Newsletter







Identifiez-vous




La librairie

    • La librairie Compagnie
    • 58, rue des Ecoles
      75005 Paris
    • Téléphone
    • 01 43 26 45 36
    • Fax
    • 01 46 34 63 37
    • Horaires
    • du lundi au samedi de 10h30 à 20h15

OZDAMAR, Emine Sevgi

[TURQUIE] (Malatya, 1946). Emine Sevgi Özdamar. Comédienne et metteur en scène, dramaturge, nouvelliste et romancière. En 1966, elle émigre à Berlin-Est où elle travaille avec les metteurs en scène Benno Besson, Manfred Karge et surtout Matthias Langhoff (avec qui elle joue également en France) et tourne dans divers films.
* Bibliographie : Karagöz in Alamania, théâtre (1982), Mutterzunge, nouvelles (1990), Keleoğlan in Alamania, théâtre (1991), Das Leben ist eine Karawanserei, hat zwei Türen, aus einer kam ich rein, aus der anderen ging ich raus (La Vie est un caravansérail, elle a deux portes, par l’une je suis entrée, par l’autre je suis sortie), roman (1992), Die Brücke vom Goldenen Horn (Le Pont de la corne d’or), roman (1998), Der Hof im Spiegel, nouvelles (2001), Seltsame Sterne starren zur Erde, roman (2003).
 
 
LIVRES (Traductions) 
La Vie est un caravansérail, elle a deux portes, par l’une je suis entrée, par l’autre je suis sortie (Das Leben ist eine Karawanserei, hat zwei Türen, aus einer kam ich rein, aus der anderen ging ich raus, 1992), traduit de l’allemand par Colette Kowalski. [Carouge, Suisse], Éditions Zoé, « Littératures d’émergence », 1997, 19.82 €
* Réédition : [Paris], Éditions Le Serpent à Plumes, « Motifs » n°174, 2003, 450 pages, 8 €
 
Écrit à la première personne, ce roman qui emprunte son titre à un proverbe derviche raconte avec une drôlerie vivifiante les premières années d’une jeune Turque, née juste après la Seconde Guerre mondiale. Il commence dans un train et dans le ventre maternel et s’achève dix-neuf ans plus tard dans un autre train qui emmène l’héroïne en Allemagne. Entre deux se déroule un long tapis fait de motifs bigarrés. Ce sont des villes avec leurs ruelles, leurs maisons de bois ou de pierre – Istanbul, Bursa, Ankara, car la famille déménage souvent pour fuir les créanciers du père. Ce sont la mère, la grand-mère, les voisines, les folles et les prostituées, figures d’un monde où les femmes sont très libres entre elles, mais risquent encore d’être mariées à treize ans. C’est Atatürk qui côtoie « Humprey Pokart », l’aspirine qui concurrence les formules des guérisseuses. Ce sont les innombrables morts pour qui prie l’héroïne. Ce sont encore et surtout les mots : « mots-images » que la grand-mère tire du Coran, mots de tous les jours, comptines, chansons. Ils habitent le récit autant que les personnages et forment un long cortège d’expressions originales qui accompagne longtemps le lecteur. [Quatrième de couverture]
 
Le Pont de la corne d’or (Die Brücke vom Goldenen Horn, 1998), roman, traduit de l’allemand par Nicole Casanova. [Paris], Éditions Pauvert, 2000, 448 pages, 21.35 €
 
« Emine Sevgi Özdamar, dans ce beau roman autobiographique, raconte son périple de jeune fille turque au caractère entier. Berlin, 1966. Elle a dix-neuf ans, rêve de devenir comédienne et a déjà travaillé au théâtre pour la jeunesse d’Istanbul. Elle se lance dans l’aventure, le temps de voir autre chose, d’échapper aux traditions pesantes de sa famille, de faire peut-être une école de théâtre. Elle cherche l’eldorado et trouve un emploi d’ouvrière chez Telefunken, loge avec six femmes turques dans un « fouayé » animé par un directeur artiste et communiste qui prend en charge son éveil politique et culturel :Tchekhov, Dostoïevski, Oscar Wilde, Brecht, Marx, Rosa Luxemburg… Elle tente de perdre le « diamant » - son encombrant pucelage - qu’elle traîne comme un boulet de servitude. Elle apprendra son métier de comédienne et revêtira la défroque de Rosa Luxemburg, militant à l’extrême gauche et prêchant aux paysannes anatoliennes le droit à l’orgasme... Elle épousera la cible du combat de ses amis : les révoltes étudiantes, le mouvement communiste, l’impérialisme américain alors en guerre au Vietnam, les juntes militaires grecques et turques. Ses confessions se terminent en 1975 alors qu’elle repart pour l’Allemagne, sa terre d’adoption. Roman enchanteur, drôle, plein de fantaisie, Le Pont sur la corne d’or est un document précieux sur l’immigration turque. Témoignage d’une déracinée, autoportrait d’une féministe folle de Brecht et de Godard, ce roman est un plaidoyer pour la rébellion qui scintille d’insolence, comme une corne d’or. Berlin est une ville dans la tête, et elle en parle comme d’une maison turque : « Dans les contes, il y a souvent 40 chambres, avec 40 clés. On ne peut jamais ouvrir la quarantième, et c’est pourtant celle-là qu’il faut ouvrir pour que l’histoire commence. Berlin, c’est la quarantième chambre. » L’inventivité verbale est directement martelée par une vie profondément aventureuse. Elle fait danser les mots avec beaucoup de poésie, d’humanité et d’humour. Elle entraîne le lecteur dans son univers marqué par la politique, les différences culturelles, la cruauté, la faiblesse, la bêtise, la solidarité, l’amour. » (Pascale Arguedas)

Haut de page >

Dictionnaire des auteurs

Dictionnaire

Haut de page >

L'actualité de la librairie RSS FEED TWITTER FEED FACEBOOK FEED

Le billet de la librairie

  • Pour saluer Paul OTCHAKOVSKY-LAURENS

    C’est avec stupeur et tristesse que nous avons appris la disparition brutale de Paul Otchakovsky-Laurens fondateur et directeur des éditions POL. Grande figure de l’édition, il a marqué de son empreinte la littérature française en publiant Bober, Cadiot, Duras, Juliet, Novarina, Perec et tant d’autres qui font aujourd’hui figure de classiques contemporains.

    5 janvier 2018

    >> Lire la suite

Facebook