Newsletter







Identifiez-vous




La librairie

    • La librairie Compagnie
    • 58, rue des Ecoles
      75005 Paris
    • Téléphone
    • 01 43 26 45 36
    • Fax
    • 01 46 34 63 37
    • Horaires
    • du lundi au samedi de 10h30 à 20h15

ATILGAN, Yusuf

[TURQUIE] (1921 – Istanbul, 1989). Yusuf Atılgan. Il était le contraire d’un écrivain prolixe. Deux romans, un recueil de nouvelles, quelques contes ont suffi à lui assurer la célébrité. Contrairement à nombre d’auteurs dont il souriait volontiers, il n’avait pas le culte de la chose littéraire, allant jusqu’à affirmer ne jamais emporter de quoi écrire quand il sortait de chez lui : « J’écris de temps à autre, disait-il, quand j’ai envie de parler de moi, des gens que je connais... » Lecteur attentif, Yusuf Atilgan, qui appréciait les grands auteurs américains, était très au fait de toutes les inventions narratives du roman contemporain. Avec L’Hôtel de la mère patrie, il devait tenter et réussir la synthèse de la modernité occidentale et de la tradition épique et orale de la littérature turque. (Notice de l’éditeur).
 
* Bibliographie : Aylak Adam, roman (1959), Bodur Minareden Öte, nouvelles (1960), Anayurt Oteli [L’Hôtel de la mère patrie], roman (1973), Ekmek Elden Süt Memeden, livre pour la jeunesse (1981), Eylemci, nouvelles (1994).
 
 
LIVRE (Traduction)
L’Hôtel de la mère patrie (Anayurt Oteli, 1973), roman, traduit du turc par Ferda Fidan. [Arles, Bouches-du-Rhône], Éditions Solin (Actes Sud), 1992, 184 pages, 16.77 €
Huis clos mortifère, ce roman narre la déchéance d’un homme, gérant d’un petit hôtel d’un bourg de l’Ouest anatolien (sans doute Manisa) à qui une cliente de passage, entr’aperçue, révèle tout d’un coup l’inanité de son existence. Inextricablement mêlée à une trame policière où l’auteur montre le lent passage de son personnage dans la folie délirante et meurtrière, c’est une vue en coupe de toute une société, une métaphore du destin d’une grande famille ottomane, victime d’une évolution voulue par Atatürk qui transforme peu à peu tout le pays, effaçant les repères traditionnels. [Quatrième de couverture]
 
* Film : Anayurt Oteli / L’Hôtel de la mère patrie (Turquie, 1986), réal. et scén. Ömer Kavur.

Haut de page >

Dictionnaire des auteurs

Dictionnaire

Haut de page >