éditions Le Livre du jour, 1947 ; Anthologie de la poésie brésilienne contemporaine, Éditions Tisné, 1954 ; Anthologie de la poésie ibéro-américaine, Éditions Nagel, 1956 ; La Voix des poètes, 1964 ; La Poésie brésilienne contemporaine, Éditions Seghers, 1966 ; Poésies du Brésil, Les Presses du Compagnonnage, 1972 ; Europe n°599, 1979 ; Poèmes du Brésil, Éditions Ouvrières, 1985 ; Lettre internationale n°20, 1989 ; Biennale internationale des poètes en Val de Marne n°14, 1995 ; Anthologie de la poésie brésilienne, Éditions Chandeigne, 1998 ; La Poésie du Brésil. Anthologie bilingue du XVIe au XXe siècle, Éditions Chandeigne, 2012 ; La Poésie du football brésilien, Éditions Chandaigne, 2014.

* « Nizia Figueira, pour vous servir » (« Nízia Figueira, sua criada », 1925), nouvelle recueillie dans Os contos de Belazarte (1934), traduite du portugais (Brésil) par Antonio et Georgette Tavares Bastos, dans Les Vingt meilleures nouvelles de lAmérique latine, Éditions Seghers, 1958.

* « Le mouvement moderniste » (« O movimento modernista », 1942), extraits traduits et présentés par Jacques Thiériot, dans Europe n°599, 1979.

* « Macounaima » (1928), extraits du roman Macunaíma. O herói nenhum sem carácter (1928), traduits par Jacques Thiériot et présentés par Jean Duvignaud, dans Europe n°599, 1979.

* « La dinde de Noël » (« O Peru de Natal »), nouvelle recueillie dans Contos Novos (posth., 1947), traduite du portugais (Brésil) par Mário Carelli, dans LAlphée. Cahier de littérature n°1, 1979 / nouvelle traduction par Aurélien Merceron Laubus, dans la Nouvelle Revue Française n°573, 2005.

* « De noir vêtue » (« Vestida de Preto »), nouvelle recueillie dans Contos Novos (posth., 1947), traduite du portugais (Brésil) par Anne Marie Quint, dans Fleur, téléphone et jeune fille, L’Alphée, 1980.

* « Lettres à Carlos Drummond de Andrade » (1924), traduction et notes de Maryvonne Lapouge Petorelli, dans La Quinzaine littéraire n°484, 1987.

* « Le mouvement moderniste » (« O movimento modernista », 1942), extrait traduit du portugais (Brésil) par Vincent Wierinck, dans Modernidade, Paris, 1987.

* « Luis Aranha ou la poésie scolaire », essai, en annexe à Luis Aranha, Cocktails (Poèmes choisis), traduit du portugais (Brésil) par Antoine Chareyre, Toulon, Librairie La Nerthe, 2010.

 

LIVRES (Traductions françaises)

ISBN [FICHE LIVRE]Aimer, verbe intransitif (Amar, verbo intransito. Idílio, 1927), roman, traduit du portugais (Brésil) par Maryvonne Lapouge-Pettorelli, préface de Clélia Piza. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1995, 176 pages. 

À sa parution au Brésil, en 1927, ce roman fit scandale tandis qu’il suscitait l’enthousiasme d’une poignée de happy few. Certes, l’anecdote que relate Mário de Andrade est d’une candide immoralité : un industriel de São Paulo engage pour ses enfants une gouvernante, Fraülein Elza, qui, sous couvert d’allemand et de piano, enseignera l’amour au fils aîné – le « véritable amour », correspondance des âmes autant que correspondance des corps. C’est la profession que s’est choisie Elza, quasiment une mission. Campé au milieu de ses personnages, Mário de Andrade moque allègrement chez ses compatriotes une nouvelle bourgeoisie d’argent, ignorante et béate devant ce qui est étranger. Car, sous ce roman de formation, il s’agit de l’identité brésilienne, une question à l’ordre du jour dans un pays en mutation. Elle est au centre de l’ » agitation » des modernistes de São Paulo en ces années vingt. Mêlant les gros plans expressionnistes, les ruptures, les variations, les combinaisons inédites de vocables, Aimer, verbe intransitif est cette « mélodie neuve » que recherchait Mário de Andrade, avec, en transparence, l’attendrissement amusé que toujours l’amour provoque chez lui. (Présentation de léditeur)

 

ISBN Macounaïmaou Le héros sans aucun caractère (Macunaíma. O herói nenhum sem carácter, 1928), roman, préface de Haroldo de Campos, traduit du portugais (Brésil) par Jacques Thiériot. [Paris], Éditions Flammarion, « Barroco » / Collection Unesco d’œuvres représentatives, « Série brésilienne », 1979, 250 pages, épuisé

* Nouvelle édition :

ISBN [FICHE LIVRE]Macounaïmaou Le héros sans aucun caractère, édition critique établie sous la direction de Pierre Rivas. [Paris], Éditions Stock, « Archivos-ALLCA » (Archives de la littérature latino-américaine des caraïbes et africaine du XXe siècle) / Collection Unesco d’œuvres représentatives, « Série brésilienne », 1997, 346 pages. 

« Livre de vacances » écrit dans sa première version en six jours « au milieu des mangues, des ananas et des cigares », Macounaïma est bien plus que ce simple « divertissement » dont parle Mário de Andrade dans sa préface inédite de 1926. Quête de l’identité, mosaïque verbale, fabula omnibus (H. de Campos), il nous raconte avec superbe les mirifiques aventures de l’indien Macounaïama, roublard, cruel, sensuel, démoniaque, farouche, « noir renoirci et fils de la peur qu’inspire la nuit ». Après une enfance nonchalante et lascive dans l’obscure et paradisiaque forêt vierge, ce héros de la mythologie Taulipang dont le nom signifie « le grand méchant » (makú = mal et ima = suffixe grand), errera à travers le monde avec ses deux frères, violera la Mère-de-la-Forêt, perdra par deux fois le talisman qu’elle lui avait donné et, après avoir tué son frère Jigué et s’être fait mutiler par les piranhas, montera au ciel et deviendra une étoile « à la recherche de son profil ethnique et de son caractère national ». Publié en même temps que le Manifeste anthropophage de Oswald de Andrade et La Morphologie du nouvelle de Vladimir Propp, cette « rhapsodie nationale » nourrie d’une délirante invention linguistique, dont l’audacieuse verticalité arlequine rappelle tout autant la densité expressionniste, le prurit dadaïste que le Finnegans Wake, bien que rejetée par l’ensemble de la critique lors de sa parution en 1928, joua un rôle essentiel dans la fondation de la nouvelle littérature latino-américaine. Véritable Odyssée brésilienne, ce roman a été le premier à « concevoir littérairement le Brésil comme une entité homogène ». (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]LApprenti touriste (O Turista aprendiz. Entrevistas e depoimentos, 1976 ; 2° éd., 1983), Chroniques, traduit du portugais (Brésil) par Monique Le Moing, Marie-Pierre Mazéas, préface de Gilles Lapouge. [Paris], Éditions La Quinzaine littéraire / Louis Vuitton, « Voyager avec », 1996, 292 pages.

« J’aime tant rêvasser dans ma maison de Sao Paulo. Qu’est-ce qui m’a pris d’aller faire l’imbécile dans la jungle ? » Mario de Andrade n’est pas un fort voyageur. A la poésie de l’écriture s’ajoute la vérité des images : Mario de Andrade prend de nombreuses photos qui scandent ces deux voyages. Ces instantanés, qu’il organise et légende soigneusement sont reproduits au fil du texte comme une chronique parallèle. (Présentation de léditeur)

 

SUR L’AUTEUR

ISBN — Maria de Lourdes Teodoro, Modernisme brésilien et négritude antillaise. Mário de Andrade et Aimé Césaire. [Paris], Éditions de L’Harmattan, 1999, 362 pages.

Engagés aux diverses luttes de leurs peuples, le Martiniquais Aimé Césaire et le Brésilien Mario de Andrade dévoilent les cultures antillaise et brésilienne en employant les champs poétique, dramatique et romanesque. Ils abordent la question raciale et, par là, humaine, et montrent que les États-Unis, le Congo, le Brésil et Haïti, « où la négritude se mit debout pour la première fois », sont comme des laboratoires de racisme et de colonialisme, dont les modèles de développement se basent sur des inégalités. (Présentation de léditeur)

 




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  • Huysmans et les écrivains "fin-de-siècle"

    On désigne par l’expression “fin de siècle” des mouvements culturels et artistiques français comme le symbolisme, le décadentisme ou encore l’Art nouveau émergeant à la fin du XIXe siècle. Ce que l’on peut nommer comme un esprit ou une sensibilité commune fait souvent référence aux marqueurs culturels qui ont été reconnus comme prégnants au début des années 1880 et 1890, notamment l’ennui, le cynisme, un sentiment de finitude et une forme de mélancolie engendrées par les angoisses lié au progrès technique.

    30 novembre 2019

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