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EDGU, Ferit

[TURQUIE] (Istanbul, 1936). Ferit Edgü. Après l’Académie des Beaux-Arts d’Istanbul, il étudie à Paris de 1958 à 1964. Romancier, nouvelliste, essayiste (notamment sur la peinture turque), poète et traducteur (Beckett, Camus, Char, Michaux, Sartre). Il vit actuellement à Istanbul où il a fondé une maison d’édition.
 
ANTHOLOGIES / REVUES
* « Une odeur insoutenable au-dessus de la ville », extrait, traduit par Alfred Depeyrat, dans Europe n°655-656, Paris, 1983.
* « Mirza », nouvelle traduite par Abidine Dino et André Velter, présentation par Abidine, dans Caravanes n°2, Paris, Phébus, 1990.
* Texte, dans Istanbul rêvée, Istanbul réelle, L’Esprit des péninsules, 1998.
* « Les passants (Paris, Café Select, mai 60) », traduit par Zühäl Gürsel, dans Paristanbul, Paris, L’Esprit des péninsules, 2000.
 
 
LIVRE (Traduction)
Une saison à Hakkâri (O, 1977), roman, traduit turc par Gertrude Durusoy. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1989, 274 pages, 14 94 €
 
Naufrage, naufragé. Mots clés qui reviennent sans cesse dans ce récit. C’est en effet dans un village perdu dans des montagnes neigeuses, inaccessibles, qu’a échoué le narrateur, parmi des hommes dont il ne comprend ni la langue, ni les mœurs, ni la raison d’être. Pour ces paysans, ces enfants qui ne parlent que leur langue – le kurde –, le fait que cet étranger soit venu vivre avec eux est certes inexplicable. Mais l’étranger lui-même s’interroge sur sa présence dans un lieu qui ne l’attendait pas : « Je suis un pauvre voyageur qui a perdu son chemin. Je suis victime d’un accident. Ici, je joue à l’instituteur. Un enseignant qui n’a rien à enseigner. Quelqu’un qui essaie de connaître les autres et de se connaître lui-même. Quelqu’un qui essaie de se rappeler sa langue, son nom, les endroits où il a vécu et la langue des gens au milieu desquels il a vécu. Mais surtout, de se rappeler son moi... »
Une saison à Hakkâri est une saison en enfer, glaciale, dans un isolement quasi métaphysique, malgré les raisons concrètes qui ont amené un jeune intellectuel, venu des grandes villes, à se transformer en instituteur d’un village sans école. Au-delà d’un combat contre l’analphabétisme, la misère, les épidémies, l’indifférence, la routine, l’étranger cherche à communiquer avec les autres, mais surtout avec lui-même, dans le naufrage intérieur qu’il traverse : « J’ai passé la main sur mon visage, comme si je voulais me reconnaître... » [Quatrième de couverture]
 
* Film : Hakkari’de Bir Mevsim / Une saison à Hakkâri (1983), réal. Erden Kıral, scén. Onat Kutlar.
 

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  • Modernité Viennoise

    Entre 1870 et 1920, Vienne fut le coeur intellectuel et artistique de l’Europe. On appelle ainsi “Modernité viennoise”, cette période faste qui participa d’un renouvellement en profondeur d’une vision du monde plaçant l’humain et la quête de soi au centre de toutes les préoccupations. Tous les artistes rejettent les conventions de leur époque et les illusions de leurs pères : “à la raison, ils opposent le sentiment, aux normes sociales contraignantes, ils substituent la libération des instincts, à l’empire multinational, ils préfèrent une terre promise à découvrir”.

    26 octobre 2018

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