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HIKMET, Nazim

[TURQUIE] (Salonique, Grèce, 1902 – Moscou, Russie, 1963). Nâzım Hikmet Ran. Poète et dramaturge, il est l’une des figures majeures de la littérature turque du XXe siècle. « Né à Salonique dans une vieille famille de dignitaires ottomans, il poursuit ses études à Istanbul. En 1921, il rejoint les partisans de Mustafa Kemal en Anatolie et découvre l’intérieur du pays, source de son inspiration à venir. On le retrouve étudiant à Moscou en 1922 où il réside deux ans et devient communiste. De retour en Turquie en 1925, il est condamné à plusieurs reprises pour ses opinions politiques. Il écrit une grande partie de son œuvre au cours de sa longue incarcération, notamment Paysages humains de mon pays. Libéré en 1950 au terme d’une grève de la faim qui aura des retentissements dans le monde entier, il choisit de s’exiler en URSS en 1951 ; déchu de sa nationalité, il meurt à Moscou en 1963. Familier dès son enfance de la culture française, il entretint des rapports réguliers avec des artistes du monde entier et notamment quelques auteurs français (Tristan Tzara, Aragon), grâce à l’entremise de son ami Abidine Dino, peintre et écrivain turc établi à Paris. » (Présentation du fonds Nâzim Hikmet à l’IMEC).
 
« Possédé par la fièvre poétique révolutionnaire, il court d’un bout à l’autre de la ville d’Istanbul – s’il est en liberté – à une telle vitesse que le bleu de ses yeux et la blondeur de ses cheveux laissent une longue traînée bicolore derrière lui. Il ne se retourne jamais, il veut connaître la suite, ce qui va arriver. En prison, il bourdonne comme une abeille contre une vitre. Sa vie fut un drame. À partir de lui, rien n’a été pareil. » (Abidine Dino, Europe, 1983)
 
« Dans la Turquie nouvelle, occidentalisée par une série de réformes radicales, la rupture poétique d’avec la tradition ottomane se fit d’une manière irréversible par l’irruption d’un grand poète sur la scène littéraire : Nazïm Hikmet. Influencé par le Futurisme russe à ses débuts, il fit table rase des formes fixes en utilisant, pour la première fois dans l’histoire de la poésie turque, le vers libre. S’inspirant de l’industrialisation et de la construction du socialisme en U.R.S.S. où il avait fait ses études, Nazïm Hikmet écrivit des poèmes pour chanter la nouvelle société, mais aussi pour balayer une sensibilité poétique vieille de cinq siècles : Trac, tiki tac / je veux me mécaniser / en vrac ! Condamné à cause de son engagement politique, c’est en prison, au contact des paysans, qu’il évolua vers une synthèse moderne de la tradition épique et composa la plus importante partie de son œuvre, dont Paysages humains où l’histoire de la Turquie moderne s’incarne dans des individus qui la rendent compréhensible et transparente. » (Nedim Gürsel, « La littérature turque contemporaine », Les Belles étrangères, 1993)
 
 
ANTHOLOGIES / REVUES
* Poèmes, dans Les Cahiers du Sud, Marseille, 1935.
* Poèmes, dans Commune, Paris, 1936.
* Poèmes (« Rubais », « Lettres », « La mort de Bedrettin », « La guerre de l’indépendance », traduits et présentés par Hassan Gureth, dans Europe n°28, Paris, avril 1948.
* Poèmes (« Histoire d’une séparation », « Le lit de camp », « De la vie », « La maitrise de Bacaban », traduits par l’auteur, adaptation de Charles Dobzynski, dans Europe n°119-120, Paris, novembre-décembre 1955.
* Ivan Ivanovitch a-t-il existé ? (İvan İvanoviç var mıydı Yok muydu ?, Moscou, 1955), pièce en trois actes, traduit par Nicole Castagnou à partir de la traduction russe du texte turc par Ekber Babayev et M. Pavlova, dans Les Temps Modernes, n°146, Paris, avril 1958.
* Rencontres, dans Parler n°14, Genoble, hiver 1961-62.
* Texte dans Les Temps Modernes, n°207-208, Paris, août-septembre 1963.
* Poèmes, dans Les Lettres nouvelles n°41, Paris, Julliard, décembre 1963 - janvier 1964.
* Poèmes (« Le premier soldat était blond », « Le géant aux yeux bleus », « Guerre d’indépendance »), traduits par Nimet Arzık, dans Anthologie de la poésie turque (XIIIe-XXe siècle), Paris, Gallimard, 1968, 1994.
* Poèmes, dans Action poétique n°53, Paris, juin 1973.
* Poèmes, dans Europe n°547-548, Paris, 1974.
* Poèmes (« Yayindan Firlayan Ok / La flèche qui jaillit de l’arc », « Sükût / Le silence », « Gözlerim / Mes yeux », « Istihsal Aletleri Ve Biz / Les Instruments de Production et Nous », « Günesi Içenlerin Türküsü / Chanson de ceux qui boivent le soleil »), traduits par Michèle Aquien, Guzine Dino et Pierre Chuvin, dans Entre les murailles et la mer, Paris, François Maspero, 1982.
* Poèmes, suivi de « Biographie de Nâzim Hikmet », par A. Özkirimli, dans Oluşum / Genèse n°1, Nancy, 1989.
* Poèmes, traduits par Jean Pinquié et Levent Yilmaz, dans Anthologie de la poésie turque contemporaine, Paris, Publisud, 1991.
* « Devinettes sur Paris » (1958), « À Paris, le 28 mai 1958 », traduit par Münnever Andaç et Guzine Dino, dans Paristanbul, Paris, L’Esprit des péninsules, 2000.
* Poèmes (« La ville qui a perdu sa voix », « Toujours l’année 1919... », « La nostalgie d’être peintre »), dans Istanbul. Rêves de Bosphore, Paris, Omnibus, 2001.
* « La nostalgie d’être peintre », traduit par Abidine Dino, dans Oluşum / Genèse n°74-75, Nancy, 2001.
* Poème, dans Orient. Mille ans de poésie et de peinture, Paris, Diane de Selliers, 2004.
 
 
LIVRES (Traductions, par date de publication en France)
Poèmes. Anthologie poétique, traduit du turc et annoté par Hasan Güreh ; introduction de Tristan Tzara. [Paris], Les Éditeurs Français Réunis, 1951, 182 pages, épuisé.
 
Échos. La Présence et les jours, six lithographies de Matisse ; préfaces de Jacques Prévert et André Verdet. [Paris], F. Mourlot, 1952, 54 pages, épuisé.
 
C’est un dur métier que l’exil. Anthologie poétique, traduit par Charles Dobzynsky avec la collaboration de l’auteur ; illustrations de Abidine ; présentation de Charles Dobzynski. [Paris], Les Éditeurs Français Réunis, 1957, 148 pages, épuisé.
* Réédition : [Pantin, Seine-Saint-Denis], Éditions Le Temps des cerises, 1999, 2002, 216 pages, 15 €
 
Paris ma rose, poèmes, adaptés par Charles Dobzynski ; illustrations de Jean Picart Le Doux. [Honfleur], Éditions P.J. Oswald, 1961, 88 pages, épuisé.
 
En cette année dix neuf cent quarante et un... (fragments de Paysages Humains), poème, traduit du turc par Münewer Andaç. [Paris], Éditions François Maspero, « Voix » 5, 1962, 152 pages, épuisé.
 
Anthologie poétique, traduit du turc par Hasan Güreh ; préface de Philippe Soupault ; postface de Charles Dobzynski]. [Paris], Les Éditeurs Français Réunis, 1964, 1970, 1974, 382 pages, épuisé.
* Rééditions : [Paris], Éditions Temps Actuels, 1982, 372 pages, épuisé / [Paris], Scandéditions, « Lettres étrangères », 1993, 396 pages, épuisé.
 
Les Romantiques. La vie est belle, mon vieux (Yasamak Güzei Seydir Kardesim, 1960), roman, traduit du turc par Münewer Andaç ; préface de [Dino] Abidine. [Paris], Les Éditeurs Français Réunis, 1964, 260 pages, épuisé.
* Reprint : [Paris / Plan-de-la-Tour, 83], Éditions d’Aujourd’hui, « Les Introuvables », 1976, 260 pages, épuisé.
* Réédition : [Paris], Éditions Temps actuels, 1982, 212 pages, épuisé.
* Réédition sous le titre La Vie est belle mon vieux. [Paris], Éditions Parangon, « Littératures étrangères », 2002, 192 pages, 7.50 €
 
« – Dis-nous donc un poème, me dit Ziya.
Je leur en lis un :
Je suis communiste, / Je suis amour des pieds à la tête / amour : voir, penser, comprendre, / amour : l’enfant qui naît, la lumière qui avance, / amour : accrocher une balançoire aux étoiles, / amour : tremper l’acier avec mille peines. / Je suis communiste, / je suis amour des pieds à la tête…
J’ai traduit le poème en russe, pour Anouchka et Maroussa. Ismail allume sa cigarette au feu de la mienne :
– Un beau poème, me dit-il, puis il se lève, il ouvre la fenêtre, le soleil pénètre dans la pièce :
– La vie est belle, mon vieux, dit-il. » [Quatrième de couverture]
 
 
Paysages Humains (Memleketimden insan manzaraları), poèmes, traduit du turc par Münevver Andaç ; préface de Abidine Dino. [Paris], Éditions François Maspero, « Voix », 1973, 1978, 372 pages, épuisé.
* Rééditions : [Paris], Éditions La Découverte, « Voix », 1987, 372 pages, épuisé / Éditions La Découverte, « La Découverte poche. Littérature et voyages », n°130, 2002, 372 pages, épuisé / [Paris], Éditions Parangon, 2002, 364 pages, 11.50 €
 
« Paniers et besaces / descendent les escaliers, / gravissent les escaliers, / s’arrêtent sur les escaliers. / À côté d’un agent, un enfant / – cinq ans, peut-être moins – / descend les escaliers. / Il n’a jamais eu d’état civil, / mais il s’appelle Kémal. / Une besace monte les escaliers : / une besace de tapisserie. / Kémal qui descendait les escaliers / était tout seul / – sans souliers ni chemise – / au beau milieu de l’univers. / Il ne se souvient de rien, que de la faim, / et puis aussi, très vaguement, / d’une femme, dans une pièce sombre. / Les broderies de la besace qui montait les escaliers / étaient rouges, bleues et noires. / Les besaces de tapisserie, autrefois, / allaient à dos de cheval, de mulet, ou en voiture. / Aujourd’hui, elles vont en train. » [Quatrième de couverture]
 
« En 1941, il pense savoir où il va, mais en 1945 voilà qu’il se sent pris de panique dans un monde où la dernière liberté qui lui reste, celle d’écrire à sa guise, lui est ravie par son œuvre elle-même. Enfermé par le pouvoir dans une cellule de prison, Nâzim cherchait à se libérer sur le terrain sans limite d’une page blanche recouverte de mots, sans entraves. Et voilà que tout se compliquait. Au bout de tant d’années de métier, l’écriture qu’il pensait avoir subordonnée le subordonnait à son tour ; le pouvoir de décision qu’il imaginait devoir lui revenir était transféré à un “ monstre ” indiscipliné dont il percevait la violence. Pourtant, pourquoi s’étonner ? Au fur et à mesure qu’il s’engageait dans son travail, le poète ne pouvait que perdre son “ libre arbitre ”. Par la nature même de la machine poétique dont chaque rouage ne pouvait qu’influer sur le précédent, se déclenchaient des réactions en chaîne ; la “ chose ” tantôt s’emballant, tantôt se grippant, ne repartant qu’à sa guise. Au fur et à mesure que les images, personnages et situations affluaient sur le papier, des rapports de forces imprévisibles entraient en jeu, posant au poète des énigmes qui ne pouvaient être résolues qu’en tenant compte des exigences du “ monstre ”. » (Abidine Dino).
 
 
De l’espoir à vous faire pleurer de rage. Lettres de prison à Kemal Tahir (Kemal Tahir’e Mahpushaneden Mektuplar, 1968), traduit du turc par Münevver Andaç ; préface par Abidine Dino. [Paris], Éditions François Maspero, « Voix », 1973, 396 pages, épuisé.
* Rééditions : postface Nedim Gürsel. [Paris], Éditions La Découverte poche, 2002, 396 pages / [Paris], Éditions Parangon, « Littérature étrangère », 2002, 414 pages, 15 €
 
« Cette semaine, après en avoir fini avec mes scénarios, j’ai lâché la philo – pour le moment –  et je me suis lancé dans la poésie – au grand galop. Comme je te le disais dans ma dernière lettre, je fais passer à l’action mes personnages de l’Encyclopédie des hommes illustres. Je vais te raconter quelque chose. Quand j’ai lu l’Encyclopédie à Pirayé, elle m’a demandé si tous ces gens-là allaient devenir les personnages d’un roman ou d’une pièce. À vrai dire, certains personnages sont décrits en pleine action, ils vivent ; certains au contraire ne sont que des pierres tombales, comme tu me le faisais remarquer dans l’une de tes lettres. Je vais tâcher, en leur adjoignant des centaines encore de personnages, et en m’efforçant de trouver un lien entre les vivants et les morts, de décrire en un tout, et en choisissant les spécimens les plus caractéristiques, les hommes d’une période bien définie de l’histoire de mon pays. J’ai déjà écrit trois cents vers. J’ai calculé qu’il y en aura dix mille. » [Quatrième de couverture]
 
 
La Joconde et Si-Ya-Ou (Jokond ile Si-Ya-U, 1929). Bilingue turc-français, traduit, présenté et illustré par Abidine Dino. [Paris], Les Éditeurs Français Réunis, « Petite sirène », 1978, 96 pages, épuisé.
* Réédition : [Paris], Éditions Parangon, « Littérature étrangère », 2004, 74 pages, 6 €
 
« À l’instant même où j’atterris / en monoplan sur le toit du Louvre / la cloche de Notre-Dame de Paris / sonne minuit. / Et moi / curieusement sans peur aucune / caressant l’encolure d’aluminium de mon avion / je descends sur le toit… / Déroulant la corde de 50 toises enroulée autour de ma taille / verticalement tel un pont de Jugement dernier / je fais couler la corde vers la fenêtre de la Joconde / trois fois je siffle fort / à ces trois sifflements alors / je reçois réponse immédiate. / La Joconde ouvre sa fenêtre toute grande. / Cette fille de jardinier pauvre sans hésiter / se débarrasse de son cadre doré / et grimpant à la corde elle monte / sur le toit en tenue de Vierge Marie… / Mon vieux Si-Ya-Ou / t’as vraiment d’la chance / d’avoir déniché une Nana comme ça… » [Quatrième de couverture]
 
 
Le Nuage amoureux (Sevdalı bulut), édition de Nacer Khemir, traduit du turc en français par Munevver Andac et en arabe par Nacer Khemir ; illustrations de Sabiha Khemir. [Paris], Éditions François Maspero, « Voix », 1979, 104 pages, épuisé.
* Rééditions : [Paris], Éditions La Découverte, 1986, 21.34 €
* Rééditions : illustrations de Selçuk Demirel. [Paris], Éditions Scandéditions-La Farandole, 1986, 64 pages, épuisé.
 
 
Pourquoi Benerdji s’est-il suicidé ? (Benerci Kendini niçin ôldùrdû ?, 1932, 1965), traduit du turc par Münevver Andaç. [Paris], Éditions de Minuit, 1980, 106 pages, épuisé.
* Rééditions : préface de Jack Salom. [Carcassonne], Théâtre de Liberté, 1980, épuisé / Précédé de « Un poète en son temps » par Maxime Rodinson. [Bruxelles], Éditions Aden, « Petite bibliothèque d’Aden » n°7, 2005, 110 pages, 8 €
 
« J’ai pris le train l’avion l’automobile la plupart des hommes ne peuvent les prendre je suis allé à l’opéra la plupart des hommes ne peuvent y aller ils n’ont même pas entendu parler d’opéra mais depuis 1921 je ne suis pas allé moi à certains endroits où vont la plupart des gens à la mosquée à l’église au temple à la synagogue chez le jeteur de sorts mais il m’est arrivé de me faire lire le marc de café ce que j’écris est imprimé en trente ou quarante langues mes livres dans ma propre langue sont interdits dans mon pays. » [Quatrième de couverture]
 
 
Un étrange voyage. Poèmes épiques, poèmes lyriques, textes choisis et présentés par Guzine Dino ; traduits du turc par Munever Andac, Guzine Dino et Jean Marcenac ; images d’Abidine Dino. [Paris], Éditions François Maspero, « Voix » / Collection Unesco d’œuvres représentatives. « Série européenne », 1980, 196 pages, épuisé.
 
Quatre poèmes. [Saint-Symphorien-d’Ozon], Éditions Le Pré de l’âge, 1984, n.p., épuisé.
 
Nostalgie, traduit du turc par Munevver Andac ; illustrations de Abidine. [Saint-Clément-de-Rivière, Hérault], Éditions Fata Morgana, « Dioscures », 1989, 56 pages, épuisé.
 
Il neige dans la nuit et autres poèmes, choisis et traduits du turc par Münevver Andaç et Guzine Dino ; préface de Claude Roy ; postface de Guzine Dino ; suivi d’une évocation par Abidine. [Paris], Éditions Gallimard, « Poésie / Gallimard » n°327, 1999, 420 pages, 9.30 €
 
Nâzim Hikmet, partout célébré comme l’un des plus grands poètes de ce siècle, est aussi l’un des témoins majeurs des tourmentes, des révolutions, des tragédies et des combats de son temps. Treize années passées dans les prisons turques, avant de connaître l’exil, ont fait de lui un symbole, un porte-voix. Mais ce profil militant, loin de limiter l’espace de son œuvre poétique, en assure au contraire l’élan, la vérité, la force. C’est qu’à la sincérité d’un engagement, à la générosité qui est chez lui une seconde nature, Hikmet ajoute la simplicité et la grâce : sa poésie traduit comme aucune autre, dans une langue directe, étonnamment pure, le rayonnement et les souffrances d’un destin individuel qui ne se tient jamais à distance des aventures collectives ni des sources de la mémoire populaire. Poète banni (l’État turc a attendu 1993, soit trente ans après sa mort, pour le réhabiliter), Nâzim Hikmet ne fut pourtant pas un poète maudit. Censurés dans son pays, ses poèmes ont couru le monde et rencontré un immense écho. Cette anthologie propose un parcours d’ensemble dans une œuvre multiforme qui conjugue pièces lyriques, notations véhémentes, instants saisis au vol, élégies et vastes fresques épiques. La poésie de Nâzim Hikmet, sans jamais céder à la grandiloquence, participe d’une ambition immense : changer l’ordre des choses en changeant l’image qu’on en donne. [Quatrième de couverture]  
 
 
Ceci est un rêve (Bu Bir Rüyadır, Istanbul, 1934), opérette en trois actes et six tableaux, traduit du turc par Noémi Cingöz - Ferhad et Şirin. Ferhad, Şirin, Mehmene Banu et l’eau de la source de Demirdağ. Une sorte de conte (Ferhad ile Şirin, Bursa, 1948), pièce en trois actes, traduit du turc par Noémi Cingöz - Ivan Ivanovitch a-t-il existé ? (İvan İvanoviç var mıydı Yok muydu ?, Moscou, 1955), pièce en trois actes, traduit par Nicole Maupaix à partir de la traduction russe du texte turc par Ekber Babayev et M. Pavlova. [Paris], Éditions l’Espace d’un instant, 2005, 320 pages, 15 €
 
Trois œuvres théâtrales de Nâzim Hikmet : la première est une opérette en trois actes, la deuxième une « sorte de conte » en trois actes, la troisième, en trois actes également, a été traduite d’après la traduction russe (Moscou, 1955) du texte turc.
Ceci est un rêve est une surprenante opérette, dans laquelle l’auteur orchestre avec humour et fantaisie un vaudeville oriental, riche en impostures et quiproquos, intrigues amoureuses et situations burlesques. Les passagers d’une croisière, sous l’effet de quelques cigarettes très spéciales, sombrent dans un rêve tout aussi particulier...
Ferhad et Sirin, écrit en prison, est une histoire d’amour inspirée d’une légende populaire. On y retrouve l’intérêt de l’auteur pour les contes et les thèmes épiques. Ferhad, peintre décorateur, doit, pour retrouver sa bien-aimée, la princesse Sirin, percer une montagne pour amener l’eau jusqu’à la ville, où le peuple meurt de soif.
Ivan Ivanovitch a-t-il existé ? était jusqu’à présent la seule pièce de Nâzim Hikmet à avoir été publiée en français. L’auteur explore le réalisme socialiste, mais toujours avec le même regard critique, contre le culte de la personnalité et le régime stalinien. [Quatrième de couverture]
 
 
Le Globe (Dünyayi verelim çocuklara), poème extrait du recueil C’est un dur métier que l’exil. Bilingue français-turc, adaptation de Charles Dobzynski, images d’Edmée Cannard. [Voisins-le-Bretonneux], Éditions Rue du Monde, « Petits géants du monde », 2007, 24 pages, 6 €
 
 
Hikmet Nâzim. Vivre comme un arbre, seul et libre, vivre en frères comme les arbres d’une forêt, biographie et poèmes, édition sous la direction de Erhan Turgut, J. Lacarrière, P. Daix, R. Debray et al. ; préface de John Berger. [Levallois-Perret, Hauts-de-Seine], Éditions Turquoise, 2002, 336 pages, édition trilingue français-anglais-turc, 38 €
 
Nâzim Hikmet est l’un des noms les plus importants du monde de la poésie du XXe siècle. Comme Maïakovski, Aragon, Eluard, Neruda, Ritsos, Lorca ou Alberti, il fait partie de ces poètes qui ont subi l’oppression et ont vécu l’essentiel de leur vie en prison ou en exil. Leur importance provient du fait qu’ils ont su être témoins de leur époque, sans se couper des événements sociaux, ni des activités politiques. Leurs noms et leurs œuvres ont été les étendards des combattants. Ils n’ont jamais cessé d’être précurseurs de leur art et de la réforme. Leur poésie renferme aussi bien la trace profonde de leur vie que celle des périodes historiques qu’ils ont traversées. [Quatrième de couverture]
 
 
ÉTUDES
* Europe n°547-48 « Nâzim Hikmet », éd. Nedim Gürsel et Guzine Dino, Paris, novembre-décembre 1974, épuisé.
[Contient des textes de Charles Dobzynski, Pablo Neruda, Miguel Angel Asturias, Constantin Simonov, Aragon, Andrei Voznessenski, Rassoul Rza, Anouar Abdel-Malek, Oguz Oyan, Victor Komissarjevski, Nedim Gürsel, Marie-Josèphe Barron, Garros Manoukian, Aurélienne Accor, Abidine Dino, Marc Delouze, Altan Gokalp, N. Alpay, M. Savci, Guzine Dino, Ercan Eyuboglu, Madame Gaye, Jean Marcenac, Madeleine Riffaud, Orhan Kemal, Balaban, Ahmed Oktay, Raymonde Temkine, Pierre Gamarra, Volker Braun, Nelly Stéphane, Béatrice Didier].
 
* Nedim Gürsel, Nâzim Hikmet et la littérature populaire turque, préface de Louis Bazin, essai. [Paris], Éditions L’Harmattan, 1987, 196 pages, 16.80 €
 
* Oluşum / Genèse n°42, « Nâzim Hikmet », Nancy, 1996.
[Contient : Nâzim Hikmet, « Otobiyografı / Autobiographie », « Masalların masalı / Légendes des légendes », « Paris üstüne bilmeceler / Devinette parisienne », « Zümrüt yüzük / La bague d’émeraude », « Le cinquième jour d’une grève de la faim » - Lettre à Nâzim Hikmet à propos de la bonté de Charles Dobzynski - « Un nouveau romantisme qui ne désespère jamais de l’homme » de Nedim Gürsel - « Sois heureuse ville d’Alep » de Louis Aragon - Entretien : « Mes rencontres avec Nâzim Hikmet et Abidine Dino », par Charles Dobzynski].
 
* Oluşum / Genèse n°80-81, Nancy, 2002.
[Contient : Nâzim Hikmet, « Otobiyografı / Autobiographie », « Masalların masalı / Légendes des légendes », « Paris üstüne bilmeceler / Devinette parisienne », « Zümrüt yüzük / La bague d’émeraude », « Le cinquième jour d’une grève de la faim », « Vatan haini / Traître à la patrie », « Galip usta / Maître Galip », « 23 cent’lik askere dair / À propos du soldat à 23 cents » - Entretien : « Mes rencontres avec Nâzim Hikmet et Abidine Dino », par Charles Dobzynski].
 
* Poésie 2002 n°92, avril 2002, 14 €
[Contient (p. 90-104) :« Nâzim Hikmet. L’immensité intime », dossier préparé par Aja Clavier et Nedim Gürsel, avec un choix de poèmes].
 
* Europe n°878-879, Paris, juin-juillet 2002, 334 pages, 18.30 €
[Contient un dossier « Nâzim Hikmet »].
 
* Nedim Gürsel, Nâzim Hikmet. Le chant des hommes. [Pantin, Seine-Saint-Denis], Éditions Le Temps des cerises, 2002, 12 €
 
En cette année du centenaire du poète turc, l’écrivain Nedim Gürsel publie les essais qu’il a consacrés à son œuvre. Nâzim Hikmet, qui a passé de longues années dans les prisons turques avant de mourir en exil, est sans doute l’un des grands poètes du XXe siècle. Il a révolutionné la poésie turque et a produit une œuvre fraternelle et universelle. Il fut à la fois révolutionnaire et romantique, unissant dans sa vie et ses poèmes l’Orient et l’Occident, le sentiment profond de la nostalgie et l’optimisme des temps nouveaux. [Quatrième de couverture]
 

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  • Pour saluer Paul OTCHAKOVSKY-LAURENS

    C’est avec stupeur et tristesse que nous avons appris la disparition brutale de Paul Otchakovsky-Laurens fondateur et directeur des éditions POL. Grande figure de l’édition, il a marqué de son empreinte la littérature française en publiant Bober, Cadiot, Duras, Juliet, Novarina, Perec et tant d’autres qui font aujourd’hui figure de classiques contemporains.

    5 janvier 2018

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