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EMRE, Yunus

[TURQUIE] (1238/41 ? – 1320/21 ?). Personnage clef de la littérature turque qui contribua de façon décisive à fixer la langue poétique. Ce derviche (moine mystique musulman) créa une poésie lyrique d’extase et d’inquiétude par une sublimation du langage quotidien qui correspondait à la ferveur populaire frondeuse spontanée de son époque.
 
ANTHOLOGIES / REVUES
* Poème, traduit par Reşat Nuri, dans Ankara, 11 août 1934.
* Quatre poèmes, traduits par Yves Régnier, dans L’Arche n°14, Paris, mars 1946.
* Poèmes (« Ton amour m’a ravi à moi-même », « Je marche et me consume », « J’ai découvert l’âme des âmes », « La nostalgie est maintenant mon guide », « Cours fou, tu as de nouveau débordé », « Je suis allé me promener », « Ainsi, ô frères », « Seigneur, exauce-moi », « Je pleure, pleure sans cesse », « Toi gracieux, miséricordieux »), traduits par Gérard Chaliand, dans Poésie populaire des Turcs et des Kurdes, Paris, François Maspero, 1961 / reprint : Éditions d’Aujourd’hui, 1977 / réédition dans Poésie populaire des Turcs, Presses Universitaires de Lyon, 1990.
* Poèmes (« Cantique », « À contresens », « Cantique », « De quoi te plains-tu, rossignol ? », « Cantique », « Le vin qu’il faut tirer et boire », « La mort », « La mort », « La mort », « La mort »), traduits par Nimet Arzık, dans Anthologie de la poésie turque. XIIIe - XXe siècle, Paris, 1968, 1994.
* Poèmes, dans Action poétique n°53, Paris, juin 1973.
* Poèmes (« Deux incantations »), traduit par Guzine Dino, dans Arfuyen n°1, Malaucène, 1975.
* Poèmes (« Petit livre de conseils »), traduit par André Duchemin, dans Turcica VII, Paris-Strasbourg, 1975.
* Poème (« Aussi étranger que moi »), dans Dédale n°9-10, automne 1999.
* Huit poèmes, traduits par Guzine Dino, Michèle Aquien, Pierre Chuvin, dans La Montagne d’en face, Saint-Clément-de-Rivière, Fata Morgana, 1986, 2000.
* Poèmes, traduits par Guzine Dino, dans Orient. Mille ans de poésie et de peinture, Paris, Diane de Selliers, 2004.
 
 
LIVRES (Traductions) 
Poèmes. Choix de seize poèmes, traduits du turc par Burhan Toprak ; adaptés par Yves Régnier. [Paris], Éditions GLM (Guy Levis Mano), 1949, 34 pages, épuisé.
 
Le Divan par Younous Emré, traduit du turc et préfacé par Yves Régnier. [Paris], Éditions Gallimard, « Métamorphoses » 58 / Collection Unesco d’œuvres représentatives. « Série européenne », 1963, 128 pages, épuisé.
 
Yunus Emre. Poèmes, traduit du turc par Tahsin Saraç. [Istanbul], Services Culturels de Akbank, 1971, 68 pages, épuisé.
 
Yunus Emre. Poèmes, traduit du turc par Tahsin Saraç. [Ankara], Ministère du Tourisme et de l’Information, 1973, 156 pages, épuisé.
 
Yunus Emre, textes choisis et traduits du turc par Nimet Arzık. [Ankara], Ajans Türk Matbaacilik Sanayii, 1972, 114 pages, épuisé.
 
Poèmes, traduit du turc par Guzine Dino et Marc Delouze ; dessins de Abidine Dino. [Paris], POF (Publications orientalistes de France), « Langues et civilisations. Littérature d’étranges pays. Poèmes » 1, 1973, 38 pages, épuisé.
 
Le Livre de l’amour sublime, présenté par Dominique Halbout Du Tanney et Pierre Seghers. [Paris], Éditions Seghers, « Miroir du monde » 6, 1987, 110 pages, épuisé.
 
Poèmes. Bilingue français-turc, traduit par Nimet Arzık. [Ankara], Kültür ve Turizm Bakanlığı Yayınları / Publications du Ministère de la Culture et du Tourisme de la République de Turquie, « Œuvres classiques turques » 13, 1990, VI-97 pages, épuisé.
 
Poèmes, choisis et traduits par Tahsin Saraç. [Ankara], Kültür ve Turizm Bakanlığı Yayınları / Publications du Ministère de la Culture et du Tourisme de la République de Turquie, 1996, épuisé.
 
Les Chants du pauvre Yunus, édité et traduit du turc par Gérard Pfister. [Orbey], Éditions Arfuyen, « Carnets Spirituels » n°23, 2004, 114 pages, 12.50 €
 
Yunus Emre est l’un des plus grands poètes du soufisme. Il est contemporain de Rumi (1207-1273). L’œuvre de Rumi a été écrite à Konya, en Turquie, dans la langue savante de l’époque, le persan. Plus novateur, Yunus Emre, qui connaissait personnellement Rumi, écrit l’ensemble de son œuvre dans la langue du peuple, le turc. En cela on peut le comparer à Eckhart, son parfait contemporain (1260-1328), qui renonce au latin pour écrire en moyen haut allemand. Parallèle qui peut même être poussé bien plus loin tant l’audace théologique de Yunus évoque celle d’Eckhart : « La religion de Yunus, c’est toi / de quoi fait-il sa foi / Ce jour-ci ou demain, qu’importe pour l’amour / du début à la fin, il n’y a qu’aimer. » Le chemin de Yunus mène à cette même Réalité sans nom et sans image pour laquelle Eckhart nous demande de tout laisser : « Abandonner sa religion / est œuvre d’athéisme / Quel est cet athéisme / plus profond que la foi ? ». Mais il est aussi dans les poèmes une autre voie par laquelle cherche à s’exprimer l’indicible : celle du rythme, selon l’usage des derviches tourneurs de la confrérie Mevlevî, dont Yunus fut très proche : « Ah, mon Ami, dans l’océan de ton amour / Entrer, sombrer – danser / Les deux mondes un seul espace / Mener la ronde – danser ». Dire seulement la beauté de toute chose et que toute perfection, depuis toujours est là, nous est donnée : au terme de son chemin, Yunus ne dit pas autre chose que cette découverte : « Je désirais Dieu / je l’ai trouvé – quoi de plus / Jour et nuit je pleurais / j’ai souri – quoi de plus // (…) Aux entretiens des Saints / un bouquet de roses rouges / J’ai fleuri, on m’a cueilli / j’ai fané – quoi de plus // (…) Écoutez Yunus, écoutez-le / qui retombe en folie ! / – Dans la sagesse des Saints / j’ai plongé – quoi de plus. » Dans le numéro 1 de la revue Arfuyen, en 1975, ont paru deux poèmes du grand poète mystique turc du XIVe siècle Yunus Emre (prononcer Younous Emré) dans une traduction de Madame Guzine Dino, responsable du département d’études turques à l’Ecole des Langues Orientales. Depuis lors, bien d’autres volumes de littérature turque (chaque fois en bilingue…) ont régulièrement été publiés par Arfuyen. Mais il a fallu un long temps pour surmonter l’extrême difficulté qu’offre la traduction de la langue de Yunus Emre (1238-1320), à la fois très populaire (à la manière d’un Villon) et d’une très haute et subtile spiritualité (à la manière d’un Jean de la Croix), deux caractères rarement rassemblés dans une œuvre, qui rendent presque impossible de faire passer sa beauté et sa force dans notre langue. [Présentation de l’éditeur]
 
 
Le Petit livre des conseils, traduit du turc et présenté par André Duchemin ; préface de Yves Danjou. [Paris-Orbey], Éditions Arfuyen, « Carnets Spirituels » n°48, 2006, 120 pages, 14 €
 
Yunus est le plus aimé de tous les écrivains de langue turque. Sa figure est légendaire, ses poèmes sont connus par cœur et chantés de toutes parts. Il est l’auteur de deux livres : le Diwan (recueil de ses quelque 300 poèmes spirituels) et le Petit Livre des conseils (recueil de sa doctrine spirituelle).
Le Petit Livre des conseils, traduit par le Père André Duchemin (1905-1995), lazariste, est ici publié pour la première fois en volume en traduction française. Bel exemple des possibilités de dialogue entre l’Islam le plus profond et la grande tradition chrétienne. C’est en quoi la figure du P. Duchemin et son travail nous semblent aujourd’hui exemplaire. « Le credo d’amour, écrit le Père Duchemin en préface à sa traduction, a bien souvent rendu suspects d’hérésie ces Saints de l’Islam qui, dans les transports de l’extase, eurent des paroles imprudentes qu’ils durent parfois payer de leur vie. Yunus, toute sa vie, fut des plus humbles : ‘‘ Je ne veux être que la terre où les saints posent leurs pieds. ’’ Et il fut amoureux. Toute sa vie peut se résumer en ces deux mots : ‘‘ Aimons, soyons aimés ’’. » En quelques mots, le P. Duchemin résume bien ici pourquoi, enseignant lazariste au Collège Saint-Benoît à Istanbul, il consacra une partie de sa vie à la traduction de ce Petit Livre des conseils. [Présentation de l’éditeur]
 
 
ÉTUDES
* Sabahàttin Eyuboğlu, Yunus Emre (Yunus Emre’ye Selâm, 1966), essai, traduit du turc par Azra Erhat. [Ankara], Commission nationale turque pour l’Unesco, 1974, épuisé.
 
* Anka n°15, « Yunus Emre, à l’occasion du 750ème anniversaire de sa naissance », Cergy, automne 1991, 128 pages, épuisé.
[Contributions de Rémy Dor, Ataol Behramoğlu, Pertev Nailî Boratav, Nedim Gürsel].
 
* Yunus Emre. Message universel. Colloque organisé par l’Institut national des langues et civilisations orientales (Paris, 1991), éd. Michel Bozdemir. [Paris], Inalco, « Colloques Langues ’O », 1992, 192 pages.
 
[Sommaire] Présentation par Michel Bozdemir ; Discours inaugural de Henri Lopes ; Discours d’introduction par Pulat Tacar - Louis Bazin, « Hommage à Yunus Emre » - Pertev Nailî Boratav, « Humanisme vivant de Yunus » - Rémy Dor, « La poésie de Yunus Emre : proposition d’analyse à partir d’un modèle théorique » - Saïd Khourchid, « La langue et l’œuvre de Yunus Emre » - Talat Halman, « Yunus Emre : A Triumph of Humanism » - Irène Melikoff, « Yunus Emre et son époque » - Yvon Le Bastard, « Mevlâna et Yunus Emre » - Yüksel Pazarkaya, « Les paradoxes dans la poésie de Yunus Emre » - Nedim Gürsel, « Regards contemporains sur Yunus Emre » - Timour Muhidine, « Approche bibliographique » - Poèmes choisis, traduits par Tahsin Saraç, Dominique Halbout-du-Tanney, Sabattin Eyuboglu, André Duchemin, Guzine Dino, Michèle Aquien, Pierre Chuvin, Nimet Arzık, Marc Delouse - Dessins d’Abidine Dino.
 
* Saïd Khourchid, La Langue de Yunus Emre. Contribution à l’histoire du turc pré-ottoman, suivi de la traduction de l’œuvre complète de Yunus Emre. [Ankara], Kültür ve Turizm Bakanlığı Yayınları / Publications du Ministère de la Culture et du Tourisme de la République de Turquie, « Série d’œuvres traduites» 82, 1991, 576 pages, épuisé.
 

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