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(Égypte, 1957). Alaa el-Assouani. Alaa al-Aswani. Fils de Abbas el-Aswany, un avocat et écrivain qui eut une certaine notoriété en son temps, Alaa el-Aswany, exerce le métier de dentiste au Caire. Après un séjour d’études aux États-Unis, il a publié en 1990, un premier recueil de nouvelles remarqué, puis un second en 1998. Son roman, L’Immeuble Yacoubian (2002), porté à l’écran par Marwan Hamed en 2006, a connu un succès tout à fait exceptionnel dans le monde entier.
ANTHOLOGIES / REVUES (Traductions)
* Extrait du roman L’Immeuble Yacoubian, traduit de l’arabe par Stéphanie Dujols, dans La pensée de Midi n°12, printemps 2004.
* Entretien : « Alaa El Aswany, romancier humaniste », propos recueillis par Sandrine Fillipetti, dans le Magazine Littéraire n°468, octobre 2007.
LIVRES (Traductions)
[FICHE LIVRE] — L’Immeuble Yacoubian (‘mârat Yaakoubiân, 2002), roman, traduit de l’arabe par Gilles Gauthier. [Arles], Éditions Actes Sud, « Mondes arabes », 2006, 336 pages.
* Réédition :
[FICHE LIVRE] — L’Immeuble Yacoubian. [Arles], Éditions Actes Sud / [Montréal], Éditions Leméac, « Babel », n°843, 2007, 336 pages.
Connaissez-vous Alaa El Aswany ? C’est un véritable phénomène, avec cent mille exemplaires de L’Immeuble Yacoubian vendus en quelques mois, un film en cours de tournage avec une grande mobilisation de moyens et d’acteurs célèbres. Très vite, poussé par la rumeur, le livre s’est répandu dans le monde arabe, a été traduit en anglais, et le voici aujourd’hui en français. L’auteur est un vrai Égyptien, enraciné dans la terre noire du Nil, de la même veine que Naguib Mahfouz. Il pose un regard tendre, affectueux, plein de pitié et de compréhension sur ses personnages qui se débattent tous, riches et pauvres, bons et méchants, dans le même piège. Il ne juge pas, mais préfère nous montrer les espoirs puis la révolte de Taha, le jeune islamiste qui rêvait de devenir policier ; l’amertume et le mal de vivre de Hatem, homosexuel dans une société qui lui permet de jouir mais lui interdit le respect de l’amour ; il nous fait partager la nostalgie d’un passé révolu du vieil aristocrate Zaki ; l’affairisme louche mêlé de bigoterie et de lubricité d’Azzam ; la dérive de la belle et pauvre Boussaïna, tout cela à l’ombre inquiétante du Grand Homme, de ses polices et de ses sbires de haut vol comme l’apparatchik El-Fawli, et à celle non moins inquiétante d’un islam de combat, qui semble être la seule issue pour une jeunesse à qui l’on n’a laissé aucun autre espoir. Alaa El Aswany ne cherche pas le scandale. Il nous dit simplement que le roi est nu. Il nous montre ce que chacun peut voir autour de lui mais que seule la littérature rend vraiment visible. Nous comprenons un peu mieux comment va l’Égypte, certes, mais aussi comment va le monde et – peut-être également – pourquoi explosent les bombes... (Quatrième de couverture)
[FICHE LIVRE] — J’aurais voulu être Égyptien (N?r?n s?diqats , 2004), traduit de l’arabe par Gilles Gauthier. [Arles], Éditions Actes Sud, « Mondes arabes », 2009, 208 pages.
* Réédition :
[FICHE LIVRE] — J’aurais voulu être Égyptien. [Arles], Éditions Actes Sud / [Montréal], Éditions Leméac, « Babel », n°1004, 2010, 272 pages.
« Si je n’étais pas né Égyptien, j’aurais voulu être Égyptien », la célèbre citation de Mustapha Kamel donne le ton de ce recueil : voici l’Égypte placée sous le feu d’un écrivain amoureux de son pays et qui, par le détour de la fiction, fait apparaître les turpitudes et les contradictions d’une société à la dérive. Interdit de publication par l’Office du livre, pour cause d’insulte à l’Égypte, le premier de ces récits, « Celui qui s’est approché et qui a vu », donne précisément à voir un monde où règnent les faux-semblants et l’hypocrisie. Par une cinglante et implacable ironie, pour décrire des êtres prisonniers de l’obscurantisme et de l’arbitraire, l’auteur fait exister sous nos yeux des personnages singuliers qui évoquent l’univers d’un Dostoïevski à l’ombre des pyramides. Tendres et cruels, ces récits foisonnent de figures magnifiques qui nous font pénétrer un monde où l’imaginaire laisse une empreinte vive dans ce que nous croyons être le réel. (Présentation de l’éditeur)
[FICHE LIVRE] — Chicago (Chicâgo, 2006), roman, traduit de l’arabe par Gilles Gauthier. [Arles], Éditions Actes Sud, « Mondes arabes », 2007, 464 pages.
* Réédition :
[FICHE LIVRE] — Chicago. [Arles], Éditions Actes Sud / [Montréal], Éditions Leméac, « Babel », n°941, 2009, 464 pages.
C’est dans la mythique et sulfureuse ville de Chicago, dans le microcosme d’un département d’université, qu’Alaa El Aswany recrée une « little Egypt » en exil. Avec son art de camper de multiples personnages et de bâtir des intrigues palpitantes, il compose un magnifique roman polyphonique, entrecroisant des vies qui se cherchent et se perdent dans les méandres du monde contemporain, des existences meurtries d’avoir été transplantées dans un univers à la fois étrange et étranger. Alors que la visite officielle du président égyptien à Chicago est annoncée, le système policier de l’ambassade se met en branle pour protéger et rassurer une Amérique traumatisée par les attentats du 11 Septembre. Cette dimension politique confère au passionnant Chicago l’ampleur d’un roman choral propre à exprimer le monde dans la douceur de ses rêves comme dans la violence de ses contradictions. (Présentation de l’éditeur)
« Je mets au défi quiconque de me citer une seule vertu typiquement égyptienne. Lâcheté et hypocrisie, ruse et roublardise, paresse et hargne – voilà nos caractéristiques, à nous autres Égyptiens. Et parce que nous savons bien la vérité sur nous-mêmes, nous la recouvrons de cris et de mensonges – de vides et sonores slogans que nous répétons du soir au matin, sur la « grandeur » du peuple d’Égypte. Et le plus triste, c’est que nous nous sommes tant répété ces mensonges que nous avons fini par y croire. De fait – et c’est là le plus fascinant – nous avons fait de ces mensonges des odes et des hymnes. Vous connaissez un autre peuple au monde, vous, qui ferait une chose pareille ? » (Alaa El Aswany, extrait de la préface de Feux amis )
Est-il possible pour un homme qui déteste la société au point d’assimiler ses membres à des microbes s’agitant sous un microscope de survivre en son sein ? Le cynisme religieux peut-il triompher contre la décence humaniste ? Un homme peut-il mettre de côté la pensée d’un délicieux plat de haricots assez longtemps pour porter le deuil de son père ? En plus d’exceller à décortiquer ce genre de questions narquoises, Feux amis offre une attachante galerie de portraits. Après Chicago, l’auteur de L’Immeuble Yacoubian revient au cœur du Caire et des contradictions d’une société en crise avec un recueil de nouvelles pétillantes où l’intelligence aiguë des situations le dispute à l’humanité et à la drôlerie de son regard attentif, qui, pour être perçant et percutant, n’en demeure pas moins amoureux. (Présentation de l’éditeur)
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Située à un carrefour stratégique de ce que l’on appelait la Mitteleuropa, Trieste reste une des grandes capitales littéraires du XXème siècle. Emblématique de la splendeur passée des Habsbourg, ce port de l’Adriatique aujourd’hui assoupi fut autrefois l’un des poumons culturels de l’Europe où se côtoyèrent de nombreux écrivains tels que Umberto Saba ou James Joyce.
25 mai 2013