BURGOS, Julia de
[PORTO RICO] (1914 – New York, 1953). Poètesse, journaliste, maîtresse
d’école et dramaturge, elle est considérée comme étant
l’une des grandes figures de la poésie portoricaine du XX
e siècle :
Poemas
exactos ami mí misala (hors-commerce, 1937),
Poema en veinte surcos (1938),
Canción
de la verdad sencilla (1939),
El mar y tú y otros poemas (1954),
Julia
de Burgos. Poesías (1964).
LIVRE :
—
À
Julia de Burgos. Anthologie bilingue. Choix de poèmes et traduction
de l’espagnol par Françoise Morcillo. Études critiques de
Carmen Vásquez et de Mercedes López-Baralt. [Paris], Éditions
Indigo et Côtés-femmes / Université de Picardie Jules Verne,
2004, 302 pages, illus.,
21 €
« Femme engagée dans une société marquée
par les conventions bourgeoises, elle combat les injustices sociales, défend
la cause des opprimés, et déclare dans son premier recueil
Poème
en vingt sillons (1938), son détachement de l'ordre matériel.
Sur les pas du poète frère Pablo Neruda, qui chante la terre et
l'amour dans
Vingt poèmes d'amour (1924), elle célèbre à son
tour l'Amour et les fleuves. Au-delà de son engagement politique, elle
va poursuivre dans ses vers, une quête de l'indicible vérité qui
transcende l'existence. Aimer l'Autre. Envol quasi mystique qui l'arrache à la
terre matrice, et la porte vers la grâce des éléments. (...)
Dans notre traversée de son œuvre complète, nous laissons
sourdre les images de la passion amoureuse tourmentée. Ces dernières
s'enchevêtrent dans un rêve de l'exil. Son transport la fait sombrer
dans une mer de douleur, où peu à peu elle se consume, où les
distances s'écourtent entre la vie et la mort. C'est dans son dernier
recueil
La Mer et toi et autres poèmes, publié un an après
sa mort, qu'elle pressent dans la fugue de ses vers sa mort prochaine. Elle apparaît
dans sa poésie comme une héroïne tragique de l'amour absolu,
transmuée en rêve, en eau, en mémoire d'un cri de douleur. »
(Françoise Morcillo)