Newsletter







Identifiez-vous




La librairie

    • La librairie Compagnie
    • 58, rue des Ecoles
      75005 Paris
    • Téléphone
    • 01 43 26 45 36
    • Fax
    • 01 46 34 63 37
    • Horaires
    • du lundi au samedi de 10h30 à 20h15

WHITE, Kenneth

WHITE, Kenneth
[ÉCOSSE] (Glasgow, Écosse, 1936). Il réside en France depuis les années 60 à Trébeurden (Bretagne). Grand voyageur, ses dérives lui inspirent des carnets de route, des poèmes, des journaux. Fondateur du mouvement géopoétique, traducteur en anglais d'André Breton, il a soutenu une thèse d'état sur le « nomadisme intellectuel ». Son œuvre immense et multiple est écrite à la fois en anglais (les poèmes, les récits) et en français (les essais).

LIVRES (Traductions)
En toute candeur, poésie, traduit de l'anglais par Pierre Leyris. [Paris], Éditions du Mercure de France, « Domaine anglais », 1964, épuisé.
* Nouvelle édition revue et corrigée par l'auteur, traduit de l'anglais par Pierre Leyris. Éditions du Mercure de France, « Domaine anglais », 1989, 152 pages, 13.72 €

Les Limbes incandescents ou Le Livre des sept chambres, prose narrative, traduit de l'anglais par Patrick Mouyoux. [Paris], Éditions Denoël, « Les Lettres nouvelles » 1976, 172 pages, épuisé.
* Réédition : Éditions Denoël, « Littérature étrangère », 1990, 172 pages, 15.09 €

Approches du monde blanc, suivi de Le Territoire de l’être. Essai à propos de la poésie. [Paris], Éditions du Nouveau Commerce, Paris, 1976, 36 pages, épuisé.

Hong Kong, scènes d’un monde flottant, poèmes, édition bilingue (Hong Kong, Scenes of a Floating World, poems). [Lausanne], Éditions Alfred Eibel, 1976, épuisé.

Terre de diamant, édition bilingue. [Lausanne], Éditions Alfred Eibel, « Lettres », 1977, 192 pages, épuisé.
* Édition augmentée : Terre de diamant. [Paris], Éditions Grasset, 1983 ; 2003, 272 pages, 9 €

Éprouver la lumière et la densité du monde, telle fut, très tôt, la quête du poète écossais Kenneth White, sur les traces existentielles des présocratiques et des tao-bouddhistes de l'Orient. « Seuls ceux qui ont l'esprit diamantin et qui ont réalisé le non-moi peuvent reconnaître la lumière », lit-on dans un texte chinois. Plus précisément, Terre de Diamant est le nom d'un mandala, lieu à l'intérieur duquel le méditant essaie d'atteindre à la conscience lumineuse. Mais le mandala n'est pas un lieu spécialement situé. « Où que l'on parvienne à l'illumination, dit un texte indien, ce lieu est comme un diamant ». Terre de Diamant est donc un chemin de vie, un « chaos lumineux » qui fait le tour de la planète, suivant un itinéraire qui va d'Écosse en France, d'Europe en Afrique du Nord, d'Amérique du Nord en Orient, pour se terminer dans les Pyrénées. Tout le long de ce vade-mecum s'égrènent environ cent vingt petits poèmes limpides, miroitants, éternisant « des moments plus exacts que les autres » saisis par un œil toujours neuf, qui répondent au programme du poète américain William Carlos Williams : « Tel doit être l'avenir : pénétrant et simple ».

Dérives, prose narrative. [Paris], Éditions Laffont / Maurice Nadeau, « Les Lettres nouvelles », 1978, 224 pages, épuisé.

La Résidence de la solitude et de la lumière. Méditations pyrénéennes, édition bilingue. [Bordeaux], Éditions William Blake & Co, 1978 ; 1985, 24 pages, épuisé.

Lettres de Gourgounel, traduit de l'anglais par Gil et Marie Jouanard. [Paris], Éditions des Presses d'aujourd'hui, 1979, 192 pages, épuisé.
* Réédition : [Paris], Éditions Grasset, « Les Cahiers rouges » n°56, 1986 ; 2004, 148 pages, 7.20 €

Publiées après un long séjour en Ardèche qui les a inspirées, ces Lettres rendirent Kenneth White célèbre. Au-delà des portraits, l'auteur déchiffre une sagesse inscrite dans les mystères du cosmos et tente de découvrir « le langage inconnu auquel l'esprit aspire ».

Mahamudra, le grand geste. Édition bilingue, poésie, traduit de l'anglais par Marie-Claude White. [Paris], Éditions du Mercure de France, « Poésie », 1979 ; réimpression, 1987, 128 pages, 19.10 €

Segalen. Théorie et pratique du voyage. [Lausanne], Éditions Alfred Eibel, « Lettres », 1979, 120 pages, épuisé.

Le Visage du vent d'Est. Errances asiatiques, prose narrative, traduit de l'anglais par Marie-Claude White. [Paris], Éditions Les Presses d'aujourd'hui 1980, 192 pages, épuisé.

Le Grand Rivage (A Walk Along the Shore), poésie, édition bilingue. [Paris], Éditions du Nouveau commerce, 1980, 128 pages, épuisé.

L’Écosse avec Kenneth White. [Paris], Éditions Flammarion, « Guides », 1980, épuisé.

Ode fragmentée à la Bretagne blanche. [Bordeaux], Éditions William Blake & Co,, 1980 ; 1985, 44 pages, épuisé.

Le Dernier voyage de Brandan (Brandan’s Last Voyage), traduit de l'anglais par Marie-Claude White. [Paris], Éditions des Presses d’aujourd’hui, 1981, 192 pages, épuisé.

Au pays du silence, illustrations de Bernard Louedin. [Lausanne], Éditions de La Bibliothèque des arts, 1982, 80 pages, épuisé.

Prose pour le col de Marie Blanque, illustrations de François Righi. [Rouen], L'Instant perpétuel. Cahier n°4, 1981, 8 pages, 15 €

La Figure du dehors, essai, traduit de l'anglais par Marie-Claude White. [Paris], Éditions Grasset, 1982, 280 pages, 13.60 €

Conjuguant le récit et l'essai, le gai savoir et l'analyse, peu à peu se dessine « la Figure du dehors », née de la philosophie européenne et de la pensée asiatique, du monde celte et de la poésie américaine. C'est un itinéraire singulier, un cheminement intérieur auquel nous convie Kenneth White, dont le parcours est jalonné par les rencontres déterminantes de Rimbaud et d'Ezra Pound, de Bashô et de Scot Erigène, de Segalen et de Thoreau - parcours d'un nomade de l'espace et du temps. L'œuvre de Kenneth White, dont on a dit qu'elle était la première expression cohérente de la post-modernité, ouvre une perspective originale dans laquelle de plus en plus nombreux sont ceux qui se placent. La Figure du dehors est le livre clé de Kenneth White, celui qui éclaire son œuvre.

La Route bleue, prose narrative, traduit de l'anglais par Marie-Claude White. [Paris], Éditions Grasset, 1983, 224 pages, 15.30 €

La Route bleue ouvre un espace que l'auteur nomme « euramérasiatique ». Les Limbes et Dérives couvraient l'Europe ; les Lettres de Gourgounel représentaient l'Orient dans l'Occident ; le Visage du vent d'Est nous dévoilait l'Asie. La Route bleue est le livre américain de Kenneth White, plein d'Indiens, d'Esquimaux, de baleines au long d'un itinéraire qui va de Montréal à la baie d'Ungava. L'auteur ressuscite Melville, Powys, Lawrence et Matsuo Basho. Et si nous voyageons ici sur une route pleine de personnages et de sensations, nous y explorons aussi l'imaginaire de Kenneth White, qui s'efforce de réaliser la « vraie vie » dans une âme et un corps et de créer cette expérience poétique du monde dont parlent les philosophes et les poètes existentiels, ses compagnons. Une épigraphe de Joseph Delteil, parmi d'autres, donne le ton du livre : « Moi je suis Peau-Rouge, ventre bleu, tête d'or...je pars, je fous le camp, je prends le maquis...le maquis de l'âme ! »

Scènes d'un monde flottant, poésie. [Paris], Éditions Grasset, 1983, 120 pages, 12.20 €

D'abord, un essai autobiographique où s'exprime la fascination de l'auteur pour le « monde flottant » tel qu'il se dessine dans les estampes de Hiroshige, Hokusai et Utamaro, et pour le mélange de culture populaire et de culture aristocratique que l'on trouve au Japon pendant la période des Genroku (XVIIIe siècle). Ensuite, lors d'une expérience cinématographique à Hong Kong, la tentative de traduire le « monde flottant » en termes modernes, par une sorte de « ciné-poésie ». Et pour finir, un carnet de notes où il est question de littérature (occidentale et orientale), de cinéma (occidental et oriental), de traduction, de construction navale, de voyages maritimes, de nomadisme intellectuel, d'érotisme comparé, d'esthétique, de philosophie et d'amitié, mais surtout, peut-être, des prémisses d'une poésie qui, à notre époque mouvante, est dans l'air ou sur la mer et qu'il s'agit de capter, pour une plus grande jouissance des sens et de l'intelligence.

Éloge du corbeau, édition bilingue. [Bordeaux], Éditions William Blake & Co, 1983 ; 1985, 28 pages, épuisé.

Écosse, photographies de Erwan Quéméré. [Paris], Éditions Arthaud, « Orbis terrae », 1984, 96 pages, épuisé.

Une apocalypse tranquille. Crise et création dans la culture occidentale, essai. [Paris], Éditions Grasset, 1985, 228 pages, 13.80 €

La Figure du dehors montrait la nécessité, pour que se renouvelle la culture en cette fin du XXe siècle, de découvrir une nouvelle géographie mentale. Élargissant ce propos, Une apocalypse tranquille avance plus loin dans cette zone « postmoderne ». On croise là non seulement certaines figures familières et marquantes de la scène française contemporaine : Barthes, Blanchot, Derrida, Cioran, Michaux, mais aussi Thomas Hardy, De Quincey, Dylan Thomas, D. H. Lawrence, James Joyce ou encore Jack London, Hart Crane, Castaneda, Alan Watts, sans oublier Hölderlin, Matsuo Basho et Héraclite. Tout en diagnostiquant, à sa manière, la crise culturelle que traversent nos sociétés, Kenneth White rend compte ici des tentatives actuelles de l'Occident pour en sortir : plusieurs chemins, littéraires et poétiques, mais aussi philosophiques, scientifiques semblent, dès à présent, mettre à notre portée un espace de vie et de pensée plus délié, plus fertile, dégagé de toute problématique vétuste.

Atlantica. Mouvements et méditations, poésie, édition bilingue, traduit de l'anglais par Marie-Claude White. [Paris], Éditions Grasset, 1986, 244 pages, 14.70 €

Deux localités (lieux de présence et de projection) : les Pyrénées occidentales et le promontoire armoricain. En prolongement de ces deux points focaux, quelques itinéraires, quelques passages réels et imaginaires à travers ce que les vieilles cartes appellent « oceanus atlanticus occidentalis », ou bien encore « la mer extérieure ». Le but : une « terre neuve », une géopoétique de l'esprit, une aire de reconnaissance et de respiration.

Le Rêve d'Ovide, illustrations de Boulay, Bertrand Bragaval. [Guenoët, Loire-Atlantique], Éditions Pré Nian, « Les Cahiers » 7, 1986, épuisé.

L’Anorak du goéland, poésie, édition bilingue. [Rouen], L’Instant perpétuel, 1986, 70 pages, épuisé.
* Réédition dans L'Ermitage des brumes. [Paris], Éditions Dervy, 2005, 182 pages, 12.50 €

Filigrane 2. Dialogues avec Kenneth White et Marie-Madeleine Davy. [Ozoir-la-Ferrière], Éditions Argel, 1987, 284 , épuisé.

L'Esprit nomade, essai. [Paris], Éditions Grasset, 1987, 308 pages, 16.80 €

Le nom de Kenneth White est lié à un projet culturel d'envergure qui tourne autour de la notion de « nomadisme intellectuel ». On en voit les prémisses avec La Figure du dehors et Une apocalypse tranquille. Dans le présent volume, White complète sa cartographie et éclaire sa démarche, tout en frayant de nouvelles pistes. Une première partie, historique, plonge dans le contexte critique qui s'est ouvert en Occident dès le milieu du XIXe siècle, pour en dégager la figure du « nomade intellectuel » porteur de nouvelles énergies et d'un nouvel espace. Suivent cinq œuvres-vies « nomades », exemplaires par leur densité, la diversité de leurs recherches et leur puissance rayonnante. Une troisième partie enfin définit une nouvelle géographie mentale à partir de trois points de vue : philosophique, littéraire, poétique.

Édimbourg avec Kenneth White. [Paris], Éditions Autrement, « L’Europe des villes rêvées » n°13, Paris, 1987, 56 pages, épuisé.

Le Poète cosmographe. Vers un nouvel espace culturel. Entretiens 1976-1986, éd. Michèle Duclos. [Pessac, Gironde], Presses universitaires de Bordeaux, 1987, 212 pages, 15.24 €

Methodos, édition bilingue. [Guenoët, Loire-Atlantique], Éditions Pré Nian, 1988, 14 pages, épuisé.

L'Écosse. [Paris], Éditions Arthaud, « Pays », 1988, 196 pages, illus., épuisé.

Autrement Hors Série n°33, « Écosse. Pierre, vent et lumière », éd. Kenneth White. [Paris], Éditions Autrement, 1988, 224 pages, 14.50 €

Le Monde d’Antonin Artaud ou Pour une culture cosmopoétique, essai. [Bruxelles], Éditions Complexe, « Le Regard littéraire » n°29,1989, 198 pages, 9.90 €

Bénarès, les rives du sacré, photographies de Roger Chappellu. [Genève], Éditions Olizane, « Espaces photographiques », 1989, épuisé.

Le Monde blanc. [Lausanne], Éditions P.A.P., « Itinéraires et textes », 1989, 84 pages, épuisé.

Les Cygnes sauvages, prose narrative, traduit de l'anglais par Marie-Claude White. [Paris], Éditions Grasset, 1990, 196 pages, 13.60 €

Au printemps de 1689, le poète Matsuo Basho quitta Edo pour le Nord. C'est de ce « pèlerinage vers des lieux lointains » qu'est né son plus beau livre, La Sente étroite du bout du monde. Quand, trois siècles plus tard, Kenneth White quitte Tokyo pour Hokkaïdo, il a le voyage de Basho en tête. Les Cygnes sauvages est un hommage au poète japonais, et plus encore l'exploration d'un espace où le rapport entre nature et culture est particulièrement subtil. A mesure que progresse le livre, White sort des cadres littéraires qui ont longtemps défini notre culture. Le terrain parcouru, les territoires traversés sont matière à projection. Non pas dans l'imaginaire, mais dans ce qu'il appelle « le géopoétique ». Ce carnet japonais complète les pérégrinations asiatiques de White, celle du Visage du vent d'Est, et constitue le parallèle, à l'Est, de sa Route bleue de l'Ouest. Le voyage de Kenneth White a fait l'objet d'un film de François Reichenbach, Le Chemin du Nord profond.

Cévennes, photographies de Daniel Favre. [Louvain-la-Neuve, Belgique], Éditions Duculot, 112 pages, 45 €

Hokusaï ou L’horizon sensible. Prélude à une esthétique du monde, essai. [Paris], Éditions Le Terrain Vague, « Vision », 1990, 138 pages, épuisé.

Le Chemin du chaman. [Lausanne], Éditions P. A. P., 1990 ; 2002, 16 pages, 24 €

Murmures du paysage, Filigranes, photographies de Patrick Le Bescont. [Paris], Éditions Trezelan, « Horizon », 1991, épuisé.

La Fenêtre de Fagniez. Petit essai poétique, philosophique et pictural (Looking at the World with Fagniez, a little poetical, philosophical and pictural essay). [s.l.], Éditions Art Poche, 1992, épuisé.

Paysages de l’esprit, trois poèmes (Mindscapes, Three Poems), illustrations de François-Xavier Fagniez. [s.l.], Éditions Art Poche, 1992, épuisé.

Frontières d’Asie. [Paris], Musée des Arts asiatiques-Guimet, 1993, épuisé.

Aux limites. [Perros-Guirec, Côtes d'Armor], Éditions La Tilv, « Essais » 50, 1993, 52 pages, épuisé.

Le Plateau de l’albatros. Introduction à la géopoétique, essai. [Paris], Éditions Grasset, 1994, 372 pages, 21.10 €

Au large de l'Amérique Centrale, sur la dorsale du Pacifique, à mille milles marins des Galapagos, le plateau de l'Albatros émerge à peine de l'eau. Quel meilleur symbole pour une pensée, celle de la « géopoétique », en émergence. Le Plateau de l'Albatros examine le concept de géopoétique des points de vue scientifique, philosophique et littéraire, suit quelques itinéraires individuels (ceux de La Pérouse, de Humbold), salue l'œuvre de quelques grands compagnons de route (Cendrars, Thoreau ...) et déploie la première cartographie d'un (nouveau) monde, tout en situant les idées et les pratiques de la géopoétique dans notre contexte socioculturel actuel, par rapport à d'autres notions qui se profilent en cette fin du XXe siècle.

Éloge du livre, photographies de Jean-Marc Dellac. [Bonaguil], Éditions La Barbacane, 1994, 48 pages, 14.48 €

Premières esquisses des îles de l’Amérique, illustrations de Yasse Tabuchi. [Paris], Éditions Gazan, 1994, épuisé.

Van Gogh. [Charenton], Éditions Flohic, « Musées secrets. XIXe siècle », n°16, 1994, 80 pages, épuisé.

Déambulations dans l'espace nomade. Illustrations de Jérôme Basserode. [Arles], Éditions Actes Sud / Le Crestet, 1995, 104 pages, 10.67 €

Qu’est-ce que le nomadisme ? Kenneth White - dont L’Esprit nomade est un livre qui fit date - et Basserode - artiste qui mène sa recherche à partir de ce thème - proposent ici deux réponses, les leurs, libres réflexions poétiques et plastiques.Ce livre se présente comme une promenade où l’on suit, hors des sentiers battus, deux créateurs à la recherche de nouveaux territoires. Et de ces deux variations, indépendantes et complémentaires, émerge l’annonce d’une transformation radicale, la promesse d’une poétique de l’espace.

La Danse du chamane sur le glacier. Aux sources d'un art à la hauteur de la terre et à la mesure du monde, illustrations de Jorge Camacho. [Rouen], Éditions L'Instant perpétuel, 1996, 48 pages, 33 €

Le Livre des abîmes et des hauteurs, illustrations de Jacques Roux. [Pau], Éditions Covedi, 1996, 48 pages, 22.87 €

Le Lieu et la parole. Entretiens 1987-1997. [Le Fahouët, Morbihan], Éditions du Scorff, 1997, 152 pages, épuisé.

Les Rives du silence. Édition bilingue, poésie, traduit de l'anglais par Marie-Claude White. [Paris], Éditions du Mercure de France, « Poésie », 1997, 312 pages, 19.30 €

Kenneth White a élaboré une œuvre poétique et théorique que l'on s'accorde à considérer comme une des plus significatives de l'époque. Dans cette œuvre en cours, Les Rives du silence constitue une étape importante, un cheminement géopoétique à travers le monde. Si, parmi les lieux qui jalonnent l'itinéraire du livre et qui figurent sur sa cartographie de l'espace, où le nord et le sud, l'ouest et l'est se rejoignent, la côte est privilégiée, c'est qu'il s'agit ici d'une logique des limites, d'une situation aux frontières de l'esprit et du temps. Le langage aussi touche à son aire extrême, où l'être humain se retrouve face à l'univers, en dehors à la fois des commodités usuelles et de toute rhétorique. On suit les contours de la terre, en vue d'un monde inédit. Monde premier, monde dernier ? - il est difficile de le dire. Mais dans le silence qui suit la question, et où éclate parfois le cri d'une mouette rieuse, se vit une plénitude.

Les Finisterres de l’esprit. Rimbaud, Segalen et moi-même. L'itinéraire de Victor Segalen. La voix du désert, essai. [Le Fahouët, Morbihan], Éditions du Scorff, 1998, 92 pages, épuisé.

Corsica. L'itinéraire des rives et des morts, traduit de l'anglais par Marie-Claude White. [Ajaccio], Éditions La Marge, « San Benedetto », 1998, 84 pages, illus., 9.15 €

Une stratégie paradoxale. Essais de résistance culturelle. [Pessac, Gironde], Presses Universitaires de Bordeaux, 1998, 256 pages, 22.87 €

— Le Chemin des crêtes. Avec Robert Louis Stevenson à travers les Cévennes ; illustrations de Paul Moscovino ; photographies de Christian Lhuisset. [Bez-et-Esparon, Le Vigan, Gard], Éditions E et C (Études et communication), « Chemins de l'écrit », 1999, 2005, 112 pages, 29.50 €

Limites et marges. Édition bilingue, poésie, traduit de l'anglais par Marie-Claude White. [Paris], Éditions du Mercure de France, « Poésie », 2000, 240 pages, 15.24 €

En dehors à la fois de toute structure mentale idéaliste et de la confusion qui résulte de leur perte, la poétique de Kenneth White suit, pas à pas, phénomène après phénomène, une logique des limites, avec une sensation aiguë du réel. Difficile d'imaginer une ouverture au monde plus grande que celle qui se trouve dans ces pages. En fait, chez White, l'imagination s'efface devant l'investigation, l'expérience. Ce nouveau livre commence par une suite de poèmes situés dans une région frontalière de la France (le Sud-Ouest pyrénéen) où l'histoire (personnelle, sociale, culturelle) cède graduellement à une « post-histoire ». Il déploie, dans un deuxième temps, une série de cartes « atlantiques », avant de recueillir, dans une troisième partie, des poèmes plus brefs, écrits en divers lieux de la terre, et qui se lisent comme le livre d'heures d'un pèlerin du vide-plénitude. L'œuvre de Kenneth White, dans son mouvement multiple, dans ses perspectives, et dans sa cohérence, s'affirme de plus en plus comme une des plus éclairantes de l'époque.

Latitude Atlantique, illustrations de Richard Texier. [Plomelin, Finistère], Éditions Palantines, 2000, 160 pages, épuisé.

Écosse. Le pays derrière les noms, photographies de Jean Hervoche. [Rennes], Éditions Terre de brume, 2001, 160 pages, 30 €

Richard Texier, édition bilingue. [Plomelin, Finistère], Éditions Palantines, 2001, 192 pages, 25 €

Regard photographique sur Trouville, photographies d'Olivier Mériel. [Cabourg, Calvados], Éditions Cahiers du Temps, 2002, 44 pages, 22 €

Isolario. Les îles de la grande solitude, avec Roger Druet. [Paris], Éditions Alternatives, « Pollen », 2002, 80 pages, 10 €

Le Rocher du Diamant. Lettres de la Martinique, illustrations de Carole Porcher. [Arles], Éditions Actes Sud, « Conservatoire du littoral », 2002, 44 pages, 6.50 €

Onze vues des Pyrénées, poésie, illustrations de Serge Saunières. [Montélimar, Drôme], Éditions Voix d'encre, 2002, 30 €

Victor Segalen et la Bretagne. [Moëllan-sur-mer, Finistère], Éditions Blanc silex, « Bretagne, terre écrite », 2002, 48 pages, 9 €

Le Champ du grand travail, entretiens. [Paris], Éditions Didier Devillez, 2003, épuisé.

La Maison des marées, prose narrative, traduit de l'anglais par Marie-Claude White. [Paris], Éditions Albin Michel, 2005, 284 pages, 19 €

Personne mieux que le grand écrivain d'origine écossaise Kenneth White ne sait voir, aimer, raconter lieux et paysages. Depuis toujours, il collectionne les terres, les océans, les pierres, les chemins, les vents et les brumes. Il aime marcher, se perdre, faire des rencontres. Voici quelques années, il s'est arrêté sur la côte nord de la Bretagne. À la fois espace ouvert et lieu concentré, propice à la rêverie, aux promenades, à la lecture. Segalen, Chateaubriand, Renan ne sont pas très loin. Faulkner ou Kerouac lui font parfois signe, entre la visite amicale d'un géographe, d'un pêcheur ou d'un routard.. Dans ce livre, Kenneth White nous raconte ses voyages immobiles, ses randonnées à travers le paysage armoricain, ses rencontres avec les fantômes de moines celtes navigateurs, ses curiosités et ses songes, au fil d'une géographie poétique de la Bretagne, merveille d'élégance, de styleet de liberté d'esprit.

Le Passage extérieur. Édition bilingue, poésie, traduit de l'anglais par Marie-Claude White. [Paris], Éditions du Mercure de France, « Poésie », 2005, 256 pages, 17 €

La poétique de Kenneth White ouvre un espace en dehors non seulement des lieux communs et des codes, mais aussi des contextes que l'humanité s'est forgés pour se fournir un au-delà : la mythologie, la religion, la métaphysique et le sens de l'histoire, dont les restes, caricaturaux, servent toujours à donner une aura aux réalités dérisoires et à la déréalisation croissante d'un monde fermé sur lui-même et ses fantasmes. Ce que White entend par « passage extérieur » se dégage de manière diverse des quatre sections de ce livre : « Éloge de l'isolement », « Souvenirs de la province des pluies », « Le manuscrit des Mascareignes » et « Lettres du promontoire », où une méditation profonde s'allie à un humour.. transcendantal. Dans tous les cas et dans tous les lieux évoqués dans ces « passages extérieurs », il est question de maintenir, face au théâtre du monde, une distance et un silence où l'être peut encore connaître une présence et une plénitude.
Intellectuel nomade qui suit des circuits inédits, fondateur du mouvement géopoétique, Kenneth White vit actuellement, dans son « atelier atlantique », sur la côte nord de la Bretagne.

L'Ermitage des brumes. Occident, Orient et au-delà. Entretiens avec Eric Sablé, suivi de L'Anorak du goéland. [Paris], Éditions Dervy, « Chemins de la sagesse », 2005, 182 pages, 12.50 €

Le Rôdeur des confins, traduit de l'anglais par Marie-Claude White. [Paris], Éditions Albin Michel, 2006, 344 pages, 20 €

« Depuis des années, je recherche une manière de penser et d'écrire qui rôde autour du monde à la façon dont un chat rôde autour de son territoire », écrit Kenneth White dans La Maison des marées. Avec Le Rôdeur des confins, on traverse des territoires du nord et du sud, de l'est et de l'ouest avec, toujours à l'horizon, ces confins de l'esprit que White affectionne. Ils sont là, palpables, dans les solitudes boréales de Scandinavie, dans les plaines d'Europe centrale, dans la forêt brumeuse de l'Amérique du Nord, dans la roche désertique de l'Atlas, dans la lumière blanche de l'Andalousie, dans les embruns océaniques du Portugal, ou encore à travers les rencontres de l'auteur avec Kierkegaard à Copenhague, avec ce vieux fou de Swedenborg à Stockholm, avec Rousseau en Corse, avec Herman Melville à Tahiti. Voyager en compagnie de Kenneth White procure un bonheur extrême : rien de pesant, aucune pose dans son style d'un naturel incroyable. Le Rôdeur des confins est un voyage jubilatoire dans le plus vif de l'existence et dans la matière du monde.

Un monde ouvert. Anthologie personnelle, traduit de l'anglais par Patrick Guyon, Philippe Jaworski, Pierre Leyris et Marie-Claude White ; préface de Gilles Plazy. [Paris], Éditions Gallimard, « Poésie/Gallimard » n°425, 2007, 384 pages, 9,30 €

Difficile d'imaginer une ouverture au monde plus grande que celle qui se trouve dans ce parcours d'écriture tracé à travers tous les livres de poèmes de Kenneth White. En fait, chez cet poète au long cours, l'imagination s'efface devant l'investigation et l'expérience. Sa poétique explore un espace en dehors des lieux communs et des codes tout en s'affranchissant des illusions que l'humanité s'est inventées pour s'assurer un au-delà : la mythologie, la religion, la métaphysique, voire le sens de l'histoire. Il s'agit avant tout, dans cette œuvre sans concession, mais non sans humour, de maintenir, face au théâtre du monde, une distance et un silence où l'être peut encore accéder à une vraie présence, à une plénitude.
Intellectuel nomade qui suit des circuits inédits, fondateur du mouvement géopoétique, Kenneth White s'affirme, par les perspectives multiples qu'il a mises au jour, comme l'un des créateurs les plus éclairants et les plus décisifs de l'époque. Solitaire, en son « atelier atlantique » de la côte nord de la Bretagne, il est pourtant au cœur de tous les grands questionnements et sa poésie, qui prend souvent la forme d'un livre d'heures, se révèle un puissant viatique.
ÉTUDES
* L'Itinéraire de Kenneth White, introduction de Serge Velay. [Rennes], Bibliothèque municipale, 1990, 64 pages, illus., 9.15 €

* Michèle Duclos (éd.), Le Monde ouvert de Kenneth White. [Pessac], Presses universitaires de Bordeaux, 1995, 368 pages, illus., 22.90 €

* Jean-Jacques Wunenburger (éd.), Autour de Kenneth White. Espace, pensée, poétique. Presses universitaires de Dijon. Centre Gaston Bachelard de recherches sur l'imaginaire et la rationalité, « Figures », 1996, 230 pages.

* Olivier Delbard, Les lieux de Kenneth White. Paysage, pensée, poétique. [Paris], Éditions L'Harmattan, 1999, 304 pages, 22.90 €

* Jean-Yves Kerguelen, Kenneth White et la Bretagne. [Moëlan-sur-Mer, Finistère], Éditions Blanc silex, « Bretagne, terre écrite », 2002, 44 pages, 9 €

* Pierre Jamet, Le local et le global dans l'œuvre de Kenneth White. Manachos et cosmos. [Paris], Éditions L'Harmattan, « L'aire anglophone », 2002, 528 pages, 41 €

* Laurent Margantin (dir.), Kenneth White et la géopoétique. [Paris], Éditions L'Harmattan, 2006.

* Michèle Duclos, Kenneth White. Nomade intellectuel, poète du monde. [Grenoble], Ellug (Éditions littéraires et linguistiques de l'Université de Grenoble), 2006, 304 pages, 26 €


Haut de page >

Dictionnaire des auteurs

Dictionnaire

Haut de page >

L'actualité de la librairie RSS FEED TWITTER FEED FACEBOOK FEED

Le billet de la librairie

  • Une rentrée littéraire

    524 romans dont 336 français et 188 étrangers sont attendus en librairie entre la mi-août et la fin octobre pour la rentrée littéraire la plus resserrée depuis 20 ans. A cette occasion, nous vous proposons un petit tour d’horizon des livres qui ont déjà retenu notre attention et qui pour certains se trouveront dès la fin de l’été sur notre table conseils.

    28 août 2019

    >> Lire la suite

Facebook