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(Kafr Talha, Égypte, 1931). Naoual el Saadaoui. Nawâl al-Sa’dâwî.
LIVRES (Traductions)
— Ferdaous, une voix en enfer (Imra’a ‘inda nuqtat al-sifr, Beyrouth, 1977), roman, traduit de l’arabe par Assia Djebar et Assia Trabelsi, préface de Assia Djebar. [Paris], Éditions des femmes, 1982, 224 pages, épuisé.
* Réédition :
[FICHE LIVRE] — Ferdaous, une voix en enfer. [Paris], Éditions des femmes-Antoinette Fouque, « Fiction » 2007, 162 pages.
« Ils m’ont condamnée à mort non parce que j’ai tué – car il y a des milliers de gens qui tuent chaque jour –, non, ils m’ont condamnée à mort parce qu’ils ont peur que je vive. Ils savent que si je vis, je finirai par les tuer. Et de fait, ma vie signifie leur mort, et ma mort leur vie. Or ils sont assoiffés de vie et la vie pour eux, c’est un surcroît de crimes, un surcroît de richesses. Moi, j’ai vaincu la vie, j’ai vaincu la mort ; je ne recherche pas la vie et je ne crains pas la mort. Je ne recherche rien, je n’espère en rien, je n’ai peur de rien, cela, parce que je jouis de ma liberté ! »
Nawal El Saadawi est médecin en Égypte. Elle est connue dans le monde entier pour son engagement dans la lutte pour les droits et les libertés des femmes arabes. En 1982, elle a reçu en France le prix de l’amitié franco-arabe pour la première édition de ce livre aux éditions Des femmes-Antoinette Fouque. (Quatrième de couverture)
— La Face cachée d’Ève. Les femmes dans le monde arabe (The hidden face of Eve. Women in the Arab world, éd. Sherif Hetata, Londres, Zed Press, 1980), traduit de l’anglais par Elisabeth Geiger van Essen. [Paris], Éditions des femmes, « Pour chacune. Femmes en luttes de tous les pays », n°35, 1983, 414 pages, épuisé.
— Femmes égyptiennes. Tradition et modernité, traduit de l’arabe par Essia Trabelsi et Emma Chettaoui. [Paris], Éditions des femmes, Paris, 1991, 228 pages, épuisé.
— Mémoires de la prison des femmes, traduit de l’arabe par Magda Wassaf. [Paris], Éditions Le Serpent à plumes, « Essais-documents », 2002, 300 pages, épuisé.
[FICHE LIVRE] — Zina, le roman volé, roman, traduit de l’arabe par Houda Ben Ghacham [La couverture porte : Nawal Zaynab El Sayed (El Saadawi)]. [Bruxelles], Éditions Luc Pire / Le Grand miroir, 2008, 336 pages.
Orpheline de père, Zina a été abandonnée à la naissance par sa mère, Boudour. Fille des rues, elle devient pourtant, grâce à son charme et son talent, une chanteuse adulée par tous. Mais lorsque Ahmad, chef d’un groupe extrémiste, tombe amoureux de cette beauté indomptable, le conte de fées bascule... Boudour, de son côté, ne s’est jamais remise de son geste. Après avoir vécu sa seule passion avec le père de Zina, tué en prison, elle a choisi de se ranger. Le roman qu’elle écrit lui offre son seul espace de liberté ; elle y couche ses fantasmes, confondant souvent rêve et réalité. Fidèle aux thèmes qui lui sont chers et qu’elle nous livre ici avec puissance et poésie, Nawal Al Saadawi n’hésite pas à dénoncer la situation des enfants des rues et le mépris avec lequel la femme arabe est, parfois encore, traitée. (Quatrième de couverture)
[FICHE LIVRE] — Isis, traduit de l’arabe par Xavier Luffin, adaptation Emile Lansman. [Carnières Morlanwelz, Belgique], Éditions Lansman, « Théâtre en traduction », n°5, 2007, 96 pages.
À la mort de Nout, déesse sage et humble, le peuple se retrouve sous la toute puissante domination du dieu Râ qui entend bien régner sans partage. Sachant que tous n’apprécient pas cette accession au trône par la force, il charge Seth d’imposer sa volonté en lui promettant qu’il héritera du pouvoir terrestre a la mort de son père. Une ère nouvelle débute, pour le plus grand malheur des pauvres et des femmes celle d’un dieu unique, despote, cruel et misogyne. Seth et le chef de l’armée remplissent parfaitement leur rôle, n’hésitant par a tuer, violer et piller pour installer la terreur dans les rangs des paysans corvéables a merci Pourtant, face a la répression sanglante, à la corruption et à l’injustice, un mouvement de résistance s’installe peu à peu autour d’Isis, fille de Nout et sœur de Seth, dont ce dernier est eperdument amoureux. À travers ce récit allégorique rondement et intelligemment mené, Nawal el-Saadawi dresse avec brio le portrait d’une certaine société qui pourrait bien ne pas être étrangère à l’actualité de ce début du XXIe siècle. (Quatrième de couverture)
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“L’impasse dans laquelle les marchés financiers enferment l’économie européenne va jusqu’à remettre en cause les institutions mêmes du vivre-ensemble européen... “ Le regard que pose Gaël Giraud, chercheur en économie et jésuite, sur la démesure financière qui nous étrangle est un modèle de pédagogie et d’engagement.
27 avril 2013