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KARASU, Bilge

[TURQUIE] (Istanbul, 1930 – Ankara, 1995). Nouvelliste et romancier expérimental, il a reçu une formation philosophique et enseigné la logique à l’université d’Ankara. Il a traduit Calvino, Machiavel, Montaigne, Dumézil, Camus, Simenon, Faulkner, D. H. Lawrence, T. S. Eliot et Garcia Lorca.
 
* Bibliographie : Troya’da Ölüm Vardı [À Troie était la mort], nouvelles (1963), Uzun Sürmüş Bir Günün Akşamı [Au soir d’une longue journée], nouvelles (1970), Göçmüş Kediler Bahçesi [Le jardin des chats disparus], nouvelles (1980), Kısmet Büfesi [Le kiosque de la fortune], nouvelles (1982), Gece (La Nuit), roman (1985), Kılavuz (Le Guide), nouvelles (1991), Ne Kitapsız Ne Kedisiz, essai (1994), Narla İncire Gazel, nouvelles (1995), Altı Ay Bir Güz, nouvelles (1996).
 
ANTHOLOGIES / REVUES
* « Un pèlerin du Moyen Age », nouvelle, dans Le Monde-Dimanche, Paris, 17 octobre 1982.
* « Texte pour une maison fermée », dans Autrement n°29, Paris, mars 1988.
* Extrait du roman La Nuit (Gece, 1985), dans Cemoti n°11, Paris, 1991.
* « Les mûriers », nouvelle traduite par Alain Mascarou, dans La Nouvelle Revue Française n°485, Paris, juin 1993.
* « La fuite d’Andonikos », extrait de la nouvelle « L’île », du recueil Uzun Sürmüş Bir Günün Akşamı [Au soir d’une longue journée] (1970), traduite par Alain Mascarou, dans Europe n°822, Paris, octobre 1997.
 
 
LIVRES (Traductions)
La Nuit (Gece, 1985), roman, traduit du turc par Alain Mascarou, Anne Mouillon, Serrâ Yilmaz. [Paris], Éditions la Différence, « Latitudes », 1993, 224 pages, 13.60 €
 
Pour aborder La Nuit, l’un des grands romans turcs de ces dernières années, il faut se défaire de toute croyance dans les vertus éclairantes de l’écriture. La nuit emblématique qui tombe dès les premières pages – ténèbres d’une peur mythique, de l’oppression et de la méconnaissance, déploiement d’un univers totalitaire nourri des nostalgies d’un paradis perdu – est d’abord celle de la langue. Plusieurs narrateurs équivoques se succèdent, élucidant autant qu’ils l’amplifient une énigme originelle, et finissant par en ruiner la cohérence. Bilge Karasu se livre à un travail de sape des certitudes et des valeurs par la fiction. L’écriture n’est pas un instrument qui met de l’ordre dans un monde sans ordre, mais souligne – et c’est là que réside son éthique – les ambiguïtés de l’imaginaire dans sa capacité de dénoncer et de mystifier. Au bout de la nuit, que nous reste-t-il ? « Avoir écrit », « avoir échappé à la folie ». Tel est le credo d’une œuvre moins en quête d’une vérité dernière, qu’obstinée à guetter les bribes d’un imprévisible jour. [Quatrième de couverture]
 
 
Le Guide (Kïlavuz, 1991), nouvelles, traduit du turc par Alain Mascarou. [Paris], Éditions L’Harmattan, « Lettres turques »,1998, 160 pages, 13 €
 
Le « géant silencieux » de la littérature turque contemporaine a disparu. L’auteur de La Nuit (prix international Pegasus 1991) s’était livré, dans ses dernières années, à d’étonnantes variations littéraires, comme ce Guide. La réflexion sur l’écriture, loin de se prendre pour objet, s’y lie à une investigation psychologique et policière et tisse un récit limpide et secret dont certaines pages sont empreintes, rétrospectivement, d’une tonalité testamentaire. [Quatrième de couverture]
 

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  • Des "montages littéraires"

    Certains livres défient les lois des classifications littéraires établies. Ni récit, ni roman, peut être un peu tout cela à la fois, donnant ainsi le sentiment au lecteur d’un livre qui s’écrit sous ses yeux, au gré des associations et rapprochements suggérés par l’auteur. Emblématique de ces textes, « Le livre des Passages »(Cerf) de Walter Benjamin, rédigé entre 1927 et 1929, se voulait une exploration rêveuse et inachevée des figures du XIXe siècle à travers des thèmes aussi divers et variés que l’oisiveté, l’ennui, les expositions universelles ou Baudelaire, figure incontournable de cette modernité naissante.

    11 janvier 2021

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