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CEVDET, Abdullah

[TURQUIE] (Arapkir / Malatya, 1869 – Istanbul, 1932). Abdullah Djevdet Bey. Il a également utilisé les pseudonymes de Bir Kürd, Cevdet, Hacı Şakir, İbn-i Ömer Cevdet et Karlıdağ. « Il mena plusieurs vies, pratiqua plus de langues encore. Il traduisit en turc des œuvres d’Alfieri, de Shakespeare, Mevlânâ, Omar Khayyâm, mais aussi des ouvrages d’histoire, de pédagogie, de psychologie sociale (dont ceux de Gustave Lebon). Né dans la province de Malatya, il devint un médecin passionné de matérialisme biologique et un sympathisant du mouvement Jeune Turc. Il avait déjà à son actif deux recueils de poèmes (Hiç, 1890, et Tulûat, 1891), et avait connu quelques démêlés avec le pouvoir d’Abdülhamîd II, quand il fut nommé médecin de l’ambassade ottomane à Vienne. Ces années à l’étranger (il séjourna aussi en Égypte) ne furent pas les moins prolifiques : il anima ainsi les publications Osmanı et Ictihad – cette dernière fut aussi une maison d’édition. Homme de lettres, de sciences, penseur, poète, politicien, il mit une énergie peu commune au service de convictions où “ philanthropisme ” et francophilie allaient de pair. C’est alors qu’il était en poste à Vienne que ce nihiliste généreux, cet activiste désenchanté publia d’affilée trois recueils poétiques en français, dont les deux premiers, Fièvre d’âmes (1901) et La Lyre turque ; Feux de paradis ; Roses d’enfer (1902) parurent simultanément à Vienne et à Paris. [...] Quand au dernier recueil en français, publié à Paris seulement, Les Quatrains maudits ; Rêves orphelins (1903), c’est une sorte de journal en quatrains datés (quatre parfois le même jour) et localisés (de Vienne, mais aussi de plusieurs grandes villes européennes), de décembre 1901 au 14 juillet 1903. Livre-bilan, livre-testament, il mêle les échos de la révolte de Baudelaire à ceux du retrait de Mallarmé. » (Alain Mascarou, « Lettres turques de langue française », in La Turquie, Fayard, 2005).
 
LIVRES (écrits en français)
De la Nécessité d’une école pour les éducateurs sociaux, mémoire présenté au Congrès international de l’éducation sociale, tenu à l’Exposition universelle de Paris du 26 au 30 septembre 1900. [Paris], Veuve Thomas et C. Thomas, 1900, 40 pages, épuisé.
 
Fièvre d’âme. Pour elle ; à elles ; pensées inquiètes, poèmes ; préface de Ernest Raynaud. [Vienne, Autriche], G. Frick / [Paris], Veuve A. Thomas et C. Thomas, 1901 XXV-123 pages, épuisé.
 
La Lyre turque ; Feux de paradis ; Roses d’enfer, poèmes ; préface de Gustave Kahn. [Vienne, Autriche], G. Frick, 1902, XI-175 pages, épuisé.
 
Les Quatrains maudits ; Rêves orphelins, poèmes. [Paris], Librairie de La Plume, 1903 174 pages, épuisé.
 

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  • Modernité Viennoise

    Entre 1870 et 1920, Vienne fut le coeur intellectuel et artistique de l’Europe. On appelle ainsi “Modernité viennoise”, cette période faste qui participa d’un renouvellement en profondeur d’une vision du monde plaçant l’humain et la quête de soi au centre de toutes les préoccupations. Tous les artistes rejettent les conventions de leur époque et les illusions de leurs pères : “à la raison, ils opposent le sentiment, aux normes sociales contraignantes, ils substituent la libération des instincts, à l’empire multinational, ils préfèrent une terre promise à découvrir”.

    26 octobre 2018

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