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KARAOSMANOGLU, Yakup Kadri

[TURQUIE] (Le Caire, Égypte, 1889 – Ankara, 1974). Yakup Kadri Karaosmanoğlu. Il débuta sa carrière en publiant des nouvelles et des poèmes en prose dans les journaux d’Istanbul. Après la défaite de l’empire ottoman en 1918 et l’occupation de la Turquie par les Alliés, il entra dans la résistance et se joignit aux troupes kémalistes en Anatolie. Député, en 1923, dans le parlement républicain puis « diplomate à contre-cœur », il consacra ses dernières années à la rédaction de ses mémoires de diplomate et d’homme de lettres. La publication en 1932 deYaban, son livre le plus célèbre, déclencha une vive polémique en Turquie, une partie des critiques l’ayant accusé d’avoir voulu dénigrer le paysan turc. L’auteur se défendit contre ces attaques en attribuant la responsabilité de la misère de l’Anatolie à la classe dirigeante citadine et aux intellectuels, qui l’ont toujours négligée et exploitée. Ainsi, pour Y. K. Karaosmanoğlu, Yaban est « un cri dans le désert ». [Présentation de l’éditreur]
 
ANTHOLOGIES / REVUES
* « Pavillon aux fées » (Hikâyeler), nouvelle extraite du recueil Millî Savaş Hikâyeleri (1947), traduite par Mustafa Yalçiner, dans Le Samovar. Florilège de nouvelles turques, Ankara, Onur Yayinlari, 1987.
 
LIVRES (Traductions)
— [Yacoub Kadri], Leïla, fille de Gomorrhe (Sodom ve Gomore, 1928), roman, version française de René Marchand ; préface de Maurice Rostand. [Paris], Eugène Figuière, 1934, 252 pages, épuisé.
 
Yaban. L’étranger (Yaban, 1932), roman, traduit du turc par Ferda Fidan ; préface de Nedim Gürsel. [Grenoble], Éditions Cent Pages / [Paris], Collection Unesco d’œuvres représentatives, « Série européenne », 1989, 216 pages, 18.15 €
 
« Mais c’est Yakup Kadri Karaosmanoğlu, kémaliste inconditionnel et grand romancier de la période républicaine, qui ouvrit véritablement la voie à la littérature dite “ paysanne ” en publiant Yaban en 1932. C’est l’histoire d’un jeune officier amputé d’un bras au cours de la Première Guerre mondiale qui se retire dans un petit village de la steppe anatolienne. À travers son journal intime nous découvrons la paysannerie turque qui vit dans la misère et dans l’ignorance. En fait il s’agit du regard d’un intellectuel citadin porté sur le paysan anatolien. L’abîme qui sépare celui-ci de l’intellectuel est souligné par l’auteur tout au long du récit, non pas comme une conséquence des conditions historiques et sociales mais comme une faute de l’intelligentsia ottomane : “ La cause de tout cela, intellectuel turc, c’est encore toi ! Qu’as-tu fait pour ce pays en ruine et cette misérable masse humaine? Pendant des années, pendant des siècles, tu as sucé son sang et tu l’a rejeté sur la terre dure comme un fruit pressé, puis tu t’es trouvé le droit d’en être dégoûté. ” Depuis Yaban qui suscita un débat dont les retombées continuent encore à diviser les intellectuels turcs sur les politiques du développement, toute une génération d’écrivains d’origine paysanne, éduqués dans les instituts ruraux, prit la relève pour décrire la réalité sociale anatolienne. » (Nedim Gürsel, « La littérature turque contemporaine », Les Belles étrangères, 1993)
 

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    Entre 1870 et 1920, Vienne fut le coeur intellectuel et artistique de l’Europe. On appelle ainsi “Modernité viennoise”, cette période faste qui participa d’un renouvellement en profondeur d’une vision du monde plaçant l’humain et la quête de soi au centre de toutes les préoccupations. Tous les artistes rejettent les conventions de leur époque et les illusions de leurs pères : “à la raison, ils opposent le sentiment, aux normes sociales contraignantes, ils substituent la libération des instincts, à l’empire multinational, ils préfèrent une terre promise à découvrir”.

    26 octobre 2018

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