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FRISCH, Max

[SUISSE] (Zurich, 1911 – Zurich, 1991).

 

ANTHOLOGIES / REVUES

* Agnès, version française par Jean-Albert Sorel de la pièce en cinq tableaux de Max Frisch La Guerre était finie (Als der Kriegzu Ende war, 1949), dans Les Œuvres  libres, n°314, Paris, A. Fayard, 1953,

* « Souvenir sur Brecht » (« Erinnerungen an Brecht », Berlin, 1968), dans Lettres Nouvelles, mars-avril 1970.

 

LIVRES (Traductions)

J’adore ce qui me brûle (Die Schwierigen, 1943), traduit de l’allemand par Maurice Beerblock. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1963, 240 pages, épuisé.

 

La Guerre était finie (Als der Kriegzuendewar), théâtre, traduit de l’allemand par Pierre Sabatier. [Lausanne], Éditions de l'Aire,« Lettres universelles », 1984, 128 pages, épuisé.

 

[FICHE LIVRE]La Grande muraille, farce en 23 tableaux et un prologue (Die Chinesische Mauer, 1947), adapté de l’allemand par Arthur Adamov et Jacqueline Autrusseau. [Paris], Éditions Gallimard, « Théâtre du monde entier », 1969, épuisé / « Le Manteau d’Arlequin – Théâtre français et du monde entier », 1990, 1998, 120 pages.

[Réédition : texte français de la version 1972 de Henry Bergerot, Paris, L’Avant-scène théâtre, n°512, 1973, 48 pages, épuisé].

 

[FICHE LIVRE]Journal. 1946-1949 (Tagebuch 1946-1949, Francfort, Suhrkamp, 1950), traduit de l’allemand par Madeleine Besson et Philippe Pilliod. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1964, 368 pages.

 

[FICHE LIVRE]Don Juan ou l’Amour de la géométrie. Comédie en cinq actes (Don Juan oder Die Liebezur Geometrie. Komödie in fünf Akten, Francfort, Suhrkamp, 1953), traduit de l’allemand par Henry Bergerot. [Paris], Éditions Gallimard, « Théâtre du monde entier », 1969, épuisé / « Le Manteau d’Arlequin – Théâtre français et du monde entier », 1991, 104 pages.

Don Juan ne s’intéresse aux femmes que très peu. Il ne comprend pas ce qu’elles lui veulent. Sensuel, il leur cède souvent. Mais il est trop sérieux pour se laisser prendre au mensonge de l’amour. Seule la géométrie rigoureuse, son monde transparent l’attirent. Il mettra donc en scène sa propre damnation, pour mieux trouver la paix, loin des dames de Séville, auprès de la duchesse et prostituée Miranda. Et il rira de voir les littérateurs inventer, de son vivant, le mythe de don Juan... [Présentation de l’éditeur]

 

Je ne suis pas Stiller (Stiller, Frankfurt, Suhrkamp, 1954), roman, traduit de l’allemand par Solange de Lalène. [Paris], Éditions Grasset,« Climats », n°8, 1957, 388 pages, épuisé.

* Nouvelle traduction sous le titre :

Stiller, traduit de l’allemand par Éliane Kaufholz-Messmer ; préface d'Olivier Mannoni ; postface de Michel Tournier. [Paris], Éditions Grasset, 1991, 388 pages, épuisé.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Stiller. [Paris], Éditions Grasset, « Les Cahiers rouges », 2009, 546 pages.

Qui donc est cet Américain venant du Mexique, appréhendé à la frontière suisse et soupçonné de voyager sous un nom d’emprunt ? Ne serait-il pas le sculpteur Anatol Stiller, ancien combattant des Brigades internationales, disparu de Zurich depuis six ans ? Pourtant le héros de Max Frisch répétera « Je ne suis pas Stiller » aussi longtemps que durera sa détention… Pourquoi ce refus d’être celui que reconnaissent sa femme, ses amis, la maîtresse qu’il a aimée ? Dans ce roman majeur, Max Frisch analyse le désir perpétuel de tout être humain de s’évader de soi-même ; la difficulté à se voir tel qu’on a été créé ; l’incapacité à accepter les autres tels qu’ils sont. (Présentation de l’éditeur)

 

Homo Faber. Un rapport (Homo faber. Ein Bericht, Frankfurt, Suhrkamp, 1957), roman, traduit de l’allemand par Philippe Pilliod. [Paris], Éditions Gallimard, «  Du monde entier », 1961, 248 pages, épuisé.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Homo Faber. Un rapport. [Paris], Éditions Gallimard, « Folio », n°1418, 1991, 256 pages.

Walter Faber, ingénieur, voyage beaucoup, au service de l’Unesco. Il raconte sa vie, ses aventures, ses voyages, à la manière d’un technicien, dans un style précis. Pourtant, à travers ce langage dépouillé, une autre vie s’impose, qui ne se réduit pas à des chiffres ou à une série de coïncidences que l’on prendrait bien pour le destin. Au cours de ses voyages, Faber rencontre trois femmes aussi différentes entre elles que les visages différents qu’il leur montre. Un roman plein d’entrain et de péripéties, qui montre l’impuissance de l’homme de la civilisation moderne. [Présentation de l’éditeur]

 

Monsieur Bonhomme et les incendiaires. Pièce didactique sans doctrine (Biedermannund die Brandstifter. Ein Lehrstückohne Lehre, Frankfurt, Suhrkamp, 1958), traduit de l’allemand par Philippe Pilliod. [Paris], Éditions Gallimard, « Le Manteau d’Arlequin » 1961, 240 pages, épuisé / « Théâtre du monde entier », 1969, 120 pages, épuisé / « Le Manteau d’Arlequin – Théâtre français et du monde entier », 1982, 120 pages.

[Réédition : Paris, L’Avant scène théâtre, n°587, mai 1976, 44 pages, épuisé].

Les incendies criminels se multiplient dans la ville. Monsieur B. – petit industriel enrichi par une lotion capillaire dont il a licencié l’inventeur – fulmine contre cette insécurité grandissante, mais il ne sait pas refuser d’héberger dans le grenier de sa villa un repris de justice, puis un second, qui bientôt y stockent des bidons d’essence, des détonateurs, des mèches... C’est à Monsieur B. lui-même qu’ils demandent finalement des allumettes, et il les leur fournit. Car sa peur de l’incendie est encore moins grande que sa peur d’avouer qu’il a peur, et sa mauvaise conscience plus forte que ses « bons » ou mauvais sentiments. L’universalité de cette « parabole » sur la démocratie libérale face à la violence terroriste a valu à cette pièce un prodigieux succès : depuis sa création à la radio (1955) puis au théâtre (1958), elle a connu des centaines de mises en scène dans sa version originale et dans le monde entier.Entre-temps, son « modèle » n’a fait que gagner encore en actualité et en efficacité.  [Présentation de l’éditeur]

 

978207022396 — Andorra. Pièce en douze tableaux (Andorra. Stück in zwölf Bildern, Frankfurt, Suhrkamp, 1961), traduit de l’allemand par Armand Jacob. [Paris], Éditions Gallimard, « Le Manteau d’Arlequin »,1965, épuisé / « Théâtre du monde entier », 1980, épuisé / « Le Manteau d’Arlequin – Théâtre français et du monde entier », 1982, 224 pages.

« Andorra est une pièce qui unit les vertus intérieures de la démonstration à des qualités évidentes d’action, de dialogue, d’exploitation d’une situation qui la mènent aussi loin qu’il est possible de la redoutable pièce à thèse. L’antisémitisme y est considéré de près, dans ses origines et dans ses résultats ; il y est démonté, dans son mécanisme, à son niveau le plus élémentaire : celui des « petites gens » qui ont besoin de vivre de mythes. [...] La pièce de Max Frisch nous fait assister à la création, par une communauté, du juif nécessaire. Une création si lentement et si sûrement menée que lorsque nous apprendrons que celui qui en est victime n’est pas juif le moins du monde, cela ne pourra rien changer au cours des choses : c’est volontairement que la victime ira à l’abattoir ; parce qu’elle a choisi en connaissance de cause le parti du courage et du dégoût... Pièce riche, émouvante sans sensiblerie, drôle parfois et sans raideur démonstrative. Une vraie pièce de théâtre et qui signifie quelque chose. » (J. L.)  [Présentation de l’éditeur]


Le Comte Öderland. Histoire atroce et morale en douze tableaux (Graf Öderland. Ein Spiel in zehn Bildern, Frankfurt, Suhrkamp, 1951), traduit de l’allemand par Henry Bergerot. [Paris], Éditions Gallimard, « Théâtre du monde entier », 1968, 104 pages.

[Réédition : Paris, L’Avant-scène théâtre, n°493, avril 1972, 46 pages, épuisé].

 

Le Désert des miroirs (Mein Name sei Gantenbein, 1964), traduit de l’allemand par André Cœuroy. [Paris], Éditions Gallimard « Du monde entier », 1966, 304 pages.

 Hern Felix Enderlin, quarante et un ans, docteur ès lettres à Zurich, va tenter une diabolique expérience : vivre sa vie d'homme mûr, cultivé et libre, inclus dans une société précise, à la veille de partir pour Harvard où lui est proposée une chaire de professeur, mais aussi assumer de l'autre côté celui qu'il n'est pas, celui qu'il aurait pu être, qu'il sera cependant. Il sera donc tour à tour Enderlin qui rencontre Lila, la femme de Zwoboda venue excuser l'absence de son mari lors d'un rendez-vous dans un bar, qui en tombe amoureux sur-le-champ et noue avec elle une aventure ardente et dérobée. Mais il se voudra aussi Gantenbein le faux aveugle, marié à Lila, l'illustre comédienne dont il est l'ombre extra-lucide. Il dit entre autres : « Deux ou trois expériences, voilà ce qu'il possède, l'homme qui raconte sa vie ou n'importe quoi d'autre : des émotions types, mais pas une histoire. » Et encore : « Tout homme s'invente tôt ou tard une histoire qu'il prend pour sa vie, ou toute une série d'histoires. »

Ainsi se façonne et grandit cet étrange roman où la tension de l'écriture, l'acuité d'observation, le pathétique secret, incessamment se recouvrent et se dévoilent. [Présentation de l’éditeur]

 

Biographie. Un jeu (première version) (Biografie. Ein Spiel, 1968), traduit de l’allemand par Bernard Lortholary. [Paris], Éditions Gallimard, « Théâtre du monde entier », 1970, 128 pages.

Le professeur Kürmann, spécialiste du comportement, revit par le truchement d’un jeu théâtral sa vie d’intellectuel bourgeois sur une scène. Il est libre d’y apporter des modifications. Nous assistons donc à une répétition, au double sens du terme. Remis en face de certains choix sentimentaux, professionnels, politiques, ce spécialiste du comportement ne modifie que fort peu le sien. La répétition se réduit à la représentation, le jeu théâtral à la biographie réelle ou presque. [Présentation de l’éditeur]

 

Guillaume Tell pour les écoles (Wilhelm Tell für die Schule, 1971), traduit de l’allemand par Eugène Badoux. [Lausanne], Éditions L’Âge d’homme, « La Suisse en question », 1972, 134 pages.

 

[FICHE LIVRE]Journal. 1966-1971 (Tagebuch 1966-1971, Frankfurt, Suhrkamp, 1972), traduit de l’allemand par Jean et Michèle Tailleur. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1976, 440 pages.

 

Livret de service (Dienstbüchlein, 1974), traduit de l’allemand par Alexandre Voisard. [Vevey, Suisse], Éditions Bertil Galland, « Jaune soufre », n°5, 1977, 116 pages, épuisé.

* Réédition :

[FICHE LIVRE]Livret de service. [Lausanne], Éditions L’Âge d’homme, « Poche-Suisse », n°44, 1985, 116 pages.

 Un écrivain de premier rang publie ses réflexions sur l’armée suisse. Est-il un spécialiste de la défense nationale ? Non, mais il a passé 650 jours sous l’uniforme, comme simple soldat. Il sait de quoi il parle.

Sa mémoire, un tiers de siècle après la « Mob », commence par lui restituer les bruits, les odeurs, les climats, les gestes. De petits tableaux, qui semblent impressionnistes, cernent peu à peu une réalité sociale et illustrent la nature des relations que les officiers entrenaient avec la troupe. Ils agissaient comme des propriétaires de la patrie, dit Frisch. Ils prolongeaient dans la vie militaire l’attitude d’une classe dominante – d’ailleurs parfaitement acceptée à l’époque par les soldats. L’écrivain, après coup, s’en étonne. Il se pose aussi de sérieuses questions sur la formation qui étaient donnée à la troupe. Hyptnotisée par l’art de rouler la capote, par la routine des ordres du jour et par l’obéissance sans discussion, aurait-elle vraiment été en mesure de se battre ? Entourée par les forces hitlériennes, elle était maintenue dans l’ignorance des événements, extérieurs et intérieurs. Elle ne semblait même pas avoir peur.

La Suisse de 1939 à 45 revit dans ces pages avec ses silences, ses paradoxes, ses scandales discrets. Mais on aura compris que Frisch n’entend pas limiter sa critique sociale au passé. Et ses questions proprement militaires valent pour aujourd’hui ou demain. L’ennemi ne surgira pas nécessairement du bosquet vers lequel les officiers tendent le bras. [Présentation de l’éditeur]


[FICHE LIVRE]Montauk. Un récit (Montauk, Frankfurt, Suhrkamp, 1975), traduit de l’allemand par Jean et Michèle Tailleur. [Paris], Éditions Gallimard, Du monde entier », 1978, 168 pages.

 Comme le donnaient déjà à penser le Journal 1946-1949 et le Journal 1966-1971, qui n’étaient ni des « journaux intimes » ni même des « journaux » au sens strict, Montauk apporte l’évidence que Max Frisch poursuit depuis quelques années une tentative bien précise : elle consiste à donner au texte autobiographique, au « journal » comme forme littéraire, la dimension de l’imaginaire, la portée du roman.

Sur une plage de l’État de New York, Montauk, en mai 1974, le narrateur, bientôt soixante-trois ans, écrivain venu donner des conférences aux U.S.A., passe un week-end en compagnie d’une jeune Américaine, Lynn, la trentaine, employée de l’agenc

 

Ce triptyque de variations sur le thème de la mort se compose de trois « tableaux scéniques ». Dans le premier, Proll, le jour de ses funérailles, assiste sans que Ies autres protagonistes s’aperçoivent de sa présence aux visites de condoléances, tandis que sa femme fait un retour sur leur vie commune. Dialogues des morts, dans le second, où les personnages apparaissent tels qu’ils étaient à l’heure du trépas, où Proll, par exemple, retrouve son père beaucoup plus jeune que lui. Dans le troisième tableau, Roger, qui est vivant, face à Francine, qui est morte, essaie de justifier ou, au moins d’expliquer les raisons de leur rupture.

 

 

Si, curieusement, tout semble naturel dans ces situations, c’est que sous leur invraisemblance affleure le sentiment que tout est déjà joué, se joue à chaque instant d’une vie qui échappe à ceux qui la vivent et cherchent vainement à la ressaisir, à la reconstruire, à la répéter par la parole. Mais il n’y a pas de répétition possible et le destin qui, dans la tragédie antique, se présentait malgré tout sous la forme d’un accomplissement, apparaît à la fois obscur et dérisoire à une époque où il n’y a d’autre transcendance que celle de moments intensément vécus, c’est pourquoi chaque lecteur pourra trouver dans cette œuvre comme un écho de sa propre existence. [Présentation de l’éditeur]


[FICHE LIVRE]L’Homme apparaît au quaternaire (Der MenscherscheintimHolozän, Frankfurt, Suhrkamp, 1979), traduit de l’allemand par Gilberte Lambrichs. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1982, 144 pages.

Si on est un retraité, si on vit seul dans un petit village du Tessin, si, parce que la pluie tombe sans arrêt depuis des jours, les communications sont coupées, que fait-on ? M. Geiser a résolu le problème à sa manière. Les quelques livres dont il dispose, notamment une bible et une encyclopédie, l’instruisent et lui rafraîchissent la mémoire. Une mémoire défaillante. C’est pourquoi il découpe ce qui l’intéresse et le colle au mur. Il y a de tout sur ces bouts de papier : géologie, zoologie, histoire, tourisme, anatomie. Toutefois, ces zones d’intérêt si variées ont un dénominateur commun : l’angoisse.

Tout l’art de Max Frisch est fait d’allusion et de litote. Les faits et gestes de son personnage, ses réflexions et ses petites manies forment comme une pellicule sous laquelle transparaissent la déchéance de la vieillesse et la peur de la mort. Ce livre simple et d’une cruelle vérité est l’œuvre d’un grand écrivain, qui sait tout dire en peu de mots. [Présentation de l’éditeur]


 [FICHE LIVRE]Barbe-Bleue (Blaubart, 1982), récit, traduit de l’allemand par Claude Porcell. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1984, 144 pages.

Le docteur Schaad a-t-il assassiné la septième de ses épouses, femme légère de son état ? L’aboutissement de la révélation n’est en fait qu’un point de départ.

Toujours fasciné par le mystère de l’identité individuelle et collective, Max Frisch choisit ici la forme, hautement stylisée il est vrai, du roman policier. Mais l’enquête se déroule aussi à l’intérieur de l’individu, le procès est celui que l’accusé s’intente à lui-même. Y a-t-il de l’innocence dans cette culpabilité ou de la culpabilité dans cette innocence ? Qui est le docteur Schaad, qui sommes-nous. [Présentation de l’éditeur]


  — Suisse sans armée ? Un palabre (Schweiz ohne Armee ? Ein Palaver, Zurich, Limmat, 1989), traduit de l’allemand. [Orbe, Suisse], Éditions Bernard Campiche, 1989.

 « Écoute, si on en arrivait à une paix véritable, ce serait plutôt dangereux. Pourquoi la guerre froide nous est-elle nécessaire ? C'est que si l'image classique de l'ennemi potentiel s'estompait – ce qui ne manquerait pas d'arriver à la longue, en cas de véritable paix – cela mettrait tout à coup en danger le vote des milliards consacrés à l'armement. C'est pourquoi le haut-commandement de l'armée ne tient pas en grande estime la ‘‘recherche de la paix’’. Et sa réserve est réaliste : ce n'est pas la paix mondiale, ce n'est qu'un état de non-guerre qui évite à l'armée suisse d'être supprimée. »

 

[FICHE LIVRE]Correspondance Max Frisch, Friedrich Dürrenmatt (Briefwechsel, mit Friedrich Dürrenmatt, Zurich, Diogenes, 1998), préface de Peter Rüedi, traduit de l’allemand par Étienne Barilier. [Carouge-Genève], ÉditionsZoé, 1999, 224 pages.

Les noms de Max Frisch (1911-1991) et Friedrich Dürrenmatt (1921-1990) résument presque à eux seuls la littérature suisse de ce siècle, ou tout au moins de sa seconde moitié, aussi bien dans le domaine du roman que dans celui du théâtre. Homo faber ou Andorra de Max Frisch, La Panne ou La Visite de la vieille dame de Friedrich Dürrenmatt ont été lus ou vus dans le monde entier, et sont désormais des classiques. Frisch et Dürrenmatt, ces deux grands écrivains que l'opinion publique et la critique, en dépit de leurs différences, ont parfois voulu rapprocher jusqu'à les confondre, ont mené un dialogue épistolaire où s'affirment avec force leurs personnalités irréductibles. Ce dialogue va durer près de quarante ans (de 1947 à 1986), mais sera coupé de longs silences, souvent éloquents. Frisch et Dürrenmatt s'admirent et s'estiment. Ils se lisent mutuellement, avec une remarquable attention. On les voit cependant manifester leurs réserves autant que leur approbation : il s'agit pour eux de marquer leur territoire littéraire, de se définir au miroir d'autrui. Cette correspondance erratique, à la fois intense et détachée, désinvolte et grave, qui par moments devient tendue et presque hostile, nous permet d'approcher deux personnalités, et deux visions du monde. Elle nous révèle l'homme Frisch, l'homme Dürrenmatt, et leur humaine rivalité. Mais elle jette aussi, sur leurs œuvres une lumière singulière. Cette correspondance est précédée d'un brillant essai de Peter Rüedi, familier de l'œuvre des deux grands écrivains, qui brosse leurs portraits contrastés, et rappelle les circonstances (personnelles, historiques et politiques) de leur échange épistolaire. [Présentation de l’éditeur]


 [FICHE LIVRE]Questionnaires, traduit de l’allemand par Michèle et Jean Tailleur. [Paris], Éditions Cent pages, « Cosaques », 2009, 304 pages, illus.

Ces 250 questions sont extraites de son journal (1966 – 1971) et s’organisent autour de figures centrales et compatibles telles que le mariage, les femmes, l’espoir, l’humour, l’argent, la propriété… Elles n’appellent aucune réponse. [Présentation de l’éditeur]


 SUR L’AUTEUR

Max Frisch, traduit de l’allemand par Étienne Barilier. [Lausanne], Éditions l’Age d’homme, « Dossiers Pro Helvetia. Série Littératures », n°2, 1981, 128 pages.

[Contient un choix de textes de Max Frisch ; des études de Christoph Kuhn, Arthur Zimmermann, Richard Dindo, Gerda Zeltner ; bibliographie].


 — Max Frisch. La quête de l'identité dans le roman moderne, textes réunis par Philippe Wellnitz. [Strasbourg], Presses universitaires de Strasbourg, 1996, 134 pages, épuisé.

[Textes en français et en allemand présentés à la journée d'études consacrée à Max Frisch, à l'Université des sciences humaines de Strasbourg, mars 1996].


  — Max Frisch, la Suisse en question ? textes réunis par Philippe Wellnitz ; préface de Jean-Marie Valentin. [Strasbourg], Presses universitaires de Strasbourg / [Paris], Centre culturel suisse, 1997, 218 pages.


  — Régine Battiston-Zuliani, Max Frisch romancier. Son évolution de Mein Name seiGantenbein à Der MenscherscheintimHolozän. [Berne], Éditions Peter Lang, « Publications universitaires européennes. Série 1, Langue et littérature allemandes », vol. 1732, 1999, XII, 300 pages.

Cet ouvrage s'est fixe comme tache l'étude de l'œuvre romanesque tardive de Max Frisch, en se concentrant sur Mein Name sei Gantenbein, Montauk, et Der Mensch erscheint im Holozaen. Il cherche à dégager l'évolution de l'écrivain de sa technique narrative tout comme de sa conception du monde, a analyser la recherche d'une identité et surtout la manière dont cette recherche est menée. De par leurs thèmes, les trois œuvres sont tres différentes. Mein Name sei Gantenbein (1964) est un roman ou la technique narrative et le jeu de personnages fictifs priment. Dans Montauk (1975), au contraire, l'auteur dévoile des bribes de sa vie privée, alors que dans Der Mensch erscheint im Holozaen (1979), le lecteur assiste à la disparition progressive de la mémoire d'un homme. L'ouvrage suit un plan chronologique et thématique – le developpement comportant des analyses de la structure narrative et psychologique – des relations entre l'œuvre et la biographie, en s'appuyant sur une documentation puisée au Max-Frisch-Archiv de Zurich. L'abondante bibliographie critique témoigne de cette information. [Présentation de l’éditeur]


  — Relire Max Frisch. Les chemins de l'identité : interprétations nouvelles réunies et présentées par Régine Battiston-Zuliani et Philippe Forget. [Paris], Éditions du Temps, « Lectures d'une œuvre », 2001, 288 pages.

Comme le montre l'importante bibliographie des travaux qui lui sont consacrés, l'œuvre de Max Frisch, une des plus importantes de la seconde moitié du XXe siècle en langue allemande, a été abordée selon des perspectives très diverses. Elle reste une interrogation exemplaire pour l'esprit d'aujourd'hui en ce qu'elle n'a cessé de poser deux questions cruciales : celle de l'engagement de l'écrivain dans la société, mais aussi des rapports entre vie et écriture, en d'autres termes la question de l'engagement de l'écrivain dans son oeuvre propre. Max Frisch est devenu un classique parmi les modernes, lu par le grand public, les scolaires et les universitaires. La critique s'est très tôt intéressée à son œuvre. Elle en a fouillé divers aspects, sans faire de cette oeuvre accessible le banc d'essai méthodologique que nous proposons ici. [Présentation de l’éditeur]


 [FICHE LIVRE] — Marie-Josèphe Lhote, Figures du héros et séduction. Le séducteur vu par Hofmannsthal, Paul Valéry, Thomas Mann, Albert Cohen, Max Frisch. [Paris], Éditions de L’Harmattan, 2002.


  — Régine Battiston-Zuliani, Lectures de l’identité narrative. Max Frisch, Ingeborg Bachmann, Marlen Haushofer, W.G. Sebald. [Paris], Éditions Orizons, « Universités. Domaine littéraire », 2010, 306 pages.


 FILMOGRAPHIE

Le nom de Max Frisch apparaît au générique d’une quarantaine de films ou de téléfilms (adaptation de romans, de nouvelles ou captation de pièces).

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Le billet de la librairie

  • Modernité Viennoise

    Entre 1870 et 1920, Vienne fut le coeur intellectuel et artistique de l’Europe. On appelle ainsi “Modernité viennoise”, cette période faste qui participa d’un renouvellement en profondeur d’une vision du monde plaçant l’humain et la quête de soi au centre de toutes les préoccupations. Tous les artistes rejettent les conventions de leur époque et les illusions de leurs pères : “à la raison, ils opposent le sentiment, aux normes sociales contraignantes, ils substituent la libération des instincts, à l’empire multinational, ils préfèrent une terre promise à découvrir”.

    26 octobre 2018

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