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MUHIDINE, Timour

(Koweït City, 1959). Il arrive en France en 1962 et passe à Arras son enfance et son adolescence avant de poursuivre des études à Lille et à Paris. Écrivain et chercheur en littérature comparée, il travaille sur la littérature turque contemporaine et sur les nouvelles littératures européennes issues de l’immigration. Outre des articles sur la littérature turque, il a traduit des livres de Melih Cevdet Anday, Enis Batur, Sevim Burak, Nedim Gürsel, Zafer Şenocak, Ahmet Hamdi Tanpinar, Tahsin Yücel, ainsi que des poèmes et des nouvelles de nombreux auteurs dans des revues et des anthologies.
 
ANTHOLOGIES / REVUES
* « Littérature des Turcs en Allemagne : l’heure du bilan », dans Enjeux de l’immigration turque en Europe, Paris, Ciemi / L’Harmattan, 1995.
* « L’individu inquiet de la littérature turque », dans Cemoti n°26, Paris, 1998.
* « Sur cet étrange rivage », dans Dédale n°9-10, automne 1999.
* « Terre et ville de confluence », dans Meet n°8, Saint-Nazaire, 2004.
 
LIVRES
Anthologie de nouvelles turques contemporaines, édité et traduit du turc par Timour Muhidine et Aysegül Yaraman-Basbugo ; préface de Juan Goytisolo. [Paris], Éditions Publisud, « Littératures », 1990, 284 pages, 33.30 €
 
Un cœur double, roman. [Paris], Éditions Hors commerce, « Hors bleu », 1999, 176 pages, 12.20 €
 
Du Nord cru, photographies de Philippe Dupuich. [Paris], Éditions L’Esprit des péninsules, 2003, 64 pages, illustrations en couleur, 17 €
 
« J’ai depuis longtemps la certitude que le monde est en tout et pour tout une rue. Une rue dont les maisons se sont assemblées pour former un mur de briques d’un rouge sang-de-bœuf, rehaussé de traînées grisâtres et de taches de suie, d’où saillent des pitons de fer rouillé, où s’accrochent parfois des branches de lierre desséchées et que son infinie longueur érige en Muraille de Chine. Ma rue est un atlas, un globe terrestre, une mappemonde où je m’oriente sans sextant ni astrolabe. » Les impressions et interrogations d’un jeune « Télémaque » égaré dans les brumes septentrionales, ponctuées par les images du photographe Philippe Dupuich – neuf scènes simples et justes dans un Nord cru inhabituel et pourtant familier. Dans Arras et ses alentours, la monotonie rassurante des jours laisse affleurer des motifs orientaux : le golfe persique, le désert, l’image idéalisée des autres, Arabes ou Turcs. Une simple rue, un creux de dune, une ville aussi endormie qu’un château de la Belle au bois dormant amorcent le voyage dans le passé, d’un continent à l’autre, d’une innocence à l’autre. [Quatrième de couverture]
 
 
Ottomanes. Autochromes de Jules Gervais-Courtellemont. Textes d’Enis Batur, Timour Muhidine et Emmanuelle Devos. [Saint-Pourçain-sur-Sioule, Allier], Éditions Bleu autour, 2005, 164 pages, 28 €
 
Le premier procédé industriel de photographie en couleur est présenté sous le nom d’Autochrome Lumière en juin 1907. Aussitôt, l’explorateur photographe Jules Gervais-Courtellemont s’en empare. Ses premières plaques autochromes seront ottomanes. Projetées à Paris au cours de conférences qu’il émaillait de citations de son ami Pierre Loti, elles révélèrent de « magiques » Visions d’Orient, de cet Orient qu’il chérissait et sillonna à maintes reprises. Si beaucoup de ces autochromes sont fortement imprégnées d’orientalisme, certaines, souligne Emmanuelle Devos, témoignent aussi du constant intérêt porté par Gervais-Courtellemont aux évolutions politiques et sociales du Moyen-Orient. Face à ces images, Enis Batur, pour sa part, perçoit les sons et les odeurs d’Istanbul au début du siècle dernier, ville « épuisée par ce qui lui est arrivé, inquiète déjà de ce qui la guette », tandis que Timour Muhidine imagine une errance dans l’empire finissant, de Constantinople à Jérusalem, via Konya et Damas. [Quatrième de couverture]
 
* Dossier Timour Muhidine, dans Oluşum / Genèse n°27, Nancy, 1993.
[Contient : « Au pied du mur » de Timour Muhidine ; « Portrait de Timour Muhidine », par Georges Daniel ; « Timour Muhidine et son rocher », par Nedim Gürsel]
 
 

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  • Modernité Viennoise

    Entre 1870 et 1920, Vienne fut le coeur intellectuel et artistique de l’Europe. On appelle ainsi “Modernité viennoise”, cette période faste qui participa d’un renouvellement en profondeur d’une vision du monde plaçant l’humain et la quête de soi au centre de toutes les préoccupations. Tous les artistes rejettent les conventions de leur époque et les illusions de leurs pères : “à la raison, ils opposent le sentiment, aux normes sociales contraignantes, ils substituent la libération des instincts, à l’empire multinational, ils préfèrent une terre promise à découvrir”.

    26 octobre 2018

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