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AMADO, Jorge

[BRÉSIL] (Fazenda Auricídia, Ferradas, Itabuna, État de Bahia, 1912 – Salvador, État de Bahia, 2001). En 1931 il fait son droit à Rio de Janeiro, devient un des leaders du mouvement étudiant et publie son premier roman Le Pays du carnaval (O país do carnaval). L’année suivante, il écrit Cacao (Cacau). Ce livre où il utilise ses souvenirs d’enfance, se voulant plus document sociologique que roman, est une peinture des travailleurs ruraux abrutis par la productivité impitoyable, s’anéantissant dans l’alcool, la sexualité et la violence. Avec Sueur (Suor, 1934), le constat passe de la campagne à la ville où ces mêmes travailleurs fuyant la crise et le chômage croient trouver une vie plus heureuse alors qu’ils retombent dans une autre misère, une autre exploitation. Dans Bahia de tous les saints (Jubiabá / Bahia de todos os Santos, 1935), les thèmes jusqu’ici dissociés se fondent dans une unité harmonieuse mêlant au réalisme le plus cru le lyrisme le plus pur, la poésie populaire à la revendication révolutionnaire. Le long poème en prose consacré à la mer musicienne, Mar moto (Mar Morto, 1936), et le saisissant document sur les gangs d’enfants abandonnés, Capitaines des sables (Capitães da areia, 1937).

Amado s’engage encore plus politiquement. Membre du parti communiste en 1935, il est arrêté plusieurs fois et bientôt contraint de s’enfuir il se réfugie à Buenos Aires puis en Uruguay. En 1945, lors de la brève tentative de démocratisation du Brésil, il est élu député communiste à São Paulo. Mais très vite le parti est déclaré illégal et son mandat est cassé. Il reprend les chemins de l’exil et vit de longues années à l’étranger où il continue à militer activement. Pendant cette période ses romans jusqu’ici marqués par le naturalisme deviennent de plus en plus prolétariens et chargés de revendications politiques en conservant toutefois leur lyrisme sensuel. Dans cette nouvelle voie s’inscrivent : Terre violente (Terras do sem fim, 1943), histoire d’un intellectuel qui prend le parti du prolétariat ; La Terre aux fruits d’or (São Jorge dos Ilhéus, 1944), épopée historique de la dernière grande lutte entre les paysans et les féodaux pour la possession de la terre dans la zone du cacao ; Les Chemins de la faim (Seara vermelha, 1946), tragique récit des paysans du sertão de Bahia qui pour échapper à la sécheresse et à la mort certaine descendent vers São Paulo « la terre promise » et pour finir Les Souterrains de la liberté (Os subterrâneos da liberdade, 1954) : vaste fresque de la société brésilienne de 37 à 40 décrite dans toute sa complexité : de l’ouvrier militant à l’aristocrate, du bourgeois au paysan sans terre, du Noir au Caboclo, la dictature de Vargas, l’Estate novo, les luttes clandestines du parti, les grèves, les révoltes paysannes avec en arrière-fond la guerre d’France, le pacte germano-soviétique, la barbarie nazie. Amado, hormis cette fresque composée entre 51 et 53 n’écrit pratiquement plus, la politique l’absorbe.

En 1956, il prend alors ses distances avec le parti pour se livrer entièrement à son travail d’écrivain. La publication, en 1958, de Gabriela, girofle et cannelle (Gabriela, Cravo e Canela), marque un tournant dans son œuvre. Un cycle romanesque nouveau s’ouvre qui, tout en conservant certains des thèmes et des personnages des premiers livres, introduit un élément nouveau qui manquait dans cet univers où le drame dominait : l’humour, qui deviendra dès lors l’ingrédient fondamental des récits à venir. À la dénonciation sociale et à l’épopée du peuple-paria succède l’épopée ironique et tendre des vagabonds volontaires, des contestataires par amour de la liberté, de ceux qui rompent avec le monde des préjugés pour retrouver la vraie vie. Ses livres ont maintenant Bahia pour cadre. La Bahia aux 300 églises baroques, la Bahia des Macumbas, des processions bigarrées, du carnaval coloré, celle où grouille tout un petit monde marginal et pittoresque, celle des généreux ivrognes mythomanes : Le Vieux marin (Os velhos marinheiros / Capitão de longo curso, 1961), Les Deux morts de Quinquin-la-Flotte (A morte e a morte de Quincas Berro d’Água, 1962) celle des mulâtresses provocantes : Dona Flor et ses deux maris (Dona Flor e seus dois maridos), celle des prostituées au grand cœur : Tereza Batista (Tereza Batista cansada de guerra, 1972), et celle des tenancières de bordel, magnifiques et idéalistes : Tieta d’Agreste (Tieta do Agreste, pastora de cabras, 1977). À côté de cette extraordinaire galerie de « femmes-héros », on trouve Les Pâtres de la nuit (Os pastores da noite, 1964), retour à un thème plus ancien, celui du noir prisonnier de ses habitudes et de sa superstition, la fable politique de La Bataille du Petit Trianon (Farda, fardão : camisola de dormir, 1979), et l’épopée d’une « utopie brésilienne » Tocaïa Grande (Tocaia grande : a face obscura, 1984).

 

ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions françaises)

* « Le Chevallier de l’espérance. Vie de Luís Carlos Prestes », extraits du roman éponyme (O cavaleiro da esperança. Vida de Luís Carlos Prestes, 1942 ; 1945), traduits du portugais (Brésil) par Julia et Georges Soria, dans Europe n°47-48, 1949.

* « L’Albanie nouvelle » (A Albânia e um festa), chapitre de O mundo da paz (1951), sans nom de traducteur, dans Parallèle 50, Paris, 1951 / repris dans l’Alger républicain, 1951.

* « Le mur de pierre », extrait du roman Les Souterrains de la liberté (Os subterrâneos da liberdade, 1952), sans nom de traducteur, dans Europe n°66, 1951.

* « L’antidogmatique » [sur Bertolt Brecht], adapté par Pierre Gamarra, Europe n°133-134, 1957.

* « Maria du voile », traduit du portugais (Brésil) par Georgette Tavares-Bastos, dans la Nouvelle Revue Française n°250, 1973.

* « En veillant le poète du peuple » [sur Pablo Neruda], adapté par Pierre Gamarra, Europe n°537-538, 1974.

* « Miguel Angel, l’Indien dans l’exil », [sur Miguel Angel Asturias], adapté par Pierre Gamarra, Europe n°553-554, 1975.

* « L’enfant », traduit du portugais (Brésil) par Ligia de Castro Simon, dans Europe n°640-641, 1982.

* « Histoire de carnaval », dans Le Serpent à plumes n°1, 1988.

* « Lettre à une lectrice », traduit du portugais (Brésil) par Yves Fabre, dans Lettre internationale n°20, 1989.

* « L’offrande propitiatoire », traduit du portugais (Brésil) par Jean Orecchioni, dans Europe n°724-725, 1989.

* « Du miracle des oiseaux survenus récemment sur les terres d’Alagoas, sur les rives du Rio São Franscico » (« Do recente milagre dos pássaros », 1979 ; inédit en portugais), traduit du portugais (Brésil) par Alice Raillard, dans Europe n°724-725, 1989 / repris dans Histoires étranges et fantastiques dAmérique latine, A-M. Métailié, 1989, 1997 / voir édition séparée : Éditions Messidor, 1990, 64 pages.

* « Buenos Aires, capitale de l’Amérique espagnole », extrait d’un reportage publié à partir de 1938, par épisodes, dans la revue Dom Casmurro, et recueilli dans A ronda da Ameríca (2001), traduit du portugais (Brésil) par Sofia Kaznik-Galves, dans la Nouvelle Revue Française n°573, 2005.

* Entretien (propos recueillis par Tony Cartano), dans le Magazine littéraire n°211, octobre 1984.

* Propos d’un romancier (recueillis par Francis Combes), dans Europe n°724-725, 1989.

* Préfaces ou postfaces pour : Oswaldo França Junior, Jorge le camionneur, Éditions Actes Sud, 1987 — Saulo Ramos, Cétait aujourdhui, Éditions de L’Harmattan, 1998 — Herberto Sales, Les Visages du temps, Éditions A-M. Métailié, 1991 — José Sarney, Au-delà des fleuves, Éditions Stock, 1988 ; Éditions La Table ronde, « La petite vermillon », 2005 — José Sarney, Capitaine de la mer océane, Éditions Hachette Littératures, 1998 ; Éditions La Table ronde, « La petite vermillon », 2004 — Érico Veríssimo, Le Continent. Le Temps et le Vent 1, Éditions Albin Michel, 1996.

 

LIVRES (Traductions françaises)

ISBN [FICHE LIVRE]Le Pays du carnaval (O País do Carnaval, 1931), roman, traduit du portugais (Brésil) par Alice Raillard. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1990, 180 pages.

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Le Pays du carnaval. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio » n°4012, 2004, 224 pages.

« Le Pays du Carnaval n’est pas un livre d’images, de stéréotypes aux couleurs de carte postale sur fond de samba, de clichés de voyage pour Européens ou Américains. Si le roman commence par l’arrivée au Brésil en bateau, c’est à une autre époque que la nôtre, à la fin des années vingt. Parmi les passagers revenant de l’Europe prodigue en mirages et génératrice du complexe séduction-détestation, c’est un Brésilien, Paulo Rigger, qui va découvrir son pays. Le Brésil des contradictions, du métissage, des riches propriétaires terriens et des intellectuels, des femmes, de la vitalité populaire. Où est le visage, où est le masque dans cette population en quête de son identité ?

Jorge Amado a dix-huit ans quand il écrit Le Pays du Carnaval. C’est le premier roman d’un tout jeune journaliste prêt à s’engager dans les combats politiques. Publié en 1931 au Brésil, le livre n’avait pas alors été traduit en langue étrangère. Puis d’autres romans l’avaient recouvert. Jorge Amado a enfin accepté qu’une version italienne (1985) et une version française en soient données. » (Alice Raillard).

 

Cacao (Cacau, 1933), roman, traduit du portugais (Brésil) par Jean Orecchioni. [Paris], Éditions Nagel, « Les grands romans étrangers », 1955, 128 pages, épuisé. [Prépublication dans Les Temps Modernes, n°104, juin et n°105, août 1954] /

* Nouvelle traduction : Cacao, nouvelle traduction de Jean Orecchioni. [Paris], Éditions Stock, « Bibliothèque cosmopolite », 1984, 128 pages, épuisé

** Rééditions :

ISBN [FICHE LIVRE]Cacao. [Paris], Éditions Stock, « La Cosmopolite », 2000, 2010, 160 pages. 

ISBN [FICHE LIVRE]Cacao. [Paris], Éditions « J’ai lu. Roman », 2012, 160 pages

Dans ce roman court, violent et superbe, on trouve déjà l’ébauche de tous les grands thèmes de l’œuvre de Jorge Amado : le défrichement des terres vierges, l’épopée de leur conquête par le fer et le feu, la prospérité des grands capitalistes, la misère extrême des paysans, la saga d’un monde fécondé par la sueur et le sang des hommes. Ici, il nous raconte, avec comme il le dit lui-même « un minimum de littérature et un maximum d’honnêteté », la vie de Sergipano, jeune paysan exploité, berné, trompé, qui refusera finalement un faux bonheur et une relative aisance matérielle parce qu’il ne veut pas trahir sa classe et préfère partir pour la lutte « le cœur propre et heureux ». (Présentation de léditeur)

 


Suor (Suor, 1934), roman, traduit du portugais (Brésil) par Alice Raillard. [Paris], Éditions Temps Actuels, 1983, 160 pages, épuisé

* Rééditions :

ISBN [FICHE LIVRE]Suor. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio » n°2314, 1991, 192 pages.

ISBN [FICHE LIVRE]Suor, illustrations de Santa Rosa et Mário Cravo. [Aubervilliers], Éditions Le Temps des cerises, 1993, 1998, 220 pages. 

En plein cœur de la vieille Bahia, une ancienne bâtisse coloniale, apparemment comme les autres, au n°68 de la Montée-du-Pelourinho. Quatre étages. Un escalier obscur. Le bistrot de Fernandes sur le devant. Dans les cent seize chambres, plus de six cents personnes, sans compter les rats. Isaac, dona Risoleta, la douce Linda, le Noir Henrique, Artur dont la machine a broyé les deux bras, qui mendie et fait peur aux enfants, l’agitateur Alvaro Lima... c’est tout un monde prétendu sans hygiène et sans morale que Jorge Amado met en scène dans ce seul lieu qui évoque l’arène du théâtre antique et où s’élevait autrefois le piloris destiné aux esclaves. Un monde malade, révolté, misérable, qui sue de la suor des opprimés, dégage une odeur de chambre de défunt, mais qui aime et reste la vitalité même, et saura peut-être un jour bouleverser sa condition, pourtant la plus désespérée. (Présentation de léditeur)

 

Bahia de tous les Saints (Jubiabá, 1935), roman, traduit du portugais (Brésil) par Michel Berveiller et Pierre Hourcade. [Paris], Éditions Gallimard, 1938, 274 pages, épuisé / Éditions Gallimard, « La Croix du Sud », 1949, 274 pages, épuisé / [Paris], Club français du livre, « Romans » n°159, 1954, 312 pages, épuisé. / [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1978, 272 pages.

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Bahia de tous les Saints. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio » n°1299, 1981 ; 1997, 384 pages.

Dans le Brésil du Nord-Est, le picaresque Antonio Balduino incarne la peine et les rêves du peuple noir. Enfant perdu, mauvais garçon, boxeur professionnel, initié des « macumbas », travailleur sur les plantations de tabac, docker, employé de cirque, Antonio cherche toujours « le chemin de la maison ». Il a des amours – irréelles – avec la blanche Lindinalva et une liaison avec la trépidante Rosenda Roseda. Une grève lui permettra de découvrir ce qu’est la solidarité et donnera un sens à sa vie : la lutte pour la libération. (Présentation de léditeur)

 

Mar morto (Mar morto, 1936), roman, traduit du portugais (Brésil) par Noël-A. François. [Paris], Éditions Nagel, « Les grands romans étrangers », 1949, 288 pages, épuisé

* Réédition

ISBN [FICHE LIVRE]Mar morto, préfacée par Thomas Gomez. [Paris], Éditions Flammarion, « GF » n°388, 1982, 312 pages, épuisé.

 

Capitaines des sables (Capitães de areia, 1937), roman, traduit du portugais (Brésil) par Vanina. [Paris], Éditions Gallimard, « La Croix du Sud », 1952, 256 pages, épuisé. / [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1980, 292 pages.

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Capitaines des sables. [Paris], Éditions Gallimard, « L’Imaginaire » n°141, 1984 ; 1996, 308 pages.

Dans un coin abandonné et désert des entrepôts de Bahia, grand port brésilien, vivent en marge de la société de nombreux gamins surnommés les « Capitaines des Sables ». Vêtus de guenilles, sales, quasi affamés, lâchant des jurons et fumant des mégots, ils sont en vérité les maîtres de la ville, ceux qui la connaissent totalement, ceux qui totalement l’aiment, ses poètes. Ils volent, participent à toutes sortes de mauvais coups, et si habilement que la police ne peut jamais les prendre sur le fait. Leur chef s’appelle Pedro Bala. Ses lieutenants sont le Professeur (parce qu’il aime lire), Patte-Molle, le Chat, Sucre-d’Orge, Coude-Sec, etc. Un jeune prêtre, l’abbé José Pedro, s’intéresse à eux, essaie de les ramener dans une voie meilleure. S’il réussit à se faire aimer d’eux, il ne parvient pas à les amender et n’aboutit qu’à se faire très mal voir de ses supérieurs. C’est l’existence mouvementée, dramatique et poétique à la fois, de cette bande de petits chenapans qui unissent la ruse et l’audace des hommes faits à l’innocence et au charme des enfants qu’évoque le roman de Jorge Amado. (Présentation de léditeur)

 

Le Bateau négrier. La vie du poète Castro Alves (ABC de Castro Alves, 1941), biographie, traduit du portugais (Brésil) par Isabel Meyrelles. [Paris], Éditions Messidor, 1988, 322 pages, illus., épuisé.

 

Le Chevalier de lespérance. Vie de Luis Carlos Prestes (Vida de Luis Carlos Prestes, el caballero de la esperanza, première publication en espagnol, Argentine, 1942 / O cavaleiro da esperança. Vida de Luís Carlos Prestes, Brésil, 1945), biographie, traduit du portugais (Brésil) par Julia et Georges Soria. [Paris], Éditeurs Français Réunis, 1949, 382 pages, épuisé.

 

Terre violente (Terras do sem fim, 1943), roman, traduit du portugais (Brésil) par Claude Plessis. [Paris], Éditions Nagel, « Les grands romans étrangers », 1946, 356 pages, épuisé

* Nouvelle traduction sous le titre : Les Terres du bout du monde, traduit du portugais (Brésil) par Isabel Meyrelles. [Paris], Éditions Temps Actuels / Messidor, 1985, 320 pages, épuisé. / [Pantin, Seine-Saint-Denis], Éditions Le Temps des cerises, 1998, 320 pages, épuisé. 

** Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Les Terres du bout du monde. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio » n°2313, 1991, 384 pages.

Un navire emporte vers les terres à demi barbares d’Ilhéus, au sud de Bahia, le capitaine Joao Magalhaes, Margot, Juca Badaro, Antonio Vitor et bien d’autres encore. Une chanson les accompagne, triste comme un présage de malheur, qui dit qu’ils ne reviendront jamais parce que, là-bas, la mort les attend derrière chaque arbre. Hommes, femmes et enfants, ils convergent de toutes les régions du Brésil, ils ont peu de traits communs sauf celui d’avoir tout laissé dans l’espoir de faire fortune avec les cacaoyers, en gagnant sur les impénétrables forêts de cette immense contrée bordée par l’Océan. Tout l’ouvrage de Jorge Amado est le récit – magnifique – des sanglantes rivalités qui opposent entre eux, dans leur lutte pour la conquête de terrains vierges à défricher, les fazendeiros, ces planteurs de cacao des terres du bout du monde. (Présentation de léditeur)

 

La Terre aux fruits dor (São Jorge dos Ilhéus, 1944), roman, traduit du portugais (Brésil) par Violante do Canto. [Paris], Les Amis du livre progressiste, 1947, épuisé / [Paris], Éditions Nagel, « Les grands romans étrangers », 1951, 416 pages, épuisé

* Nouvelle traduction : La Terre aux fruits dor, traduit du portugais (Brésil) par Isabel Meyrelles. [Paris], Éditions Messidor, 1986, 458 pages, épuisé. / [Pantin], Éditions Le Temps des cerises, 1998, 458 pages, épuisé. 

** Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]La Terre aux fruits dor. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio » n°2726, 1995, 512 pages. 

« À vrai dire, ce roman et Les Terres du bout du monde, qui lui est antérieur, ne forment qu’une seule histoire : celle des terres du cacao du sud de Bahia. Dans ces deux livres, j’ai essayé de retracer avec impartialité mais non sans passion le drame de l’économie cacaoyère, la conquête de la terre par les colonels féodaux au début du siècle, puis le passage des terres entre les mains avides des exportateurs il n’y a guère. Et si le drame de la conquête féodale est épique et celui de la conquête impérialiste seulement mesquin, la faute n’en incombe pas au romancier. Joaquim dit que l’étape à venir sera pleine d’héroïsme, de beauté et de poésie, et je le crois. » (Jorge Amado)

 

LInvitation à Bahia. Chronique sensuelle et véridique de ses rues, de son peuple et de ses mystères (Bahia de todos os santos, 1945), guide touristique, traduit du portugais (Brésil) par Isabel Meyrelles, illustrations de Carlos Bastos. [Paris], Éditions Temps Actuels / Messidor, 1989, 348 pages, épuisé.

* Extrait sous le titre Bahia terre magique, photographies de Alain Draeger. [Arcueil], Éditions d’Art Yvon, 1986, 200 pages, épuisé.

 

Les Chemins de la faim (Seara Vermelha, 1946), roman, traduit du portugais (Brésil) par Violante do Canto. [Paris], Éditeurs Français Réunis, 1951, 384 pages, épuisé. / [Paris], Éditions Temps Actuels / Messidor, 1981, 376 pages, épuisé./ [Pantin, Seine-Saint-Denis], Éditions Le Temps des cerises, 1998, 376 pages, épuisé. 

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Les Chemins de la faim. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio » n°2232, 1991, 448 pages.

Chassés de la plantation après sa vente, des colons entament un exode à travers le sertão aride vers le mythique Sao Paulo, parcourant les chemins de la faim – une singulière épopée.

« Ils ne se lassaient pas dadmirer le fleuve [...] Non seulement Marta et Vicente, mais tous les autres, qui venaient de ces pays où, faute deau, la terre était desséchée et stérile, où seuls résistaient les animaux les plus farouches – et lhomme, le plus farouche de tous. Appuyés à la balustrade, ils parlaient peu. Lessentiel de la conversation consistait à faire des projets pour Sao Paulo. Personne ne sattendait à ce que largent fût facile. Mais ce quils espéraient, cest quil existât, et que la terre ne fût pas aussi aride, aussi difficile à obtenir que celle quils venaient de quitter. »

 

Les Souterrains de la liberté. Vol. 1 : Les Temps difficiles (Os subterrâneos da liberdade. Vol. 1. Os ásperos tempos, 1952), roman, traduit du portugais (Brésil) par Isabel Meyrelles. [Paris], Éditions Temps Actuels / Messidor, 1984, 536 pages, épuisé.

 

Les Souterrains de la liberté. Vol. 2 : LAgonie de la nuit (Os subterrâneos da liberdade. Vol. 2. A agonia da noite, 1952), roman, traduit du portugais (Brésil) par Isabel Meyrelles. [Paris], Éditions Temps Actuels / Messidor, 1984, 560 pages, épuisé.

 

Gabriela, fille du Brésil (Gabriela, cravo e canela. Crônica de uma cidade do interior, 1958), roman, traduit du portugais (Brésil) par Violante do Canto et Maurice Roche. [Paris], Éditions Seghers / L’Inter, « Les grands romans de l’Inter », 1959, 250 pages, épuisé.

* Nouvelle traduction sous le titre : Gabriela, girofle et cannelle. Chronique d’une ville de l’État de Bahia, roman, traduit du portugais (Brésil) par Georges Boisvert. [Paris], Éditions Stock, « Cabinet cosmopolite », 1971, 456 pages, épuisé. / [Paris], Éditions Stock, « Nouveau Cabinet cosmopolite », 1983, 456 pages, épuisé. / [Paris], L.G.F., « Le Livre de poche » n°5930, 1984, 572 pages, épuisé.

** Dernières rééditions :

ISBN [FICHE LIVRE]Gabriela, girofle et cannelle. [Paris], Éditions Stock, « La cosmopolite », 2012, 504 pages.

ISBN [FICHE LIVRE]Gabriela, girofle et cannelle. [Paris], Éditions J’ai lu, J’ai lu, n°10583, 2014, 638 pages.

L’histoire commence en 1925 à Ilhéus, au Brésil. Nacib, Syrien et patron du bar Le Vesuvio, se voit abandonné par sa cuisinière, partie vivre avec son fils, alors qu’il doit s’occuper d’un important repas d’inauguration pour trente personnes. Dans l’urgence, il se voit obligé d’employer deux jumelles d’un certain âge, mais ne cesse de chercher la perle rare. C’est là qu’il rencontre la belle Gabriela, qui l’envoûte avec sa peau à l’odeur de girofle et de cannelle et qu’il embauche. Celle-ci ne tardera pas à devenir son amante et sa femme. Mais Nacib est un homme extrêmement jaloux et Gabriela une jeune femme libre et indépendante. Leur mariage résistera-t-il à l’inconstance ? Pendant ce temps-là, Mundinho Falcao, un jeune Carioca qui s’est enrichi grâce à l’exportation, veut faire tomber Batos, un gouverneur peu recommandable. Au cours du repas, l’affrontement sera tacite mais ne tardera pas à se muer en véritable guerre de pouvoir. Jorge Amado nous offre avec Gabriela, Girofle et Cannelle un bijou de drôlerie et d’ironie. Le langage, toujours vif et lyrique, magnifie la femme en même temps qu’il ridiculise les jeux des puissants. Car comme le dit si bien l’un de ses personnages : « La poésie est au-dessus de la politique. » (Présentation de léditeur)

 

Les Deux morts de Quinquin-La-Flotte (A morte e a morte de Quincas Berro dÁgua, 1961), roman, traduit du portugais (Brésil) par Georges Boisvert ; préface de Roger Bastide. [Prépublication sous le titre Les Trois morts de Quinquin-La-Flotte, dans Les Temps Modernes, n°178, février 1961]. [Paris], Éditions Stock, « Cabinet cosmopolite », 1971, 160 pages, épuisé. / [Paris], Éditions Stock, « Bibliothèque cosmopolite » n°16, 1980 ; 1996, 128 pages, épuisé.

* Dernière réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Les Deux morts de Quinquin-La-Flotte. [Paris], Éditions Stock, « La cosmopolite », 2008, 168 pages.

Joaquim Soares da Cunha était un homme respecté de tous : fonctionnaire émérite, bon père et bon époux, il jouissait du respect de ses pairs. Quand un jour il décide de tout abandonner pour parcourir les rues de Bahia, laissant les costumes et les conventions sociales au placard pour s’adonner aux joies du vagabondage et à la légèreté d’une vie qu’il a choisie : il devient Quinquin-La-Flotte. Si sa famille le renie, ses compagnons de fortune vont faire de lui un roi, un « philosophe en guenilles » qu’ils croient presque immortel jusqu’à ce qu’on retrouve son cadavre dans une cabane de Bahia. La fille, le frère et le très respecté gendre de Quinquin vont alors tout faire pour qu’il recouvre ce qu’ils pensent être sa dignité perdue. L’affublant d’un costume flambant neuf et de souliers luisants, ils vont lui organiser un enterrement digne de ce nom. Mais Bel-Oiseau, Martin le Caporal et Vent Follet – ses plus fidèles amis – ne l’entendent pas ainsi : rejoignant la dernière volonté de ce « vieux loup de mer », ils le ressusciteront pour l’emmener faire le grand saut dans les bras de celui qu’il a toujours voulu comme tombeau : l’océan.

Les Deux morts de Quinquin-La-Flotte est plus qu’un roman : c’est un conte à la fois poétique et libérateur, qui révèle avec une plume acide et drôle, la rigidité et l’absurdité d’une société cloisonnée et pleine d’a priori. Jorge Amado nous offre ici un bel hymne à la liberté et fait de Bahia un concentré d’universel, reflet des réactions contrastées que la mort entraîne. (Présentation de léditeur)

 

Le Vieux marin ou Toute la vérité sur les fameuses aventures du commandant Vasco Moscoso de Aragon, capitaine au long cours (Os velhos marinheiros o A completa verdade sobre as discutidas aventuras do comandante Vasco Moscoso de Aragão, capitão de longo curso, 1961), roman, traduit du portugais (Brésil) par Alice Raillard. [Paris], Éditions Stock, « Cabinet cosmopolite », 1978, 350 pages, épuisé. / [Paris], Éditions Stock, « Bibliothèque cosmopolite », 1991 ; 1998, 350 pages, épuisé.

* Dernières rééditions :

ISBN [FICHE LIVRE]Le Vieux marin. [Paris], Éditions Stock, « La cosmopolite », 2013, 320 pages.

ISBN [FICHE LIVRE]Le Vieux marin. [Paris], Éditions J’ai lu, 2014, 356 pages.

Un narrateur cynique et ironique essaie de démêler le vrai du faux dans une histoire abracadabrantesque. Qui pouvait bien être le commandant Vasco Moscoso de Aragão, débarqué un jour en grande pompe dans la paisible ville de Piripiri peuplée de retraités en attente du jugement dernier ? Était-il, comme certaines mauvaises langues l’affirment, un simple fils de commerçant, ou ce vieux loup de mer, capitaine au long cours ? La ville se divise. On argumente, réfute, s’exclame, s’esclaffe, se dispute, se sépare. Au grand dam du narrateur, simple serviteur de l’illustre mystère. Jusqu’au jour où le fier et digne capitaine se voit obligé de prendre les commandes d’un bateau transportant d’importants passagers. La vérité finira-t-elle par éclater aux yeux de tous ? Titres honorifiques et mariages bourgeois en prennent pour leur grade, et Amado de rendre hommage, encore une fois, aux filles de petite vertu et au peuple métissé d’un Brésil ardent. (Présentation de léditeur)

 

Les Pâtres de la nuit (Os pastores da noite, 1964), roman, traduit du portugais (Brésil) par Conrad Detrez. [Paris], Éditions Stock, « Cabinet Cosmopolite », 1970, 432 pages, épuisé. / LGF, « Le Livre de poche » n°5067, 1978, 472 pages, épuisé. / [Paris], Éditions Stock, « Nouveau cabinet cosmopolite », 1982, 432 pages, épuisé. / [Paris], LGF, « Le Livre de poche. Biblio » n°3300, 1998, 412 pages, épuisé

 

Dona Flor et ses deux maris. Histoire morale, histoire d’amour (Dona Flor e seus dois maridos, 1966), roman, traduit du portugais (Brésil) par Georgette Tavares Bastos. [Paris], Éditions Stock, « Cabinet cosmopolite », 1972, 544 pages, épuisé. / [Paris], Éditions Stock, « Nouveau cabinet cosmopolite », 1984 ; 1992, 544 pages, épuisé. / [Paris], LGF, « Le Livre de poche » n°6111, 1985, 670 pages, épuisé.

* Dernières rééditions :

ISBN [FICHE LIVRE]Dona Flor et ses deux maris. [Paris], Éditions Stock, « La Cosmopolite », 2005, 720 pages.

ISBN [FICHE LIVRE]Dona Flor et ses deux maris. [Paris], Éditions J’ai Lu, J’ai lu, n°9810, 2012, 762 pages.

Jolie et rayonnante, cuisinière émérite, Dona Flor est très aimée. On la plaint aussi parce qu’elle a épousé Vadinho, vaurien, joueur et coureur. Mais le roman s’ouvre au moment du carnaval et sur la mort inattendue de Vadinho, après sept ans de mariage. Dona Flor se consolera assez vite en épousant le docteur Teodoro, bien qu’il ne soit pas doué d’un tempérament de feu. Vient le jour où Dona Flor trouve Vadinho étendu nu sur le lit. Invisible à tous, Vadinho est complètement réincarné pour la seule Dona Flor et entend bien jouir de ses droits de mari ? À Bahia, terre des dieux, des danses et des résurrections, des transes et du candomblé, une telle aventure devient l’histoire d’une ville bien-aimée et de tout un peuple, une sorte de voluptueuse chronique. Ce roman foisonnant, truculent et irrévérencieux est un chef-d’œuvre d’humour qui prend la forme d’un pied de nez à la morale. Tout l’art de conter de Jorge Amado s’y retrouve dans sa quintessence. Un plat aux aromates puissants, à la saveur et à l’exubérance toute tropicale cuisiné de main de maître. (Présentation de léditeur)

Sept années sécoulèrent entre ces premières larmes versées par Dona Flor, lors de la nuit de noces, et celles du douloureux dimanche de carnaval, lorsque Vadinho saffaissa sans vie, au milieu dune samba, parmi les travestis et les masques. Et comme le disait si justement Dona Gisa une personne qui savait dire les choses, à dessein et toujours à propos- en voyant le corps du jeune homme étendu sur les pavés de la grand place du Deux-Juillet, il était déjà mort entièrement et pour toujours ; lépouse avait pleuré pendant ces sept années pour ses insignifiants péchés et pour ceux du mari lourde charge de fautes et de méfaits et il lui restait encore des larmes. Larmes de honte et de souffrance, de douleur et dhumiliation.

 

La Boutique aux miracles (Tenda dos milagres, 1969), roman, traduit du portugais (Brésil) par Alice Raillard. [Paris], Éditions Stock, « Le Cabinet cosmopolite », 1976, 400 pages, épuisé. / [Paris], Éditions Stock, « Nouveau cabinet cosmopolite », 1984, 400 pages, épuisé. / [Paris], LGF, « Le Livre de poche » n°6201, 1986, 500 pages, épuisé. / [Paris], / L.G.F., « Le Livre de poche » n°3282, 2001, épuisé.

* Dernière réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]La Boutique aux miracles. [Paris], Éditions Stock, « La cosmopolite », 2013, 432 pages

À Salvador, où la boutique aux miracles fait offi ce d’université populaire, le maître Pedro Archanjo dispense des cours. Autodidacte, il écrit aussi des livres qui incommodent l’élite locale. Vingt ans après sa mort, en 1968, il devient l’objet de vénération des universitaires quand un éminent ethnologue américain, prix Nobel de surcroît, débarque au Brésil se targuant d’être spécialiste de son œuvre. On assiste alors au grand cirque médiatique qui célèbre la mémoire de ce héros en même temps qu’on le vide de son engagement politique. Avec sa sensualité et sa verve habituelles, Jorge Amado rend hommage à la culture bahianaise tout en pointant du doigt les contradictions politiques de son pays. (Présentation de léditeur)

 

Tereza Batista (Tereza Batista cansada de guerra, 1972), roman, traduit du portugais (Brésil) par Alice Raillard, préface de Georges Raillard. [Paris], Éditions Stock, « Cabinet cosmopolite », 1974, XIX-354 pages, épuisé. / [Paris], LGF, « Le Livre de poche », n°5738, 1983, 442 pages, épuisé.

* Nouvelle édition : Tereza Batista, version intégrale, traduit du portugais (Brésil) par Alice Raillard, illustrations de Calasans Neto. [Paris], Éditions Stock, « Nouveau cabinet cosmopolite », 1991, 600 pages, épuisé. / [Paris], LGF, « Le Livre de poche. Biblio » n°3301, 1998, 664 pages, épuisé.

** Dernières rééditions :

ISBN [FICHE LIVRE]Tereza Batista, version intégrale. [Paris], Éditions Stock, « La cosmopolite », 2011, 576 pages.

ISBN [FICHE LIVRE]Tereza Batista, version intégrale. [Paris], Éditions J’ai lu, J’ai lu, n°10210, 2013, 702 pages.

Bienvenue dans l’univers coloré, exotique, érotique et cruel de Tereza Batista. Dans un Brésil déchiré par des inégalités sociales grandissantes, la petite Tereza est vendue par sa tante au Capitão, un monstre de cruauté et de dépravation qui abuse des fillettes qu’il achète comme une vulgaire marchandise. Adolescente, elle trouve naïvement refuge dans les bras d’un don Juan manipulateur. Femme, elle croit rencontrer l’amour avec un médecin bien sous tous rapports qui fait d’elle une infirmière respectable et finit par… mourir. Désabusée, elle se tourne alors vers le Bordel, où sa sensualité de mulâtresse devient son arme pour survivre. C’est alors que la Peste Noire s’abat sur le pays. Avec les autres filles des rues, Tereza résiste, lutte et repousse le mal. Dans Tereza Batista, Jorge Amado nous entraîne au cœur d’un Brésil populaire qu’il manie à la perfection grâce à une construction virtuose qui mêle écriture orale et critique sociale. Roman de femmes, il dresse à travers le portrait de Tereza le destin de toute une génération de Brésiliennes. Roman populaire, il enchante la littérature avec son érotisme poétique et inventif et rend hommage à un peuple en quête de ses origines. (Présentation de léditeur)


ISBN — Le Chat et lhirondelle. Une histoire d’amour (O gato malhado e a andorinhá sinhá. Uma história de amor, 1976), roman, traduit du portugais (Brésil) par Alice Raillard ; illustrations de Carybé. [Paris], Éditions Stock, 1983, 72 pages, épuisé.

 

Tieta dAgreste, gardeuse de chèvres ou Le Retour de la fille prodigue, mélodramatique feuilleton en cinq épisodes sensationnels et surprenant épilogue : émotion et suspense ! (Tieta do Agreste, pastora de cabras ou A volta da filha pródiga, melodramático folhetim em cinco sensacionais episódios e comovente épilogo : emoção e suspense !, 1977), roman, traduit du portugais (Brésil) par Alice Raillard. [Paris], Éditions Stock, « Nouveau cabinet cosmopolite », 1979, 672 pages, épuisé.

* Rééditions :

ISBN [FICHE LIVRE]Tieta dAgreste. [Paris], Éditions Stock, « La cosmopolite », 2007, 650 pages.

ISBN — Tieta d’Agreste. [Paris], Éditions J’ai Lu, 2015, 832 pages.

Adolescente, la charnelle chevrière Tieta a fui les collines d’Agreste sous l’opprobre publique et le bâton vindicatif du vieil Esteves, son père. Trente ans plus tard, devenue une femme influente de São Paulo, elle regagne le paradis perdu de sa bourgade natale, dans la province de Bahia. Les habitants d’Agreste, mus par divers intérêts, semblent alors décidés à faire table rase du passé pour accueillir comme il se doit la riche veuve Antonieta Esteves Cantarelli, accompagnée d’une virginale jeune femme qu’elle présente comme la fille de son époux défunt. D’emblée, Tieta est consacrée figure tutélaire de la petite communauté bahiannaise, catalysant les fantasmes d’une ville « meilleure » et fastueuse, marquée au sceau du mythe du progrès urbain. C’est pourtant la même Tieta qui, lorsqu’une industrie chimique menace de s’installer sur la paradisiaque plage du Mangue Seco, devient à son insu le porte-flambeau voluptueux et souriant d’une cabale menée contre l’usine et son cortège de maux que sont la pollution et la corruption. Mais comment réagiront les protégés bien-pensants de la Pauliste quand ils découvriront que derrière une façade de joyeuse respectabilité se dissimule une tenancière de maison-close au service des millionnaires, et qui, loin d’avoir étouffé sa sensualité, dévoie chaque nuit son chaste neveu promis à embrasser la carrière de séminariste ? (Présentation de léditeur)

 

La Bataille du Petit Trianon. Fable pour éveiller une espérance (Farda, fardão, camisola de dormir, 1979), roman, traduit du portugais (Brésil) par Alice Raillard. [Paris], Éditions Stock, « Nouveau cabinet cosmopolite », 1980, 336 pages, épuisé. / [Paris], Éditions Stock, « Bibliothèque cosmopolite », 1991, 336 pages, épuisé.

* Dernières rééditions :

ISBN [FICHE LIVRE]La Bataille du Petit Trianon. [Paris], Éditions Stock, « La cosmopolite », 2011, 312 pages.

ISBN [FICHE LIVRE]La Bataille du Petit Trianon. [Paris], Éditions J’ai lu, n°10328, 2013, 346 pages.

Nous sommes au Brésil à Rio de Janeiro, en pleine Seconde Guerre mondiale, sous l’Estado Novo, dictature militaire proche de l’idéologie nazie qui n’a de cesse de chasser les communistes et de torturer les opposants politiques. Le grand poète académicien Antonio Bruno apprend la déroute des Français et l’entrée des Allemands dans Paris. Devant une telle défaite, voyant que la barbarie s’installe, il meurt de chagrin. Une place est désormais vacante à l’Académie des Lettres brésilienne ; le colonel Agnaldo Sampaio Pereira, grand admirateur du IIIe Reich, va alors se présenter, persuadé d’être élu à l’unanimité. Mais les acadévmiciens refusent de laisser ce « Goebbels » brésilien briguer le fauteuil des immortels et vont lui imposer un autre candidat, membre de l’armée lui aussi, mais défenseur de la démocratie : le général Waldomiro Moreira. Qui du fascisme ou du libéralisme finira par gagner ? L’armée parviendra-t-elle à trouver sa place au sein du précieux monde des Lettres ?

Avec un humour féroce, Jorge Amado dénonce, dans La Bataille du Petit Trianon, la bestialité et la bêtise de l’homme. Dans une société où les machinations et la perversité sont de mise, ne restent que la littérature et la poésie pour (ré)enchanter le monde et faire éclater sa sensualité. (Présentation de léditeur)

 

LEnfant du cacao (O menino grapiúna, 1981), mémoires, édition bilingue, traduit du portugais (Brésil) par Alice Raillard. [Paris], Éditions Messidor / La Farandole, « L.F. Roman », 1986, 148 pages, épuisé.

 

ISBN — La Balle et le footballeur (A bola e o goleiro, 1984), traduit du portugais (Brésil) par Caroline Claeys-Desbans, illustrations de Guy Lebrument. [Paris], Éditions I.L.M. (Impressions Latour-Maubourg), « Un ami raconte », 1986, 32 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE]Tocaia Grande. La face cachée (Tocaia Grande. A face obscura, 1984), roman, traduit du portugais (Brésil) par Jean Orecchioni. [Paris], Éditions Stock, « Nouveau cabinet cosmopolite », 1985, 516 pages, épuisé. 

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Tocaia Grande. La face cachée. [Paris], LGF, « Le Livre de poche. Biblio romans » n°6771, 1990, 640 pages, épuisé.

Tocaia Grande, c’est d’abord un lieu dans la région des grandes plantations de cacao, au sud de l’État de Bahia, où se trouve un gîte d’étape fréquenté par les muletiers qui circulent entre les fazendas avoisinantes, ce qui ne manque d’attirer un certain nombre de prostituées. À partir de là, on construit l’épicerie-buvette de Fadul et bientôt la forge du nègre Castor, dit « Tison ». Tocaia Grande, c’est aussi la « grande embuscade », montée par Natario da Fonseca, garde du corps et homme de confiance d’un riche et puissant propriétaire, le « colonel » Andrade, pour liquider politiquement son seul rival dans le district et rester seul maître de toute la contrée. À Tocaia Grande enfin, le marchand ambulant Fadul Abdala fait halte une nuit, à la recherche d’un endroit propice pour y installer un commerce. Ces divers et pittoresques ont en commun la volonté d’être et de rester libres, ce qui ne sera pas toujours facile tandis que Tocaia Grande devient peu à peu un village, puis une bourgade de plus en plus importante. À travers une succession d’épisodes hauts en couleurs, c’est la face cachée de la naissance d’une ville que nous raconte superbement Jorge Amado et le drame d’une communauté de marginaux que la loi veut un jour récupérer. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Yansan des orages. Une histoire de sorcellerie, roman bahianais (O sumiço da Santa. Uma história de feitiçaria, 1988), roman, traduit du portugais (Brésil) par Jean Orecchioni. [Paris], Éditions Stock, « Nouveau cabinet cosmopolite », 1989, 492 pages, épuisé. 

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Yansan des orages. [Paris], LGF, « Le Livre de poche » n°6I, 1978, 1991, 538 pages, épuisé

« Sainte Barbe-à-la-Foudre descendit de son socle, fit un petit signe amical et disparut dans le crépuscule de Bahia. » Mais où est donc passée la Sainte ? s’interroge dom Maximiliano, érudit bénédictin qui l’avait acheminée à Bahia pour une exposition d’art sacré. Alors que l’Église et la police la cherchent dans toute la ville, le peuple bahianais, tous les couche-tard et les lève-tôt, artistes et adeptes du candomblé, la côtoient chaque nuit. Car elle est aussi la déesse des Orages, celle qui a traversé l’océan sur un bateau d’esclaves. De visite à Bahia, elle est aussi venue rétablir une once de tolérance ici, une pincée d’amour là, ou encore un zeste de joie de vivre. Roman dense, prétexte à une promenade dans Bahia, où les miracles sont le pain quotidien ; ville de l’excès et de l’extrême où Amado nous guide vers son peuple bahianais, fier et unique au monde, avec ses pratiques religieuses, ses bahianaises éblouissantes, ses maisons et sa musique, ses histoires d’amour et de rêve : Miro, le beau mulâtre chauffeur de taxi attend la somptueuse beauté Manela, la prude Adalgisa à la lune de miel tourmentée fait trembler sa famille depuis, le curé s’affole sur la moto, derrière Patricia... La fiction se mêle à la réalité, à moins que ce ne soit le contraire : de Jacques Chancel à Dom Helder Camara, en passant par Georges Moustaki et Gilberto Gil, ou encore les peintres bahianais, tous, avec le peuple déclarent leur amour à la capitale du rêve, et c’est tout cela Yansan des orages, le rêve baroque et bariolé d’Amado. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Du miracle des oiseaux survenus récemment sur les terres dAlagoas, sur les rives du rio São Franscico (Do recente milagre dos pássaros, 1979) nouvelle, traduite du portugais (Brésil) par Alice Raillard, illustrations de Floriano Teixera. [Paris], Éditions Messidor, 1990, 64 pages, épuisé.

 

ISBN — La Découverte de lAmérique par les Turcs, ou Comment l’Arabe Jamil Bichara, défricheur de terres vierges, venu en la bonne ville d’Itabuna pour satisfaire aux nécessités du corps, s’y vit offrir fortune et mariage ou encore Les fiancailles d’Adma. Mini roman (A descoberta da América pelos Turcos, première édition du texte dans sa version française, 1992 ; Brésil, 1994), traduit du portugais (Brésil) par Jean Orecchioni. [Paris], Éditions Stock, « Nouveau cabinet cosmopolite », 1992, 116 pages, épuisé. / [Paris], LGF, « Le Livre de poche. Biblio romans » n°13583, 1994, 122 pages, épuisé

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]La Découverte de lAmérique par les Turcs. [Paris], Éditions Stock, « La cosmopolite », 2012, 144 pages.

Nous sommes au début du siècle dans l’État de Bahia. Les Turcs – ainsi appelle-t-on les immigrants venus de pays Ottomans tels que la Syrie ou le Liban – s’y sont installés récemment. Parmi eux, il y a Jamil, qui rêve de fortune et d’amour. Raduan, un philosophe séducteur qui parle aussi bien qu’il bat les cartes. Et Ibrahim, un veuf éploré que sa fille, laide et acariâtre, ne cesse de poursuivre afin de le remettre sur le bon chemin. Et si la solution était de trouver un prétendant assez cupide pour épouser la jouvencelle en échange du commerce de son père ? De maisons closes en bars enfumés, nos trois personnages parlent des femmes, de sexe et d’amour. Dans un pays où les hommes se battent et s’entretuent pour quelques cacaoyers, où l’on peut devenir quelqu’un au mépris de sa condition sociale, nos trois Turcs rêvent et avec eux, le peuple brésilien. Dans cette Découverte de lAmérique par les Turcs, Jorge Amado nous ouvre les portes d’un Brésil sensuel et coloré, où la provocation n’a d’égale que sa langue savoureuse et salvatrice. (Présentation de léditeur)

 

ISBN [FICHE LIVRE]Navigation de cabotage. Notes pour des mémoires que je n’écrirai jamais (Navegação de cabotagem, 1992), traduit du portugais (Brésil) par Alice Raillard. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1996, 624 pages. 

* Réédition :

ISBN [FICHE LIVRE]Navigation de cabotage. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio » n°3088, 1998, 864 pages. 

Pris dans le tohu-bohu des idées et des illusions de ce siècle, Jorge Amado, Bahianais attaché à son « pays du cacao », n’a cessé de bourlinguer de par le monde. Il a beaucoup vu, beaucoup retenu des pays et des hommes. Rendu au port, Amado considère ses engagements sans regrets ni reniement. Car ce livre d’une vie est surtout celui du goût de vivre d’un homme. La vitalité prodigieuse de Jorge Amado, sa passion de l’amitié, ses éclats de joie, le rire, l’amour, l’érotisme animent continûment ces pages. Ce ne sont pas les notes quotidiennes d’un journal, pas des mémoires, mais un ouvrage sans exemple : un livre fait de « nouvelles » où les grands de ce monde, ses familiers et nombre d’inconnus sont devenus les personnages d’un roman où l’on retrouve chez l’écrivain de quatre-vingts ans maître de son art les qualités qui lui ont valu son succès à l’Est comme à l’Ouest, selon les pôles de cette Histoire personnelle. Une histoire dont la mort n’est pas absente. Jorge Amado le dit simplement : « Je veux seulement conter quelques histoires, certaines drôles, d’autres mélancoliques, comme la vie. La vie, ah, cette brève navigation de cabotage ! » (Présentation de léditeur)

 

SUR L’AUTEUR

* Les livres de souvenirs de sa femme : voir notice Zelia Gattai.

 

Europe n°724-725 : « Jorge Amado » (p. 3-81). [Paris], Éditions Messidor, août-septembre 1989, épuisé.

Sommaire : Francis Combe, « Invitation à Bahia » ; Jorge Amado, « Propos d’un romancier » ; Georges Moustaki, « Rencontres » ; René Depestre, « La maison de Jorge Amado » ; Luciana Stegagno Picchio, « Cacao, de Jorge Amado » ; Eduardo Portella, « La terre sans terreur » ; Maria do Carmo Pandolfo, « Chants et légendes du peuple de la mer » ; Jacqueline Baldran, « Chanson de Bahia, chanson de la liberté » ; Zélia Gattai, « Deux moments dans la vie d’un écrivain » ; Jorge Amado, « Du miracle des oiseaux » et « L’offrande propitiatoire » ; Osny Duarte Pereira, « Chronologie du Brésil de Jorge Amado ». Traductions de Isabel Meyrelles, Jean Orecchioni et Alice Raillard.

 

ISBN [FICHE LIVRE]Conversations avec Alice Raillard, traduit du portugais (Brésil) par Alice Raillard. [Paris], Éditions Gallimard, 1990, 348 pages. 

Jorge Amado est l’un des rares écrivains de notre temps dont l’œuvre est universelle. Le succès de ses trente romans traduits en un nombre incalculable de langues tient à l’universalité d’un thème : le combat pour la liberté et la dignité de l’homme. Albert Camus, commentant Bahia de Tous les Saints, écrivait, dès 1939, dans Alger-Républicain : « Qu’on ne s’y trompe pas. Il n’est pas question d’idéologie dans un roman où toute l’importance est donnée à la vie, c’est-à-dire à un ensemble de gestes et de cris, à une certaine ordonnance d’élans et de désirs, à un équilibre du oui et du non et à un mouvement passionné qui ne s’accompagne d’aucun commentaire. » Amado a réussi à se faire écouter partout en ne parlant que d’un canton de l’immense et lointain Brésil, le sien : les terres de Bahia. Aujourd’hui, pour la première fois, il revient sur ses pas. Racontant sa vie, il parle de ses livres. Ou l’inverse. Car ce sont toujours les romans qui fournissent leur point de départ à ces conversations avec Alice Raillard, interlocutrice privilégiée par sa longue amitié avec Jorge Amado et sa femme Zélia Gattai et par la connaissance intime des œuvres dont elle fut souvent le traducteur. (Présentation de léditeur)

 

ISBN — La Cuisine bahianaise dans lœuvre romanesque de Jorge Amado (A comida baiana de Jorge Amado, ou O livro de cozinha de Pedro Archanjo com as merendas de Dona Flor, 1994), traduit du portugais (Brésil) par Antoine Albuca. [Loirac, Lot], Éditions du Laquet, 1998, 128 pages, épuisé. 

 

ISBN — Jaqueline Penjon et Rita Godet, Jorge Amado. Lectures et dialogues autour dune œuvre. [Paris], Presses Sorbonne Nouvelle, 2005, 212 pages.

Jorge Amado est sans aucun doute l’écrivain brésilien le plus connu en France où son œuvre a été presque intégralement traduite. Un an après sa disparition, un réexamen de son œuvre a pu paraître opportun. Cet écrivain latino-américain qui a su conquérir un large public international a marqué de son empreinte singulière la production littéraire du XXe siècle. Les quinze travaux réunis dans ce recueil, orientés suivant trois axes « L’écrivain et son œuvre », « Lectures plurielles des romans amadiens » et « L’œuvre amadienne en dialogue intersémiotique » prennent en compte les facettes diverses et multiples de ces écrits, discutent les problèmes de réception et de traduction et abordent le dialogue qu’ils instaurent avec d’autres formes artistiques. (Présentation de léditeur)

 

Amerika, n°10/2014 : « Le Brésil de Jorge Amado : perspectives interculturelles ». Textes en français et en portugais.

Ce numéro de la revue Amerika est consacré à la dimension internationale de l’œuvre de Jorge Amado et au dialogue interculturel qu’elle stimule. Le premier axe, « Le Brésil d’Amado vu d’ailleurs », interroge les interprétations du Brésil suggérées par les romans d’Amado, dans différents pays, et examine les paramètres sous-jacents à ces images, vues de l’extérieur. On aborde aussi les problèmes liés à l’édition et à la traduction de l’œuvre. Le deuxième axe, « Lectures critiques de l’œuvre de Jorge Amado : mémoire, territoire et identité », est centré sur la singularité de la poétique amadienne tout en l’articulant avec la problématique identitaire. (Présentation de léditeur)

 


FILMOGRAPHIE : depuis 1948, plus d’une trentaine d’adaptations pour le cinéma et la télévision, réalisées notamment par Bruno Barreto, Carlos Diegues, Walter Lima Jr, Nelson Pereira dos Santos, Glauber Rocha ou encore Marcel Camus, Oussama Fawzi, Robert Mulligan. 


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