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KIRIKKANAT, Mine G.

[TURQUIE] (Istanbul, 1951). Mine G. Kirikkanat. Journaliste, elle a été correspondante de Cumhuriyet à Bilbao et à Madrid. En 1991 à Paris, elle a travaillé pour Milliyet et été éditorialiste de Radikal de 1993 à 2005. Depuis cette date, elle est éditorialiste à Vatan et contribue régulièrement au programme Kiosque de TV5. Sous son nom ou sous celui de Mine G. Saulnier elle a publié huit livres.
 
ANTHOLOGIES / REVUES
* Entretien avec Mine G. Saulnier, par Murat V. Erpuyan, dans Oluşum / Genèse n°16, Nancy, 1992.
* Mine Saulnier, contribution au dossier « Turhan Selcuk », Oluşum / Genèse n°28, Nancy, 1994.
* Miné Saulnier, « La fille du cirque » (Sirk Kïzï), nouvelle traduite par Ali Aysu, dans Paroles dévoilées, Paris, Arcantère / Unesco, 1997.
 
 
LIVRES (Traductions) 
— Miné Saulnier, Le Palais aux mouches, traduit du turc par Jacques Jeulin. [Paris], Éditions L’Harmattan, « Lettres turques », 1995, 160 pages, 13 €
 
Ils sont travesti, putain, musicien, diplomate ou agent secret. Ils vivent tous sous le même toit et les nuits, ils se racontent des histoires... Une seule en fait. La même histoire commence à Madrid, s’enchaîne sur Istanbul et se termine à Berlin. Histoire d’amour, de passion, d’inceste que chacun reprend à sa façon, y mêlant ses bonheurs et ses désespoirs, son vécu et son imaginaire. Il y a du vrai, il y a du faux, on ne sait pas, on ne sait plus : les trames se mélangent, les lieux se confondent. Et cela se passe pendant que l’on tire à la mitrailleuse dans les rues de Djihanghir, ce quartier d’Istanbul dernier refuge des vaincus, que les terroristes font dérailler un tramway sur la rue de Péra, que la police fait des représailles, que l’intégrisme musulman fait son chemin. Le Palais aux Mouches est un hymne dédié aux minorités d’Istanbul, aux vestiges d’une culture millénaire. A travers un drame psychologique et un crime passionnel, ce roman drôle et grave fait découvrir une Turquie qui n’est pas celle de Pierre Loti, ni celle d’Ataturk ou de Yachar Kémal. [Quatrième de couverture]
 
 
— Miné Saulnier, L’Autre nom de la rose. Un regard turc sur la tragédie cathare et l’épopée de Cheikh Bedreddin, traduit et adapté du turc par Jacques Jeulin ; préface de Jacques Thobie. [Paris], Éditions E-dite, « E-dite histoire », 2000, 120 pages, 13.42 €
 
L’histoire est-elle une spirale évolutive ou un huit horizontal, signe de l’infini ? Quelle que soit la réponse, historiens et lecteurs avertis doivent se rendre à l’évidence que les faits historiques se confondent dans leur ressemblance de cause à effet et leurs différences se situent uniquement par rapport au temps et non pas à l’espace. C’est ainsi que le bogomilisme né sur les rives du Bosphore et de la Mer Egée alors byzantins, se propagea dans les terres farouches des Balkans, traversa la péninsule italique sous l’appellation de patarinisme et atterrit au pays d’Oc comme catharisme. Mais ni son voyage ni le calvaire de ses adeptes n’étaient terminés. Deux cents ans plus tard, les mêmes idées firent le chemin inverse jusqu’au berceau de leur naissance et les fidèles de Seyh Bedrettin, qui menaient le même combat que leurs frères bogomiles, patarins ou cathares, contre les seigneurs musulmans de l’Empire Ottoman, ont embrasé les montagnes des rives égéennes. L’histoire appela les uns hérétiques chrétiens, les autres hérétiques musulmans. Mais leurs idées étaient identiques. Ils combattaient la suprématie religieuse et son économie établies avec les mêmes principes : égalité des sexes, abolition des symboles de pouvoir religieux, liberté d’expression, partage des biens, de la terre et du travail. Ils furent tous vaincus. Et d’un bout à l’autre de la Méditerranée leurs sorts furent pareils : brûles vifs, pendus ou empalés. C’est comme ça que les Busniaques furent massacrés neuf cent ans avant, c’est comme ça qu’ils ont été massacrés neuf cents ans après. Ils étaient bogomiles avant, musulmans après. L’histoire ne s’oublie pas. La guerre non plus. La haine a ses propres ADN. [Quatrième de couverture]
 
 
— Mine G. Kirikkanat, La Malédiction de Constantin (Bir gün gece, ), roman, traduit du turc par Valérie Gay-Aksoy ; postface de Gilles Perrault. [Paris], Éditions Métailié, « Métailié Noir », 2006, 256 pages, 20 €
 
Féridée est la correspondante à Paris d’un grand journal turc, elle a une liaison avec un chef de file de la cause séparatiste kurde. La nuit où ils se retrouvent clandestinement dans un hôtel à Paris, il est assassiné et Féridée échappe au tueur. Terrifiée, elle s’enfuit à Bruxelles chez un ami haut fonctionnaire de l’Union européenne qui, à son arrivée, lui apprend qu’Istanbul a été secouée par un grand tremblement de terre et qu’un raz de marée a englouti une partie de la région. L’aide internationale se met en place, et avec elle se révèle la rivalité entre les intérêts économiques de l’Union européenne et des Usa. Féridée part à Istanbul à la recherche des siens et assiste à cette lutte géopolitique où se joue l’avenir de son pays. Sur un rythme de thriller, l’auteur met en scène avec maestria une intrigue aux multiples rebondissements menée par des personnages attachants dans une ville sinistrée dont les survivants errent dans les décombres ou s’affrontent violemment pour survivre. Écrit dans un style limpide et efficace, ce roman est une déclaration d’amour à la ville d’Istanbul et à son peuple, ainsi qu’une illustration claire des enjeux géopolitiques dont la Turquie est le théâtre. [Quatrième de couverture]
 

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  • Modernité Viennoise

    Entre 1870 et 1920, Vienne fut le coeur intellectuel et artistique de l’Europe. On appelle ainsi “Modernité viennoise”, cette période faste qui participa d’un renouvellement en profondeur d’une vision du monde plaçant l’humain et la quête de soi au centre de toutes les préoccupations. Tous les artistes rejettent les conventions de leur époque et les illusions de leurs pères : “à la raison, ils opposent le sentiment, aux normes sociales contraignantes, ils substituent la libération des instincts, à l’empire multinational, ils préfèrent une terre promise à découvrir”.

    26 octobre 2018

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