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MERIC, Nezihe

[TURQUIE] (Bursa, 1925). Nezihe Meriç. Après des études interrompues de littérature à l’université d’Istanbul, elle se consacre à l’enseignement et publie ses premiers textes signés N. Ufuk dès 1945. En 1957, elle fonde avec son mari Selim Şengil la revue et la maison d’édition Dost [L’ami], à Ankara (1957-1973). Elle sera d’ailleurs poursuivie après le coup d’état de 1971 pour avoir publié des poèmes de Nâzim Hikmet. Considérée comme la première romancière et nouvelliste turque de la période républicaine, « elle s’est intéressée tout particulièrement au déséquilibre né des relations entre les individus – souvent des femmes de la classe moyenne – et la société, reléguant les événements à l’arrière-plan. Sa langue qui fait une place notable aux expressions familières et même à l’argot, présente un aspect très naturel, loin de tout manièrisime littéraire. » (Timour Muhidine). On lui doit également des pièces de théâtre et une série de livres pour enfants : Küçük Bir Kız Tanıyorum [Je connais une petite fille... elle a six ans... elle a sept ans, etc. jusqu’à douze].
* Bibliographie : Bozbulanık [De boue et de cendre / Affaires troubles], nouvelles (1953), Topal Koşma [Kochma syncopée], nouvelles (1956), Korsan Çıkmazı [Impasse du corsaire], roman (1961), Menekşeli Bilinç [Conscience de violette], nouvelles (1965), Sular Aydınlanıyordu [Les flots s’éclaircissaient], théâtre (1968), Dumanaltı [Sous la fumée], nouvelles (1979), Sevdican, théâtre (1984), Bir Kara Derin Kuyu [Un profond puits noir], nouvelles (1989), Boşlukta Mavi, nouvelles (1992), Çın Sabahta, théâtre (1995), Yandırma [Le brulâge], nouvelles (1998), Toplu Öyküleri I et II, nouvelles complètes (1998), Alacaceren [Les Matins de Benguisu ], roman (2002).
 
ANTHOLOGIES / REVUES
* « Aridité n°III », nouvelle traduite par Timour Muhidine et Aysegül Yaraman-Basbugu, suivi d’un entretien avec l’auteur, dans Anthologie de nouvelles turques contemporaines, Paris, Publisud, 1990.
* « Un air nostalgique » (Uzun Hava), nouvelle traduite par Timour Muhidine, dans Paroles dévoilées, Paris, Arcantère / Unesco, 1997.
 
LIVRE (Traduction)
Les Matins de Benguisu (Alacaceren, 2003), récit, traduit du turc par Noémi Cingöz. [Paris], Éditions L’Inventaire, 2005, 116 pages, 14 €
 
« Le “ matin ”, pour Bengui, cela signifie le premier chant du coq ou bien le premier autobus. Quelle que soit l’heure où elle s’est couchée, systématiquement, elle se réveille tôt. Elle reste un moment allongée, à moitié éveillée. Son sommeil est perturbé, interrompu à tout instant. La plupart des nuits, elle se réveille en sursaut. Pour comprendre ce qui arrive, elle retient sa respiration, elle écoute la nuit, l’obscurité ; ensuite, elle se lève précipitamment et, pieds nus, elle part en courant vers la chambre de son grand-père. Elle reste à la porte et, profitant de la lumière du couloir, elle observe son sommeil légèrement frémissant. Mais si elle n’arrive pas à entendre la respiration de son grand-père, son cœur commence à battre si fort qu’elle n’entend plus que lui. »
Un récit simple et plein de délicatesse, sans grands événements ni héros extraordinaires. C’est le quotidien ; des réflexions qui surgissent ici ou là, des touches de couleur, des bribes de conversations, des sentiments d’autant plus forts que l’écriture, sans pathos ni complaisance, est d’une justesse de ton impressionnante ! [Quatrième de couverture]
 
 

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  • Modernité Viennoise

    Entre 1870 et 1920, Vienne fut le coeur intellectuel et artistique de l’Europe. On appelle ainsi “Modernité viennoise”, cette période faste qui participa d’un renouvellement en profondeur d’une vision du monde plaçant l’humain et la quête de soi au centre de toutes les préoccupations. Tous les artistes rejettent les conventions de leur époque et les illusions de leurs pères : “à la raison, ils opposent le sentiment, aux normes sociales contraignantes, ils substituent la libération des instincts, à l’empire multinational, ils préfèrent une terre promise à découvrir”.

    26 octobre 2018

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