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BEYATLI, Yahya Kemal

[TURQUIE] (Üsküp / auj. Skopjé, Macédoine, 1884 – Istanbul, 1958). Yahya Kemal Beyatlı. Né dans une vieille famille de dignitaires ottomans, il fait des études à Paris où il reste de 1903 à 1912, fréquentant l’École des sciences politiques, mais aussi les écrivains et en particulier des poètes comme Jean Moréas. De retour en Turquie, il enseigne l’histoire à l’université d’Istanbul jusqu’en 1923, puis occupe divers postes diplomatiques. À partir de 1949, il résidence en permanence à Istanbul et devient le « poète officiel ». Poète majeur de la période de jonction entre l’empire ottoman et la jeune république, il est également essayiste et conférencier.
« Affalé dans un fauteuil doré, il est énorme, regardant sans voir la foule défiler devant la vitrine de l’hôtel Tokatliyan. Entouré de quelques admirateurs penchés vers lui, il se lance dans des monologues interminables sur Moréas et la Closerie des Lilas, ou alors il cite admirablement des vers ottomans, des anecdotes sur le grand vizir Sokollu. Il ne vit que par des mots rattachés au passé. De symbole en symbole, il remonte le temps. » (Abidine Dino, Europe, 1983)
 
De son vivant, il négligea de publier ses poèmes sous forme de recueils. La postérité s’est empressée de le faire : Kendi Gök Kubbemiz [Notre voûte céleste], poèmes (1961), Eski Şiirin Rüzgârıyleb [Dans le vent de l’ancienne poésie], poèmes (1962), Rubailer ve Hayyam Rubailerini Türkçe Söyleyiş, poèmes (1963), Aziz İstanbul [Cher Istanbul], essai (1964), Eğil Dağlar [Penchez-vous, montagnes], essai (1966), Siyasî Hikâyeler, essais (1968), Siyasî ve Edebî Portreler, essais (1968), Edebiyata Dair, essais (1971), Çocukluğum, Gençliğim, Siyasî ve Edebî Hatıralarım, mémoires (1973), Tarih Musahabeleri, essai (1975), Bitmemiş Şiirler [Poèmes incomplets], (1976), Mektuplar-Makaleler, correspondance, essais (1977).
 
 
ANTHOLOGIES / REVUES
* Yaha Kemal, Poèmes (« Les combattants », « La flèche », « L’an 1728 », « Mehlika sultane »), traduits par Nimet Arzık, dans Anthologie des poètes turcs contemporains, Paris, Gallimard, 1953, 1956.
* Yaha Kemal, Poèmes (« Au janissaire », « Épitaphe », « La flèche », « À la manière de... »), traduits par Nimet Arzık, dans Anthologie de la poésie turque (XIIIe-XXe siècle), Paris, Gallimard, 1968, 1994.
* Poèmes, traduits par Moïse Alboher, dans Brillantes figures de la poésie turque, Istanbul, Imprimerie Fono, 1972.
* Poèmes (« Rintlerin aksami / Crépuscule des sages », « Rintlerin ölümü / La mort des sages », « Deniz Türküsü / Chanson de mer »), traduits par Michèle Aquien, Guzine Dino et Pierre Chuvin, dans Entre les murailles et la mer, Paris, François Maspero, 1982.
* Poèmes (« Paris d’autrefois », « Envoûtement »), extraits du recueil Kendi Gök Kubbemiz (1961), traduit par Babür Kuzucuoğlu, dans Paristanbul, Paris, L’Esprit des péninsules, 2000.
* « La poésie en France », extrait de Çocukluğum, Gençliğim, Siyasî ve Edebî Hatıralarım (1973), traduit par Uğur Aydın, dans Paristanbul, Paris, L’Esprit des péninsules, 2000.
* Poèmes (« La Ville imaginaire », « Musique du soir »), traduits par T. Celal et Babür Kuzucuoğlu, dans Istanbul. Rêves de Bosphore, Paris, Omnibus, 2001.
* Poème, dans Orient. Mille ans de poésie et de peinture, Paris, Diane de Selliers, 2004.
 
ÉTUDE
* Faruk Bilici, « La ville adulée chez Yahya Kemal Beyatlı », dans Istanbul rêvée, Istanbul réelle, Paris, L’Esprit des péninsules, 1998.
 

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  • Modernité Viennoise

    Entre 1870 et 1920, Vienne fut le coeur intellectuel et artistique de l’Europe. On appelle ainsi “Modernité viennoise”, cette période faste qui participa d’un renouvellement en profondeur d’une vision du monde plaçant l’humain et la quête de soi au centre de toutes les préoccupations. Tous les artistes rejettent les conventions de leur époque et les illusions de leurs pères : “à la raison, ils opposent le sentiment, aux normes sociales contraignantes, ils substituent la libération des instincts, à l’empire multinational, ils préfèrent une terre promise à découvrir”.

    26 octobre 2018

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