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GURSEL, Nedi

[TURQUIE] (Gaziantep, 1951). Nedim Gürsel. Il a passé son enfance à Balıkesir et fait ses études secondaires au lycée français de Galatasaray d’Istanbul où il obtient son baccalauréat en 1970. Il publie très jeune des textes dans des revues littéraires. Il se rend ensuite à Paris, pour étudier les lettres modernes à la Sorbonne, et soutient en 1979 sa thèse de littérature comparée sur Louis Aragon et Nazim Hikmet, sous la direction d’Etiemble. Le coup d’état militaire de 1980 l’empêche de rentrer dans son pays pendant trois ans. Depuis, il partage son temps entre Paris, où il enseigne la littérature turque à la Sorbonne et à l’Institut national des langues et civilisations orientales, et Istanbul quand il ne séjourne pas dans d’autres pays européens. Il est l’auteur d’une trentaine de romans, recueils de nouvelles, essais et récits de voyage, pour la plupart traduits en français et dans de nombreuses autres langues.
« Très vite, Nedim Gürsel va s’inspirer de ses exils successifs, de ce quadruple enracinement géographique, “ le désert ”, “ la steppe ”, Istanbul, Paris, pour élaborer une topographie symbolique qui, jusqu’à maintenant, sous-tend tous ses récits : le “ désert ”, dont l’avancée menace périodiquement les terres fécondées par l’Homme, métaphore transparente du règne de la terreur et de l’arbitraire contre lequel, au péril de sa liberté, il se dressa avec d’autres intellectuels engagés ; “ la steppe ” et son déroulement infini où vagabondent les rêves de l’enfance, espace obligé de ressourcement pour les écrivains turcs depuis l’avènement de la république kémaliste ; Istanbul, ventre maternel à la fois fascinant et répulsif, point d’ancrage du désir et de la nostalgie ; Paris enfin, capitale de la douleur, de la solitude et de l’exil, mais surtout lieu de l’écriture – en turc – où, à la suite d’une Nina Berberova, d’un Julio Cortázar, d’un Jorge Semprun, il s’obstine à proclamer haut et fort qu’une seule patrie mérite d’être défendue et aimée : la langue maternelle. À l’évidence, l’enchevêtrement des leitmotive, le jeu de répons serré entre les différents niveaux spatio-temporels, le foisonnement intertextuel, la superposition des registres (du lyrisme à l’humour, de l’érotisme au fantastique, confèrent aux romans et recueils de nouvelles traduits à ce jour en français et dans une dizaine d’autres langues, une architectonique musicale immédiatement reconnaissable. » (Anne-Marie Toscan du Plantier, Les belles étrangères, 1993).
 
ANTHOLOGIES / REVUES
* Texte sur Nâzim Hikmet, dans Europe, n°547-548, Paris, novembre-décembre 1974.
* « Au seuil de l’hiver », nouvelle traduite par Anne-Marie Toscan du Plantier, dans Le Monde, Paris, 30 novembre 1980.
* « L’Atlas », nouvelle traduite par Anne-Marie Toscan du Plantier, dans Le Monde, Paris, 21 juin 1981.
* « Les lapins du commandant », nouvelle traduite par Anne-Marie Toscan du Plantier, dans Le Monde, Paris, 19 juin 1983.
* « Au bord de la Corne d’Or », nouvelle traduite par Anne-Marie Toscan du Plantier, dans Europe n°655-656, Paris, 1983.
* Contribution, Identités culturelles dans les sociétés paysannes d’Europe centrale et Balkanique, Paris, Maisonneuve et Larose, 1985.
* Texte dans Allemagnes d’aujourd’hui n°93, Paris, 1985.
* « La partie de cache-cache », nouvelle traduite par Anne-Marie Toscan du Plantier, dans Lettre internationale n°7, Paris, hiver 1985-86.
* « Les mots de l’exil », dans Lettre internationale n°11, hiver 1986-87.
* « Le retour », dans Visages de femmes, Montpellier, Entailles, 1987.
* « Oiseaux aveugles », dans Révolution africaine, août 1987.
* Texte, dans L’Oiseau chante d’après le bec qu’il a. Langues et identités culturelles, la fonction sociale de l’écrivain (Rencontres de Montreuil, 1987), Montreuil, Souffles / Ville de Montreuil, 1988.
* « Notre mur intérieur », essai, dans Anka n°9, Cergy, 1989.
* « Avant l’été », nouvelle traduite par Timour Muhidine et Aysegül Yaraman-Basbugu, suivi d’un entretien avec l’auteur, dans Anthologie de nouvelles turques contemporaines, Paris, Publisud, 1990.
* Entretien avec Nedim Gürsel, par Celal Özkan, dans Oluşum / Genèse n°4, Nancy, 1990.
* « Soliman le Magnifique, l’ombre de Dieu sur la Terre », dans Oluşum / Genèse n°5, Nancy, 1990.
* « Dix ans de “ seme-iner ” avec Louis Bazin », dans Oluşum / Genèse n°12-13, Nancy, 1991.
* Contribution : « Yunus Emre, à l’occasion du 750ème anniversaire de sa naissance », Anka n°15, Cergy, automne 1991.
* « Regards contemporains sur Yunus Emre », dans Yunus Emre. Message universel, Paris, Inalco, « Colloques Langues ’O », 1992.
* « Timour Muhidine et son rocher », dans Oluşum / Genèse n°27, Nancy, 1993.
* Poème, dans Oluşum / Genèse n°32, Nancy, 1994.
* « Tu n’a rien vu à Sarajevo », traduit par Zühâl Türkan, dans Les Temps Modernes n°583, Paris, août-septembre 1995.
* Extrait du Roman du Conquérant (Boğazkesen) ; « Le Roman du Conquérant » (Tarih ve Kurmaca), de Timour Muhidine ; « Un écrivain à cheval sur Istanbul et Paris » de Nedim Gürsel, dans Oluşum / Genèse n°41, Nancy, 1996.
* « Un nouveau romantisme qui ne désespère jamais de l’homme », dans Oluşum / Genèse n°42, « Nâzim Hikmet », Nancy, 1996.
* « Le meurtre eut lieu à Sarajevo » (Cinayet Saraybosna’da işlendi), récit ; « Les lapins du commandant » (Komutanın tavşanları), nouvelle, dans Oluşum / Genèse n°47, Nancy, 1997.
* Texte dans le « Dossier Loti-Stamboul », Oluşum / Genèse n°48-49-50, Nancy, 1997.
* Texte dans Istanbul rêvée, Istanbul réelle, Paris, L’Esprit des péninsules, 1998.
* Texte dans le dossier « Les Grecs et les Turcs : images et perceptions », Oluşum / Genèse n°60-61, Nancy, 1999.
* « Hôtel du désir » (1995), traduit par Timour Muhidine, dans Paristanbul, Paris, L’Esprit des péninsules, 2000.
* Texte, dans Autodafé n°1, automne 2000, Paris, Denoël, 2000.
* Extrait de Les Turbans de Venise (Resimli dünya), dans Oluşum / Genèse n°73, Nancy, 2001.
* « La Première Femme » (Ilk Kadin, 1983), roman, traduit du turc par Anne-Marie Toscan du Plantier, dans Istanbul. Rêves de Bosphore, Paris, Omnibus, 2001.
* Texte, dans Autodafé n°3-4, 2003, Paris, Denoël, 2003.
* « Le proscrit », dans Meet n°8, Saint-Nazaire, 2004.
* Extrait de Au pays des poissons captifs (Sağ salim kavuştuk) et « Discours de remerciements », dans Oluşum / Genèse n°90, Nancy, 2005.
* « Une femme charitable », nouvelle extraite de L’Amour l’après-midi (Öğleden Sonra Aşk, 2002), traduite par Pierre Flamain, dans Siècle 21 n°8, Paris, L’Esprit des péninsules, 2006.
* « Retour dans les Balkans » (Vardar’in kiyisinda), dans Oluşum / Genèse n°100, Nancy, 2006.
 
 
LIVRES (Traductions)
Un long été à Istanbul (Uzun Sürmüş Bir Yaz, 1975), récit, traduit du turc par Zeynep Tolgay-Bozdemir et Anne-Marie Toscan du Plantier ; préface d’Étiemble. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1980, 216 pages, épuisé.
* Rééditions : Éditions Gallimard, « L’Étrangère», 1991, 224 pages, 8.40 € / Éditions Gallimard, « L’Imaginaire » n°543, 2007, 224 pages, 7.50 €
 
« Dans ce livre, j’ai parlé d’une période de répression qui s’était ouverte après le coup d’État militaire du 12 mars 1971. J’ai voulu décrire non seulement cette répression, mais également la proximité de la mort pour ma génération. Une génération qui voulait changer le monde, qui était révoltée, qui avait des idéaux, un but dans la vie. C’est dans l’action que cette génération voulait réaliser ce but. C’est d’ailleurs mon livre le plus politique. À l’époque, je croyais que la littérature pouvait changer quelque chose, qu’elle pouvait contribuer au changement de la société et des hommes. Maintenant, je ne suis pas aussi optimiste. » Ce livre est l’occasion de réaffirmer la force de la mémoire et de la conscience de l’homme libre. Pour Nedim Gürsel, aucun bourreau ne parviendra à nous voler les souvenirs qui peuplent notre imaginaire, et qui nous empêchent d’abdiquer devant la fatalité. [Quatrième de couverture]  
 
 
Les Lapins du commandant (Komutanın Tavşanlari), nouvelles, traduit du turc par Anne-Marie Toscan du Plantier. [Paris], Éditions Temps actuels, 1985, 142 pages, épuisé.
* Réédition : [Paris], Éditions du Seuil, « Points » n°366, 1997, 142 pages, 4.95 €
 
Table des matières : Première partie. La steppe : « Les lapins du commandant », « La comparution - Seconde partie. Les villes : « Istanbul mon amour », « Au bord de la Corne d’Or », « Au seuil de l’hiver », « Une maison à Athènes » (traduit par François Georgeon), « Place Pouchkine », « La chambre de Raskolnikov, « Le parc Montsouris », « Dans les chambres », « L’atlas », « La Casbah », « La chute d’Icare », « Le pont »].
 
Un jeune homme vêtu d’un costume militaire, conscrit esseulé, veille sur les collines de Turquie. Derrière les grilles du parc Mont-souris, un écrivain trouve refuge. Une femme et un homme s’aiment dans une chambre, sous les toits de Paris. La douleur de l’exil est souvent évoquée au long de ces nouvelles. Mais aussi le voyage, depuis Istanbul jusqu’à Moscou, depuis Alger jusqu’à Paris. Et l’amour, encore, qui est selon l’auteur « à l’origine des maisons et des chambres... »
Après Un long été à Istanbul, Nedim Gürsel nous propose à travers cette suite de récits un fil d’Ariane tenace : la difficulté d’être, non seulement dans la Turquie d’aujourd’hui écrasée par l’oppression, mais aussi en terre d’exil, une fois coupé de la patrie et de la langue maternelle. En même temps se profile la nostalgie d’une femme aimée qui toujours se dérobe, la nécessité d’errer fiévreusement de ville en ville pour y évoquer d’autres victimes de la tyrannie : Nâzim Hikmet mort à Moscou loin de son pays, Dostoïevski de retour du bagne, déambulant hébété dans les rues de Saint-Pétersbourg sous les traits de Raskolnikov, les combattants de la Casbah pendant la Bataille d’Alger. Et enfin, plane, lancinant, le souvenir d’Istanbul, planté comme un fer rouge dans la mémoire du narrateur. [Quatrième de couverture]
 
 
La Première femme (Ilk Kadin, 1983), roman, traduit du turc par Anne-Marie Toscan du Plantier. [Paris], Éditions du Seuil, « Méditerranée », 1986, 138 pages, épuisé.
* Réédition : Éditions du Seuil, « Points » n°648, 1994, 138 pages, 4.95 €
 
Une journée particulière dans la vie d’un lycéen d’Istanbul, fraîchement débarqué d’Anatolie : en proie à la « solitude musulmane de ses seize ans », il se rend pour la première fois au bordel, tandis qu’à son insu sa mère meurt dans une lointaine bourgade de la steppe. Avec en contre-chant les interventions du narrateur, qui n’est autre que cet adolescent, quelques années plus tard à Paris, quatre figures féminines vont peu à peu se superposer : la putain, la mère, l’héroïne d’une vieille légende turque, et Istanbul, la « veuve encore pucelle après mille épousailles », la Ville par excellence. [Quatrième de couverture]
 
 
Nâzim Hikmet et la littérature populaire turque, préface de Louis Bazin, essai. [Paris], Éditions L’Harmattan, 1987, 196 pages, 16.80 €
 
 
Istanbul, un guide intime ; photographies de Josef Koudelka. [Paris], Éditions Autrement, « L’Europe des villes rêvées » n°28, 1989, 80 pages, ill., épuisé.
 
 
Le Dernier tramway. Nouvelles de l’exil et de l’amour (Son Tramvay, 1988), traduit du turc par Anne-Marie Toscan du Plantier et Timour Muhidine. [Paris ], Éditions du  Seuil, « Méditerranée », 1991, 214 pages, 18.20 €
* Réédition : Éditions du Seuil, « Points » n°243, 1996, 200 pages, 5.50 €
 
Table des matières : De l’exil : « Le dernier tramway », « Le cimetière des livres non écrits », « Le mouchoir », « Le tunnel », « Au cimetière musulman », « Histoire de Mustafa le Solitaire et du peuplier », « La mort dans le champ de blé », « Les fantômes de la place Navone », « Un visage méditerranéen » (traduit par Timour Muhidine), « Le prix », « Le retour » - De l’amour : « Istanbul, agapi mou », « Le miroir », « Au bord du lac », « L’été dernier », « Les maisons », « Le rassemblement des Trépassés », « Avant l’été » (traduit par Timour Muhidine), « L’aéroport », « La femme sur la plage - En guise de conclusion : « Les mots de l’exil » (écrit directement en français).
 
Comme un air obsédant, une eau corrosive qui s’insinue partout, deux thèmes circulent souterrainement dans cette suite de nouvelles et les relient les unes aux autres : la perte d’une femme aimée aux multiples visages, et la dure condition de l’Étranger, coupé de son pays, de sa langue maternelle, rongé par la nostalgie. Apparaissent tour à tour des personnages inoubliables : l’ouvrier Mustafa amoureux d’un peuplier, Mme Souslova trottinant derrière sa chienne sur les berges du canal de l’Ourcq, et le narrateur – protéiforme –, séquestré un soir dans l’hôtel de Sens par un bibliothécaire flicard, évoquant la mort de son père et le vieil Istanbul dans un tramway de nuit à Amsterdam, ou mêlé à un reportage rocambolesque sur la fin atroce d’une famille d’immigrés turcs.
Nedim Gürsel jongle, avec le temps et l’espace, se faisant le chantre d’une mémoire douloureuse, d’un exil déchirant aux dimensions métaphysiques – non seulement subi mais voulu – à travers lequel il est sans doute possible de se réali ser pleinement. [Quatrième de couverture]
 
 
Un Turc en Amérique. Journal des deux rives (Pasifik Kıyısında, 1991), traduit du turc par Zühal Türkkan, traduction revue par l’auteur. [Paris], Éditions Publisud, « Des Orients », 1997, 106 pages, épuisé.
 
Journal de voyage, mais aussi radiographie des impressions, passions, rencontres d’un écrivain itinérant. En deux parties : la côte Ouest, San Francisco et ses alentours, quelques rencontres avec des mythes vivants : Henry Miller, Lawrence Ferlinghetti ; la côte Est telle que l’auteur l’a vécue en 1990-1991. [Quatrième de couverture]
 
 
Paysage littéraire de la Turquie contemporaine, essai. [Paris], Éditions L’Harmattan, 1993, 172 pages, 15 €
 
Table des matières : Introduction - Table des conventions graphiques - Paysage littéraire de la Turquie contemporaine - Un étranger dans la steppe anatolienne - L’univers de Sait Faik : « Une solitude au goût de melon vert » - Un écrivain turc en Europe - Un nouveau romantisme qui ne désespère jamais de l’homme - L’Épopée du cheik Bedreddine de Nâzïm Hikmet - Portraits de paysans dans Paysages Humains de Nâzïm Hikmet - Regards contemporains sur Yunus Emre - Le chaman du Taurus - Les Seigneurs de l’Akçasaz : roman d’une période de transition - Yaşar Kemal, fils d’Homère, scribe de L’Épopée du fils de l’aveugle - Le discours épique dans le nationalisme de Ziya Gökalp - L’univers de Mario Levi : l’exil et l’écriture - À propos de quelques personnages juifs dans la littérature turque contemporaine - La littérature turque en France (Bibliographie)].
 
Recourir au passé – proche ou lointain – pour éclairer le chatoiement complexe du présent. En d’autres termes, puiser aux racines afin de dévoiler la richesse et la diversité du paysage littéraire, c’est ce que Nedim Gürsel a entrepris dans cet ouvrage, présentant pour la première fois au lecteur français une série de points de repère dans une littérature encore largement méconnue. Il fallait évoquer l’importance capitale d’un Yunus Emre (XIIIème siècle), mais aussi d’un idéologue comme Ziya Gökalp, pour permettre de comprendre les fondements des classiques du XXème siècle que sont Nâzïm Hikmet, Sait Faik et Yaşar Kemal. L’auteur a su également mettre en valeur des aspects plus discrets de cette littérature née aussi des exilés comme Demir Ôzlü ou de ceux qui ont choisi de donner la parole aux « minoritaires », de Sevim Burak à Mario Levi. Mais que l’on ne s’y trompe pas : c’est par ce mouvement de balancier entre l’Anatolie romanesque et les « marges » de la création que s’affirme la force de la littérature turque. [Quatrième de couverture]
 
 
Hôtel du désir (Pinar). Texte français-turc, récit, traduit par Timour Muhidine, suivi d’un entretien de l’auteur avec Bernard Bretonnière. [Saint-Nazaire], Éditions Arcane 17 / Éditions de la MEET (Maison des écrivains étrangers et des traducteurs de Saint-Nazaire), 1995, 64 pages, épuisé.
 
 
Le Journal de Saint-Nazaire, traduit du turc par Zühâl Türkhan. [Saint-Nazaire], Éditions de la MEET (Maison des écrivains étrangers et des traducteurs de Saint-Nazaire), 1995, 116 pages, épuisé.
 
 
Le Roman du conquérant (Boğazkesen / Fatih’in Romanı, 1995), roman, traduit du turc par Timour Muhidine, traduction revue par l’auteur. [Paris], Éditions du Seuil, 1996, 264 pages, 19.10 €
* Réédition : Éditions Seuil, « Points » n°692, 1999, 302 pages, 6.95 €
 
En 1453, Mehmed II, au terme d’une longue confrontation entre Ottomans et Byzantins, met le siège devant Constantinople et conquiert cette cité mythique où, depuis tant de siècles, se joignent et se heurtent Asie et Europe, Orient et Occident, musulmans et chrétiens. Un écrivain contemporain, réfugié dans une vieille maison ottomane, face à la citadelle construite par Mehmed sur le Bosphore, met tout son art à ressusciter la haute figure du conquérant et cette période complexe et passionnante où l’Histoire bascule, avec des répercussions jusqu’à nos jours. Mais une jeune femme qui fait irruption dans sa vie le pousse vers un délire qui ressemble à celui de son roman.
Ample et précis, lyrique et truculent, toujours inspiré, toujours exact, puissamment évocateur, le roman de Nedim Gürsel est la plus belle introduction à la Turquie d’hier et d’aujourd’hui, et spécialement à Istanbul. [Quatrième de couverture]
 
 
La Mort de la mouette, nouvelle traduite du turc par l’auteur, suivie de Pénélope, nouvelle traduite par Mireille Jacotin, Süleyman Durmaz et R. Ninio, traduction revue par l’auteur, et Oiseaux aveugles, nouvelle traduite par Timour Muhidine ; illustrations de Utku Varlik. [Saint-Clément-de-Rivière, Hérault], Éditions Fata Morgana, « Archipels », 1997, 46 pages, épuisé.
 
 
Le Mouvement perpétuel d’Aragon. De la révolte dadaïste au monde réel (traduit en turc par Nermin Saatçioğlu, en 2000, sous le titre : Aragon Başkaldırıdan Gerçeğe). [Paris], Éditions L’Harmattan, « Espaces littéraires », 1997, 196 pages, 14.50 €
 
 
Paroles dévoilées. Les femmes écrivent. Anthologie de la littérature féminine turque, édition de Nedim Gürsel, traduit du turc par G. Dino, N. Gürsel, T. Muhidine et al. [Paris], Éditions Arcantère / Unesco, 1997, 280 pages, épuisé.
 
 
Retour dans les Balkans (Balkanlara Dönüş, 1995), traduit du turc par Zühal Turkhan. [Ottignies, Belgique], Éditions Quorum, « Le point du jour », 1997, 160 pages, 15.09 €
 
 
Istanbul, par Laurence Lamour, Nedim Gürsel, Michel Balivet. [Paris], Éditions Autrement, « Guides Autrement », 1999, 264 pages, 13.95 €
 
 
Le Derviche et la ville, illustrations de Abidine. [Saint-Clément-de-Rivière, Hérault], Éditions Fata Morgana, 2000, 48 pages, épuisé.
 
 
Trois écrivains turcs dans une chambre au bord de l’Océan (Okyanusa bakan bir odada üç Türk yazarı / Saint-Nazaire yabancı yazarlar ve çevirlmenler evi). Entretiens avec Enis Batur, Nedim Gürsel et Tahsin Yücel. Bilingue turc-français, traduit par Esra Atuk. [Saint-Nazaire, Loire-Atlantique], Éditions de la MEET (Maison des écrivains étrangers et des traducteurs de Saint-Nazaire) / [Istanbul], Institut français d’Istanbul, Yapı Kredi, 2000, 80 pages, épuisé.
 
 
Le Voyage de Candide à Istanbul. Bilingue turc-français, traduit par Esther Heboyan-De Vries. [Chambéry], Éditions COMP’ACT / [Ferney-Voltaire] L’Auberge de l’Europe, « La visite d’auteur », 2001, 110 pages, 14 €
 
« On médite souvent sur la dernière phrase du texte de Voltaire, sur le sens à donner à ce jardin qu’il faudrait finalement cultiver. Mais ce qu’on retient de Candide c’est le mouvement, le rythme et les emportements. Ce n’est pas l’immobilité du jardinier qui nous fascine, mais les déplacements de l’inaltérable jeune homme, ses arrachements et ses découvertes. L’éternel voyageur, promis aux aventures, est projeté cette fois-ci entre Venise et Istanbul. La mer est haute, ça roule, ça tangue et ça ballotte. Les rencontres sont extravagantes, la cruauté est au rendez-vous et Candide est toujours aussi désarmant. Nedim Gürsel tient la barre avec un plaisir contagieux et nous conduit dans un monde que Voltaire aurait aimé arpenter. » (Hervé Loichemol) [Quatrième de couverture]
 
 
Les Turbans de Venise (Resimli Dünya, 2000), roman, traduit du turc par Timour Muhidine, traduction revue par l’auteur. [Paris], Éditions du Seuil, 2001, 376 pages, 21.40 €
* Réédition : Éditions du Seuil, « Points » n°1077, 2003, 390 pages, 8.50 €
 
Dans Venise la rouge, l’historien de l’art Kâmil Uzman recherche les traces de la présence ottomane qu’ont léguées des siècles de peinture. Il ignore que son séjour d’études se transformera en voyage initiatique : revivant les étapes de son existence à travers les tableaux qu’il contemple et analyse, il va peu à peu se laisser emporter par une passion dévorante pour une jeune bibliothécaire. Venise occupe ici une place centrale. Mais Istanbul et les souvenirs d’enfance qui hantent Kâmil reviennent sans cesse en contrepoint. Les portraits des peintres de la famille Bellini renvoient le professeur d’université turc aux errances et aux coïncidences de sa vie solitaire : ainsi l’étrange présence qui l’accompagne sur les façades des palais, les enturbannés de Venise.
Ce roman à l’architecture ample, qui mêle l’histoire des Bellini à celle d’un personnage contemporain, révèle un nouvel aspect de Nedim Gürsel : la synthèse effectuée entre les arts permet une autre vision du rapport entre l’Orient et l’Occident. L’auteur propose avec ce livre un récit érudit et ambitieux qui passionnera tous les amoureux de Venise, de la Turquie et de la peinture. [Quatrième de couverture]
 
 
Mirages du Sud, récits, traduit du turc par Marie Davée. [Paris], Éditions L’Esprit des Péninsules, 2001, 160 pages, 15.24 €
* Réédition : [Paris], Éditions du Seuil, « Points » n°1357, 2005, 160 pages, 5.50 €
 
Table des matières : « Hallucination à Konya », « Chez les nomades du Taurus », « Dans les feux de la Çukurova » (traduit par Sylvie Serdaroglu), « Au royaume des pierres », « L’automne à Belgrade, l’été à Sarajevo », « Mirages du Sud », « Au-delà du Caucase ».
 
À travers six récits de voyage, Nedim Gürsel nous plonge, en Turquie, « dans la transe mystique des derviches de Konya » et nous mène dans la plaine de la Çukurova jusqu’au village natal de l’écrivain turc Yachar Kemal. Il nous conduit aussi en Italie sur les traces d’un autre écrivain, Carlo Levi, puis en Yougoslavie, où ressurgissent les souvenirs du Sarajevo d’avant la guerre ; en Tunisie, à Carthage, dans les ruines du théâtre romain d’El Djem ; enfin dans le mystérieux Caucase, à Tbilissi, capitale de la Géorgie où, au cœur de l’été, on étouffe sous 40 degrés de chaleur... Ces Mirages du sud, qui mêlent les pays et les temps, les réminiscences lointaines au présent des lieux et des êtres comme croqués sur le vif, composent ainsi une superbe mosaïque de peuples et de cultures. [Quatrième de couverture]
 
 
Nâzim Hikmet. Le chant des hommes, essai. [Pantin, Seine-Saint-Denis], Éditions Le Temps des Cerises, 2002, 128 pages, 12 €
 
Né à Salonique dans une vieille famille de dignitaires ottomans, Nâzim Hikmet aurait cent ans en ce début de siècle s’il n’était pas mort en 1963 en exil à Moscou, « ville blanche de ses rêves ». « La vie est peut-être plus courte qu’il ne faut / peut-être plus longue » disait-il dans un poème écrit à la prison de Bursa où il passa les plus belles années de sa vie...
En cette année du centenaire du poète turc, l’écrivain Nedim Gürsel publie les essais qu’il a consacrés à son œuvre. Nâzim Hikmet, qui a passé de longues années dans les prisons turques avant de mourir en exil, est sans doute l’un des grands poètes du XXe siècle. Il a révolutionné la poésie turque et a produit une œuvre fraternelle et universelle. Il fut à la fois révolutionnaire et romantique, unissant dans sa vie et ses poèmes l’Orient et l’Occident, le sentiment profond de la nostalgie et l’optimisme des temps nouveaux. [Quatrième de couverture]
 
 
Balcon sur la Méditerranée (extrait de Son tramway, 1991 ; Öğleden Sonra Aşk, 2002), nouvelles, traduit du turc par Esther Heboyan et Timour Muhidine, traductions revues par l’auteur. [Paris], Éditions du Seuil, 2003, 182 pages, 18 €
 
Table des matières : « Balcon sur la Méditerranée », « Le cinquième » « L’amour l’après-midi », « Reviens à Sorrente », « Hôtel du désir », « Ivresse carmin », « Dans les eaux turquoise », « Sadullah Pacha et Necibe Hanoum », « Étoile du matin », « Étoile du Nord », « Cet hiver-là à Sarajevo », « Passion secrète », « Le mur »].
 
L’exil loin de la Turquie natale et la passion des femmes : tels sont les deux points communs des héros de ces récits. C’est dans la tendresse des femmes aimées, dans la violence du désir, dans le plaisir, dans la détresse des abandons, dans la lumière d’une passion qui commence qu’ils revivent les bonheurs qu’on leur a arrachés et les violences qu’ils ont subies. Les femmes sont l’Orient éternel de Nedim Gürsel.
L’amour, c’est faire prisonnier l’autre, se dit-il.
Ou alors, c’est se rendre, songe-t-il dans un ultime élan. [Quatrième de couverture]
 
 
Yachar Kemal. Le Roman d’une transition, essai. [Paris], Éditions L’Harmattan, « Espaces littéraires », 2003, 210 pages, 16.80 €
 
Table des matières : Paysages d’une géographie humaine - Les seigneurs de l’Aktchasaz - Le cycle autobiographique - Les élegies - L’épopée du Keuroghlou - Et la mer se facha - Tradition orale et création romanesque : entretien avec Yachar Kemal – Bibliographie].
 
Nedim Gürsel nous introduit de plain-pied dans l’univers magique du grand romancier Yachar Kémal où nous faisons connaissance avec d’inoubliables personnages en même temps que nous découvrons une société en pleine mutation. Des épopées anciennes aux élégies, les « palimpsestes » du chantre de la Turquie méridionale, un par un, sont décryptés ainsi que le passage de l’oral à l’écrit. Un entretien sur la création romanesque avec l’auteur de Mèmed le Mince enrichit cette première tentative d’analyse intertextuelle de l’œuvre de Yachar Kémal. À travers le récit d’un voyage au-delà du Taurus, Gürsel nous promène également dans l’immense plaine de Tchoukourova, la géographie affective de l’auteur. [Quatrième de couverture]
 
 
Au pays des poissons captifs. Une enfance turque (Sağ Salim Kavussak), traduit du turc par Esther Heboyan. [Saint-Pourçain-sur-Sioule, Allier], Éditions Bleu autour,  « D’un lieu l’autre », 2004, 244 pages, 18 €
 
L’écriture n’est peut-être qu’une illusion. Mais c’est aussi une manière de sauter dans le vide, de défier la mort, surtout si les mots sont devenus une partie intégrante de votre être, une substance indispensable à votre vie, votre univers inéluctable en fait. Néanmoins, on ne peut vaincre la mort ni en donnant la vie à un enfant ni en traçant des mots sur la page blanche. Tout au plus, on peut soit procréer - en ce qui me concerne, j’ai une petite fille de neuf ans qui s’appelle Leyla comme ma mère -, soit créer un monde imaginaire. Les enfants, au fil des ans, deviennent grands et, sans nul doute, beaux. Il en sera de même pour ma fille. Les mots, eux, un beau jour, s’éparpillent au gré des pages qui se dispersent au vent. [Quatrième de couverture]
 
 
De ville en ville. Ombres et traces, traduit du turc par Esther Heboyan. [Paris], Éditions du Seuil, 2007, 320 pages, 22 €
 
Quel amoureux de la littérature, quel amateur de grands peintres n’a pas rêvé d’aller sur les lieux racontés dans les livres ou admirés sur une toile ? Chevalier errant, Nedim Gürsel s’est rendu pour nous dans les grandes villes d’Europe et d’Amérique. Comme Don Quichotte, il a voulu voir si les livres et les tableaux disaient vrai. Et ses rencontres nous enchantent. Il voit Bruxelles avec les yeux de Baudelaire, Prague à travers ceux de Kafka et de Nâzim Hikmet. La Saint-Pétersbourg d’aujourd’hui n’est pour lui pas moins réelle que celle de Pouchkine ni moins terrible que celle de Dostoïevski. Il hante l’Ukraine et la Bosnie avec Gogol et Ivo Andric, l’Albanie avec Kadaré, et part en compagnie de Borges dans les faubourgs mal famés de Buenos Aires. Livre sensible, livre du voyage intérieur qui s’achève, comme toujours chez Nedim Gürsel, sur Istanbul, plantée tel un fer rouge dans la mémoire de l’auteur. [Quatrième de couverture]
 
 
Besançon. Nature intime du temps, photographies Damien Guillaume. [Paris], Éditions Empreinte temps présent, « Cités dans le texte », 2007, 96 pages, 28 €
 
 
La Turquie, tête de turc en France, pamphlet. [Saint-Pourçain-sur-Sioule, Allier], Éditions Bleu autour, « La petite collection de Bleu autour », 2007, 120 pages, 11 €
 
 
Berlin la nuit. [Saint-Pourçain-sur-Sioule, Allier], Éditions Bleu autour, « D’un lieu l’autre » 2008, 180 pages, à paraître.
 
 
ÉTUDES
* Brèves n°50, 120 pages, 10.67 €
[Contient : « L’exil comme “ lieu d’être ”. Un exilé peut-il habiter sa langue ? », entretien avec Jabbar Yassin Hussin ; nouvelles inédites de Nedim Gürsel].
 
* Oluşum / Genèse n°9, Nancy, 1990.
[Contient : « Nedim Gürsel ou la transcendance de l’exil », de Timour Muhidine ; « Portrait de Nedim Gürsel », par Georges Daniel ; Entretien avec Nedim Gürsel, par Murat V. Erpuyan].
 
* Nedim Gürsel, textes d’Antoine Spire et Étiemble ; entretien avec Timour Muhidine ; photographies de Frédéric Jagueneau. [Poitiers], Office du livre en Poitou-Charentes / Bibliothèque municipale de la Ville de Poitiers, 1992, 36 pages, épuisé.
 
* Colloque sur l’œuvre de Nedim Gürsel à l’Institut Français d’Istanbul (5 janvier 2006), Presses de l’Université d’Istanbul, 2007.

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  • Beauvoir en ses mémoires

    Romancière, essayiste, philosophe, intellectuelle engagée et militante féministe, Simone de Beauvoir fait son entrée dans La Pléiade avec la publication de ses “Mémoires”, et de l'album annuel qui lui est consacré. Plus de cent ans après sa naissance, celle qui fut considérée comme la prêtresse des lettres françaises et l’avocate de la cause des femmes demeure plus que jamais au centre de l’actualité. Simone de Beauvoir incarne aujourd’hui la réalité complexe d’une femme qui traversa presque toute l’histoire du XXè siècle.

    28 mai 2018

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