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BARRIE, J. M.

BARRIE, J. M.
[ÉCOSSE] (Kirriemuir, Forfashire (Angus), Écosse, 1860 – Londres, 1937). Sir James Mattew Barrie. Fils d'un tisserand, il fait ses études à Glasgow, Dumfries et à l'université d'Édimbourg, et devient journaliste à Nottingham, puis à Londres. Après avoir publié des poèmes et quelques récits (Auld Licht Idylls, When a Man's Simple, 1888), il obtient ses premiers succès avec des romans de mœurs écossaises : A Window in Thrums (1889), The Little Minister (1891 ; adaptation théâtrale en 1897), etc. À partir de 1898 il se consacre presque exclusivement au théâtre où il excelle dans la comédie légère et sentimentale (Quality Street, 1901 ; The Admirable Crichton, 1902). Il devient mondialement célèbre avec son Peter Pan, l'histoire d'un petit garçon qui sait « qu'à deux ans tout est fini » et qui ne veut pas grandir « pour ne pas risquer de perdre le monde enchanté » où il vit.
Peter Pan apparaît pour la première fois dans le roman Le Petit oiseau blanc (The Little White Bird, or Adventure in Kensington Garden, 1902) ; il devient ensuite le héros de la pièce Peter Pan ou L'enfant qui ne voulait pas grandir (Peter Pan, or, The Boy Who Would Not Grow Up, 1904), suivi de l'adaptation romanesque Peter Pan dans les jardins de Kensington (Peter Pan in Kensington Gardens, 1906) et du conte Peter et Wendy (Peter and Wendy, 1910). Peter Pan figure ou a figuré au catalogue de la plupart des collections pour enfants, mais souvent dans des traductions tronquées ou des adaptations (on trouvera ici les éditions disponibles en 2007).

LIVRES (Traductions) 
My Lady Nicotine (My Lady Nicotine, 1890), traduit de l’anglais par Evelyne Châtelain et Jean-Paul Mourlon ; préface de François Rivière ; illustrations de Quentin Faucompré. [Nantes], Éditions Le Passeur-Cecofop, 2004, 192 pages, 18 €

Les fées ont donné à Petér Pan une poudre pour voler. Son créateur, James Matthew Barrie, avait aussi sa mixture magique : le tabac. Chroniqueur virtuose, Barrie peint dans ces souvenirs romancés des fresques saisissantes et jubilatoires. Il campe des scènes de la vie bohème londonienne vues par les embouts de ses pipes favorites ou à travers le filtre de ses cigarettes. En compagnie de cinq autres fumeurs invétérés, les volutes de fumée transportent le narrateur au-delà des contingences quotidiennes. Cette harmonie au fumoir s'effacera-t-elle devant la félicité conjugale ? Avec beaucoup d'ironie, Barrie confesse ici cet amour brûlamt qui toujours renaît de ses cendres, la passion qu'inspire Lady Nicotine.

Margaret Ogilvy, par son fils (Margaret Ogilvy, 1896), traduit de l’anglais par Roger d'Humières. [Paris], Éditions du Mercure de France, « Auteurs étrangers », 1907, 256 pages, épuisé.

L’Admirable Crichton (The Admirable Crichton, 1902), fantaisie en quatre actes, adaptation de l'anglais par Alfred Athis. [Paris], L'Illustration, « La Petite Illustration », nlle série n°22, juillet 1920, épuisé.
[*] Nouvelle édition, L'Admirable Crichton, traduit de l’anglais par Isabelle Drouin. [Paris], Éditions Infrarouge, « Dramatis personnae », 1999, 160 pages, 10.67 €

Le Petit oiseau blanc (The Little White Bird, or Adventure in Kensington Garden, 1902), traduit de l'anglais et préfacé par Céline-Albin Faivre. [Rennes], Éditions Terre de Brume, « Terres d'ailleurs », 2006, 192 pages, illus., 18 €

« Ce roman est inédit en France. Un seul fragment de ce récit, les cinq chapitres centraux consacrés à Peter Pan, a été publié, il y a quelques années, sous le titre Peter Pan dans les Jardins de Kensington. La démarche n’est pas tout à fait illégitime, si l’on considère que Barrie lui-même les édita sous cette forme. Toutefois, cela sous-entendrait que Peter Pan est l’amande de ce roman et que le reste - soit vingt et un chapitres - n’est que coquille. Rien de plus faux. Ces deux fragments sont construits en raison, sinon en regard, l’un de l’autre. L’ensemble, une coquille d’œuf brisée en mille éclats, cache un secret, un post-scriptum que le lecteur devra déchiffrer… Le Petit Oiseau blanc est un roman sulfureux. Mais la provocation n’est pas là où cet adjectif semble conduire… Il convient de le lire pour comprendre à quel point il faut de l’audace à un homme pour vivre, non pas dans l’imaginaire, mais dans la réalité qui se plie, soudain, au bon plaisir d’une fantaisie intime et parfois douloureuse. Lire ce roman revient à surprendre une conversation, c’est un acte d’impudeur. On le décachète ; il s’agit d’une lettre qui ne nous est pas adressée en propre, mais qui parle peut-être de nous. Dans ce roman, Barrie publie tous ses chagrins et ses fantasmes d’homme dans un corps d’enfant, toutes ses joies et ses espérances dans une fausse peau d’adulte. Le Petit Oiseau blanc est à la fois l’enfant que la nature lui refuse, le livre que nous lisons et celui qu’écrit le narrateur et, finalement, le double d’un enfant bien réel, George Llewelyn Davies (nommé David dans le texte). » (Céline-Albin Faivre).

Peter Pan (Peter Pan in Kensington Gardens, 1906), traduit de l'anglais par Henri Robillot ; illustrations de Jan Ormerod. [Paris], Éditions Gallimard-Jeunesse, « Folio junior » n°411, 1998, 256 pages, 6.20 €
* Nouvelle traduction : Peter Pan, traduit de l'anglais par Yvette Métral ; illustrations de Stéphane Gire. [Paris], Éditions Flammarion, 2003, 224 pages, 22 € / édition de Caecilia Pieri. [Paris], Éditions Flammarion, « GF. Étonnants classiques », n°2192, 2003, 192 pages, 3.50 €
** Nouvelle traduction : Peter Pan ou L'enfant qui ne voulait pas grandir, traduit de l'anglais par Franck Thibault. [Rennes], Éditions Terre de Brume, « Terres fantastiques », 2004, 192 pages, 17 €

Peter Pan a cent ans et pas une ride… Après une première apparition en 1902 dans Le Petit Oiseau blanc, c’est grâce à la pièce de théâtre Peter Pan, dont la première eut lieu en décembre 1904, que le héros de James Matthew Barrie va connaître une renommée durable et internationale. L’adaptation romanesque, Peter and Wendy, de 1911, puis le dessin animé de Walt Disney, ne viendront que couronner un succès théâtral sans précédent. Ce texte demeure donc une œuvre incontournable de notre imaginaire moderne - puisque l’on parle aujourd’hui de « complexe de Peter Pan » -, mais qui ne doit pas être considérée uniquement comme enfantine. En effet, l’ironie permanente de l’auteur, l’ambiguïté des personnages et le travail d’écriture théâtrale assez complexe, font que cette pièce est tout autant destinée aux adultes qu’aux enfants.
C’est d’ailleurs ce que remarquait George Bernard Shaw lui-même dans l’une de ses lettres à August Strindberg : « Voici quelques années, l’un de nos auteurs les plus fameux, J. M. Barrie, a composé une pièce pour les enfants, Peter Pan, qui a connu un énorme succès et qui est jouée chaque année pour Noël, comme un divertissement pour le petit monde, mais qui est à mon sens un authentique spectacle pour adultes. »

La Vieille dame sort ses médailles (The Old Lady Shows her Medals, 1917), traduit de l’anglais par Isabelle Drouin. [Paris], Éditions Infrarouge, « Dramatis personnae », 1999, 66 pages, 6.10 €

Cher Brutus, suivi de Mary Rose (Dear Brutus, 1917 ; Mary Rose, 1920), théâtre, traduit de l’anglais par Léo Lack. [Paris], Éditions Rivarol, « Autres Mondes », 1946, 192 pages, épuisé.
ÉTUDES
* François Rivière, J. M. Barrie. Le garcon qui ne voulait pas grandir. En appendice, « Dédicace de Peter Pan aux Cinq », par J. M. Barrie. [Paris], Éditions Calmann-Lévy, 1991, 2005, 272 pages, illus, 18.25 €

* Kathleen Kelley-Lainé, Peter Pan ou l'enfant triste. [Paris], Éditions Calmann-Lévy, 1992, 2005, 212 pages, 14.39 €

* Viara Timtcheva, Le Merveilleux et la mort dans Le Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien, Peter Pan de J. M. Barrie et L'Histoire sans fin de Michael Ende. [Paris], Éditions L'Harmattan, 2006, 136 pages.


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