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McILVANNEY, William

McILVANNEY, William
[ÉCOSSE] (Kilmarnock, Ayrshire, Écosse, 1936). Fils de mineur. Frère du journaliste sportif Hugh McIlvanney. Après ses études (Kilmarnock Academy, université de Glasgow), il devient instituteur de 1960 à 1975. Outre des romans, il a également publié des poèmes, des nouvelles et des essais.
Bibliographie : Remedy is None (roman, 1966), A Gift from Nessus (roman, 1968), The Longships in Harbour (poésie, 1970), Landscapes and Figures (1973), Docherty (roman, 1975), Laidlaw (roman, 1977), The Papers of Tony Veitch (roman, 1983), These Words. Weddings and After (1984), The Big Man (roman, 1985), In Through the Head (poésie, 1988), Walking Wounded (nouvelles, 1989), Strange Loyalties (roman, 1991), Surviving the Shipwreck (essais, 1991), Scottish Writers Talking : George Mackay Brown, Jessie Kesson, Norman MacCaig, William McIlvanney, David Toulmin, éd. Isobel Murray (1996), The Kiln (roman, 1996), Weekend (roman, 2006). 

« Premier de la génération des années soixante-dix à s’aventurer sur le terrain policier, McIlvanney s’y emploie à prendre à rebrousse-poil les représentations traditionnelles de l’espace urbain écossais, et plus particulièrement de Glasgow, lieu par excellence des fantasmes sur les couches « dangereuses ». McIlvanney se met, dans la série de romans dont l’inspecteur Laidlaw est le personnage principal, à ré-explorer le milieu populaire glaswégien, ses élans chaleureux, mais aussi ses contradictions, qu’il décrit avec une sympathie évidente. Pour arriver à ses fins, il a fallu que McIlvanney crée un personnage policier en rupture avec son milieu professionnel, un flic pensant, prêt à déconstruire l’idéologie spontanée de ses collègues. Ainsi est né Laidlaw, lecteur assidu de Camus, de Kierkegaard et d’Unamuno, dont la vision des hors-la-loi tient en une seule phrase, énoncée par l’inspecteur en réaction à la vision punitive et manichéenne de ses collègues : « Pas de fées, pas de monstres. Simplement des gens. »

LIVRES (Traductions) 
Docherty (Docherty, 1975), roman, traduit de l'anglais par Christian Civardi. [Grenoble], Pug (Presses universitaires de Grenoble), « Motifs écossais », 1994, 352 pages, épuisé.
[*] Nouvelle édition : Docherty, traduit de l'anglais par Freddy Michalsky. [Paris], Éditions Rivages, « Écrits noirs », 1999, 402 pages, 22.71 €

« Le désespoir. Tain se sentit soudain épuisé par la complexité des termes de son existence, plongé dans une perplexité absolue devant les actes d'équilibre impossible qu'ils exigeaient. Ils voulaient vous voir respecter l'autorité lorsque l'autorité ne manifestait aucun respect à votre égard. Ils vous racontaient que votre vie pouvait avoir un sens, et vous demandaient d'y croire, alors que cela n'avait rien à voir avec ce qui vous arrivait au quotidien, dans votre maison comme dans votre tête. Pendant que votre épouse se tuait à un labeur d'esclave et que vos petits grandissaient avec pour seule perspective de se retrouver au fond comme des bidets, que vos camarades s'aigrissaient de jour en jour, les patrons vous achetaient votre sueur par berlines entières, et le gouvernement ne savait même pas que vous existiez. Et Dieu parlait latin. » Le Graithnock du début du siècle est une ville-usine d'Écosse, dévouée à l'exploitation du charbon dont toutes les familles sont tributaires ; parmi elles, les Docherty. N'étant pas parvenu à épargner la mine à leurs aînés, Tain Docherty et sa femme Jenny fondent tous leurs espoirs sur Conn, le petit dernier. Mais l'enfant ressent trop violemment le décalage entre ce qu'on lui enseigne à l'école et le langage brut de son père. Et il choisit de descendre lui aussi dans la fosse, tandis que son frère Mick s'enterre dans une tranchée en France. Des « trous d'homme » dont on ne sort pas indemne.
William McIlvanney a planté le décor à Graithnock, une ville imaginaire qu'il continuera d'arpenter dans ses romans plus contemporains (Big Man, Étranges loyautés) ; et Docherty est déjà parcouru par les thèmes chers à l'écrivain : la révolte de l'homme qui s'oppose à l'inévitable et ses « étranges loyautés ». Docherty a reçu le prix Whitbread en 1975. Ce roman a déclenché au moment de sa parution un grand mouvement d'écriture et suscité une nouvelle génération d'écrivains écossais.

Laidlaw (Laidlaw, 1977), roman, traduit de l’anglais par Jan Dusay. [Paris], Éditions Fleuve Noir, « Engrenage international » n°51, 1983, 278 pages, épuisé.
* Réédition : [Paris], Éditions Rivages, « Rivages Noir » n°24, 1987, 1999, 278 pages, épuisé.

Les Papiers de Tony Veitch (The Papers of Tony Veitch, 1983), roman, traduit de l’anglais par Jan Dusay. [Paris], Éditions Fleuve Noir, « Engrenage international » n°107, 1984, 342 pages, épuisé.
* Réédition : [Paris], Éditions Rivages, « Rivages Noir » n°23, 1987, 1999, 342 pages, épuisé.

Big Man (The Big Man, 1985), roman, traduit de l’anglais par Freddy Michalsky. [Paris], Éditions Rivages, « Rivages Noir » n°90, 1990, 348 pages, épuisé.

— Étranges loyautés (Strange Loyalties, 1991), roman, traduit de l’anglais par Freddy Michalsky. [Paris], Éditions Rivages, « Rivages Noir » n°139, 1992, 394 pages, épuisé.

 


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