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GUNEY, Yilmaz

[TURQUIE] (Siverek / Şanlıurfa, 1937 – Paris, 1984). Yılmaz Güney. Études universitaires à Lira et Istanbul. Il débute au cinéma en 1958 comme acteur dans Enfants de cette patrie réalisé par Atıf Yilmaz. De 1958 à 1961, il travaille comme acteur, co-scénariste et premier assistant d’Atıf Yilmaz. Une nouvelle qu’il a publiée en 1957 lui vaut dix-huit mois d’emprisonnement en 1961, pour « propagande communiste ». De 1963 à 1966, il devient en tant qu’acteur un héros populaire quasi mythique nommé le « roi laid ». Il tourne dans une quarantaine de films souvent médiocres, mais qui ont un réel impact sur le public puisqu’il y joue les héros opprimés qui souffrent de toutes les injustices. Il passe derrière la caméra pour tourner Seyyit Han (1968) et Les Loups affamés (1969), puis L’Espoir (1970), son chef-d’œuvre. Après une nouvelle condamnation politique à deux ans d’emprisonnement, il tourne en 1974 Le Camarade. Peu après, lors du tournage de L’Inquiétude, il est de nouveau arrêté pour une affaire criminelle et condamné à dix-huit ans de détention. Şerif Gören, son assistant, termine L’Inquiétude (1975). Dans l’attente d’une amnistie, Güney écrit des scénarios dont deux seront réalisés par Zeki Ökten, sur ses indications minutieuses : Le Troupeau (1978) et L’Ennemi (1980). Un troisième film, Yol, également « téléguidé » de sa prison par Güney dans des conditions similaires et réalisé par Şerif Gören, partage la Palme d’or avec Missing de Costa-Gavras, à Cannes, en présence de YıImaz Güney, en exil depuis six mois. Le cinéaste sera déchu de sa nationalité turque, avant de réaliser son dernier film, Le Mur (1983), à Paris.
 
LIVRE (Traduction)
Les Champs de Yüreghir (Boynu Bükük Öldüler, 1971 ; première édition sous le titre Boynu Bükükler, 1966), roman, traduit du turc par Alfred Depeyrat. [Paris], Éditions Jean-Claude Lattes, « Lattès-cinéma et littérature », 1983, 304 pages, épuisé.
 
« Né comme Yachar Kemal dans la région d’Adana, Yilmaz Güney connaît le monde paysan par sa propre expérience avec sa propre langue, ses propres images. Procédant par succession de scènes émotives dont l’expressivité dramatique tire le principal de sa force du regard plus que de l’écriture, Yilmaz Güney dans Les Champs de Yüreghir  déroule une fresque paysanne dénudée et majestueuse d’êtres qui luttent pour leur dignité. » (Guzine Dino, « Soixante ans de roman turc », Les Temps modernes, n°456-57, 1984)
 
ÉTUDE
* Le Cinéma turc, sous la direction de Memet Basutçu. [Paris], Éditions du Centre Georges Pompidou, « cinéma/pluriel », 1996, 288 pages, illus.
[Contient : Yılmaz Güney et le néoréalisme : 1970-1980. « Yılmaz Güney et le cinéma turc » par Mehmet Basutçu « Système d’inéquation à trois inconnues : Yılmaz Güney » par Abidin Dino - « Le réalisme dans le cinéma de Yılmaz Güney » par Mahmut Tali Ôngôren « Penser à Yılmaz Güney... Première rencontre » par Yaşar Kemal - « L’arbre et la forêt ? Yılmaz Güney, Şerif Gören, Zeki Ôkten, Ali Özgentürk, Erden Kıral et les autres » par Faruk Günaltay].
 
FILMOGRAPHIE
En tant qu’« auteur », même s’il n’a pu assurer le tournage que partiellement ou pas du tout : At Avrat Silah [Le Cheval, la femme et l’arme] (1966), Bana Kurşun İşlemez [Les balles ne m’atteignent jamais] (1967), Benim Adım Kerim [Mon nom est Kerim] (1967), Pire Nuri [Nuri, la puce] (1968), Seyyit Han (1968), Aç Kurtlar [Les Loups affamés] (1969), Bir Çirkin Adam [Un homme laid] (1969), Umut [L’Espoir] (1970), Canlı Hedef [La Cible vivante] (1970), Piyade Osman [Osmnn le bidasse] (1970), Yedi Belalılar [L’Homme aux sept ennuis] (1970), Kaçaklar [Les Fugitifs] (1971), Yarın Son Gündür [Demain est le dernier jour] (1971), Umutsuzlar [Les Désespérés] (1971), Acı [La Douleur] (1971), Baba [Le Père] (1971), Ağit [L’Elégie] (1971), İbret [Une leçon] (1971), Vurguncular [Les Profiteurs] (1971), Arkadaş [Le Camarade] (1974), Zavallılar, terminé par Atıf Yilmaz [Les Pauvres] (1974), Endişe, terminé par Şerif Gören [L’Inquiétude] (1975), Sürü, « co-réalisé » par Zeki Ökten (Le Troupeau) (1978), Düşman, « co-réalisé » par Zeki Ökten [L’Ennemi] (1980), Yol «co-réalisé» par Şerif Gören (Yol) (1982), Duvar [Le Mur] (1983).

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    Entre 1870 et 1920, Vienne fut le coeur intellectuel et artistique de l’Europe. On appelle ainsi “Modernité viennoise”, cette période faste qui participa d’un renouvellement en profondeur d’une vision du monde plaçant l’humain et la quête de soi au centre de toutes les préoccupations. Tous les artistes rejettent les conventions de leur époque et les illusions de leurs pères : “à la raison, ils opposent le sentiment, aux normes sociales contraignantes, ils substituent la libération des instincts, à l’empire multinational, ils préfèrent une terre promise à découvrir”.

    26 octobre 2018

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